Arts et spectacles

  • Jérusalem

    Didier Ben Loulou

    • Panama
    • 9 October 2008

    En s'installant en 1991 à Jérusalem, Didier Ben Loulou y commence un projet photographique qui durera 15 ans. Ce travail résolument inclassable et éloigné de toute les facilités de l'époque - photo-reportage ou réalisme froid - s'impose dans sa profondeur et son originalité comme l'une des clefs essentielles de cette ville, Jérusalem. Microcosme d'humanité, point de convergence des trois monothéistes, cette cité millénaire et cette ville d'aujourd'hui sont pour Didier Ben Loulou un lieu originel hors du temps, clos sur son énigme.
    Il nous livre ici le témoignage d'une expérience intérieure où chaque image est un événement, un moment de grâce, une vision, un éblouissement visant à réenchanter le réel d'une façon lucide. Ce livre est une invitation à mieux penser tout un pan de notre civilisation, tout en ouvrant des portes sur notre chemin intime dans un monde que l'on sait désormais fragile.

  • écrits d'oeuvres

    Robert Combas

    • Panama
    • 12 January 2006


    robert combas est un peintre important et, comme pour beaucoup de peintres importants, la poésie fait partie intégrante de son univers artistique.
    dans son oeuvre, le texte et l'image, les mots et la peinture sont inextricablement mêlés ; il double ses tableaux de légendes qui forment de véritables poèmes. robert combas sait faire swinguer les mots. pour utiliser une terminologie plus proche de son univers musical, il rock'n roule les mots, les plonge dans un révélateur puis les imprime sur du papier sensibilisé. ces textes de robert combas sont presque toujours reproduits en tant que graphismes, ce qui conduit le lecteur à se focaliser sur leur valeur plastique - indéniable, au demeurant -, au détriment du sens du texte.
    le présent ouvrage prend le contre-pied de cette attitude, dans le but avoué de faire découvrir la véritable poésie des oeuvres de robert combas : les textes rassemblés ici sont des retranscriptions fidèles de ses écrits.

  • Solaar

    ,

    • Panama
    • 28 August 2006

    Avant même que MC Solaar soit devenu le plus grand nom du rap français, Philippe Bordas était déjà son photographe attitré, une amitié et une fidélité rares dans le monde du show-business. Toutes les pochettes de disques, toutes les affiches, tous les clichés officiels, sont l'oeuvre de Philippe Bordas depuis maintenant plus de quinze ans. Cet ouvrage présente le travail de Philippe Bordas de 1991 à 2006, depuis la rencontre d'un chanteur débutant avec un photographe débutant. Au gré des voyages, photos intimes, photos de concert, photos privées, photos de mode, à Paris et en banlieue, au Sénégal, à Los Angeles, Londres, Rome, Moscou... Il nous dévoile les différentes facettes d'un des artistes français majeurs qui, discret et engagé, a su toucher un large public. Chaque photo est légendée par MC Solaar lui-même et c'est pour lui l'occasion d'évoquer des souvenirs personnels, des anecdotes, parfois humoristiques, parfois révélatrices de la sensibilité de ce chanteur acrobate des mots.

  • Bernard Pages

    Collectif

    • Panama
    • 9 November 2006

    Né en 1940, Bernard Pagès, l'un des plus importants sculpteurs contemporains, bouleverse depuis les années 1970 les traditions de la sculpture, la déloge de son cadre ancien.
    Il prélève ses matériaux dans notre environnement naturel ou industriel. Ses oeuvres, parfois monumentales, mêlent ainsi métal, paille, bois, pierre, tuiles, béton, céramique, caoutchouc ou bidons, créant un univers foisonnant, hérissé et renversant. Renversement des valeurs : le métal ploie comme un ruban, la paille sert d'assise ; opposition du lisse et du rugueux, du brut et du coloré, du souple et du rigide, ces oeuvres oscillent entre stabilité et instabilité, solidité et fragilité.
    Sa sculpture ne relève pas pour autant du bricolage génial ou ludique. Si ces matériaux sont bruts et sa pratique débarrassée des savoir-faire, son art est savant et engagé dans la modernité. Découpage, peinture, assemblage, oxydation, brûlure, autant de gestes précis, de touches précieuses et d'appels d'air qui extirpent la sculpture de Bernard Pagès de la pétrification et lui donnent le mouvement qui de plus en plus la fonde.

