Noir Sur Blanc

  • La petite dernière

    Fatima Daas

    • Noir sur blanc
    • 20 August 2020

    Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière.
    Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Je suis née par césarienne. Je suis française. Je suis d'origine algérienne.
    Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Porteuse d'une maladie chronique. Asthmatique allergique. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai la sensation d'avoir une double vie. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. Mon rapport à l'autre est inconstant.
    J'ai besoin de me contrôler. J'ai besoin de contrôler toutes mes émotions. J'ai besoin de contrôler l'autre. Je me crois polyamoureuse. L'amour, c'est tabou à la maison, les marques de tendresse et la sexualité aussi. Je n'aime pas les garçons mais j'aime leurs accessoires. À 25 ans, je rencontre Nina Gonzalez.

  • Une femme en contre-jour

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 7 March 2019

    Alors qu'elle vient de décéder, à 83 ans, dans le plus grand anonymat, les photos de Vivian Maier, pleines d'humanité et d'attention envers les démunis et les perdants du rêve amé- ricain, sont retrouvées par hasard dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meuble de la banlieue de Chicago. Elle n'aura donc pas connu la célébrité, ni l'engouement plané- taire qui accompagne aujourd'hui son travail d'artiste. Elle a mené une vie de solitude et de pauvreté, lestée de lourds secrets familiaux et d'épreuves. Personnalité complexe et parfois déroutante, femme libre et perdante magnifique dont le destin s'écrit entre la France et l'Amérique, elle avait choisi de vivre les yeux grands ouverts.
    Vivian Maier, une femme en contre-jour est le portrait de cette invisible, photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses photos et qui, pour payer son loyer, gardait des enfants.
    Une Américaine d'origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago et nostalgique de son enfance heureuse passée dans les Hautes-Alpes.

  • Et recoudre le soleil

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 10 February 2022

    « J'ai écrit ces textes dans des carnets, des cahiers, sur des pages volantes, des agendas, des tickets, des listes, des enveloppes, des marque-pages ou dans mon téléphone ; je les ai écrits dans les gares, les trains, les hôtels, les cafés, chez moi, dans le métro, en ville et en d'autres lieux.
    La poésie demeure pour moi comme une apparition, une attention portée à l'infime, comme le surgissement d'un éclat fugace au coeur de nos vies. L'éclosion d'invisibles soleils. Peut-être, à cet instant-là, les mots peuvent-ils saisir quelque chose de ce jaillissement.

    Elle est le regard nu, débarrassé de ce qui pèse, de ce qui encombre, elle est le retour à la source, la lumière qui s'attarde sur un mur, le frémissement qui parcourt un visage, la chaleur d'un corps aimé, elle est le mot que l'on attend et qui nous sauvera peut-être.

    J'ai eu envie de vous offrir aujourd'hui cette moisson de mots cueillis jour après jour, qu'ils aient été d'orage ou d'allégresse. Mais vivants. Vivants, oui, et vibrants, toujours. » Gaëlle Josse

  • Lettre à ma fille

    Angelou Maya

    • Noir sur blanc
    • 3 October 2016

    Très tôt confrontée à la pauvreté, Maya Angelou ne laissa jamais le sort prendre le dessus, et chaque désillusion fut propice à se réinventer. Sa grand-mère paternelle, une battante au caractère bien trempé chez laquelle elle fut envoyée avec son frère, dans un Arkansas encore très raciste, marqua durablement sa vie. Sa mémoire rappelle à elle ses amis perdus comme Coretta Scott King, ses pairs comme James Baldwin ou Aimé Césaire. Sans relâche, elle louera l'honnêteté, et décriera la vulgarité. Féministe avant l'heure, Maya Angelou écrit avec le coeur de millions de femmes qu'elle considère comme ses soeurs de combat. La littérature la sauvera et l'amènera à être la première étudiante noire d'une école privée. Puis, elle fréquentera le milieu intellectuel noir américain, et deviendra une grande militante de la condition des femmes noires. C'est grâce à l'écrivain James Baldwin qu'elle va se mettre à écrire après la mort de Martin Luther King et devenir l'auteure que l'on connait aujourd'hui.
    Composé de 28 courts chapitres, dont quelques poèmes, ce livre est un condensé de ses meilleurs écrits.

