P.o.l

  • Antoine Vitez n'a cessé de soumettre la pratique de son art à un constant effort d'élucidation par l'écriture. Il avait le projet de rassembler tout ce qu'il avait écrit en un livre « sur le théâtre et sur ce que l'on appelle la vie » intitulé Chronique. Théorie, rêves, inventaires, lettres, notes, manifeste : écrire anticipait, accompagnait, et prolongeait sans cesse le mouvement de son théâtre. C'est donc à partir de l'intégralité des archives personnelles d'Antoine Vitez qu'a pu être établie cette édition. Les textes sont de nature très diverse, réflexions sur les projets en cours, journal de mise en scène, journal de cours, positions, propositions et projets à l'intention des collaborateurs, lettres à des proches ou à des acteurs de la vie politique et intellectuelle, à quoi s'ajoutent tous les textes déjà publiés : articles, programmes, déclarations publiques. On y suivra le voyage d'une pensée inquiète, exigeante, qui, partant toujours de la scène, lieu des simulacres, parcourt le monde, l'histoire, la société et dessine les figures mêlées de l'acteur, du metteur en scène, du maître mais aussi de l'écrivain, du traducteur, de l'intellectuel, du citoyen.
    Ce premier volume, consacré à l'École, à ce lieu de l'exercice perpétuel, c'est le livre du maître que fut Antoine Vitez de 1966 à 1989.

  • Longues rêveries sur les poèmes, échos des répétitions, conversations infinies avec les acteurs : Antoine Vitez élucidait la vie par le théâtre et le théâtre par l'écriture.
    De 1954 à 1975, les écrits de l'acteur du spectateur, du traducteur que fut aussi Antoine Vitez se mêlent à ceux du metteur en scène pour inventer et réfléchir la pratique du théâtre. Journaux de travail, critiques dramatiques, projets, lettres, notes aux collaborateurs, programmes et manifestes, " La Scène " rassemble les écrits, pour la plupart inédits ou introuvables, qui composent ensemble le livre de bord d'un voyage à travers les oeuvres et leur représentation.

  • La plus belle part de l'écriture d'Antoine Vitez sur le théâtre prend la forme d'une médiation dont les motifs se tissent à partir d'une autre écriture, celle des poèmes dramatiques.
    Lisant Claudel, Hugo, Vinaver, Brecht... Antoine Vitez écrit dans sa langue, celle des corps, des voix et de l'espace de la scène à venir, le " poème second " qu'il poursuivra avec les acteurs. Ces textes sont le laboratoire de secrètes recherches que Paul Valéry évoquait à propos des Carnets de Léonard de Vinci : un espace de travail où le souci de la fabrique et le manifeste esthétique se confondent.

  • Antoine Vitez n'a cessé de soumettre la pratique de son art à un constant effort d'élucidation par l'écriture. Il avait le projet de rassembler tout ce qu'il avait écrit en un livre 'sur le théâtre et sur ce que l'on appelle la vie' intitulé Chronique. Théorie, rêves, inventaires, lettres, notes, manifeste : écrire anticipait, accompagnait et prolongeait sans cesse le mouvement de son théâtre. C'est donc à partir de l'intégralité des archives personnelles d'Antoine Vitez qu'a pu être établie cette édition. Les textes sont de nature très diverse : réflexions sur les projets en cours, journal de mise en scène, journal de cours, positions, propositions et projets à l'intention des collaborateurs, lettres à des proches ou à des acteurs de la vie politique et intellectuelle, à quoi s'ajoutent tous les textes déjà publiés, articles, programmes, déclarations publiques. On y suivra le voyage d'une pensée inquiète, exigeante, qui, partant toujours de la scène, lieu des simulacres, parcourt le monde, l'histoire, la société et dessine les figures mêlées de l'acteur, du metteur en scène, du maître mais aussi de l'écrivain, du traducteur, de l'intellectuel, du citoyen.

  • Le repas

    Valère Novarina

    Confronté au problème de l'adaptation théâtrale de certains de ses livres non directement écrits pour le théâtre, comme Le Discours aux animaux, ou difficiles à monter, comme Le Drame de la vie, et pour éviter des interventions extérieures hasardeuses, Valère Novarina a décidé de proposer lui-même aux éventuels metteurs en scène des adaptations en quelque sorte 'clé en mains'.
    Le Repas est une adaptation pour la scène des première pages de La Chair de l'homme.