  • La vie de rembrandt (1606-1669) coïncide avec l'épanouissement culturel et religieux, à amsterdam, de communautés juives originaires de la péninsule ibérique et d'europe centrale.
    Portés par l'essor et le régime de libertés de la cité, les marranes y réinventent le judaïsme et entretiennent un rapport inédit à l'art et à la représentation. dans un climat d'attente messianique, des échanges s'établissent entre juifs et chrétiens réformés, à travers un retour aux racines juives de la bible et un processus d'identification hébraïque qui associe amsterdam à une " nouvelle jérusalem ".
    L'art de rembrandt et de ses contemporains porte des échos de ces convergences. si la familiarité du maître avec le monde juif est controversée, l'analyse de certaines de ses oeuvres démontre néanmoins la singularité de son regard sur les juifs et de sa lecture des ecritures.

  • Le livre offre une lecture philosophique d'un choix de peintures, dessins et textes dans l'oeuvre d'Henri Cueco, analysant ses articulations qui donnent sens à ce montage apparemment chaotique des thématiques et des techniques, par le philosophe Alain Chareyre-Méjan, professeur d'esthétique à l'Université d'Aix-en-Provence.
    Ce livre propose un parcours transversal dans l'oeuvre de l'artiste, pour tenter de mieux faire comprendre ce qui la rend cohérente malgré la grande diversité de ses thèmes et lui confère puissance et vitalité.
    Ce parcours, ni chronologique, ni thématique, permet de mettre en regard des oeuvres de périodes très différentes, et de distinguer ainsi ce qui dans l'oeuvre reste une constante : le regard analytique que l'artiste porte tout aussi bien sur les choses du monde (pommes de terre, pierres ordinaires, brins d'herbe, etc.) que sur les grands thèmes de la peinture classique (vanités, portraits, paysages).
    Cet exercice du regard caractérise la position artistique si particulière et originale de Cueco qui s'apparente dans sa méthode et sa pensée à ce qu'est la déconstruction en philosophie, laissant le spectateur devant la question même de l'art contemporain. Question qui n'est autre que le retour sur l'image, célébrée dans son ambiguë pouvoir de médiation, récusée dans son statut classique de représentation, et donc interrogée dans sa relation avec le monde qu'elle était jusqu'alors censée représenter. A cette question, l'artiste propose la mise en ordre du chaos, la subversion d'une mise en pièces, la puissance pénétrante du moindre détail, la poésie de l'inachevé, le vertige du doute, l'humour de l'association, l'inquiétude de l'intelligence, autant de talents qu'il s'exerce à relancer inlassablement.

  • Unica zürn

    Collectif

    • Panama
    • 26 October 2006

    " Quand vient le printemps elle part avec son ami pour l'île de Ré.
    Elle se remet à travailler. A peine le croit-elle, mais elle réalise des dessins d'une certaine qualité. Et surtout elle retrouve la concentration qui lui est nécessaire pour faire des anagrammes. La proximité de la mer, le sentiment, quand elle nage, d'une grande profondeur sous les pieds lui donnent un vertige de liberté, une nouvelle sensation de bonheur. Depuis toujours obsédée par les visages, elle dessine des visages.
    Après un premier moment où la plume "nage" en hésitant sur le papier blanc, elle découvre la place dévolue au premier oeil. Ce n'est que lorsqu'on la regarde du fond du papier qu'elle commence à s'orienter et que, sans peine, un motif s'ajoute à l'autre. " (L'Homme-Jasmin)

  • Furtif/furtive

    Collectif

    • Panama
    • 20 September 2007

    Cet ouvrage raconte l'histoire d'un projet d'architecture, sa genèse à travers les personnes qui participent à son élaboration puis à sa fabrication. Des premières esquisses aux dessins techniques, des visites sur le site aux premiers jours du chantier, du dossier de concours jusqu'à la réalisation achevée... l'Historial de la Vendée se construit au fil des pages. L'originalité du bâtiment, qui se donne à voir tout en se fondant dans le paysage, lui confère une dimension énigmatique à laquelle répond le concept même de l'ouvrage. Une suite de photographies et de croquis respectant l'ordre chronologique de la construction du bâtiment, accompagnés d'aucun texte ni commentaire critique, éveille la curiosité du lecteur sans lui donner toutes les clefs de compréhension d'un projet qui ne demande qu'à être vu.