  • Borgo vecchio

    Giosuè Calaciura

    • Noir sur blanc
    • 22 August 2019

    Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d'école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s'agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d'elle. Tous rêvent d'avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s'il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s'en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d'une mort certaine.L'intrigue est semblable à celle d'un livret d'opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu'au grand final.

  • Une longue impatience

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 4 January 2018

    « C'est l'histoire d'un fils qui part et d'une mère qui attend. C'est un amour maternel infini, aux portes de la folie. C'est l'attente du retour, d'un partage, et le rêve d'une fête insensée. C'est un couple qui se blesse et qui s'aime. C'est en Bretagne, entre la Seconde Guerre mondiale et les années soixante, et ce pourrait être ailleurs, partout où des femmes attendent ceux qui partent, partout où des mères s'inquiètent. » Une femme perd son mari, pêcheur, en mer, elle se remarie avec le pharmacien du village. Son fils, issu de sa première union, a du mal à s'intégrer dans cette nouvelle famille et finit par lui aussi prendre la mer. Commence alors pour la narratrice une longue attente qu'elle tentera, tant bien que mal, de combler par l'imagination du grand banquet qu'elle préparera pour son fils à son retour.
    Encore une fois, par son écriture sensible et sans faille, Gaëlle Josse nous entraîne dans les méandres de l'amour.

  • Le dernier gardien d'Ellis Island

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 4 September 2014

    New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d'Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d'Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l'immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un étrange passé.
    Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'événements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige.
    A travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse d'un homme face à ses choix les plus terribles.

  • La matière du chaos

    Kristín Eiríksdóttir

    • Noir sur blanc
    • 3 February 2022

    Elín est accessoiriste ; à presque soixante-dix ans, son existence est centrée sur le travail. Après une enfance difficile, elle a passé sa vie d'adulte à repousser les autres. Mais quand elle commence à travailler sur la nouvelle pièce d'Ellen, star montante du théâtre de dix-neuf ans, fille illégitime d'un très grand dramaturge mort quand elle n'était encore qu'un tout jeune enfant, son passé va tenter de ressurgir.

    Les deux femmes se sont déjà croisées dans des conditions tragiques. Un événement horrible. L'une ne s'en souvient pas, l'autre est sur le point d'oublier... jusqu'à ce que le destin les réunisse.

    La matière du chaos nous parle des relations mères-filles, des secrets de famille et des traumatismes enfouis, de la place des femmes dans la société et des violences dont elles sont victimes. Un véritable page turner, la course contre la montre d'une femme poursuivie par l'oubli.

  • Ce matin-là

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 7 January 2021

    « De la chute au pas de danse... J'ai voulu écrire un livre qui soit comme une main posée sur l'épaule. » Gaëlle Josse.

    Qui ne s'est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s'est jamais senti « au bord de » ? Qui n'a jamais été tenté d'abandonner la course ?
    Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit.
    Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs.
    Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s'ouvrent devant elle.
    Amis, amours, famille, collègues, tout se délite dans l'ordre ou le désordre de leur apparition dans sa vie. La vague de fond qui la saisit modifie ses impressions et ses sentiments.
    Ce matin-là dévoile la mosaïque d'une vie et la perte de son unité, de son allant et de son élan. Une vie qui se refuse à continuer privée de sens et doit se réinventer. Une histoire minuscule et universelle porteuse d'espoir.