  • Je suis

    Valère Novarina

    «Je suis» : les mots les plus usés qui soient. Cette pièce reprend, avec ses trois acteurs, ses trois actrices, plus trois musiciennes et trois machines bruyantes, tout ce qui s'écrit dans Pendant la matière et notamment que la poésie, le théâtre sont là pour rompre notre ensorcellement, pour lutter contre notre capture par les images, en ne représentant plus rien, en nous ouvrant sur la parole qui nous saisit et reste incompréhensible, en nous montrant «ce qui est certain parce que c'est impossible» : la résurrection. C'est la suite de Pendant la matière mais en rapides, en flots de mots, en syncopes, en comique. En vomique de la matière brute chutée brusquement dans des dialogues descendus tout droit de Platon... En un combat de chaque syllabe contre nos perpétuelles idées mécanistes qui toujours se reconstituent. En un combat qui se dit dans l'action, dans la danse, dans le chant des acteurs.

  • Christine Montalbetti a écrit le Cas Jekyll, une adaptation pour le théâtre de Docteur Jekyll et Mister Hyde de Stevenson, à l'intention de Denis Podalydès, qui l'a mis en scène (avec la complicité d'Emmanuel Bourdieu et de Eric Ruf) et le joue (admirablement) : somptueux monologue pour un personnage double qu'interprète Denis Podalydès (de la Comédie Française).

  • Antoine Vitez n'a cessé de soumettre la pratique de son art à un constant effort d'élucidation par l'écriture. Il avait le projet de rassembler tout ce qu'il avait écrit en un livre «sur le théâtre et sur ce que l'on appelle la vie» intitulé Chronique. Théorie, rêves, inventaires, lettres, notes, manifeste : écrire anticipait, accompagnait et prolongeait sans cesse le mouvement de son théâtre. C'est donc à partir de l'intégralité des archives personnelles d'Antoine Vitez qu'a pu être établie cette édition. Les textes sont de nature très diverse : réflexions sur les projets en cours, journal de mise en scène, journal de cours, positions, propositions et projets à l'intention des collaborateurs, lettres à des proches ou à des acteurs de la vie politique et intellectuelle, à quoi s'ajoutent tous les textes déjà publiés, articles, programmes, déclarations publiques. On y suivra le voyage d'une pensée inquiète, exigeante, qui, partant toujours de la scène, lieu des simulacres, parcourt le monde, l'histoire, la société et dessine les figures mêlées de l'acteur, du metteur en scène, du maître mais aussi de l'écrivain, du traducteur, de l'intellectuel, du citoyen.

  • Le Jardin de reconnaissance : une 'cavatine' en ce sens que le dialogue y vient, plus que jamais, creuser l'espace.
    Trois personnes dans un jardin : un Bonhomme de terre, une femme changeante ; la troisième est un passe-muraille : La Voix dOmbre. Ils ne reconnaissent ni lespace, ni notre langue ; ils sinsoumettent à limage humaine. Ils interrogent notre sexualité et notre séparation. Pourquoi sommes-nous faits de temps et cependant étrangers à lui?

  • Pourquoi trois livres en même temps? Parce qu'ils ont été écrits simultanément, mais selon des sources d'inspirations, des tonalités et des chemins d'écriture demeurés distincts, ce qui interdisait de les réunir en une seule publication.
    En laisse est une réaction de l'écriture à des événements contemporains, notamment à la photographie d'un prisonnier irakien tenu en laisse par une soldate américaine, photographie qui colle à la peau du livre; sans lasso et sans flash part d'un tableau de Simon Hantai, Ecriture rose, dont le regard ne se détache ni plus ni moins que l'on se détache d'un tremplin merveilleux; tandis que l'écriture de éponges modèle 2003 éloigne, si infimement soit-il, le mot de tout support, induisant à une sonorité et une respiration autres.
    Cependant les trois livres ouvrent sur le même espace-temps, ils sont dévorés d'une même époque, et leurs trames sont étroitement mêlées.

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