Littérature argumentative

  • Écrire pour exister. Voilà des mots qui peuvent nous interpeller et nous pousser à nous questionner sur notre existence. Ces mots ne nous poussent-ils donc pas à nous décider d'écrire, de réécrire ce que nous avons déjà écrit, de le relire et de le tirer de nos manuscrits ? Ce bouquin est à la croisée des chemins entre le parler et l'écrire, deux réalités qui ne sont ni antithétiques ni aux antipodes l'une de l'autre. Il n'est pas un traité sur l'art d'écrire encore moins sur l'art de parler, de lire ou d'interpréter un texte. Il n'a aucune liaison avec les normes de stylistique et de grammaire. Les divers sujets abordés ont la pertinence d'entraîner à l'autoresponsabilisation de l'homme en tandem avec la femme, par la parole, l'éducation et la littérature ainsi que par la participation écoenvironnementale et par l'autodétermination sociopolitique. Toutefois, pour son exploitation, il n'est pas nécessaire de le lire dans sa globalité, et l'ordre d'attaque importe peu. Lisez-le comme bon vous semble, car il n'est qu'une suite illogique de la logique.

  • Au commencement le sacré était féminin. Le culte d'une « Déesse Mère » est probablement la plus ancienne religion du monde. Ses racines remontent très loin dans l'histoire. Dieu fut d'abord une femme, Dieu fut d'abord une Déesse!

    Dès le paléolithique, la société était donc régie par les femmes, les hommes étant soumis à un régime matriarcal. Certains historiens ont évoqué la théorie de l'existence d'une civilisation pré-indo-européenne appelée "culture préhistorique de la déesse" ou "matrilocale" qui aurait existé au début du paléolithique supérieur jusque vers 3000 avant J.C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué.

    Dès le IVe siècle, la Sainte Vierge Marie, la Mère de Dieu, devient aussi Reine de la terre et Reine des cieux. Apparemment, elle a absorbé peu à peu tous les attributs des anciennes Grandes Mères dans le monde. Assurément Sa Sainteté durera à jamais, tant qu'il y aura de générations!

  • Les auteurs mettent en exergue les nombreuses résistances à l'esclavage qui se sont manifestées pendant des siècles d'oppression; ils estiment que ce sont toutes ces résistances qui constituent notre épopée, à nous peuples de la Caraïbe; ils proposent l'établissement d'un jour spécial, le même dans tous les pays du monde qui ont participé ou vu sur le sol le phénomène esclavagiste; de même que les juifs ont la Shoah, les noirs devraient avoir le Deuil noir.

  • Après le succès de son recueil de poésie intitulé Déclamations atones, Takhmazov confronte dans ce premier essai deux monuments de la littérature décadentiste que sont Giuseppe Tomasi di Lampedusa et Thomas Mann. Une analyse qui permet de découvrir toute l'importance de l'Histoire dans l'histoire, les différents points de vue auctoriaux qui déterminent le degré d'historicité des récits et les rapprochent, toute mesure gardée, de l'autobiographie ou de la biographie. Les similitudes entre les personnages, les décors et les situations, dans les incipit comparés, sont nombreuses, bien que les bourgeois de Mann auraient été les ennemis jurés des aristocrates de Lampedusa. Les deux castes, toutefois, assistent, impuissants, aux débuts de leurs fins. Outre les diverses conjectures respectives qui les détruiront inéluctablement, le fléau commun de leurs ruines n'est pas tant l'action des protagonistes, mais l'inaction inhérente à leurs désirs aporétiques de conserver leurs rangs, leurs fortunes, leurs habitudes, dans des mondes qui, pourtant, changent et dont les progrès les enterrent. C'était, sans doute, tout simplement leur destin...

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  • "L'anticonformisme à démystifier" est un essai sur un phénomène contemporain : l'idolâtrie de l'individu, aux dépens de l'essence même de l'être, et l'auteur attribue ce fait de société aux magouilles des combinards à demeure dans les institutions culturelles. À la différence de "Poètes ou imposteurs", oeuvre à caractère pamphlétaire, Michel Muir s'emploie, ici, à pourfendre non des personnes désignées nommément, mais une idéologie qu'il agonit et qui menace l'innocence de L'Homme éternel.

