Langue française

  • Surcouf

    Dominique Le Brun

    Pour qualifier Surcouf, les superlatifs manquent : il fut le plus brave, le plus audacieux, le plus insouciant, le plus intelligent... et le plus heureux de tous les corsaires ! Entre 1794 et 1814, ce Malouin mit son talent et son ahurissante témérité au service de la République, puis de l'Empereur... pour son plus grand profit : plus de 50 navires attaqués, 500 millions de livres de prise et le commerce anglais durablement désorganisé. Le nom de Surcouf est devenu e 1800 synonyme de "croquemitaine" dans les familles de Portsmouth et de Douvres.
    Personnage historique, Surcouf est aussi et surtout un mythe. Celui d'une ville, Saint-Malo; celui d'une région, la Bretagne, mais aussi de la France révolutionnaire en lutte contre l'Angleterre. Un mythe qu'il est bien agréable d'entretenir tant le récit de ses aventures est joyeux.

  • Pierre, Louis, René, Guillaume... ils n'étaient pas des pêcheurs comme les autres. Ils n'avaient aps quinze ans quand ils se sont embarqués, et ont labouré vingt années durant les eaux glacées qui vont de l'Islande à Terre-Neuve. Ils racontent l'excitation du poisson qui mord et l'orgueil du retour les cales pleines, mais aussi, surtout, les mers démontées, les tempêtes de neige, la mort tapie dans la brume. On les appelait les "bagnards de l'océan" ou les "galériens des brumes" . Pourtant leurs souvenirs laissent une large place à la gaieté, à l'émotion, et même à la nostalgie. On comprend pourquoi, à écouter leurs voix d'hommes simples et dignes. D'anecdotes en portraits, ils décrivent une aventure comme il n'en existera plus jamais.

  • La Mariée rouge suivi de 6 nouvelles : 'Le disparu de Men-Diaoul', 'Une trop fine mouche', 'Abus de phosphore', 'Interrogation écrite', 'Stang fall', 'L'argent de la quête'.
    Un couple de jeunes, dans une cavale nihiliste et suicidaire, croise le chemin d'un trio de ferrailleurs, d'un commando d'autodéfense et d'une noce, dans le fin fond de la campagne bretonne ; une épopée tragique et ultraviolente qui se termine dans le sang, servie par la prose grinçante d'Hervé Jaouen. Ce roman fit grand bruit lors de sa parution en 1979, en pleine vogue du néo-polar français lancé par A.D.G., Jean-Patrick Manchette et Jean Vautrin, entre autres, et qui se caractérisait par le soin apporté à l'écriture.
    Ce roman, qui bénéficie d'un avant-propos de l'auteur et de deux préfaces signées Pierre Magnan et Jean-Baptiste Baronian, est suivi par six nouvelles choisies par l'auteur, pas toutes policières mais noires, aujourd'hui introuvables.

  • Aucun roman d'aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les carnets de voyage de ces explorateurs. Bruce, Burton, Speke, Baker, Alexine Tinne, Livingstone, Stanley... tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Voici leurs plus belles pages. Elles racontent la traversée des savanes écrasées de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crue et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... On comprend, à les lire, que la recherche des sources du Nil reste l'archétype de l'aventure contemporaine.

  • Si l'on sait ou l'on se doute que l'adjectif « cartésien » nous vient du philosophe Descartes ou le « sadisme » du marquis de Sade, qui peut deviner que la banale poubelle tient son nom d'un préfet de la Seine qui, pour des raisons d'hygiène, imposa son usage en 1884, que le mot rustine est dû à son inventeur, un certain Louis Rustin, ou encore que Bluetooth était le surnom d'un Viking du Xe siècle ?
    Après Le Dico des mots qui n'existent pas (Bibliomnibus, 2014), Olivier Talon et Gilles Vervisch analysent avec un humour qui n'empêche pas l'érudition 173 mots usuels issus de personnages réels ou fictifs, célèbres ou un peu moins.

