Romance

  • Je m'étais levée du pied que j'espérais être le bon, prête me semblait-il pour affronter mon image dans le miroir. Il était temps de regarder la situation en face. J'étais prête et presque forte en entrant dans ma salle de bain; je m'étais postée fièrement face à mon miroir et je m'étais vue. Ma tête, bouffie de larmes inutiles, des yeux cernés d'insomniaque et au coin de mes lèvres apparaissaient déjà quelques rides tombantes dans un rictus douloureux. La situation était bien là, elle me faisait face dans le miroir. Posée sur le bord du chemin, larguée comme une vieille chaussette, zappée comme on appuie sur une télécommande, dégagée d'une simple pichenette. Cassée comme un jouet qui n'amuse plus. Transparente. L'idiote de service. Écrasée machinalement d'un revers de main comme on écrase un moustique. Pot de colle gluant. Vulgaire parasite. Vieux truc abandonné dans une malle au grenier. Mouchoir usagé. C'est à peu près ça que j'avais vu dans ma glace.

  • L'été deux-mille douze tirait doucement à sa fin. Août venait de s'effacer sous la pluie et de céder la place à septembre. Depuis les premiers jours du neuvième mois de l'année, Bruxelles semblait avoir opté pour un chapeau bleu foncé et ne daignait plus s'en séparer. La capitale belge paraissait également bien décidée à séquestrer le soleil en son ciel. Le jaune étincelant de l'astre solaire redonnait joie et énergie à ses rues et à ses jardins. Les rires fusaient de toutes parts sur les terrasses tels des feux d'artifice sonores, renvoyant aux oubliettes les soirées ternes et pluvieuses des journées précédentes. Laura passa la tête à travers la fenêtre grande ouverte du salon. Une brise légère faisait valser la robe verte des grands arbres sur la Place du Châtelain. Le marché battait son plein et le parvis était noir de monde comme tous les mercredis de beau temps. Ses amies Solène, Charlotte et Natasha n'allaient plus tarder à arriver ! "Au-delà des Dunes" est un roman initiatique. Un regard positif et poétique sur la vie. C'est une ode à la joie et au bonheur.

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  • La turquine

    Paul Pérès

    « Le secret espoir de Jocelyne était de rencontrer un jour le prince charmant, l'homme parfait, sans défauts, celui dont rêvaient follement toutes les jeunes filles de son âge. Mais existait-il seulement ? Bien souvent elle se rendait le dimanche après-midi dans la salle de danse du Tivoli Déolois, où elle rejoignait plusieurs de ses copines d'enfance. Car Jocelyne était née à Déols pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle était Déoloise, une « turquine » comme s'appelaient par autodérision les habitants de cette petite commune chargée d'histoire antique et médiévale, pour bien marquer leur différence avec les habitants de Châteauroux. » Une jeune mécanicienne en confection, native de Déols dans l'Indre, va découvrir un nouveau monde à travers sa rencontre avec un sous-officier américain travaillant à la base américaine de la Martinerie. Ce récit, inspiré de divers faits réels, se déroule au cours des années soixante tant dans le Bas-Berry qu'aux États-Unis. La Turquine est le troisième roman de Paul Pérès, après Les Larmes d'Alger paru en 2011 et L'Intermittent paru en 2012.

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  • De ces mystères que l'on décèle sur soi ou sur la vie, de ces personnes qui la changent sans le vouloir et qui bouleversent notre vision du monde, rien n'est dû au hasard, le hasard n'existe pas. On dit que la vie est un passage, qu'elle est bien trop courte pour s'emmerder, qu'il faut la vivre sans remords, sans regret, sans rancune, qu'elle soit belle ou médiocre, on a signé le contrat. Âmes soeurs, âme jumelle, amis, ennemis, compagnons de route, je n'oublierai jamais ces récits de Solange et de Marie, qui dans leur grande humilité m'ont conté leurs histoires, comme ces rencontres banales qui transforment une vie et en changeraient l'espace et le temps.

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  • Quel est le chemin qui conduit un homme et une femme, trentenaires et désespérés de l'amour, à se rencontrer sur les quais du métro Abbesses à Montmartre ?

