Omnibus

  • Avec ses grands yeux innocents derrière ses lunettes, son sourire niais et son bavardage incohérent, Albert Campion n'impressionne pas, et il apparaît même comme un crétin. Et pourtant... Sous cette dégaine d'idiot, il dissimule des trésors d'ingéniosité et de courage.
    Un crime est commis au cours d'un week-end dans le manoir de Black Dudley : le vieux et lubrique colonel Coombe est terrassé par ce qui semble une crise cardiaque. Le jeune Albert Campion enquête et met au jour une étonnante conspiration.
    Dans la grande tradition du roman à énigme anglais, Crime à Black Dudley offre cependant une intrigue pleine d'action et de rebondissements que domine la personnalité pleine de charme et d'humour du mystérieux Campion, le héros fétiche de l'auteur.

  • Les Veufs Noirs, ce sont six hommes (ni veufs ni forcément célibataires) qui se réunissent pour manger, boire... et résoudre les énigmes que vient leur présenter leur invité. En marge de son immense oeuvre de S-F, Isaac Asimov lorgne du côté d'Hercule Poirot et de ses petites cellules grises pour ciseler ces bijoux d'astuce et d'humour.

  • Le père Brown est un des personnages les plus célèbres - et le plus déroutant - de la fiction policière. Ce prêtre catholique d'une petite paroisse de l'Essex, petit et rondouillard, avenant, n'a rien d'extraordinaire ; il semble même tout à fait insignifiant, voire ahuri, avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarrasse.
    Le fait est que cette apparence médiocre dissimule un cerveau exceptionnel aux méthodes géniales. Les faits et les indices l'intéressent peu : il se laisse guider par l'atmosphère et ses intuitions. Il se glisse dans l'esprit du malfaiteur et résoud de l'intérieur des énigmes a priori insolubles. En prenant le contrepied des méthodes d'investigation classiques, il agit à rebours du sens commun. Les observateurs (dont le lecteur) ne comprennent rien à son comportement, ni à son discours, à mille lieues semble-t-il de l'enquête en cours : ses agissements sont à première vue incohérents, ses propos décousus, ses digressions insensées . Et pourtant... La logique déconcertante de ce détective particulier éclate une fois l'intrigue dénouée.
    Il considère le crime comme une oeuvre d'art et le criminel comme une âme égarée qu'il faut comprendre et sauver. C'est donc un philosophe que dépeint Chesterton, mais un philosophe décalé, maniant l'humour et le paradoxe. En un mot : un poète.

  • On a souvent taxé Sherlock Holmes de misogynie ; et pourtant, les figures féminines abondent dans ses aventures, dont Irene Adler - "LA femme" -, héroïne de la première des 56 nouvelles de ses aventures, "Un scandale en Bohême". Ces neuf nouvelles ont chacune une femme comme personnage central, qu'elle soit victime ou objet de l'enquête du génial détective.
    La traduction d'Eric Wittersheim rend grâce au style fluide de Conan Doyle.

    Contient : 'Un scandale en Bohême', 'Une affaire d'identité', 'La bande tachetée', 'La cycliste solitaire', 'Charles Augustus Milverton', 'Le manoir de l'abbaye', 'La disparition de Lady Frances Fairfax', 'La pensionnaire voilée', 'La boîte en carton' ;

  • Jeune retraité de la police, l'ex-inspecteur Richard Queen s'ennuie. Sa rencontre avec une jeune nurse bouleversée par la mort d'un bébé dont elle avait la garde l'amène à reprendre du service. Accident ? Il flaire du louche. Une intuition géniale de son fils Ellery va lancer l'enquête...

  • Surcouf

    Dominique Le Brun

    Pour qualifier Surcouf, les superlatifs manquent : il fut le plus brave, le plus audacieux, le plus insouciant, le plus intelligent... et le plus heureux de tous les corsaires ! Entre 1794 et 1814, ce Malouin mit son talent et son ahurissante témérité au service de la République, puis de l'Empereur... pour son plus grand profit : plus de 50 navires attaqués, 500 millions de livres de prise et le commerce anglais durablement désorganisé. Le nom de Surcouf est devenu e 1800 synonyme de "croquemitaine" dans les familles de Portsmouth et de Douvres.
    Personnage historique, Surcouf est aussi et surtout un mythe. Celui d'une ville, Saint-Malo; celui d'une région, la Bretagne, mais aussi de la France révolutionnaire en lutte contre l'Angleterre. Un mythe qu'il est bien agréable d'entretenir tant le récit de ses aventures est joyeux.