     

  • Il existe un proverbe pour chaque situation de la vie quotidienne, une petite phrase musicale venue du fond de nos traditions tout exprès pour nous aider. Toujours vif, toujours simple, drôle et sage à la fois, il nous a été légué par nos grands-parents. Pour que l'héritage ne se perde pas, il suffit de le citer au bon moment.
    "Ce que l'oeil ne voit, le coeur n'y songe pas." Proverbe belge

  • Un bout de rocher battu par les tempêtes, aux confins du Pacifique Sud ; une terre sans arbres, dont les habitants vivent à demi nus tapis dans des huttes de roseaux au ras du sol ; un monde étrange où les pentes des volcans sont hérissées de statues géantes dont personne ne peut dire l'origine ni la signification... Ainsi apparut l'île de Pâques aux découvreurs européens qui s'y succédèrent. Ainsi, dans le même temps, apparut l'énigme qu'elle posait - ou plutôt les énigmes car il faut ajouter à la présence des statues celle des caractères rongo-rongo, sorte d'écriture que les Pascuans ne savaient pas lire.
    Des réponses ont été apportées. On sait maintenant qui a construit les statues et comment. Mais la plus grande énigme demeure : celle de la disparition d'une civilisation complexe selon un scénario qui pourrait être celui de la disparition de l'espèce humaine à l'échelle de la planète.
    Réunis pour la première fois, les témoignages des voyageurs, archéologues et anthropologues livrent aux amateurs de sciences - naturelles et surnaturelles - les éléments factuels qui leur permettront d'envisager dans toute son ampleur le problème posé et ses prolongements écologiques.

  • Nuremberg, novembre 1945, premier automne de la paix. La ville est détruite, la moitié des habitants a disparu. Partout la misère, le chômage. C'est dans ce champ de ruines, symbole de sa défaite, que va être jugé le nazisme. 24 accusés, 8 juges, 5 procureurs assistés de 50 consultants, 400 journalistes, des charges multiples : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité... Mais un absent, Hitler. Son ombre va planer sur le procès tandis que surgit une question insoluble : que juge-t-on, à Nuremberg ? De diaboliques idéologues manipulateurs de l'Histoire ? Ou de simples médiocres soudainement investis du pouvoir de tuer, images de la « banalité du mal » ?
    Ce livre aide le lecteur à répondre en livrant les éléments du débat : rétrospective du déclenchement de la guerre et de l'engrenage de la Shoah ; déroulement du procès, avec les témoignages, les réquisitoires, les plaidoiries, les commentaires des historiens. Et la mise au jour des frémissements de la guerre froide, déjà sensibles dans les suprenants échanges de paroles dont Nuremberg a été le théâtre.

  • Le 17 juin 1940, la France se découvre vaincue. Le matin même, elle était encore en guerre, envahie mais combattante. Au soir, elle aura posé les armes, incertaine et désemparée.
    Comment cela a-t-il été possible ? Qui est responsable ? Le pays cherche des réponses.
    Le nouveau chef de l'Etat, le maréchal Pétain, est tout prêt à lui en donner : il a déjà les coupables ; il ne manque que le procès.
    La première audience s'ouvre le 19 février 1942, à Riom. On y juge deux hommes, surtout : Léon Blum et Edouard Daladier, qui incarnent l'un le Front populaire et l'autre la IIIe République. Ils risquent la peine de mort, et beaucoup, à Vichy, pensent l'issue du procès jouée d'avance... Grave erreur.
    De coups de théâtre en retournements, en moins de deux mois le tribunal de Riom va devenir le cauchemar du maréchal Pétain.

  • L'obelisque de la Concorde a disparu, remplacé par une imitation en staff... Pareil pour le Lion de Belfort, les grilles de la place Stanislas à Nancy... Qui a volé ces monuments que le monde entier nous envie ? Cet ignoble forfait serait-il...
    SIGNÉ FURAX ?
    Les détectives Black and White et leurs amis mènent l'enquête, qui les conduira sur la piste du Goudgouz, le Boudin sacré qu'adore l'étrange secte des Babus...

  • Raison Les dieux ont donné aux hommes la raison qui est, pour tous, tant que nous sommes, la richesse la plus précieuse.
    Sophocle, Antigone,  683-684 Si la raison était le seul guide de l'homme Il trouverait la suprême richesse à vivre content de peu :
    Car de ce peu jamais il n'y a disette.
    Lucrèce, De la nature des choses, V, vers 1117-1119 En près de 300 entrées, voici un large éventail de concepts permettant de définir la manière dont les Anciens (Grecs et Latins) percevaient l'existence en général ainsi que le bonheur et les moyens d'y parvenir par ce qu'on appelle "la sagesse" en particulier.