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  • Sa vie allait voler en éclats. La tienne et la mienne aussi. D'un même mouvement irrésistible qui balaierait l'ordre apparent des choses. Dix ans te séparaient de Charlotte. Vingt ans te sépareraient de moi. Mais aucun de nous deux n'y pensait. Ou aucun de nous trois. Décembre. Été austral. Tanambô. L'épicentre de mon enfance. Plus rien ne pourra nous séparer désormais. L'Allée des Cèdres. Par-delà l'océan. Qu'y avait-il au bout de ce chemin caillouteux ? Qu'y avait-il après ? Quand finissait la poussière, quand finissait la mer, qu'y avait-il de l'autre côté ?

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  • Julien, toujours célibataire à quarante ans, a enfin trouvé une épouse grâce à Éric, son meilleur ami, pourtant blasé par les femmes après quelques déceptions sentimentales. Une infidélité de Laurence va briser ce nouveau bonheur, et malgré la naissance de p'tit Louis, leur fils, le couple va très vite divorcer.
    Mais le destin veille... et va rapprocher les deux amis d'enfance, qui vont alors découvrir qu'ils n'avaient jamais cessé de s'aimer. Ils vont se consoler de leurs échecs féminins et vivre une relation d'amour passionnée dans leur village de Savoie, sous les regards moqueurs de leurs voisins et les interrogations de leurs familles.
    Jusqu'au terrible drame qui va les séparer physiquement mais réunir leurs coeurs meurtris pour l'éternité...
    Un roman inspiré d'une histoire vraie qui a été racontée à l'auteure par l'un des deux amants.

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  • "Autour de moi, tout n'est que gris et débris en ce premier soir d'amertume. Il commence à se faire tard. Je crois avoir dormi. Mais mon sommeil était plein d'une telle rage que j'ai dû me réveiller pour extirper cette infinité d'épines qui m'ont profané le myocarde. Je suis seule. Je suis effarée et je suis égarée entre les accents et les torrents du néant. Mon coeur oscille, vacille et saigne.
    Ô ciel!J'ai besoin d'un peu de paix, juste un tout petit peu de tranquillité et de quiétude sur les versants de mon âme."

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  • "On les appelle les péquenots, les bouseux, les culs-terreux, les ploucs, on pense généralement que ce sont des moins que rien, des idiots, des illettrés, des arriérés. On imagine les gens de la campagne comme des bêtes sans éducation, sans manières, tout juste bons à tirer sur les pis de leurs vaches.
    Eh bien moi je ne suis pas comme ça! Je ne suis pas comme eux!
    Moi j'ai des manières! Et surtout je suis jolie, en réalité je ne suis pas juste jolie ce serait trop commun, je suis racée, je suis un oiseau rare,... , je fais partie de la race des grandes beautés...".

    Mauvaise fille, piètre mère, la belle Elisabeth n'a qu'une obsession: se vautrer dans le luxe comme une truie se roule dans la boue.
    Sa jeunesse et sa beauté ne dureront qu'un temps, viendra ensuite la quête du pardon, de la rédemption...

  • Pendant les années 1960, l'Afrique a connu un moment d'effervescence avec les indépendances obtenues par plusieurs de ses pays. Et le pays de monsieur Michel Matawos "bien qu'imaginaire" en faisait partie. Cette période a également fabriqué de nombreux nouveaux riches qui ont hérité des biens qui les ont mis en exergue et les ont propulsé dans de nouveaux mondes ! Et certaines de ces familles sont déchirées par excès de zèle ou par cupidité. Clémentine, épouse de monsieur Matawos, en est un prototype ; alors que les enfants et le papa sont des modèles de la société africaine qui commence à disparaître avec le brassage des cultures.

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  • Le passé doit-il toujours vous poursuivre ? Et si une nouvelle vie s'ouvrait devant Alice quand elle décide d'acheter un chalet dans les Alpes du Sud et d'en faire un refuge de chambres d'hôtes ? Fini le temps des voyages et du passé douloureux. Les clients semblent apprécier ce site magnifique, toutefois certains faits viennent perturber la tranquillité du lieu. Arrivera-t-elle, avec l'aide de ses deux nouvelles amies venues la rejoindre pour gérer son projet et malgré les obstacles, à faire revenir la paix ? Pedro lui avait fait promettre que quoi qu'il arrive elle devrait garder cette statuette, gardienne de son foyer ! De son lointain séjour au Pérou ressurgiront la violence et la mort mais aussi la douceur du souvenir et l'énigme du "huaco".