  • Asphalte

    Matthieu Zaccagna

    • Noir sur blanc
    • 6 January 2022

    À 17 ans, Victor fuit un quotidien d'une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu'à l'anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l'épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé.
    « Courir déterminé, en un bloc solide, résistant. Se faire violence, serrer les dents, plisser les yeux, broyer l'asphalte.
    Courir vite, sentir la vie, maintenir l'urgence, ne jamais ralentir, jamais faiblir. Respirer fort, mécaniquement, trois inspirations, trois expirations, toujours, même dans les montées. Sentir qu'on brûle, qu'on arrache cette chose, qu'on tient bien là, doigts moites, mains tremblantes. Cette chose qu'on serre, qu'on use, qu'on épuise, ce corps qu'on purge, que diable peut-il contenir pour qu'on l'éprouve ainsi ? J'avance dans les quartiers nord de la ville. Mes cuisses sont en vrac. Mes genoux, pareil. Je ne m'arrête pas. J'abîme la douleur. Dans l'aube naissante, la brume se dissipe sur l'eau du canal. J'ignore combien de temps encore je vais pouvoir tenir comme ça. »

  • Rassemblez-vous en mon nom

    Maya Angelou

    • Noir sur blanc
    • 20 August 2020

    Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.

    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.

  • L'ombre de nos nuits

    Gaëlle Josse

    • Noir sur blanc
    • 7 January 2016

    De passage dans une ville sans nom, une femme, dont nous ne connaîtrons pas l'identité, entre au musée.
    Au cours d'une déambulation distraite, elle est saisie par le Saint Sébastien soigné par Irène, de Georges de la Tour. Devant l'attitude d'Irène, tout en tendresse et en compassion, la femme va revivre les errements d'une histoire d'amour passée.
    En parallèle, nous suivons Georges de la Tour à Paris, pendant la création du Saint Sébastien, alors qu'il a pour projet de présenter le tableau au roi de France.
    Deux voix se font écho, celle du peintre et celle de Laurent, son apprenti, chargé de copier le tableau.
    Au fil des deux histoires qui se chevauchent, avec la toile pour fil conducteur, les deux époques s'entre- lacent, se complètent, jusqu'à donner chair au récit.

  • Regarde-moi

    Antonio Ungar

    • Noir sur blanc
    • 6 January 2022

    Dans une ville anonyme qui rappelle Paris, les jours qui entourent un attentat terroriste mené contre une salle de spectacle, un xénophobe solitaire passe ses journées à déplorer de voir son pays s'effondrer sous l'invasion des étrangers.
    Raciste, auto-médicamenté, rongé par la haine et la colère, ce personnage obsessionnel, ignoble et néanmoins pétri de peurs et de vulnérabilité, vit attaché à la mémoire de sa soeur décédée dans un quartier où s'installent de plus en plus d'immigrés. Travaillant sur un projet qui restaurera l'ordre et la pureté perdus de cette Europe « en cendres », il tient scrupuleusement son journal et épie ses nouveaux voisins, et particulièrement Irina, leur fille, dont la beauté magnétique et sauvage le hante...

    Une fiction politique haletante, un crescendo implacable qui nous attire sur le terrain du thriller le plus sombre. Un vertige de tension érotique, de paranoïa et de violence qui, avec fureur, nous attire dans la spirale de l'obsession. Un roman dévastateur qui nous fait pénétrer une psyché d'une extrême noirceur, et ose aborder des problématiques contemporaines centrales : l'immigration, le racisme, le fanatisme et la montée en puissance de l'extrême droite.