  • On croisera une grenouille de compétition, une montre hystérique, un fantôme maladroit et encombrant, une dinde facétieuse, une foule de personnages pittoresques, de situations absurdes nées de l'imagination excentrique de l'auteur, qui prouve, avec ce choix de vingt-deux nouvelles, qu'il est un humoriste d'une étonnante modernité.

  • Pierre, Louis, René, Guillaume... ils n'étaient pas des pêcheurs comme les autres. Ils n'avaient aps quinze ans quand ils se sont embarqués, et ont labouré vingt années durant les eaux glacées qui vont de l'Islande à Terre-Neuve. Ils racontent l'excitation du poisson qui mord et l'orgueil du retour les cales pleines, mais aussi, surtout, les mers démontées, les tempêtes de neige, la mort tapie dans la brume. On les appelait les "bagnards de l'océan" ou les "galériens des brumes" . Pourtant leurs souvenirs laissent une large place à la gaieté, à l'émotion, et même à la nostalgie. On comprend pourquoi, à écouter leurs voix d'hommes simples et dignes. D'anecdotes en portraits, ils décrivent une aventure comme il n'en existera plus jamais.

  • « Laura est un chef-d'oeuvre du roman policier psychologique, c'est-à-dire un roman qui privilégie le mystère de l'être plutôt que l'intrigue ou les rebondissements » dit François Guérif.
    Laura est découverte assassinée chez elle d'un coup de feu en plein visage ; pendant la moitié du livre, le policier McPherson enquête vainement, jusqu'à l'obsession, fasciné par le portrait de la victime sur un tableau qui orne le mur de l'appartement. Un beau soir, la porte s'ouvre, et Laura en personne apparaît : en vacances à la campagne, elle ignore tout de l'affaire, et c'est une amie à elle, qu'elle hébergeait, qui a été tuée.

  • La Mariée rouge suivi de 6 nouvelles : 'Le disparu de Men-Diaoul', 'Une trop fine mouche', 'Abus de phosphore', 'Interrogation écrite', 'Stang fall', 'L'argent de la quête'.
    Un couple de jeunes, dans une cavale nihiliste et suicidaire, croise le chemin d'un trio de ferrailleurs, d'un commando d'autodéfense et d'une noce, dans le fin fond de la campagne bretonne ; une épopée tragique et ultraviolente qui se termine dans le sang, servie par la prose grinçante d'Hervé Jaouen. Ce roman fit grand bruit lors de sa parution en 1979, en pleine vogue du néo-polar français lancé par A.D.G., Jean-Patrick Manchette et Jean Vautrin, entre autres, et qui se caractérisait par le soin apporté à l'écriture.
    Ce roman, qui bénéficie d'un avant-propos de l'auteur et de deux préfaces signées Pierre Magnan et Jean-Baptiste Baronian, est suivi par six nouvelles choisies par l'auteur, pas toutes policières mais noires, aujourd'hui introuvables.

  • " Il y a ceux qui l'adorent et ceux qui ne le connaissent pas", a dit de Wodehouse un critique. Les huit nouvelles de ce recueil sont la meilleure introduction qui soit à l'oeuvre de ce géant de l'humour et de ses deux personnages emblématiques : le jeune et futile Bertram Wooster, qui a l'art de se plonger dans des situations délicates, et son majordome, le génial Jeeves, qui l'en sort.
    Tout le charme de l'humour britannique et de l'Angleterre éternelle de l'entre-deux-guerres.

  • Un chauffard tue un jeune garçon avant de prendre la fuite. Désespéré, le père entreprend la traque du meurtrier. A force d'obstination, et aidé par le destin, il est mis sur la piste de Paul, un être odieux, vulgaire, haï de tous, véritable tyran domestique envers sa femme et son fils. Il parvient à entrer dans l'intimité de cette famille, bien décidé à se venger et tuer l'assassin de son fils. Il profite pour cela d'une sortie en bateau, mais tout ne se déroule pas comme prévu...
    Paru en 1938, ce roman à énigme ambitieux, sombre et intense, a été adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1969 avec Michel Duchaussoy dans le rôle du père et un Jean Yanne parfait en individu abject.

  • On le sait peu, sir Arthur Conan Doyle avait commencé sa carrière comme médecin à bord d'un navire baleinier puis d'un cargo mixte le long des côtes d'Afrique. Il n'oublia jamais ces aventures vécues côte à côte avec de simples matelots et des capitaines téméraires. Il en a tiré douze récits réunis en deux recueils - Contes de pirates et Contes de la haute mer. Ils étaient restés peu connus surtout en raison de leur traduction en français, dépassée et peu respectueuse de l'univers marin. Cette nouvelle traduction, à la fois moderne et maritimement irréprochable, restitue ce qu'on aime le mieux en Conan Doyle : son art de suggérer une atmosphère terrifiante en quelques phrases, de nouer une énigme apparemment inextricable, de la dénouer avec une logique qui laisse admiratif. On découvre alors que la mer offre le plus inquiétant des décors, le bateau le plus angoissant des huis-clos, et le monde des pirates les plus fascinants des meurtriers.

