Entreprise, économie & droit

  • Inspirant, utopiste et anticonformiste, Philippe Michel a réinventé la publicité.
    Depuis la provocatrice campagne " Myriam " de 1981 (" le 4 septembre, j'enlève le bas "), ses créations se sont solidement installées dans l'esprit du public. Les fous d'Eram, les chipies de Kookaï, le " buvez, éliminez " de Vittel, le " merci qui ? " de Mamie Nova, l'agit-prop de Leclerc, les volcans de Volvic... c'est lui ! Décédé prématurément en 1993, Philippe Michel a laissé le milieu publicitaire comme assommé, désemparé, orphelin.
    Dans cet ouvrage, sur lequel il travaillait au moment de sa disparition, ce provocateur grinçant, plus intello qu'idéologue, partage avec jubilation ses idées sur l'énergie créative, les facéties de la mémoire, le désir qui fane, le message qui s'imprime... Des réflexions corrosives, lumineuses, percutantes... en un mot : vivantes.

  • Répondre au questionnaire d'un enquêteur, participer à un essai clinique, aller à la pharmacie chercher un médicament, avoir recours aux services de santé, c'est chaque fois mettre en circulation des données personnelles.
    Certaines de ces informations sont anodines, d'autres sensibles... Au nom de quoi les chercheurs peuvent-ils y avoir accès ? Comment établir une juste mesure entre l'intérêt d'une recherche et le respect de la confidentialité de la vie privée ? Par la loi du 1er juillet 1994, les recherches en santé qui ont recours à de grands fichiers de données personnelles ont été à la fois légitimées et normées.
    Or cette loi est née au carrefour de plusieurs histoires : celles des registres de population, de la loi Informatique et libertés, de la recherche épidémiologique et de la santé publique. Le texte porte la trace des circonstances et des conceptions qui l'ont fait naître, et révèle en même temps les lignes de fracture d'un débat qui, depuis, est devenu brûlant. Cette production de normes a soulevé de nouvelles questions.
    Que faire pour établir un équilibre entre la limitation de la circulation des données personnelles et l'intérêt d'une recherche scientifique ? Comment savoir si une recherche vaut vraiment la peine de créer un nouveau fichier de données personnelles ? Dans un contexte où les conflits d'intérêts sont nombreux, où l'on tente, par de subtiles méthodes, de légitimer des démarches qui n'ont rien à voir avec la science, comment estimer la valeur et l'authenticité d'un projet de recherche ? Autant de problèmes épineux qui se posent à toute éthique sociale de la recherche aujourd'hui.

  • La fragilité a-t-elle sa place dans le monde du travail, qui a longtemps nié les vulnérabilités dont souffrent les collaborateurs ou leurs familles ? S'enfermant dans un discours de l'efficience, l'entreprise prend le risque de s'éloigner de ses salariés, de ses fournisseurs et de ses clients. Pourtant, la vulnérabilité, bien comprise et bien accompagnée, constitue un formidable levier de développement.

    Ce livre est une petite révolution. Il ne propose pas une simple conciliation entre vulnérabilité et performance, mais une incorporation des deux. Il s'agit d'inventer un management sensible, capable de prendre en compte la diversité des situations et des expériences des salariés comme celles des consommateurs.

    Cette refonte nécessite un renversement idéologique : au lieu de miser sur l'individualisme et l'opposition entre les acteurs, l'entreprise doit redonner sa chance au collectif et faire le pari du sens.

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  • Le monde comme il est

    Alain Boublil

    Comprendre le nouvel état du monde pour réformer la France à bon escient : tel est le propos de ce voyage en quatre étapes Chine, États-Unis, Europe, France où l'auteur analyse les nouveaux équilibres mondiaux et les rapports de force qui les sous-tendent. Alain Boublil remet en cause bien des certitudes en matière de croissance, de compétitivité ou d'emploi, décrypte le fameux modèle anglo-saxon qu'on voudrait nous imposer, s'insurge contre les " déclinologues " et dénonce ces experts qui rêvent de détruire notre système social. Sur le mode " on vous cache tout, on vous dit rien ", ce réquisitoire anti-néo libéral est aussi une réflexion sur les puissances du XXIe siècle et la relance de l'Europe. Avec des propositions concrètes pour venir à bout des maux français : du chômage et de la précarité à la réforme de l'éducation et de l'État. Tour à tour iconoclaste et pédagogue, Alain Boublil nous livre une brillante leçon d'économie réaliste. Une contribution incontournable au débat de 2007.

