Récit

  • Encensé par ses admirateurs, critiqué parbeaucoup de magistrats, la « Bête noire »des prétoires s'explique pour la première fois.



    Non, il n'est pas fasciné par le mal, mais il défend autant la présomption d'innocence que le droit - pour les criminels de tout bord - à une juste peine qui ne varie pas du simple au double d'une cour d'assises à l'autre.

    Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de la notion d'humanité dans leur serment, alors qu'elle figure dans celui des avocats. Car ceux qui lui confient leur destin sont aussi des êtres humains, dont la ligne de vie a parfois de quoi inspirer aux jurés une certaine clémence.

    Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la Justice. Comme personne ne l'a fait auparavant, il raconte les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. À travers les anecdotes et les souvenirs édifiants des grands procès d'assises auxquels il a participé, il dresse le portrait d'un système judiciaire implacable, au sein duquel la défense n'est guère que tolérée, même quand elle tente désespérément d'éviter les erreurs judiciaires.

    « J'ai décidé de devenir avocat à quinze ans. C'était le 28 juillet 1976 et j'avais entendu à la radio que Christian Ranucci, l'homme du "pull-over rouge", avait été exécuté à l'aube. Ce n'est pas le récit d'une vocation que je fais ici, mais d'une sorte de fatalité. Je suis condamné à plaider. »

  • Il y a les photos riantes de Françoise Dorléac, piquante, posée, les cheveux en bataille, l'oeil qui frise, et cette beauté inaltérable.
    Il y a le texte de Patrick Modiano, promeneur admiratif qui croise la jeune femme dans certaines rues de Paris, la perd et la retrouve encore.
    Il y a l'entretien avec Catherine Deneuve, parlant enfin de sa soeur avec douleur, bonheur et liberté à la cinéaste et journaliste Anne Andreu.
    Françoise Dorléac est morte il y a cinquante ans, à l'aube d'une carrière qui devait être forte, imposante et longue. Ce livre n'a rien d'une commémoration sévère, c'est un hommage tout tendre et remarquable, sobre et serein à une actrice éclatante, fascinante et joliment aimée.
    L'Express, décembre 1996.
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  • Embarquez avec Sarah Marquis pour une incroyable traversée à pied de l'Australie. Pour la première fois, après 23 ans d'expéditions, l'aventurière des sables se lance un défi encore plus fou, encore plus extrême pour réaliser son rêve : un face-à-face avec la nature de 4 mois sans vivres ni ressources. Livrée à elle-même, elle affronte les Kimberley, ses savanes, ses gorges et ses forêts tropicales, terre vierge et redoutable.
    Pour survivre, la connaissance et la maîtrise de la faune et de la flore sont ses meilleurs atouts. La récolte des fruits du baobab et la chasse aux insectes ou aux serpents sont ses rituels quotidiens. Pour manger, elle  a dû parfaire l'art de la pêche, pour puiser l'eau douce, elle a dû maîtriser le calendrier des marées puis la rendre potable grâce à un filtre en céramique. Il ne faut rien négliger, ni la chaire délicieuse des branches des arbres Pandanu, ni les vertus médicinales des plantes du bush. À l'aube, fronde et machette à la taille, Sarah, près d'un abreuvoir naturel et garde-manger pour tous les prédateurs, installe ses pièges à crabes et ses filets de pêche. Au royaume des crocodiles, elle est sur le qui-vive car elle sait que la moindre négligence pourrait lui être fatale.
    Le soir venu, au campement, une fois le panneau solaire en charge et la caméra infrarouge lancée, laissez-vous comme elle bercer par le roulis du hamac et goûtez à la nuit sauvage.
    Toute sa vie, Sarah s'est préparée pour ce challenge. De son propre aveu, la plus difficile de ses expéditions. Dans Face-à-face nature, elle vous invite à la partager.