  • Une beauté vulgaire ; le bon maître

    Damián Tabarovsky

    • Noir sur blanc
    • 10 March 2022

    Dans Une beauté vulgaire, une feuille se détache d'un arbre dans une rue de Buenos Aires. Tandis qu'elle tombe, elle va rendre compte des vies des habitants de l'immeuble d'en face : leurs attentes, leur quotidien, leurs rêves, leurs désirs...
    Le Bon Maître se déroule au 14 de Julio à Buenos Aires, une petite rue située dans un quartier autrefois industriel, abritant des travailleurs anarchistes. Il n'en reste rien, ni usines, ni ouvriers ni idéologies, seul le fantôme de la modernité, du progrès, de l'égalité, de la liberté, le hante encore. Le dispositif est épuré :
    Une maison, trois chiens qui creusent dans le jardin et un narrateur qui perçoit ce micro-monde. C'est à peu près tout.
    Ces deux textes se citent et se répondent. Ce sont des écrits provocateurs, tant sur le fond que sur la forme. Des récits comme un puzzle qui viennent composer le portrait multifacettes de notre époque, avec ses considérations sociologiques, économiques, philosophiques, urbanistiques, son ironie sur le monde de l'édition, sur l'université poussiéreuse, sur la théorie littéraire.

  • Encore une journée divine

    Denis Michelis

    • Noir sur blanc
    • 19 August 2021

    Un homme se confesse. Psychothérapeute, il vient de publier Changer le monde, livre dans lequel il révèle une méthode révolutionnaire destinée à guérir les hommes de tous leurs maux.
    Moins de réflexion, davantage d'action ! Voilà en substance cette thérapie de choc, qu'il a lui-même appliquée à la lettre afin de conquérir la femme dont il a toujours été secrètement amoureux.
    Un petit problème, néanmoins : notre homme est aujourd'hui interné en psychiatrie. Un drame est survenu dans son entourage.
    Jour après jour, un médecin et une infirmière lui rendent visite, et recueillent ses « révélations ».
    À la manière d'une enquête policière, nous découvrirons peu à peu son passé, ainsi que ses rapports mouvementés avec sa famille et ses patients, qui l'ont conduit à rédiger Changer le monde... et à passer à l'acte.
    Avec les élucubrations de ce psy désaxé, égocentrique, manipulateur, démagogique, et profondément dans le déni, Denis Michelis nous offre une comédie tragique plus que jamais d'actualité sur la menace constante du populisme, la tentation et le danger d'une simplification de la pensée.

  • Trois fois la fin du monde

    Sophie Divry

    • Noir sur blanc
    • 23 August 2018

    L'auteure de La condition pavillonnaire et de Quand le diable sortit de la salle de bain signe, avec Trois fois la fin du monde, un roman complètement différent des précédents et nous fait vivre une expérience littéraire d'une grande acuité.

    Après une cavale avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal se retrouve en prison, basculant dans un univers inhumain. Les gardes et les détenus rivalisent de cruauté retorse. Après une explosion nucléaire d'un type inconnu, il réussit à s'échapper et à se cacher dans une zone interdite. Esseulé, Joseph Kamal essaye de survivre en errant dans les maisons abandonnées. Il finit par s'installer dans une ferme désertée et se construit une nouvelle vie en phase avec la nature qui n'a jamais été aussi belle pour celui qui a pu fuir. Isolé de l'humanité, il lutte contre la déchéance et tente de garder une dignité.
    Trois fois la fin du monde, qui explore un monde en voie de déshumanisation, est servi par une écriture envoû- tante, d'une force poétique remarquable. Une tension permanente rend la lecture de ce roman crépusculaire impressionnant de justesse, aussi passionnante qu'op- pressante. À la lisière de la plume féroce de Thomas Bernhard, de l'expérience psychologique du Mur Invi- sible de Marlen Haushofer et des nature writing amé- ricains, ce nouveau roman de Sophie Divry la place définitivement dans la cour des très grands.