  • « Guillaume s'assit au vaste comptoir de zinc et patienta avec un verre de Monbazillac désireux de désinhiber son anxiété dans un vin volage et irrévérencieux. L'enveloppe tannique se prolongeait dans une symphonie de saveur en quatre mouvements. L'esthétique du plaisir se déploya sous la forme d'une sensualité sonore. L'érotisme de leur seconde rencontre s'amorça par la résonance de talons sur le sol carrelé du restaurant, un écho qui se propageait au rythme d'un claquement pressé. Un impact trop emporté pour une paire de ballerines et trop aérien pour un talon compensé. Guillaume imagea une paire d'escarpins. »Guillaume, quadragénaire conventionnel et discipliné, pétrit son quotidien avec orgueil, s'arrange de ses obsessions, compose avec ses contretemps et s'accommode de son existence. Sa rencontre avec Camille l'emporte comme une vague à contresens, violente et imprévisible. Il choisit un chemin peu emprunté et, au carrefour des incertitudes, prend le risque d'aimer. L'infinité des possibles lui appartient. Soudain, sa condition vacille, les regards se percutent et les illusions s'étiolent, sacrifiées sur l'autel de la réalité. Au fil des jours, sa vie chausse les bottes de l'amertume et des indifférences. Guillaume trébuche et se casse la gueule dans le fossé des sentiments. Et puis, comme une douce impertinence, il décide de se relever en bordure de piste, juste à côté de lui-même, vers une nouvelle parenthèse...

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  • « Au revoir. Ça n'est pas une promesse, c'est la formulation d'un espoir. Il paraît que les voeux que l'on souffle ne se réalisent jamais. On ferait peut-être mieux de se taire... »

  • C'est avec des mots que j'ai tenté de dessiner ce sourire, puisqu'il est aussi le récit d'une passion amoureuse. Cet amour, sans doute trop dense, trop intense, où le plaisir a un versant de douleur, ne peut être que limité dans sa durée. Il est ce chant foudroyé du temps qui nous emporte. On ne peut pourtant que souhaiter à tous cette rencontre miraculeuse d'où jaillit son épiphanie pétrie d'esprit et de chair. Triste serait peut-être la vie de celle ou de celui qui n'aurait pas vécu l'intense bonheur de ce sourire, au risque qu'il devienne, avec le temps, cette riche cicatrice que l'on porte alors au secret de son c?ur. Deux amants, un bouquet de bras liés.

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  • Dans chacune de nous sommeille une autre. On ne sait pas qu'elle existe, on ne l'a jamais vue, jamais soupçonnée, pas même imaginée. Mais elle est là. Une parfaite inconnue. Quelque part en vous. Clandestine, souterraine, endormie ; si un jour les choses dérapent dans votre vie, vous avez une nouvelle partenaire. Amie, ennemie, elle va vous tirer de la nuit ou vous y enfoncer, mais une chose est sûre, elle va vous surprendre.

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  • La présence et l'absence, où sont-elles réellement ? Comment comprendre la perte de l'autre ? Comment le remplacer, si ce n'est par son leurre ? L'amour demeure un grand mystère, quel que soit son sexe, quelle que soit la personne aimée, que ce soit pour un temps ou pour une vie entière... Les Grilles de ma maison pointent cette carence, profondément ancrée en nous, et posent d'éternelles questions indissociables : qui suis-je ? Qui est l'autre ? Qu'est-ce que j'attends de lui et comment me rendra-t-il ce que je crois lui avoir donné ?