  • Plus que Les Sept Piliers de la sagesse (1922), l'oeuvre la plus connue de T. E. Lawrence, c'est ce texte, Révolte dans le désert, qui a servi de scénario au film culte de David Lean, Lawrence d'Arabie. Sans les développements philosophiques qui rendent parfois difficile la lecture des Sept piliers, ce récit autobiographique publié en 1922 privilégiait les actes, les rencontres, la souffrance et l'exaltation... De page en page, l'auteur raconte comment, d'agent au Service des renseignements militaires britannique, il est devenu "Lawrence d'Arabie" : en parlant leur langue aux émirs bédouins, en réussissant la traversée du désert du Nefoud, en attaquant Akaba aux côtés les tribus arabes unifiées, en harcelant des troupes ottomanes jusqu'à la conquête de Damas et la tragique déception : les diplomates refusaient de tenir les promesses que lui, "Aurens", avait fait à ses camarades de combat. Ecrits dans une langue magnifique où courent le vent de l'épopée et la tristesse d'un guerrier désenchanté, ces souvenirs forment un roman vrai incomparable.

  • Aucun roman d'aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les carnets de voyage de ces explorateurs. Bruce, Burton, Speke, Baker, Alexine Tinne, Livingstone, Stanley... tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Voici leurs plus belles pages. Elles racontent la traversée des savanes écrasées de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crue et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... On comprend, à les lire, que la recherche des sources du Nil reste l'archétype de l'aventure contemporaine.

  • Si l'on sait ou l'on se doute que l'adjectif « cartésien » nous vient du philosophe Descartes ou le « sadisme » du marquis de Sade, qui peut deviner que la banale poubelle tient son nom d'un préfet de la Seine qui, pour des raisons d'hygiène, imposa son usage en 1884, que le mot rustine est dû à son inventeur, un certain Louis Rustin, ou encore que Bluetooth était le surnom d'un Viking du Xe siècle ?
    Après Le Dico des mots qui n'existent pas (Bibliomnibus, 2014), Olivier Talon et Gilles Vervisch analysent avec un humour qui n'empêche pas l'érudition 173 mots usuels issus de personnages réels ou fictifs, célèbres ou un peu moins.

     

  • L'obelisque de la Concorde a disparu, remplacé par une imitation en staff... Pareil pour le Lion de Belfort, les grilles de la place Stanislas à Nancy... Qui a volé ces monuments que le monde entier nous envie ? Cet ignoble forfait serait-il...
    SIGNÉ FURAX ?
    Les détectives Black and White et leurs amis mènent l'enquête, qui les conduira sur la piste du Goudgouz, le Boudin sacré qu'adore l'étrange secte des Babus...

  • Il existe un proverbe pour chaque situation de la vie quotidienne, une petite phrase musicale venue du fond de nos traditions tout exprès pour nous aider. Toujours vif, toujours simple, drôle et sage à la fois, il nous a été légué par nos grands-parents. Pour que l'héritage ne se perde pas, il suffit de le citer au bon moment.
    "Ce que l'oeil ne voit, le coeur n'y songe pas." Proverbe belge

  • Nuremberg, novembre 1945, premier automne de la paix. La ville est détruite, la moitié des habitants a disparu. Partout la misère, le chômage. C'est dans ce champ de ruines, symbole de sa défaite, que va être jugé le nazisme. 24 accusés, 8 juges, 5 procureurs assistés de 50 consultants, 400 journalistes, des charges multiples : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité... Mais un absent, Hitler. Son ombre va planer sur le procès tandis que surgit une question insoluble : que juge-t-on, à Nuremberg ? De diaboliques idéologues manipulateurs de l'Histoire ? Ou de simples médiocres soudainement investis du pouvoir de tuer, images de la « banalité du mal » ?
    Ce livre aide le lecteur à répondre en livrant les éléments du débat : rétrospective du déclenchement de la guerre et de l'engrenage de la Shoah ; déroulement du procès, avec les témoignages, les réquisitoires, les plaidoiries, les commentaires des historiens. Et la mise au jour des frémissements de la guerre froide, déjà sensibles dans les suprenants échanges de paroles dont Nuremberg a été le théâtre.