  • Parce que Vénus a frolé un cyclamen le jour de ma naissance

    Mona Hovring

    • Noir sur blanc
    • 9 September 2021

    Ella et Martha ont la petite vingtaine. Nées le même jour à seulement un an d'intervalle, les deux soeurs ont grandi comme des jumelles. Pourtant, la sombre et maussade Ella, et la brillanteet impulsive Martha sont aussi différentes que les deux faces d'une même pièce. Quand Martha fait une dépression nerveuse, c'est Ella qui prend soin d'elle.
    En plein coeur de l'hiver, elles partent se réfugier dans un hôtel perdu au milieu des montagnes, îlot de lumière au sein d'un paysage froid et dénudé, enseveli sous la neige. Isolées, hors du temps, les deux jeunes femmes vivent d'abord en symbiose. Mais des rencontres secrètes vont avoir lieu et révéleront des désirs jusque-là inconnus, ainsi que la véritable nature de leur relation.

  • Le roman lumineux

    Mario Levrero

    • Noir sur blanc
    • 7 October 2021

    Voici le roman fou, drôle, cruel, et terriblement émouvant d'un écrivain monumental trahi par les mots, à la poursuite d'une vérité impossible.
    Comment écrire sur ce qui nous dépasse ? Comment fixer par des mots les épiphanies, ces instants de transcendance qui infléchissent le cours d'une vie ?
    Ces expériences se nourrissent de mystère, elles sont insaisissables, évanescentes ! Elles cessent d'être lumineuses dès qu'elles sont couchées sur le papier.
    Pourtant, que serait la littérature si elle renonçait à livrer combat ?

  • Curiosity

    Sophie Divry

    • Noir sur blanc
    • 4 March 2021

    Curiosity, petit robot géologue, travaille sur Mars depuis 2012.
    Il reçoit tous les matins des messages de Dieu qui, depuis la Terre, lui dit quoi faire. Le rover ne s'est jamais habitué à sa planète, pas plus qu'aux températures glaciales ni, surtout, à sa solitude. Curiosity souffre, c'est un robot « sociable » désespérément en quête d'amitié et de sens à donner à son existence.
    En proie au désespoir, Curiosity s'accroche à une conviction :
    Dieu ne peut pas l'avoir fait social par hasard, une mission particulière l'attend ! Un matin pourtant, il comprend que Dieu va bientôt l'abandonner, sa mort est programmée. Le doute l'envahit. À quoi bon avoir vécu, si on est privé de destin ? Désespéré, il commence à écrire son testament. Les trois nuits suivantes seront pleines de révélations.
    Une immense métaphore de l'artiste condamné à sa solitude, et du désir de transcendance !
    Curiosity est suivi d'une nouvelle inédite de l'auteure, L'Agrandirox, récit de science-fiction d'après « La Superficine », de S. Krzyzanowski, qui s'ancre dans la période du confinement lié au Coronavirus.

  • La condition pavillonnaire

    Sophie Divry

    • Noir sur blanc
    • 21 August 2014

    La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son marie et ses enfants, dans sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. l'insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l'adultère, l'humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnées. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confont. L'héroîne est une velléitaire, une inassouvie, une bovary...Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.

  • Les immeubles de fer

    Adrien Blouet

    • Noir sur blanc
    • 7 October 2021

    Après une rupture amoureuse, Arthur, jeune urbaniste fraîchement diplômé, débarque à Shanghai avec beaucoup d'ambition et des convictions d'emprunt.
    Cette ville sans limites ni frontières ni mémoire, ville-mensonge affamée qui semble chaque jour changer de visage, le fascine. Pourtant, elle devient de plus en plus hostile, et le rêve d'exotisme se transforme en cauchemar existentiel.
    Avec un talent descriptif stupéfiant, et l'habileté hors pair de nous faire passer de l'angoisse la plus profonde à l'hilarité, Adrien Blouët raconte une jeunesse à la fois désabusée et pleine de certitudes.

