Romans & Nouvelles

  • Ronilson Mendoca Coimbra quitte sa paisible vie de professeur de mathématiques à Santarem, au Brésil, suite à la réception d'une lettre lui annonçant la mort de son frère tué en Guyane française.
    Ce voyage l'entraîne dans une aventure humaine, poétique, sensuelle et meurtrière dans le monde des chercheurs d'or clandestins, les fameux garimpeiros.
    Entre travail et amour, découvrira-t-il l'assassin de son frère?

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  • « Quand je reviens à moi, le monde a changé. Je suis enfermé dans un effluve effroyable. Il fait noir. Je ne peux pas ouvrir mes ailes, à peine agiter mes pattes. Le monde bouge, se soulève et retombe en se balançant. Je suis plaqué contre quelque chose de chaud. La chaleur en est agréable mais c'est de là que provient la puanteur. C'est un corps, un corps d'humain. Je n'ai jamais senti cette odeur d'aussi près, aussi fort, elle imprègne jusqu'à mon plumage. Elle soulève mon coeur et je m'évanouis à nouveau. » Sofia vient de mourir, Louis se perd, Pierre a besoin d'une pause. Helen cherche le pardon, Mélanie son identité, Myriam le sens de sa vie. De la lâcheté anodine au meurtre, ces histoires explorent les concessions auxquelles chacun est poussé par l'aveuglement, l'ambition ou l'égoïsme quotidiens. Le plus souvent, cependant, ces compromissions invitent Alix, Victor et les autres à se relever, en quête d'une vie plus lumineuse.

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  • Jacob et Esther adoptèrent Tristan, le fils d'un Allemand et d'une patiente anglaise décédée. Tristan grandit, la judaïté de ses parents adoptifs lui collait à la peau. Engrenages de la guerre d'Espagne et de la Seconde Guerre mondiale... Dans les boursouflures de l'histoire se tissèrent des fatalités.

  • Madeleine, Clémence et Gaby avaient crié haut et fort qu'elles ne le placeraient jamais en « résidence surveillée ». Et puis arrive le jour où elles doivent faire un choix. Un choix auquel elles ne sont absolument pas préparées. Alors la culpabilité les grignote, jour après jour, face à la détresse d'un père « coupable » de vieillir... Philbert, veuf et incapable de vivre seul, accepte de vendre son appartement et sa voiture et de finir ses jours dans une maison de retraite. Il a 92 ans... Dès lors, il s'enferme dans une solitude sans concession et observe, à l'ombre de son journal, les autres pensionnaires qui errent comme des fantômes dans les couloirs de l'établissement. Il pense ainsi être arrivé à la fin de l'aventure de sa vie et attend patiemment l'heure où son ultime voyage lui permettra de retrouver la seule femme qu'il a aimée, jusqu'au jour où... Bernadette Lussot-Sérouart nous propose une plongée émouvante au sein de la résidence Saint-Hubert où chacun exprime, à sa façon, le terrible sentiment d'être abandonné mais aussi le désir de survivre au déracinement imposé par la vie...

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  • Crime, suspense, amour, intrigue... Au fil de ces nouvelles, vous retrouverez le commissaire Blondeau et l'inspecteur Benoit On peut aussi y suivre la vie de ce dernier et l'enquête au cours de laquelle il tombe amoureux. Va-t-il se marier ? Va-t-il abandonner la police ? Que devient le commissaire Blondeau ? Nul doute que vous prendrez autant de plaisir à suivre les enquêtes du commissaire de M. Marcadé et de sa fine équipe que l'auteur a eu à les écrire.

  • Bonne chance Aminata

    Jean Bonis

    En Afrique, un Européen débarque, seul, dans un bled perdu. Que vient-il faire dans ce pays que visiblement il ne connaît pas ? L'homme y rencontre des enfants cachés dans un marécage. Il découvre leurs moeurs, leur courage et leur extraordinaire aptitude à survivre au sein d'une nature agressive et à éviter les bandes armées qui infestent la région. L'homme va les aider et redonner ainsi un sens à sa vie.

