Sciences humaines & sociales

  • Le corps de Donald Trump est presque partout, hors de nous, sur nos écrans, pris dans des canaux d'information qui en disséminent les images fixes et animées. Il est aussi présent en nous, de manière plus ou moins flottante, dans l'esprit de ses détracteurs comme de ses partisans.

    Le 45e président des États-Unis d'Amérique n'est toutefois pas l'unique sujet du livre. À partir de ses innombrables représentations audiovisuelles, avant comme après son élection, il s'agit ici d'explorer la fonction des images dans l'exercice du pouvoir aujourd'hui, les histoires qu'elles racontent comme les discours qu'elles conditionnent.

    Deux questions parcourent cet essai?: quel est cet étrange amour pour le pouvoir, véhiculé par les images d'un dirigeant autoritaire, auquel adhèrent des individus qui n'ont aucun intérêt à voter pour lui?? Quels contre-feux filmiques, réels ou imaginés, sont susceptibles de mobiliser les puissances des images pour se soustraire à ce pouvoir, voire pour le contrarier??

  • Beyrouth 1991

    En 1991, deux ans après la fin de la guerre civile au Liban, Gabriele Basilico participe à une mission photographique, consacrée au centre-ville ravagé de Beyrouth. Ce territoire, symbole de " l'âge.d'or " et de la diversité du pays, fut en effet pendant près de quinze ans le théâtre de combats rapprochés (de rue à rue, d'immeuble à immeuble) entre les milices. Les photographies montrent des bâtiments criblés d'impacts mais encore debout, comme des squelettes, dans un temps suspendu qui n'est plus celui de la guerre et pas encore celui de la paix. C'est le moment sans date où la barbarie se découvre dans la pierre, depuis les cités antiques incendiées jusqu'aux villes modernes " neutronisées ". Paradoxalement, ces images nous ramènent également ainsi à une vaste perspective historique - passé éloigné aperçu à travers des ruines dont nous admirons la beauté, avenir qui s'élabore à partir du présent renouvelé. Le livre, résultat d'un retour attentif de Gabriele Basilico sur ses planches-contact, se conclut par une série de photographies en vis-à-vis associant des images réalisées en 1991 et des vues correspondantes en 2003 du centre-ville reconstruit. D'où le titre du livre, Beyrouth 1991 (2003), qui signale qu'il s'agit autant d'une oeuvre de mémoire qu'une réflexion sur la manière dont celle-ci s'élabore et se modifie.

  • Ni fakir ni birman - s inventer une celebrite dans les annees 1930 Nouv.

    Dans la France des années 1930, le Fakir Birman, improbable devin oriental, connut une grande célébrité avant d'être contraint de cesser son activité à la veille de la guerre. Ni fakir ni birman, il était en revanche passé maître dans l'« art de la communication », en tirant profit de l'imaginaire collectif et de la réalité de son temps. Le livre décrit, non sans humour, comment s'est inventé un personnage alors que se développent les techniques publicitaires via la presse, la radio, le cinéma et la photographie. A travers ce phénomène médiatique, Bertrand Tillier fait aussi l'histoire d'une époque de transition, entre espoir et incertitude. Bertrand Tillier est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Parmi ses ouvrages : La Belle noyée. Enquête sur le masque de l'Inconnue de la Seine (Arkhê, 2011) ; Caricaturesque. La caricature en France, toute une histoire, (La Martinière, 2016) ; L'artiste dans la cité, 1871- 1918 (Champ Vallon, 2019).

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