  • Les carnets du crocodile

    Qiu Miaojin

    • Noir sur blanc
    • 1 April 2021

    Taipei, fin des années 1980. Lazi, jeune étudiante en art quelque peu perdue, passe une grande partie de son temps seule à écrire et décoder ses obsessions jusqu'au bout de la nuit. Dépitée par son attraction vis-à-vis d'une camarade qui s'acharne à lui souffler le chaud et le froid, épuisée de danser sans relâche sur la frontière du désir et de la haine, Lazi va chercher du réconfort auprès de sa bande d'amis, tous vifs d'esprit, artistes plus ou moins moroses, amants autodestructeurs, rebelles et surtout queers, en quête acharnée de vie et d'émotions, qui découvrent l'amour, l'amitié et l'art.
    Dans son journal, Lazi écrit l'urgence de vivre, le désir, les sentiments brûlants... elle parle aussi de crocodiles qui portent des manteaux d'humains ! Les médias les traquent, craignent une épidémie : peuvent-ils se reproduire ? Quand, de leur côté, les crocodiles échangent sur leurs goûts littéraires et musicaux, adorent la glace à la crème, font des courses, prennent des bains...
    Un guide de survie pour les inadaptés de tous bords, pour tous ceux qui s'identifient parfois à un monstre caché dans un manteau humain.

  • Quand le diable sortit de la salle de bain

    Sophie Divry

    • Noir sur blanc
    • 20 August 2015

    Le roman se déroule à Lyon, il raconte en trois chapitres et à la première personne l'histoire d'une trentenaire, Sophie, chômeuse en fin de droits, souvent affamée, soucieuse d'écrire son livre et qui, sans crier gare, ne laisse aucun répit à son lecteur. Tout l'intérêt des péripéties hilarantes de Sophie porte bien davantage sur la façon dont l'auteur les racontent que sur les aventures elles-mêmes.
    Nous embarquons avec fracas et drôlerie dans les turpitudes d'une jeune femme qui subit son isolement de par sa condition d'ascète forcée. Forcée par elle ou par le destin, c'est la sempiternelle question philosophique que soulève également ce roman : la place de l'homme au chômage dans notre société.
    Tour à tour caustique et désopilante, l'auteure ne laisse rien passer à ses personnages pour faire une critique décapante et cocasse des besoins de l'homme pour se fondre et se valoriser dans la société, la famille et le travail comme constituants indispensables à l'embourgeoisement auquel, tous finalement aspirent.
    Une fois encore, Sophie Divry nous réveille et nous charme avec ce roman. On jubile de sa dérision et parce qu'elle n'épargne personne, ni elle-même, ni les autres, ce qui met d'autant mieux en relief les mesquineries de la nature humaine. Facétieuse, elle jongle et nous épate avec la langue, les mots, le style, qu'elle manie avec brio et on la laisse faire, ravis de se laisser emporter.
    « Ce roman raconte une histoire : la recherche d'emploi d'une jeune précaire.
    Sans prétendre dresser un tableau objectif du chômage, je voulais que ce livre reflète quelque chose de nos misères contemporaines, quelque chose d'à la fois prosaïque et urgent, du ressort de la nécessité économique. »

  • Le tram de Noël

    Giosuè Calaciura

    • Noir sur blanc
    • 22 October 2020

    Îlot de lumière dans l'obscurité de la nuit de Noël, un tramway part du centre de Rome pour rejoindre sa périphérie éloignée.
    Un mystère, fragile, y a été abandonné. Au fil des arrêts montent progressivement des travailleurs pauvres, précaires, qui ont à peine fini leur journée. Une prostituée déportée d'Afrique et son client malheureux ; un sans-papiers et sa camelote ; une infirmière assiégée par la solitude ;
    Un père incapable d'offrir un dîner de fête à sa famille...
    Tous se dirigent, silencieux, vers le réveillon qui les attend, ou qui ne les attend pas. En pensée, en mémoire, sur leur corps, tous ont une histoire différente, toujours compliquée, mêlée d'impuissance et de colère. Miracle de Noël, ce mystère abandonné à l'arrière du tramway va les rassembler et rompre l'indifférence.

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