  • J'ai pleuré en rentrant chez Ruth. Le décalage horaire, la fatigue, l'alcool, le trop-plein d'émotion, le nouveau changement, radical, les retrouvailles avec mon vieux copain, ma famille désormais loin de moi... Je me suis abandonné dans ses bras. J'ai versé quelques gouttes de désespoir sur son épaule, sangloté mon inquiétude, hoqueté quelques papillons noirs et inspiré à la fenêtre, pour me calmer, une longue bouffée du nouvel air qui allait désormais bercer mes jours.
    Brooklyn endormi et un peu plus loin, par-delà l'Hudson, Manhattan dans son agitation nocturne. Les fêtards affamés se pressent dans les dîners, le Village Vanguard se vide et ferme ses portes sur la 7e Avenue encore bercée de jazz. À Times Square, les touristes prennent leurs dernières photos, aveuglés pas les écrans géants publicitaires et dans une chambre de l'hôtel Pierre, des flashes crépitent sur un mannequin qui prend des poses lancinantes devant Central Park assoupi.

  • Retrouvailles

    Martine Gasnier

    L'auteur nous offre dans ce recueil de vingt nouvelles, où le sentiment amoureux sert de fil conducteur, des portraits d'amants qui acquièrent une dimension de héros romantiques. Le style de l'écriture, qui s'inscrit dans la plus pure tradition classique et n'est pas sans rappeler quelques noms illustres, participe pour beaucoup au plaisir de la lecture. Décrits par touches quasi impressionnistes, les êtres qui peuplent ces pages nous invitent à les rejoindre dans leur intimité où l'amour devient ce rêve qui donne sens à la vie. « Il monte de la terre une odeur annonciatrice d'orage dont je me délecte. La lune est évidente comme un dessin d'enfant et sa clarté invite à la plus délicieuse des promenades nocturnes. Nous nous égarerons, si vous le voulez bien, dans le labyrinthe du jardin avant de rejoindre le chemin qui conduit à la mer. Je vous demande de rester près de moi le temps que durera ce voyage initiatique et de m'écouter. Après, et seulement après, vous déciderez entre vos chimères et ma gourmandise. »

  • « Quand vous êtes entré dans ma vie, le printemps pluvieux de cette année-là avait capitulé devant l'ardeur d'un bel été. Je vous ai appelé l'Homme Soleil. Quelque chose en vous ressemblait aux jours interminables aveuglés de lumière qui font oublier l'idée de nuit. Était-ce l'éclat de vos yeux ou celui de votre sourire ? Lorsque j'y songe aujourd'hui il me semble que votre rayonnement avait plus à voir avec l'esprit. Vous avez grandi sur les bords de la Méditerranée, là où des voix s'élèvent encore pour raconter mille histoires éternelles ».
    Dans ce nouveau recueil de nouvelles que l'on pourrait qualifier de trilogie solaire, l'auteur nous offre un voyage initiatique au pays de la lumière, celle de la Méditerranée ou d'une île perdue quelque part, au milieu d'un océan de toutes les audaces. La prose s'y fait poésie et berce le lecteur d'une ensorcelante musicalité.

  • Fragments de vie

    Dominique Bal

    Merveilleuse et redoutable, sur laquelle rien ne prévaut, la Vie : « la belle funambule perchée sur l'horizon qui va sa route vertigineuse sur les fils de la vierge de l'espace et du temps » ; dans ses entrailles, quête universelle mais demeurant strictement personnelle, le bonheur parfois possible : « être l'hôte ébloui d'une constellation intérieure où gravite et prend chair l'étoile filante de nos désirs les plus secrets ». Par le sacre des mots, j'ai tenté d'apprivoiser cette force vitale et, en chemin, d'en faire une amie en lui donnant sens et valeurs. Roi sans sceptre, mage sans étoiles, paladin confortable du monde occidental en quête d'un graal auquel je ne crois guère, qu'il faut tailler dans le chaos du monde et l'absurde de l'humaine condition... mais que de tendresse silencieuse dans les yeux de mon chien !