    « Pour survivre dans la nature vous devez oublier votre enveloppe humaine et suivre votre instinct animal. »  

  • Quand, à l'âge de la retraite, il a quitté ses fonctions de chef du pôle cardio-vasculaire de l'hôpital Georges-Pompidou, Alain Deloche n'a pas été trop affecté. Une autre vie l'attendait ailleurs, à La Chaîne de l'espoir qu'il avait créée des années auparavant, pour venir en aide aux enfants des pays défavorisés qu'une simple opération pouvait sauver d'une mort imminente.
    C'est cette fabuleuse aventure qu'il nous raconte dans ce livre. Car l'humanitaire est loin d'être une simple affaire de bons sentiments ! Ça commence ici par des « bricolages », au Vietnam, au Cambodge ou ailleurs, dans des structures hospitalières de fortune où l'on s'aperçoit en pleine opération à coeur ouvert qu'on a oublié l'oxygène ou le sang pour les transfusions. Sans doute vaut-il mieux opérer les enfants à Paris. Ils seront des milliers, mais les faire venir n'est pas une sinécure.
    Pour progresser, il faut aussi se répandre dans les médias afin de trouver l'argent nécessaire. Ça ne marche pas toujours, mais il arrive qu'un couple vienne vous trouver et vous dise : « Professeur, on a été émus par vos propos, on veut faire un petit geste... » Quatre millions d'euros ! De quoi envisager la construction d'un hôpital ! Mais il va en falloir beaucoup plus pour réaliser le rêve d'Alain : construire sur place des centres hospitaliers. Il l'a fait. À Saigon, au Cambodge, à Dakar, à Bamako, au point qu'on l'appelle désormais « Professeur briques-béton ».
    Sauf que construire ne suffit pas, on doit aussi assurer la formation des équipes sur place. Sauf que de nos jours, en certains lieux, le « bon docteur blanc » est devenu un ennemi et doit apprendre à « sauver sans périr ».
    Alain Deloche s'en rend compte, mais ne renoncera jamais à sa mission. « Parce qu'on ne peut pas priver les gens de tout sous prétexte qu'ils n'ont rien. »

  • Attention, ce n'est pas un livre que vous allez lire, c'est une aventure extraordinaire que vous allez vivre ! Sarah Marquis « anime » si bien son écriture que vous partagerez ses émerveillements sur 7 000 kilomètres, du Chili au Pérou, hantés comme elle par la magie de l'Empire inca. Vous gravirez les sentiers capricieux de la cordillère des Andes, surpris par l'irruption d'un troupeau de chèvres étiques, ou pétrifiés par une horde de cavaliers venus du fond des âges qui déboule de la montagne. Dans les rares villages, vous rencontrerez des gens très pauvres aux yeux rieurs, accueillants pour la plupart mais parfois hostiles, comme s'ils avaient conservé dans leurs gènes les terribles souvenirs de la conquête espagnole. Vous savourerez les nuits du désert sans dunes d'Atacama, sous une voûte étoilée où le silence vous parle. Et vous apprécierez l'humour dont fait preuve l'intrépide dans les situations scabreuses où elle se retrouve inévitablement.
    Mais avant d'arriver à la merveille finale du Machu Picchu, il faudra aussi transporter votre sac à dos de 30 kilos, marcher entre 3 800 et 4 500 mètres d'altitude pendant des jours sans rencontrer personne, parfois par moins 25 degrés, trouver de l'eau, l'économiser, avoir faim, monter votre tente sur un escarpement rocheux, à moins que celui-ci ne vous barre carrément la route : il vous faudra l'escalader !
    Pourtant Sarah Marquis ne se vante pas de ses prouesses. Sa quête est ailleurs.

  • « J'ai donné le jour à Vincent le 3 février 1981. Le 24 septembre 2000, un accident a saccagé sa vie. Et, à sa demande, je l'ai aidé à partir le 24 septembre 2003. Mais Vincent existe toujours. Non que j'aie instauré un culte à sa mémoire, mais parce que sa prière, que j'ai eu tant de mal à exaucer, fait écho à tellement de douleurs qu'elles reviennent jusqu'à moi. Plusieurs fois par jour, les témoignages, les sollicitations, les appels au secours me replongent dans ce vécu tragique. »

  • Un palace en enfer

    Alice Quinn

    Sexy et grande gueule, Rosie Maldonne est une jeune mère de trois enfants qui a pour seules ressources les versements du RSA. Elle vit dans une vieille caravane, posée sur un terrain vague à quelques encablures de Cannes. Alors qu'elle se démène sans cesse pour trouver de l'argent, mettant en pratique son système D habituel, le destin finit par frapper à sa porte : un gros paquet de fric lui tombe dessus sans prévenir ! Dès lors, les ennuis commencent et les questions affluent : Qui est ce flic trop mignon qu'elle croise partout ? Pourquoi sa meilleure amie a-t-elle disparu avec son bébé ? Est-ce vraiment la mafia russe qui la pourchasse ?
    Cet argent tombé du ciel lui ouvrira-t-il les portes d'un palace, ou celles d'un enfer ?