  • Scènes de crimes, ultimes instants, corps sans vie, chairs sanguinolentes. Marjolaine Caron et Louis Bachelot sont des créateurs d'images saisissantes, souvent dérangeantes. Et si ces photographies dérangent autant, c'est que ce qui est donné à voir c'est l'homme, sa puissance maléfique, ses pulsions de mort. Ils se nourrissent du réel. Ils mettent en image homicides, infanticides, fratricides. tous ces faits divers sordides dont les récits noircissent les colonnes de la presse dite populaire. Le moment tragique est reconstitué, réinterprété, puis photographié. Espace, cadrage, perspective, expression, gestuelle, chaque élément de la mise en en scène est minutieusement étudié. La justesse de la situation laisse pourtant transparaître malicieusement le regard toujours empreint d'humour des artistes. Après un travail informatique, proche d'un travail de peintre, le vil se trouve magnifiquement transmué en art. L'horreur fait place à la beauté. Préface de Claude Chabrol.

  • The king

    Jim Piazza

    • Panama
    • 10 April 2006
  • Textile étroit, plein de délicatesse et de créativité, le ruban, au même titre que les tresses et lacets, s'épanouit dans la région stéphanoise depuis la Renaissance.
    Dès son origine, le ruban se veut un accessoire vestimentaire qui a évolué au gré des caprices de la mode. Historiquement contraint au rôle d'indispensable ornement, le ruban occupe le devant de la scène dans les récentes collections de haute couture. Il n'est plus un simple ajout décoratif mais bien l'élément constitutif du costume. Ici les rubans donnent matière au vêtement et le structurent véritablement.
    Que la démarche créative des couturiers soit passionnelle comme dans les collections de Franck Sorbier, Maurizio Galante ou Eymeric François, ou plus occasionnelle comme chez Givenchy, Chanel ou jean Paul Gaultier, le ruban devient une matière première à part entière.

  • Marc Desgranchamps

    Collectif

    • Panama
    • 6 March 2008

    Marc Desgrandchamps est né en 1960. Évanescentes, mystérieuses, déconcertantes, telles sont ses toiles. On évoque souvent à propos de son oeuvre une peinture « d'effondrement ». Les grandes figures semblent en effet sur le point de se liquéfier. Les coulures détruisent les personnages en même temps qu'elles leur donnent naissance. Ainsi ces corps tronqués évoquent-ils des êtres pas tout à fait vivants, des spectres entre la vie et la mort. Les scènes représentées se déroulent souvent sur des plages désertes ; la lumière est celle d'une fin d'après-midi estivale. La tonalité est celle d'un aquarium qui communique la même sensation que celles des bruits étouffés. En peignant des corps fantomatiques et des objets morcelés dans des scènes au temps suspendu, Desgrandchamps nous renvoie l'image troublante d'un monde au bord de l'implosion.
    Coédité avec la galerie Zürcher, Paris.
    Publié à l'occasion de l'exposition présentée du 19 janvier au 15 mars

  • François bouillon. son oeuvre, d'une simplicité étonnante, n'en est pas moins d'une grande puissance. revenant à un vocabulaire de formes évidentes, claires, précises, essentielles et particulièrement efficaces, dont le principe symbolique et le fonctionnement poétique sont immédiatement perceptibles, et à des matériaux d'origine naturelle -terre, pierre, feu-, ou organique -plume, os-, françois bouillon renoue avec les gestes des premiers hommes. cette recherche passe par des formes très contemporaines, dessins et sculptures, mais aussi photographies et installations in situ, qui le conduiront non à un travail conceptuel mais par la force de sa propre expérimentation à une présence quasi-physique car profondément habitée de ces figures universelles. cet oeuvre, surprenant et inattendu, prend forme pas à pas. la dernière monographie que jean seisser lui a consacré s'intitulait depuis vingt ans, j'ai fait des choses éparses, maintenant les pièces du puzzle se mettent en place. il enseigne actuellement le dessin "sans modèle" à l'école nationale supérieure des beaux-arts de paris

  • Submergés par la " culture ", savons-nous encore ce qu'est l'art ? rien n'est moins sûr.
    Car tout ce qui caractérisait l'art autrefois s'est profondément transformé : le sens du beau, la définition de l'oeuvre, le statut même de l'artiste. comment une telle mutation s'est-elle produite ? christian delacampagne l'explique en détail. philosophe et historien, il montre quelle révolution picturale a été déclenchée par l'invention de la photographie, et comment l'art a fini par devenir, de marcel duchamp à andy warhol et au-delà, une pratique sans oeuvres ni artistes.
    Une pratique qui, au moment même où l'art semble s'être dissous, bénéficie d'un marché mondial dont le passé n'offre pas d'équivalent. cette analyse des paradoxes contemporains constitue également une initiation très vivante aux écoles artistiques du xxe siècle.

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