  • « Je vois bien, je ne suis pas totalement idiot, que le temps passe, que tout se délie, tout se dénoue, tout se délite et se dilue. Que, hormis les pierres et ce qui est écrit dessus, il ne reste rien. Éternelles sont les pierres. Dans dix ans, dans vingt ans, dans cent ans, mille ans, il ne restera rien de nos minuscules vies. Les photos argentiques illisibles, négatifs détruits, les photos numériques effacées, évanouies, les manuscrits des romans écrits au coeur de la nuit : rien, il ne restera rien. Mais les pierres des temples, dans mille ans elles seront là. Elles ont tenu plus de mille ans déjà. Elles tiendront. » Avec Nulle part où je vive ou meure et ses vingt-trois courtes nouvelles qui sont autant de petits tableaux, comme des éclats de peinture arrachés à l'enduit écaillé du mur du temps, Christian Billon nous emmène sur les chemins de sa mémoire. Écorces fendues du tronc de l'arbre de la vie et qui laissent voir le bois nu de la vérité de l'auteur. Éclats, écailles, écorces mais aussi épines, étreintes, caresses. La vie, quoi. Tout ce qui forme l'écume des années. Et de ce palimpseste surprenant surgissent sous la plume de l'auteur ses évocations obsessionnelles du Cambodge, comme un leitmotiv qui revient dans tous ses livres.

  • « Je ne me sens pas comme les autres, identique en apparence mais si différent au plus profond de mon être. Je vois ce qu'ils ne voient pas, je comprends ce qu'ils ne comprennent pas. Ma rapidité et sagacité d'esprit font de moi un être à part, mais cette différence, que je considère comme une chance, je dois la cacher car elle fait de moi un être incompris. [...] J'ai trouvé un moyen de partager ce que je suis et ce que je souffre tout en continuant à me cacher. » C'est comme ça qu'en cette nuit dépourvue d'étoiles, une chouette hulotte avait observé une forme sombre jeter un coffre qui paraissait bien lourd dans la Seine... Et si votre pire cauchemar était votre vie ? Simplement votre vie... ?

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  • Sandrine, une étudiante, a l'intention de poursuivre sa troisième année de droit à la Sorbonne. Pour survivre, elle doit servir de bonne et de baby-sitter, chez ses riches employeurs, sans avoir le choix, ni les moyens de partir en vacances. Elle se donne l'habitude de passer l'été au jardin du Luxembourg, en attendant la rentrée. Sa rencontre avec un homme qui la déçoit déclenche en elle le besoin irréversible de gagner sa vie autrement. Elle ne fréquente plus les cours et devient marginale. Sa décision de changer de cap, de vivre par un argent plus facile à gagner, la conduira à franchir les limites de la légalité...

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  • « Juan Saravia a écrit un authentique délire, un texte passionnant aux limites du mysticisme. Le Journal d'un fou frappé de lucidité met en scène une rencontre apparemment anodine et banale entre un écrivain et un artiste peintre. Un écrivain manie la diversité de l'essence de la vie grâce aux enseignements et préceptes d'un vagabond qui, comme ascète mystique, paria solitaire, comme déraciné, plongé qu'il est dans les affres nostalgiques, nous dépasse tous d'une tête, sur cette Terre. Le sens de l'existence est tout entier à trouver, pour ce vagabond, dans le respect pour la vérité, dans l'abstraction des besoins terrestres, dans la distance d'avec les possessions matérielles, dans l'acceptation de la souffrance dans nos existences, dans l'intégration des états de consternation et de méditation. Le Journal d'un fou frappé de lucidité est le récit d'une relation au-delà du simplement humain. Il s'agit bien d'un inventaire d'un monde à l'intérieur d'un autre monde... Avec la différence exacte et singulière qui rend le monde de ce vagabond beckettien infiniment plus libre et plus profond, à l'écart des impuretés sociales. Juan Saravia nous lègue une tristesse énorme dans sa splendide nouvelle. Une grande sagesse, contenue dans ces quelques pages, avec un merveilleux sens de l'humanité : Le Journal d'un fou frappé de lucidité est une de ces oeuvres qui font mal mais qui restent gravées pour longtemps dans la mémoire des lecteurs. » PhD. Susana Arroyo-Furphy, Université du Queensland, Australie. Cet ouvrage, paru sous le titre original de Diario de un loco enfermo de cordura, a été imprimé en décembre 2005 par les ateliers Solar, Servicios Editoriales (S.A.), à San Pedro de los Pinos, Mexique. Traduction en langue française de Victor Khagan (Belgique, 2018).