    Première enquête de Rosie Maldonne, Un palace en enfer est un roman policier qui allie suspense et humour.

  • Découvrez Saint-Tropez ! Ce livre est plus qu'un guide : il fait vivre l'esprit des lieux. Le port où les marins affrontèrent les « Barbaresques » et d'où plus tard des équipages partirent à la conquête des marchés prometteurs des échelles du levant, les ombres qui hantent le cimetière marin, les promenades et les vestiges qui vous attendent dans le massif des Maures, mais aussi l'âme de tous les amoureux de la presqu'île qui y ont longuement séjourné. Guy de Maupassant venant y fuir le désespoir d'une mort annoncée, Marcel Pagnol au château de Camarat, Picasso qui tombe amoureux de Dora Maar, Serge Rezvani poignardant la terrible raie pastenague et dévorant ses petits dans la mer dans un « retour aux sources » hallucinant, Colette dans sa maison de la Baie des Canebiers, Bardot et ses multiples amours, Beauvoir rejouant à sa manière « le mari, la femme et l'amant » à l'hôtel de la Ponche, Marguerite Duras ravagée de passion et d'alcool, Greco qui habite la presqu'île, l'été, depuis plus de trente ans... Et tous les peintres, couturiers, « faiseurs de mode » et people égayant les splendeurs du Byblos et la terrasse de Senéquier. Des aventures, des souffrances et des joies, dont celle de déguster l'aïoli à l'ancienne de la mère de l'auteur, sans oeufs : un vrai régal, comme tout le reste de cet ouvrage dont les « entrées », par ordre alphabétiques, vous permettront d'aller savourer, selon votre humeur, les multiples aspects d'un endroit au charme éternel.

  • Lettres à mes filles

    Fawzia Koofi

    Son père avait sept épouses ; sa mère, qui ne voulait plus de fille, l'a rejetée et abandonnée dès sa naissance sous le soleil cuisant pour la laisser mourir. La volonté de fer de Fawzia s'est révélée durant ces premières heures. Malgré de nombreuses brûlures, elle a survécu et est devenue à cet instant l'enfant préféré de sa mère. La politique coule dans le sang des Koofi. Membre du Parlement pendant 25 ans, le père de Fawzia était un homme de pouvoir incorruptible et attaché aux traditions du pays. Lors de son assassinat par des moudjahidines, la mère analphabète décide d'envoyer sa fille de 10 ans à l'école, faisant d'elle la seule femme de la famille à recevoir une éducation. Tandis que la guerre civile fait rage, Fawzia excelle à l'école et devient chef de clinique. Elle épouse aussi un homme qu'elle aime et qui lui donne deux filles, qu'elle chérit. Mais l'arrivée des talibans sonne le glas de toutes les libertés et son époux meurt après avoir été torturé. Recluse sous sa burka, Fawzia Koofi s'éveille alors à la politique. En 2005, elle accède enfin aux responsabilités

  • Ma France méconnue

    Mohamed Bekada

    1er janvier 2014, le patrimoine français s'est trouvé un nouvel ambassadeur : Becket. Ce jeune homme de 26 ans s'est en effet lancé dans une aventure pédestre qui a duré une année entière, à la recherche de la France méconnue. Le défi était de taille : un parcours de 6 500 kilomètres en tractant une charrette dont le poids pouvait aller jusqu'à 75 kilos, jalonné de rencontres plus ou moins heureuses, où la nécessité de s'abriter et de se nourrir était un impératif quotidien.
    Mohamed porte une ambition, celle de la sauvegarde du patrimoine. En ces temps de crise économique, ce n'est pas la priorité des élus, et les sites sont souvent peu valorisés, voire laissés à l'abandon. L'infatigable arpenteur a décidé alors de dresser une cartographie originale de cette France qui regorge de merveilles parfois insoupçonnées.
    C'est donc dans une aventure humaine unique que l'auteur nous embarque, à la jonction de la grande et de la petite histoire. C'est aussi le récit d'un combat courageux, rappelant à quel point le patrimoine constitue un trésor dont la disparition serait pour nous tous un désastre autant qu'un danger : quel serait l'avenir de nos descendants si nous les laissions sans héritage ?

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