  • L'Anti-manuel d'anglais est un monument de mauvaise foi et d'arrogance gauloises. Sous prétexte d'un manuel d'apprentissage de la langue et de la découverte de la civilisation anglaise, Chanteclair règle ses comptes avec la perfide Albion : oui, l'anglais n'est que du français mal prononcé ; oui, les Anglais sont un ramassis de hooligans et de vieux snobs ; oui, l'Angleterre est une insulte au bon goût et à la gastronomie.
    L'ouvrage, pédagogique, est composé en trois parties : la première, "Pour en finir avec l'anglais", est une méthode de langue, la deuxième, "Pour en finir avec l'Angleterre", est un guide de conversation, et la troisième, "Pour en finir avec les Anglais", est un guide de voyage. L'ensemble, tout à fait délirant, est fait de leçons, d'exercices et de tableaux saisissants de l'Angleterre et des Anglais, agrémentés de dessins aussi réjouissants que le texte. A l'instar de toutes les méthodes Assimil du monde, ce livre propose une méthode infaillible et tordante pour parvenir à se faire comprendre outre-Manche. Une dernière partie propose des travaux pratiques : une cinquantaine de sujets-phare traités dans cet anglais... à la portée de tous.
    Voici un vrai guide de l'Angleterre à l'usage des anglophobes.

    Extrait de la première partie (Méthode d'apprentissage) Le grommelot Pour l'étranger, le recours au grommelot est un moyen efficace de se fondre danss l'environnement linguistique anglais, où les sonorités musicales du français détonneraient. Il consiste, en émettant des borborygmes auxquels on mêle les quelques mots que l'on connaît, à imiter les sons de la langue indigène.
    Exemple :
    Well water burp brew Great Britain !
    Do you try book by bing like ?
    How this Waterloo fo one to see ?
    La présence du w, du r et du b est essentielle pour produire l'effet désiré de bouillie sonore à interprétation variable.
     

  • "Ici Londres, les Français parlent aux Français..." Le 30 octobre 1943, une voix familière fait son apparition sur les ondes de la BBC : Pierre Dac, après bien des vicissitudes, venait enfin de rallier l'Angleterre et la France libre. Au micro de Radio Londres et dans les pages de l'hebdomadaire France, il allait fustiger, en textes et en chansons, l'occupant nazi et les collaborateurs. Quand la gravité n'empêche pas l'humour.

  • De abracadabrantesque à zlataner, cet abécédaire raconte les mots que l'on entend (presque) tous les jours et qui ne figurent pourtant dans aucun dictionnaire. Il éclaire, avec humour et érudition, le citoyen désemparé face aux modes vocabulistiques, qui vérifiera en s'amusant que la langue est une matière vivante qui s'invente chaque jour.
    Cette nouvelle édition remastérisée voit disparaître des mots qui depuis 2013 ont intégré les dictionnaires officiels quand d'autres surgissent qui n'existent pas (encore) et que l'on entend déjà (presque) tous les jours.

  • Amphigourique, borborygme, cacochyme, kafkaïen, picaresque, surréaliste...
    Chacun s'approprie les mots à sa façon. Mais les emploie-t-on à bon escient ? Voici 320 termes éloignés de leur sens originel par l'usage, mal interprétés ou indûment employés. Tristan Savin a retrouvé leur étymologie pour explorer les causes de ces glissements sémantiques, et le lecteur connaîtra enfin le sens réel de mots que leur succès a détourné de leur signification première. Sait-on qu'un sbire, aujourd'hui "homme de main", est un mot d'argot attribué à Rabelais qui signifiait "policier" ?

  • Images de Brest pendant les bombardements, enquête sur les mystères de la libération à Bordeaux, tableau du marché noir à Lille, réalité de la résistance à Nantes.
    Interviews, reportages, témoignages. Voyage dans la France occupée réunit les enquêtes que des journalistes et correspondants de L'Express ont fait sur la période 1940-1945 dans les villes du territoire français. L'ensemble de ces petites touches précises forme un tableau particulièrement vivant de la vie quotidienne des Français sous la botte et sous les bombes.
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Les monstres

    Bernard Michal

    Barbe-bleue hante notre imaginaire. De siècle en siècle, il poursuit les jeunes filles naïves, plus terrifiant encore depuis que, rebaptisé serial killer, il a quitté les contes pour envahir la fiction adulte. Gilles de Rais, Sade, Landru... trois noms qui établissent un lien entre l'Histoire et le fantasme, trois noms qui associent le sexe à la mort. S'aventurer dans les archives judiciaires laissées après leurs procès, c'est quitter le territoire de l'imaginaire horrifique pour pénétrer dans celui de la connaissance. Un voyage passionnant et fécond.