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  • Après Courage, la vie est belle et Les Commères de Bonnat, place du Champ de Foire, ce troisième récit nous mène dans l'atelier d'un sculpteur. À quelques pas de l'établi et des formes arrondis façonnées dans le bois, une bouteille de Bordeaux-Quintonine est le témoin privilégié de l'amitié naissante entre l'homme recouvert de copeaux et l'homme à la plume. En effet, l'écrivain, en cherchant à comprendre l'art de la sculpture, va découvrir au fil du temps un personnage aussi authentique et talentueux que marginal et imprévisible. Dans les senteurs des arbres que la nature nous offre, il va peu à peu apprivoiser le caractère de son hôte et percer les mystères de ses oeuvres. N'est-ce pas la meilleure des façons pour en deviner toute leur beauté ? À moins que ce soit là l'occasion de prendre conscience que la sculpture n'est finalement pas si différente de l'écriture...

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  • « Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, Mina a d'autres préoccupations d'une autre importance que le salut rendu à un petit vendeur d'amandes grillées. Dieu seul occupe son esprit, Dieu qui peut compter sur elle et qu'elle ne décevra pas, pas plus que son oncle Abou Assim qui parle si bien et dont le regard trouble, fiévreux lui fait parfois un peu peur. Ce Dieu à la grandeur incommensurable, Mina s'en est fait une idée bien à elle. Pour un peu elle prétendrait le connaître, l'avoir déjà rencontré. L'immense respect des siens pour cet être invisible l'en a empêchée mais elle, petite souris à peine arrivée sur terre, a de lui une image bien construite, belle, rassurante. » J'aime, confie l'auteur, les mots et les histoires surtout celles qui éclairent l'homme de l'intérieur et mettent à nu ce qui palpite en lui de fort et de fragile, d'obscur et de lumineux.. J'aime à approcher, autant qu'il est possible, de cette part mystérieuse et secrète qui guide chacun de nous et le plus souvent à notre insu. Le temps qui passe et nous échappe, le grand tourbillon de la vie qui nous emporte, la singulière absence du présent... autant de sujets qui m'interpellent et m'assurent d'inépuisables sujets d'écriture.

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  • Difficile d'être plus dissemblables qu'Anne et Béatrice. Elles ont beau être soeurs, rien ne les rapproche. À l'une, tout semble réussir : ses études, son métier, son mariage. Elle est devenue perfectionniste jusqu'à la raideur. L'autre tâtonne, se trompe, échoue ; le modèle écrasant de l'aînée la rend volontiers mordante. Autour d'elles, une famille hétéroclite : des grands-parents confits d'amour, des parents post-soixante-huitards, un gendre flegmatique. Presque par hasard, Anne, dont plus personne n'attend de réussite, se découvre un loisir qui devient une passion. Le principal défi ne sera pas seulement d'avoir du talent, mais de vaincre un certain regard sur soi... et de relever la tête.

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  • « Ahmed observait le ciel chauffé à blanc par un soleil de plomb. Il faisait craquer nerveusement ses doigts longs comme des tiges en bois. Ses babouches trouées soulevaient, quand il bougeait, la poussière rougeâtre. Ses yeux fixaient de temps à autre la terre crevassée. Il portait son regard sur ses oliviers chétifs qui crevaient à petit feu... » L'histoire d'Ahmed et de son village s'inspire d'une histoire vraie, liée à la tentative de révolutionnaires marocains, dans les années soixante-dix, celles de plomb, de fomenter des foyers de soulèvement contre le pouvoir à la manière guévariste. Une tentative avortée car non coordonnée. Ce récit romancé imagine que les villageois marocains spoliés de leur terre, tellement chérie, par une bande d'agents du « makhzen », prennent les armes à leur tour. La répression est féroce, les intrigues nombreuses. Ahmed personnifie toute une génération de militants marocains qui ont connu les geôles de notre ami le roi. Un clin d'oeil à cette période qui précède celle vécue aujourd'hui par mes compatriotes, dans des conditions quasi similaires.

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  • Une étrange numérotation sur une maison de Belleville attire la curiosité d'un homme désespéré. Il prend la décision d'accomplir l'acte ultime... De rencontre en rencontre, il s'interroge sur son passé. Passera-t-il à l'acte ?

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  • Philibert, bachelier provincial, arrive à Paris pour ses études supérieures. Il va y découvrir un monde étudiant en pleine effervescence, une vie parisienne en trompe-l'oeil, les charmes de jeunes filles plus ou moins sages ou délurées, tout en étant confronté à sa propre solitude. Sensible, intelligent mais introverti et encore naïf, il se retrouve mêlé, à Nanterre puis à la Sorbonne, aux événements de Mai 1968. Étonnements et tribulations vont lui faire faire l'apprentissage de la vie et de la société des « Trente Glorieuses ». Ses aventures amoureuses, sa rébellion à contre-courant et sa personnalité le mèneront jusqu'à l'impensable !

