Michalon

  • Soupçonné par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, l'Iran risque des sanctions internationales.
    Omniprésente dans la région, l'armée américaine encercle la République islamique. par l'ouest (l'Irak, la Turquie), le sud (le Golfe persique, Qatar, Bahreïn, Koweït, l'Arabie saoudite), l'est (l'Afghanistan, le Pakistan), enfin le nord (l'Azerbaïdjan). Pourquoi, en dépit d'une perte grandissante de légitimité à l'intérieur du pays et d'une importante crise à l'extérieur, le régime islamique d'Iran parvient-il à se maintenir au pouvoir, voire à se consolider ? Comment les Iraniens acceptent-ils de se soumettre à un régime dont les mots, d'ordre sont en contradiction flagrante avec une société moderne tant dans ses comportements sociaux, démographiques ou culturels que dans ses revendications démocratiques ? Ce livre est une analyse du paradoxe iranien, entre un régime islamique qui s'institutionnalise et une laïcisation de la société - à contre-courant des autres pays musulmans.

  • Al-Zarqawi, Al-Zawahiri, Abou Qatada, Ben Laden, tous ces noms sont reliés par une même matrice : Al-Qaïda.
    Madrid, mais aussi Casablanca, Bali, Riyad, Bagdad et Istanbul : l'Occident et l'Orient sont visés - les régimes arabes parce qu'ils oppriment, les démocraties pare qu'elles sont complices. Entre le 11 septembre 2001 et le 11 mars 2004, Al-Qaïda changé de visage. L'organisation historique s'est transformée en une nébuleuse transnationales, aux facettes variées et aux relais locaux multiples. [...] Rédigé à partir de sources arabes de première main, cet ouvrage vise, au travers du portrait des hommes fondateurs mais souvent méconnus du phénomène Al-Qaïda, à comprendre leur trajectoire personnelle, leur influence, leur discours et stratégie, et à appréhender comment, du monde arabe à l'Occident, ils brandissent l'étendard du djihad.

  • C'est le conflit le plus meurtrier de l'après-guerre et il se déroule dans l'indifférence générale.
    Trois voire quatre millions de morts. C'est la première grande guerre africaine : un conflit interétatique impliquant jusqu'à huit pays qui s 'affrontent sur le territoire congolais. Un conflit à bas bruit, qui détruit le coeur de l'Afrique, un pays de 2,3 millions de kilomètres carrés, cinquante-trois millions d'habitants, deux-cents cinquante ethnies, dont aucune ne dépasse les cinq pour cent de la population.
    Deux guerres successives : celle de 1996, réplique du séisme rwandais, balaie le régime du maréchal Mobutu et signe la mort du Zaïre qui devient la République démocratique du Congo dirigée par Laurent-Désiré Kabila. Celle de 1998 est une guerre de prédation : les vastes ressources naturelles suscitaient les convoitises des voisins. Les deux blocs aux prises mêlent seigneurs de guerre, hommes d'affaires congolais et étrangers, mercenaires, hommes politiques.
    C'est l'éclatement des fronts et des acteurs qui distingue un conflit dont les braises couvent encore malgré la dynamique de paix soutenue par l'ONU.

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