Sciences & Techniques

  • En octobre 2016, la Commission de la transparence en charge de l'évaluation au sein de la HAS rend l'avis suivant : quatre médicaments encore largement prescrits contre la maladie d'Alzheimer (Ebixa, Aricept, Exelon et Reminyl) sont jugés inefficaces. Depuis 25 ans, on compte ainsi plusieurs milliards d'euros dépensés en pure perte pour leur remboursement. Pourquoi ?
    La maladie d'Alzheimer est devenue comme un cliché. Elle est partout. Au moindre symptôme de perte de mémoire, on la convoque. Son nom est là, son nom arrive. On ne parle plus de vieillesse, mais de « maladie d'Alzheimer ». Et le vieux qui en est qualifié, est aussitôt disqualifié. Maladie du siècle, disent même certains. Mais de quoi parle-t-on ? D'une construction sociale ou d'une réalité clinique ?
    Le Pr Olivier Saint-Jean raconte ainsi comment, jeune interne au début des années 80, il a vu les « vieux » abandonnés sans soins dans de grands hospices, avant que quelques gériatres décident de les prendre en charge et de les soigner. Arrive la maladie d'Alzheimer. Elle va peu à peu remplacer la démence sénile. Les médicaments proviennent des Etats-Unis ; on soigne ; ne va-t-on pas la guérir ? Le modèle médical s'impose dans la prise en charge de la vieillesse.
    Et si la réponse était : le « care » plutôt que la « cure », c'est-à-dire une prise en charge non médicamenteuse telle que la France a développée depuis 2008 avec le Plan national Alzheimer : centres et hôpitaux de jour, équipes d'intervention à domicile, unités d'accueil spécialisé à l'hôpital et en Ehpad, techniques de rééducation cognitive, aides aux aidants, séjours de répit, gestionnaires de cas complexes...

  • Le traitement du cancer fait de plus en plus l'objet de nouvelles molécules très médiatisées, occultant souvent le rôle majeur de la chirurgie, de la radiothérapie ou des anciennes molécules déclarées obsolètes. Une vraie révolution a eu lieu, oui, mais au seul bénéfice de la finance, très exceptionnellement des malades.
    La simplification majeure des conditions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments a réduit les délais d'obtention et permis aux entreprises de bénéficier plus longtemps de l'exclusivité des brevets, au prix d'une diminution considérable du niveau d'exigence des agences du médicament et de la sécurité sanitaire des malades. Une fois l'AMM dite « accélérée » imposée à l'ensemble de l'Union européenne, la France n'a que le choix du prix, du remboursement et de son inscription éventuelle sur la liste « en sus » autorisant les hôpitaux soumis à la tarification d'utiliser ces médicaments cent fois plus chers que l'or.
    Avastin, Erbitux, Sutent, Iressa, Tarceva, Votrient, Yondelis... Qu'en est-il de l'efficacité et de la tolérance réelles de ces drogues arrivées en « pony express » sur le marché ? Nicole et Gérard Delépine dressent un inventaire non exhaustif mais représentatif de ces nouveaux médicaments (conditions de mise sur le marché, complications, efficacité supposée) afin que tout patient puisse disposer d'informations objectives avant de donner son consentement.

  • "Toute la sagesse des médecines ancestrales est d'avoir compris que soigner, c'est rétablir l'équilibre au sein du corps et de l'esprit." Comme beaucoup d'entre nous, rien a priori ne prédestinait Catherine Hamelle à s'intéresser à la médecine chinoise. Reconvertie dans la réflexologie, elle a abordé cette science qui, bien que passionnante, s'est révélée particulièrement complexe !

  • Réparer l'homme, oui ; l'augmenter, pour quoi faire ?
    Si, en matière de connaissance, il est « interdit d'interdire », en matière de manipulation, il peut s'avérer nécessaire de refuser certaines retombées des découvertes issues de nos laboratoires et de nos observations. Pour Guy Vallancien, le transhumanisme éclairé s'appuiera sur cinq piliers indissociables : partager les informations afin de décider dans une conscience accrue des enjeux qui concernent notre avenir commun ; participer activement et sans état d'âme au développement de l'intelligence artificielle et à la construction des robots, à la condition qu'Homo Artificialis soit seulement adapté à nos besoins ; soulager et réparer celles et ceux qui subissent maladies, traumatismes physiques, psychiques et sociaux innombrables ; refuser catégoriquement les dérives qui tendraient à augmenter l'homme au seul bénéfice d'un surcroît de puissance et de longévité ; et, enfin, promouvoir l'éducation nécessaire pour être en capacité de décider au-delà des seules opinions fluctuantes et irrationnelles.
    Guy Vallancien mène une réflexion éthique et philosophique sur les dérives de la robotique médicale, et signe un essai érudit qui plaide pour un nouvel humanisme articulé autour de « l'objet numérique à l'intelligence supérieure » que sera Homo Artificialis.

  • Alors que la mortalité par cancer ne cessait de diminuer depuis plus de trente ans, le cancer a été déclaré priorité de santé publique dès1998 et l'objet de plans successifs d'organisation extrêmement coûteux (1,97 milliard d'euros pour le plan 2009-2014). Le coût du cancer s'élève environ à 14 milliards d'euros annuels pour 350 000 nouveaux patients par an soit 8% des dépenses de santé pour 2% de la population. Les valeurs boursières pharmaceutiques sont devenues valeurs refuges. La mise à disposition très précoce de nouvelles molécules dites innovantes pour 1 milliard d'euros annuel échappe au circuit sécurisé habituel du médicament. Vendues à prix d'or avant même les résultats des essais thérapeutiques, elles mettent en péril l'équilibre de la Sécurité sociale sans bénéfice majeur pour les patients et posent la question du bien-fondé de ces décisions autocratiques au profit de Big Pharma. Et si le système d'organisation des soins et de la recherche en cancérologie mis en place depuis 2005 mettait à mal l'indépendance professionnelle du médecin, ruinait le colloque singulier médecin/patient, remplaçait la médecine adaptée à chacun par des recettes obligées venues d'en haut et appliquées à tous ? La liberté de soigner est essentielle. Sa perte pose non seulement le problème de la qualité des soins mais aussi celui du totalitarisme rampant qui ronge notre société.

    Nicole Delépine dénonce le basculement de notre système de santé dans le capitalisme financier et le despotisme bureaucratique, et explique que la convergence d'intérêts politiques et de lobbies médico-pharmaceutiques a conduit à une OPA sur le cancer.

    Dans ce livre de combat, elle appelle solennellement les citoyens à reprendre en mains leur avenir et plus particulièrement dans le domaine de la Santé en luttant avec détermination contre la perversité des conflits d'intérêt

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  • Maintenant qu'on vous a diagnostiqué un cancer, il est important que vous en sachiez davantage à propos de votre état et des options thérapeutiques qui s'offrent à vous. Or, nombreux ignorent les questions à poser à ce stade. À l'heure où le corps médical et ses instances dirigeantes incitent les patients à devenir acteurs de leur santé, il est nécessaire de nourrir le dialogue singulier médecin-patient en apprenant au patient à poser les questions adaptées dans le temps toujours trop court de la consultation.

    Le livre s'articule autour des questions concernant les cancers les plus fréquents : le cancer du poumon, le cancer de la prostate, le cancer du sein et le cancer du rein.

    Exemples de questions :
    . de quel type est mon cancer ? à quel stade en est-il ?
    . qui choisit le traitement proposé ? quel est l'objectif du traitement ?
    . quelle chirurgie peut-on me proposer ?
    . quels sont les résultats connus de ces nouveaux traitements ?

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