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  • Éliézer, héros de ce récit, vit dans une contrée où les difficultés sont multiples : économiques, politiques, sociales, pastorales, alimentaires, éducationnelles, morales, martiales, sanitaires ou liées au travail et à la cohabitation. Il se démarque de ce contexte vicieux où les pratiques avilissantes sont vécues aisément et couramment. C'est là où le mal a perdu sa hideur et le bien sa juste valeur ; une véritable illustration de la satire des moeurs. Ceci ne lui convient vraiment pas. Dans son impassibilité, il ne cède pas aux travers qui rongent sa société et son milieu de travail où ces pratiques indécentes ne devraient pas exister. C'est un fait curieux. Il brave cet entrisme et ces pratiques qui contrarient la bonne marche de sa société et de son milieu de travail. Éliézer est épris des vertus, d'entregent, de la probité et de la justice en vue d'un succès de bon aloi dans toutes ses actions, n'en déplaise aux diverses attaques de la racaille des savants inintelligents qui le traitent sans aménité.

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  • Les mots sont la plus inépuisable fontaine de magie. Ils peuvent à eux seuls transformer ce qui est prétendu réalité, adoucir des blessures, voire les transformer

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  • « Je reviens de l'antichambre du royaume des morts. Le sentiment de mourir est-il différent dans les tranchées de boue sous une pluie perpétuelle ou bien dans le lit d'une chambre en sous pente au dernier étage d'un immeuble à Paris ? Aujourd'hui, je ne peux répondre à cette question obsédante. L'impasse de ma réflexion, c'est l'incongruité de la situation. Passer à travers les balles, les mortiers, les obus et se faire cueillir par la grippe espagnole alors que l'on a relâché enfin sa garde en se croyant désormais à l'abri. J'ai du mal à tenir ce crayon qui semble peser un kilo. Je tenais à écrire quelques lignes pour fêter mon retour éphémère à la vie. » Un siècle de destins de femmes, de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours, Patrick Tournier-Potiez orchestre un puzzle de portraits croisés que le narrateur fait découvrir aux lecteurs à travers les écrits de son grand-père Adrien, romancier passionné de littérature. Récit à tiroirs et à voix multiples, l'ouvrage mêle chronique sociohistorique et saga familiale, en restant au plus près des personnages et en faisant revivre avec justesse le parler des différentes époques.

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  • « Il me questionne : - Vous êtes muet ? Je fais non de la tête. - Bien, et vous savez parler notre langue ? Un mouvement positif pour réponse. - Okay. Est-ce que c'est possible pour vous de dire un mot, n'importe lequel ? Un signe négatif, une expression navrée. - Vous avez déjà parlé dans votre vie ? À quand remonte le moment où je m'exprimais ? Je cherche : la mémoire recule aussi loin que possible, mais rien ne vient. Nul souvenir de la parole chez moi... Je ne sais donc pas... Je hausse les épaules pour manifester mon ignorance. - Et ça vous gêne pas de jamais rien dire ? Parce que nous on pourrait pas ! C'est vraiment bien de parler ! La question me frappe, me touche en plein coeur. Je baisse la tête, refrène une larme qui, au fond de moi, jaillit et voudrait s'extraire de mon visage. La question résonne avec une telle force qu'elle semble rendre mon mutisme assourdissant. » Mutique, le narrateur de ce roman vit dans l'ombre d'un vieil homme. Mentor parvenu au faîte de sa vie, il incarne une sagesse que peu sont en mesure de comprendre. Un voyage important les amène à abandonner leur demeure, à faire des adieux à leur entourage. Après un vol de nuit, ils arrivent épuisés dans une contrée dont le nom n'est pas révélé. Confiné dans une chambre d'hôtel, le narrateur, au fil des semaines, semble vouloir s'émanciper du vieil homme. Un jour, il le quitte. S'ensuit un périple sur un chemin de découverte : la nature devient le reflet de l'état intérieur du narrateur et les rencontres l'interrogent sur son mutisme. Il emprunte ainsi une voie qui pourrait le mener à découvrir sa voix...

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