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  • Qu'est-ce que la vie et comment est-elle apparue ? Comment une matière à l'origine inerte et soumise aux seules lois physico-chimiques parvient-elle à s'organiser si admirablement pour finalement acquérir le qualificatif de « vivant » ? Quel mystère est à l'origine de cette manifestation ? Le « vivant » est porteur d'une dimension autre que sa dimension matérielle ; une Intelligence orientée et cohérente se dissimule derrière cette expression exceptionnelle de la matière. La science, qui, avec tout son arsenal technologique et sa rigueur méthodologique, n'a jusque-là pas pu reconstituer la vie, saura-t-elle un jour rendre grâce à cette Douce Intelligence qui, toute discrète, n'en reste pas moins saisissable avec un regard conjoint de foi ? C'est uniquement ce regard qui peut se permettre de se prononcer sur le sens de la vie.

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  • Pendant des siècles, l'animal n'a été qu'un objet au service de l'homme, ce n'est que depuis peu que le Code civil reconnaît l'animal comme « un être doué de sensibilité », alors que de multiples exemples nous renseignent sur ses aptitudes et sur sa sensibilité. Certains auteurs, parmi les anciens, comme Lucrèce, savaient déjà que les animaux sont capables d'entraide, tout comme les plantes, comme l'ont révélé les travaux récents du biologiste Jean-Marie Pelt. La science ne nous montre plus l'homme comme le dernier maillon d'une chaîne qui se situerait entre Dieu et le reste des vivants, et le statut de l'animal préoccupe de plus en plus de gens. Cet essai, « L'Ombre de l'homme », montre que l'être humain n'a cessé de projeter sur les autres - ceux d'une autre couleur, d'une autre religion, les femmes, les enfants, et surtout les animaux - tout ce qu'il rejette en lui, autrement dit sa part d'ombre. Peu différent des autres êtres vivants, il s'est efforcé par tous les moyens de s'en différencier. Cela a donné l'histoire, la civilisation, la culture, autant de choses dont on peut se féliciter, mais les connaissances actuelles exigent que nous envisagions enfin l'animal comme un être à part entière et que nous lui redonnions la place qui lui revient. C'est l'objectif de ce livre.

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  • La philosophie de Karl Popper est ici présentée sous un double visage. D'abord, un rationalisme pluraliste, en ce sens que tout en affirmant la rationalité des théories scientifiques - rationnelles, parce que falsifiables - Popper admet aussi et en même temps celle des théories philosophiques - rationnelles, parce que critiquables. Ensuite, une épistémologie de la démolition et ce, sur un double front. Sur le plan épistémologique, Popper remet en question la crédibilité du principe d'induction, du principe de vérifiabilité et des théories d'interprétation (le marxisme, la psychanalyse)... Sur le plan politique, il s'en prendra à Platon, à Karl Marx et Hegel, puis à la conception classique de la démocratie. Par ailleurs, l'auteur divise l'itinéraire intellectuel de Popper en trois périodes, chacune d'elles correspondant à une date, à un livre et à un tournant de sa pensée. D'abord, le tournant épistémologique et la théorisation du principe de falsifiabilité (1934 : La Logique de la découverte scientifique). Puis le tournant politique et la lutte sans merci contre les totalitarismes de gauche et de droite (1944-1945 : les deux volumes de La Société ouverte et ses ennemis). Enfin, le tournant dialogal (1962 : Conjectures et Réfutations). Du reste, ce livre peut être considéré, à juste titre, comme une véritable propédeutique et une intéressante introduction à l'oeuvre et à la pensée épistémologique de Karl Popper.