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  • véritable manuel de survie en milieu hostile qui vous enseignera l'art de bien vivre avec rien du tout, cet eloge du miséreux est aussi un pamphlet qui prend à rebrousse-poil les discours moralisateurs et larmoyants sur les méfaits de l'assistanat et les dégâts collatéraux engendrés par les minima sociaux.
    selon l'auteur de cet ouvrage, disciple de proudhon, le miséreux représente une résistance salutaire face à la société du travail et de la consommation. c'est le ventre fécond d'où naîtra l'espoir d'une vie basée sur le désir et la passion plutôt que sur la productivité et la compétition. on peut être miséreux et heureux ! mais, à une condition : au lieu de se mettre au service de la société, le miséreux doit mettre la société à son service.

  • Crise financière, économique, écologique, de l'Europe, des banlieues, des Universités, du parti socialiste, ou encore d'une certaine façon du sarkozysme ... Ces crises donnent lieu à des spéculations qui ne sont pas systématiquement marquées du sceau du sang-froid. Faisons la chasse aux approximations afin d'y voir plus clair. Plus qu'à l'ordinaire, les périodes de crise sont propices aux interprétations hâtives. Des consensus mal assurés évitent de poser des questions contrariantes. Plus l'enjeu paraît important, moins la détermination, des causes est facilitée.

    Le libéralisme intellectuel préconise la libre confrontation des points de vue. Introduire le doute peut aiguiser le sens de l'orientation. Les crises ne résultent pas de forces malignes étrangères aux habitudes des sociétés, mais reflètent l'évolution générale des idées et les contradictions du progrès. Le progrès n'est pas un processus linéaire, continue et exigible comme un droit. Il reste compliqué, conflictuel et imprévisible.

    Tocqueville et Aron avaient répertorié un phénomène de compensation conformiste qui joue à plein dans ces périodes. Quand le vent tourne, les intellectuels avides d'être vus dans le bon camp sont prêts à se jeter à corps perdu dans l'excès inverse. La crise désoriente. Elle crée un besoin de certitudes qui pousse à s'agglutiner autour de bulles idéologiques.

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  • En trente ans, la finance est devenue toute-puissante. Pas un jour sans connaître les mouvements du CAC ou du NASDAQ, pas une semaine sans analyse du change, pas un mois sans fermeture d'usine, pas un an sans inquiétude sur la dette publique, pas une décennie sans une crise financière. Le bilan macroéconomique de nos économies occidentales est peu glorieux : une croissance molle, des investissements atones, un chômage endémique, des inégalités croissantes.
    Le constat est sans appel : les politiques libérales ont déréglementé la finance, et la banque, qui accompagnait autrefois l'industrie dans ses investissements à long terme, lui fait aujourd'hui obstacle. La créativité des financiers s'est substituée à celle des entrepreneurs.
    Pour la nouvelle génération des économistes français, il est urgent de remettre la finance à sa place : ce n'est pas à l'économie d'obéir à la finance, mais à la finance de servir l'économie.
    Un ouvrage qui décrypte trente ans de financiarisation de l'économie, propose une analyse détaillée de l'articulation entreprise/finance et avance des propositions - analysées et commentées par Michel Aglietta - pour mieux penser l'économie réelle.

  • En novembre 2008, alors que la crise financière battait son plein et que l'on assistait impuissants à l'effondrement des marchés et à la contagion du phénomène à l'économie réelle Michel Aglietta sortait La Crise, un volume court, percutant, de haute tenue, récompensé par le succès public mais aussi par le Prix de l'excellence économique.

    La crise financière s'est transformée en crise économique qui frappe les pays développés. Le désendettement inéluctable du secteur privé a cassé le ressort d'une croissance fondée sur le crédit. Les énormes déficits creusés pour éviter la dépression ajoutent aux difficultés à venir qui menacent durablement la croissance. Seule une perspective de long terme permet d'envisager des voies de sortie.

    Dans cette nouvelle édition, largement remaniée, Michel Aglietta analyse les forces qui vont remodeler la globalisation et énonce les principes nécessaires pour remettre la finance au service de l'économie.

    L'auteur Principal représentant de l'école de la Régulation, engagé dans un travail académique de longue haleine mais aussi au contact de la finance de marché chez Groupama Assets Management, Michel Aglietta est connu pour ses critiques précoces des dérives du capitalisme financier, qu'il complète aujourd'hui par le versant positif : la recherche de solutions à la fois radicales et réalistes.