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  • Je sais que ces histoires-là sont condamnées. Que je suis trop jeune et toi trop vieux. Je sais que, dans quelques années, je sourirai d'attendrissement devant le souvenir de ce chagrin comme on le fait devant un rêve d'enfance. Les peines d'amour sont des catastrophes salement risibles. Je sais que les passions sont éphémères et que mourir mille fois ne nous fait pas revivre et je sais que je suis la seule à croire à ton imminent retour. Que toi-même, tu ne l'envisages pas encore. Mais je sais aussi que tu aimes revenir et me prendre. Me prendre comme on dit au revoir. Me prendre, mais également me revoir. Un peu changée et un peu moins jeune. Me voir grandir et éclore. Et toujours t'aimer. Me prendre, mais aussi m'entendre te parler de livres. Des livres que je lis un peu pour te les raconter. Me prendre, mais aussi vivre l'illusion de ta jeunesse renouvelée entre mes draps et mes cuisses.

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  • Implacable

    Rémi Madar

    « Attablés, nous commandons. Deux cafés. Il sort du papier. Le motif de notre rencontre : une dissertation qu'il a à faire sur le Beau chez Plotin. Il reprend la question ; sa voix ébranle, tonne dans l'esprit ; liquéfié, je perds mes assises, une bombe dans le gosier. Il n'y voit que du feu ; je masque. Enfin, en parlant, la tension retombe. Focus sur ses longs doigts effilés qui déposent dans le noir du café un morceau de sucre. L'oblique de son regard sur ma voix, sur mes mains. Il y a un vers de La Fontaine en écho à son sujet... Que le Beau soit toujours camarade du Bon. Il prend en note. Une fois, puis une autre fois. Croisement fugace de nos yeux. Sans insistance. Que se dit-il ? Oui, il me plaît, c'est sûr. Comment me tromper ! Mais méfiance, allons doucement. Pas de précipitation. Je ne me dis rien. Vivre l'instant. À mort ! » R tombe sur A. Un jour venteux du mois de mars. R ému, plonge dans le beau regard vert émeraude de A. Déclin soudain, phénomène passionnel. R est entraîné, subjugué par un élan. En lui, autour de lui, le monde se déconstruit. Au milieu d'un brasier, il perd le sens des réalités, devient la proie d'hallucinations, s'égare de sa vie d'antan... Rémi Madar livre ici la quintessence d'une passion au travers d'une écriture alerte, particulièrement imagée et maîtrisée. Un roman d'une rare intensité dont la tension dramatique laissera sûrement le lecteur stupéfait...

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  • La vie est tout sauf un long fleuve tranquille. Elle s'écoule inlassablement au gré du temps. On croit se l'approprier, la faire sienne, s'en contenter peut-être. Mais elle nous échappe comme l'eau insaisissable qui s'écoule entre nos doigts. Héloïse se laisse porter par les dérives de sa vie ou peut-être simplement par son ennui, la puissance d'une rencontre inévitable et son destin en sera ébranlé... Oser, oser regarder vers un horizon lointain et emprunter un autre chemin pour s'en approcher. Héloïse, les uns, les autres, la vie. « On a deux vies Et la deuxième commence Quand on se rend compte qu'on en a qu'une » ? Confucius ?

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  • Jérôme ne trouve plus les mots et ne se contente que de copier les idées des autres depuis que sa vie professionnelle a basculé au sein de la rédaction. L'arrivée d'une nouvelle collaboratrice, fieffée manipulatrice cautionnée par la direction, va créer une ambiance néfaste dans l'équipe. Un choc pour ce journaliste qui s'est toujours beaucoup investi, prêt à tout pour défendre les thèmes qui lui tiennent à coeur, acceptant envers et contre tout la surcharge de travail, jusqu'au jour où il a décidé de dire « stop ». Un refus décisif qui va lui permettre d'atterrir dans un journal communal et de devenir le journaliste attitré du maire de la ville, Josette. Une pause s'impose et Jérôme va apprécier travailler au calme malgré les sujets peu affriolants qui lui sont proposés. Des rencontres féminines vont peu à peu lui permettre de se reconstruire, chacune lui apportant un élément supplémentaire vers la quête de ses propres aspirations.

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  • Hugo Delambre, cinquante ans, se retrouve au bord d'une falaise dans le sud de l'Angleterre. Lui, le Marseillais, comment et pourquoi se retrouve-t-il là ? Le livre retrace le parcours d'Hugo dont le cheminement nous éclaire sur les raisons de sa présence en ce lieu. Le roman explore la puissance des sentiments quand ils se heurtent à la réalité, la capacité ou non de tourner la page pour vivre. À tout prix...

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