  • Amphigourique, borborygme, cacochyme, kafkaïen, picaresque, surréaliste...
    Chacun s'approprie les mots à sa façon. Mais les emploie-t-on à bon escient ? Voici 320 termes éloignés de leur sens originel par l'usage, mal interprétés ou indûment employés. Tristan Savin a retrouvé leur étymologie pour explorer les causes de ces glissements sémantiques, et le lecteur connaîtra enfin le sens réel de mots que leur succès a détourné de leur signification première. Sait-on qu'un sbire, aujourd'hui "homme de main", est un mot d'argot attribué à Rabelais qui signifiait "policier" ?

    Sait-on que "glauque" désigne à l'origine la couleur vert pâle ou gris-vert, celle de la mer ou de certains yeux ?
    Sait-on que "médiocre" signifie exactement la moyenne "entre le grand et le petit, entre le bon et le mauvais" d'après le Littré ?

  • 'L'éléphant vert', 'Flic maison', 'Au fer à cheval d'or', 'Qui a tué Bob Teal ?', 'Piège à filles', 'Le velu', 'Le complice' Ces sept nouvelles, publiées dans Black Mask entre 1923 et 1926, montrent la diversité du talent de Dashiell Hammett, le génial créateur du roman noir américain et de la figure du détective privé.

  • Un bout de rocher battu par les tempêtes, aux confins du Pacifique Sud ; une terre sans arbres, dont les habitants vivent à demi nus tapis dans des huttes de roseaux au ras du sol ; un monde étrange où les pentes des volcans sont hérissées de statues géantes dont personne ne peut dire l'origine ni la signification... Ainsi apparut l'île de Pâques aux découvreurs européens qui s'y succédèrent. Ainsi, dans le même temps, apparut l'énigme qu'elle posait - ou plutôt les énigmes car il faut ajouter à la présence des statues celle des caractères rongo-rongo, sorte d'écriture que les Pascuans ne savaient pas lire.
    Des réponses ont été apportées. On sait maintenant qui a construit les statues et comment. Mais la plus grande énigme demeure : celle de la disparition d'une civilisation complexe selon un scénario qui pourrait être celui de la disparition de l'espèce humaine à l'échelle de la planète.
    Réunis pour la première fois, les témoignages des voyageurs, archéologues et anthropologues livrent aux amateurs de sciences - naturelles et surnaturelles - les éléments factuels qui leur permettront d'envisager dans toute son ampleur le problème posé et ses prolongements écologiques.

  • L'Anti-manuel d'anglais est un monument de mauvaise foi et d'arrogance gauloises. Sous prétexte d'un manuel d'apprentissage de la langue et de la découverte de la civilisation anglaise, Chanteclair règle ses comptes avec la perfide Albion : oui, l'anglais n'est que du français mal prononcé ; oui, les Anglais sont un ramassis de hooligans et de vieux snobs ; oui, l'Angleterre est une insulte au bon goût et à la gastronomie.
    L'ouvrage, pédagogique, est composé en trois parties : la première, "Pour en finir avec l'anglais", est une méthode de langue, la deuxième, "Pour en finir avec l'Angleterre", est un guide de conversation, et la troisième, "Pour en finir avec les Anglais", est un guide de voyage. L'ensemble, tout à fait délirant, est fait de leçons, d'exercices et de tableaux saisissants de l'Angleterre et des Anglais, agrémentés de dessins aussi réjouissants que le texte. A l'instar de toutes les méthodes Assimil du monde, ce livre propose une méthode infaillible et tordante pour parvenir à se faire comprendre outre-Manche. Une dernière partie propose des travaux pratiques : une cinquantaine de sujets-phare traités dans cet anglais... à la portée de tous.
    Voici un vrai guide de l'Angleterre à l'usage des anglophobes.

    Extrait de la première partie (Méthode d'apprentissage) Le grommelot Pour l'étranger, le recours au grommelot est un moyen efficace de se fondre danss l'environnement linguistique anglais, où les sonorités musicales du français détonneraient. Il consiste, en émettant des borborygmes auxquels on mêle les quelques mots que l'on connaît, à imiter les sons de la langue indigène.
    Exemple :
    Well water burp brew Great Britain !
    Do you try book by bing like ?
    How this Waterloo fo one to see ?
    La présence du w, du r et du b est essentielle pour produire l'effet désiré de bouillie sonore à interprétation variable.
     

  • De abracadabrantesque à zlataner, cet abécédaire raconte les mots que l'on entend (presque) tous les jours et qui ne figurent pourtant dans aucun dictionnaire. Il éclaire, avec humour et érudition, le citoyen désemparé face aux modes vocabulistiques, qui vérifiera en s'amusant que la langue est une matière vivante qui s'invente chaque jour.
    Cette nouvelle édition remastérisée voit disparaître des mots qui depuis 2013 ont intégré les dictionnaires officiels quand d'autres surgissent qui n'existent pas (encore) et que l'on entend déjà (presque) tous les jours.

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