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  • La moutarde vous monte au nez ? Vous seriez anglais, vous auriez plutôt "des noeuds dans le slip".
    Quand les Français "travaillent du chapeau", les Anglais ont "des chauves-souris dans le beffroi", les Allemands manquent "de tasses dans l'armoire".
    Si vous êtes riche, en France, vous avez "du blé" ; en Espagne vous avez "de la laine", en Allemagne "du charbon".
    Autant de différences dont chacune raconte une histoire venue de loin, aux sources de l'humour populaire. Maria Grazzini et ses amis traducteurs se sont amusés à les réunir, révélant en les comparant l'incroyable richesse de ces expressions imagées. En effet, au-delà du pittoresque, elles racontent la vie quotidienne, les peurs, les fantasmes, les rêves, tout cela revisité par une ironie pleine de bon sens, celle des petites gens.

  • Découvrir ou redécouvrir les grands dieux et déesses de la mythologie gréco-romaine, mais aussi les très nombreuses divinités secondaires qui peuplent le ciel, la terre et le monde souterrain, ainsi que les notions fondamentales qui permettent de comprendre la manière dont les Anciens, Grecs et Romains, se représentaient le divin.
    100 entrées illustrées d'extraits de textes fondateurs, 3 grandes entrées thématiques, 3 tableaux généalogiques.

  • Silvain, le soldat de seize ans, Jean-Marie, le vieux grognard, Adam l'officier d'ordonnance. Tous, ils ont suivi l'Empereur jusqu'à Moscou en passant par Austerlitz, Iéna, Wagram, et pour finir, Waterloo. Un jour, ils ont posé les armes, et, par chance, ils se sont décidés à écrire leurs souvenirs. Les meilleurs - ah ! le soleil d'Austerlitz - et les pires : la boue, la glace, le sang. Voici les plus émouvants d'entre eux, agencés de façon à écrire une histoire de la Grande Armée. Pour un peu, on entendrait cliqueter les sabres !

  • Amphigourique, borborygme, cacochyme, kafkaïen, picaresque, surréaliste...
    Chacun s'approprie les mots à sa façon. Mais les emploie-t-on à bon escient ? Voici 320 termes éloignés de leur sens originel par l'usage, mal interprétés ou indûment employés. Tristan Savin a retrouvé leur étymologie pour explorer les causes de ces glissements sémantiques, et le lecteur connaîtra enfin le sens réel de mots que leur succès a détourné de leur signification première. Sait-on qu'un sbire, aujourd'hui "homme de main", est un mot d'argot attribué à Rabelais qui signifiait "policier" ?

    Sait-on que "glauque" désigne à l'origine la couleur vert pâle ou gris-vert, celle de la mer ou de certains yeux ?
    Sait-on que "médiocre" signifie exactement la moyenne "entre le grand et le petit, entre le bon et le mauvais" d'après le Littré ?

  • Qui a dessiné les contours de la France ? Qui a fait la réputation universelle de sa littérature ? Qui a associé son nom au progrès médical ? Pour répondre à ces questions, Dimitri Casali et Fabien Tesson ont croisé l'oeuvre et la renommée de chaque personnalité - renommée en France, mais aussi dans le monde. Il en résulte un palmarès plein de surprises

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  • Ces histoires ne sont pas nées de l'imagination d'un romancier. Elle ont fait l'actualité - mais une actualité très discrète. jusqu'à ce que des journalistes braquent sur elles les projecteurs, révèlent les identités, les rôles, les buts cachés. On s'aperçoit alors que la réalité dépasse de loin la fiction. Depuis Kim Philby, le modèle de La Taupe de John Le Carré jusqu'à Shi Bejou, cet étrange agent chinois travesti en femme, en passant par Farewell et « la reine de Cuba ». une plongée en eau trouble, dans l'univers de faux-semblant des vrais espions.
    Au sommaire : John Le Carré parle de Philby - Ben Barka a-t-il renseigné Prague ? - Chasse à l'homme à la CIA - Les taupes de Fidel - Des nazis bons pour le service - L'empoisonnement de Litvinenko - Les écoutes de la NSA.
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Nous savons tous ce que nous devons aux Lumières : une certaine idée de la tolérance, de la liberté, du progrès. Mais avons-nous lu les textes qui sont à la source du grand soleil de la raison ? Comment s'y retrouver dans un siècle d'une richesse à tourner le tournis ? romans, contes, récits de voyages, correspondance, poésie, épigrammes. tant d'hommes et de femmes, dans tous les genres, toutes les disciplines, ont allumé le feu ! Certains sont universellement célèbres, comme Voltaire ou Diderot, d'autres sont moins évidents mais tout aussi fondateurs, comme Marivaux ou Buffon, Emilie du Châtelet ou Bougainville, d'autres encore sont oubliés, et pourtant essentiels comme le curé Meslier ou Mme de Lambert.
    En 208 pages, voici l'essentiel de ce qu'il faut en avoir lu.

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