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  • En Afrique, la démocratie est sous occupation dans la plupart de pays. Une occupation à la fois militaire et médiatique. Ce n'est plus un secret pour personne. Et pourtant, l'auteur reste convaincu et persuadé que la démocratie est et demeure une opportunité unique pour l'Afrique : bonne gouvernance, respect des droits fondamentaux et élémentaires, liberté de presse et d'expression. Mais alors, une démocratie réelle et effective et non théorique et rhétorique, fondée sur le débat critique et à bâtons rompus, l'alternance au sommet de l'État, des élections libres et crédibles, une armée républicaine... une justice impartiale... Pour ce faire, estime l'auteur, une démocratie ne se juge pas à l'organisation périodique des élections, encore moins à la rhétorique et à l'autoglorification du parti au pouvoir, mais à la défense du pluralisme, au souci de protéger les droits civils des citoyens, à l'attention aux voix des minorités, au bon traitement réservé à l'opposition, à l'ouverture de l'espace public et médiatique et surtout à la capacité de changer de gouvernement sans effusion de sang. Ce livre, en fin de compte, exhorte les démocrates africains ou ceux qui s'autoproclament tels, à faire un saut de qualité. Par amour et par honneur.

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  • Ce texte de « pseudo-fiction » évite la banalité des souvenirs personnels en privilégiant l'approche du vocabulaire comme base de la mémoire. C'est bien par les mots que la mémoire atteint un but parfois surprenant. Elle est notre patrimoine qui se désintègre quand les mots n'ont plus d'écho. Le passé ressurgi conduit moins à la nostalgie qu'à l'étonnement. Ce qui fut vécu apparaît comme relevant de l'inconnu. Il en résulte une évocation - où l'humour n'est pas absent non plus qu'une discrète poésie - qui aboutit à une sorte d'ethnographie traitant des humbles - essentiellement ceux du monde paysan - mais aussi d'un style d'éducation et de formation intellectuelle devenu exotique. Les guerres qui ont ravagé les terres picardes sont vues par des témoins « d'en bas » avec une authenticité prenante. Les modes de vie d'une ruralité à jamais disparue laissent des traces inscrites dans le langage. Un personnage féminin au parcours modeste s'impose au gré des souvenirs en dépit de son apparente insignifiance. L'écriture alternant les formes verbales du passé et du présent rend perceptible le jeu de la mémoire et des mots. Ces pages sont un hommage à la langue française, à la variété et à la richesse des mots qu'il convient de révérer et de préserver, sans que le parler du vieux pays soit oublié, celui des gens dont nous venons avec plus ou moins d'intermédiaires.

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  • Opposer à la norme et l'académisme, l'appel du large et de l'inconnu, la gratification érotique immédiate (hey ho let's go), l'éternelle migration contreculturelle, la fracture et la frustration, la défiance de principe, l'accélération d'un état névrotique : une fulgurance, une rage inextinguible et une envie irrépressible d'en découdre (les robes comme les âmes), bref une question de vie ou de mort... Être rock, c'est être et vouloir demeurer à jamais un magicien et un alchimiste, c'est toucher en demeurant intouchable, atteindre la grâce et la fugacité de l'enfant/homme, adolescent éternel, fragile et incandescent comme un filament.

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  • Dans ses fameux Entretiens, le philosophe stoïcien Épictète nous transmet cette injonction : « Vois, connais, loue, bénis ! » et c'est très probablement ce que firent les premiers hommes sur Terre lorsque levant les bras et les yeux vers le ciel ils chantèrent leurs premiers hymnes religieux d'adoration, de louange et de bénédiction. Et ces hymnes sacrés furent aussi les premières paroles poétiques jamais prononcées. Dès l'origine de l'humanité la poésie est la forme de parole que revêt l'élan vital de l'Homme vers la divinité. La Lyre et la Croix est une collection de textes courts qui explorent ce lien originel et immortel entre poésie et religion. L'auteur étant de confession chrétienne, la religion ici concernée sera donc le christianisme, d'où le titre de l'ouvrage. Nous vivons en Europe de l'Ouest dans des sociétés laïques fortement sécularisées où la parole religieuse est brouillée et, par conséquent, les identités de moins en moins claires pour tout un chacun. Il n'est donc pas inutile de ré-exprimer les bases sociétales et culturelles pour que tous puissent opérer un choix de connaissance libre et précis. Ce choix de connaissance déterminera alors celui de la vie. Or, dans ce processus essentiel la poésie demeure la meilleure amie, la meilleure alliée des hommes.

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