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  • Facebook, MySpace, Skyblogs, Twitter ... Les réseaux sociaux ont conquis la France à une vitesse record. Deux internautes sur trois s'y connectent régulièrement, alors que ces sites étaient encore inconnus il y a deux ans. Pas une semaine sans que les médias ne se fassent l'écho de ce succès... ou n'en rapportent les dérapages. Car par leur nature même, les réseaux sociaux mettent à mal la notion de vie privée.
    Risques pour les mineurs, escroqueries, usurpations d'identité, utilisation commerciale de données privées... Olivier Levard et Delphine Soulas révèlent les dessous de Facebook et des autres réseaux. Comment ces sites ont-ils organisé leur ascension ? Qu'est-ce qui pousse les internautes à s'y mettre à nu au vu de tous ? Quels sont les risques de cette nouvelle transparence ? Comment Facebook et Myspace gagnent-ils de l'argent en vendant les profils des internautes ? En interrogeant sociologues, avocats, policiers, psychanalystes, et bien sûr, les dirigeants de ces sites ainsi que ceux qui en ont été victimes, les auteurs nous dévoileront la face cachée des réseaux sociaux.

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  • La crise bancaire et financière de 2007-2008 avait offert une occasion de changer en profondeur le fonctionnement du secteur bancaire et financier. Pourtant, en dépit de la nécessité des réformes, elles ont provoqué une levée de boucliers de la part des banques et de leurs représentants. Au moyen d'un discours bien rôdé, le lobby bancaire est parvenu à convaincre citoyens et gouvernements que le renforcement de la réglementation mettrait en péril l'investissement des entreprises, l'emploi et la croissance. Quels sont donc les ressorts de ce discours aussi influent que paralysant ? Comment le lobby bancaire parvient-il à tisser sa toile jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir ?
    Un ouvrage critique qui décrypte le discours rhétorique du lobby bancaire en s'appuyant sur la grille de lecture du socio-économiste Albert O. Hirschman (l'argument de l'effet pervers, celui l'inanité et enfin de la mise en péril pour empêcher toute réforme) afin de rouvrir le débat aux citoyens, leur faire prendre conscience des débordements de la finance, pour mieux remédier aux excès et à la fragilité du secteur bancaire, et remettre la finance sous contrôle et au service de l'économie.

  • Avec les Trente glorieuses, l'intervention de l'État dans l'économie capitaliste se traduisait par un progrès social et humain considérable et des taux de croissance exceptionnels, jamais connus auparavant dans l'histoire. Mais depuis les années 70, une offensive réactionnaire, menée en particulier par les grandes familles américaines, n'a eu de cesse que de détruire tous les acquis sociaux, de supprimer les réglementations et régulations, d'évacuer l'État de la vie économique, tout en renforçant ses pouvoirs coercitifs et la restriction des libertés civiles.
    Le résultat est désastreux.
    L'effondrement de l'État a rétabli une société de privilégiés et d'asservis, qui a perdu tout sens du collectif. Il a permis l'accroissement des grandes fortunes familiales et l'enrichissement effréné d'un petit nombre d'individus sans scrupules, tout simplement parce que c'était le but recherché. Il a causé une inégalité sans bornes, la baisse des revenus salariaux, l'étouffement de la croissance, le chômage généralisé, l'endettement des États et des ménages, quand ce n'est pas la ruine totale de l'économie et la misère noire pour les peuples entiers.
    Il a été postulé que les États devraient se garder de toute intervention dans l'économie, dans le commerce international et dans la répartition des richesses, fruits du travail humain. Une haine maniaque de l'État - en tant qu'acteur économique - a été érigée en un credo cosmique et perpétuel. Il y aurait trop d'État, trop d'endettement, trop de dépenses, trop d'impôts, trop de charges, trop de fonctionnaires, trop d'assistés, trop de profiteurs, trop d'immigrés...
    En France comme dans tous les autres pays, l'État policier et pénitentiaire étend son emprise tandis que l'État économique et social dépérit. Au coeur de nos sociétés, la colère monte d'autant plus qu'aucun espoir n'est proposé et que la souffrance ne semble avoir ni limite ni fin. Comment en sommes-nous arrivés à ce point ?

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  • L'entreprise qui réussit est d'abord celle qui fait advenir la société de demain : une entreprise n'est pas uniquement un objet économique, c'est fondamentalement un objet de société.
    Pourquoi certaines entreprises ont du succès quand d'autres périclitent ? Après plusieurs années d'enquêtes exclusives, ce livre conduit à penser autrement l'entreprise pour mieux en comprendre les ressorts.
    Loin d'être réductibles à des sommes d'intérêts privés, les entreprises expriment nos sociétés (nos envies, nos désirs, nos identités), et même les instituent. Cette résonance entre entreprise et société fait naître des entreprises mondiales (Danone, Apple, Amazon) et fait périr les anciennes (Kodak, IBM) impuissantes à s'adapter.
    Alors qu'adviennent de nouveaux modèles d'entreprises en Occident et que menacent les concurrences asiatiques (Sony, Mittal, Samsung), cet enjeu est au coeur de nos prospérités futures.
     

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