Michalon

  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour !

    Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président de Facebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous par exemple ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix.

    Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • En France, on se prévaut d'appartenir à un « couple franco-allemand » qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai !
    Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel « Empire central » piloté depuis Berlin.
    La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un « hégémon réticent » et se fait même chaque jour plus « souverainiste ». Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale.
    Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre.

    Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Un essai corrosif - et salutaire - sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.

  • 1/ Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ?
    2/ Qui, concrètement, décide de la politique européenne ?
    3/ L'Union européenne est-elle dirigée par le couple franco-allemand ?
    4/ Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ?
    5/ L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartement à la zone euro ?
    6/ L'harmonisation sociale et fiscale est-elle possible ?
    7/ Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ?
    8/ Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ?
    9/ Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ?
    10/ La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne ?

    + 11/ Macron peut-il sauver l'Europe ? Que se passera-t-il s'il échoue ?

  • La participation massive des femmes aux révolutions au Moyen-Orient et au Maghreb a conduit à un changement de leur image dans l'opinion publique et les médias occidentaux. Mais l'occidentalocentrisme, fondé sur le primat de la différence, continue d'encombrer certains discours féministes.
    Explorant la question des femmes et du pouvoir en islam avec une attention particulière portée au Moyen-Orient, Azadeh Kian offre un aperçu de quatre périodes historiques : l'avènement de l'islam, la période médiévale, l'époque moderne et contemporaine.
    L'histoire des sociétés à majorité musulmane montre en effet que les femmes y jouissaient de l'autorité tant du fait de leurs connaissances religieuses que poétiques, littéraires, scientifiques ou encore politiques et militaires. Elles ont tenté d'influencer, de contester ou de subvertir la structure sociale dominée par les hommes, que les lois islamiques ont consolidée.
    Ce n'est donc pas l'islam qui entrave l'émancipation des femmes, mais son instrumentalisation par des hommes qui visent à conserver privilèges et pouvoirs. Ne faut-il pas dès lors rejeter la lecture figée et traditionnaliste du Coran et réinterpréter les textes sacrés et les lois islamiques ?
    À travers l'historicisation et la contextualisation de l'islam, des militantes féministes et des droits des femmes ont ouvert des exégèses coraniques et jurisprudentielles aux lectures et interprétations alternatives visant à rétablir l'égalité entre les hommes et les femmes. Cet essai, fondé sur des recherches bibliographiques et de terrain, remet en perspective la place et le pouvoir des femmes au sein de l'islam.

  • L'Inde juxtapose incroyable diversité de peuples, de langues et de religions, alors même que la difficulté de leur coexistence est le problème majeur de la planète. La complexité inouïe de l'Inde est la raison de la fascination qu'elle inspire. Vers 2030, elle sera, devant la Chine, le pays le plus peuplé au monde. Elle comptera en 2050 plus de trois fois la population de l'Union européenne. L'Inde, où coexistent la misère et d'énormes richesses et potentialités, est à l'image du monde.
    De façon générale, le grand public français est longtemps resté peu au fait de la réalité de l'Inde, moins que de celles du Japon et de la Chine, et il en allait de même dans la plupart des pays de l'Union européenne, à l'exception de la Grande-Bretagne. Souvent l'intérêt pour l'Inde s'est porté sur le yoga, ses ashrams, ses diverses formes de spiritualité, et plus récemment sur quelques films issus du cinéma bollywoodien, plus populaires dans le monde arabe qu'en Europe. Mais ce ne sont pas nécessairement les aspects essentiels de l'Inde d'aujourd'hui.
    Alors que personne n'y croyait, elle est devenue une réelle démocratie, avec certes beaucoup de défauts, mais qui tranche tout de même sur nombre de pays asiatiques plutôt totalitaires. L'Inde est une métaphore du monde de ce siècle. Son avenir se joue maintenant sur le plan intérieur où, malgré une croissance impétueuse, d'immenses défis l'attendent : grande pauvreté, énormes contrastes sociaux, cohabitation des croyances et coexistence avec deux pays, la Chine et le Pakistan, dotés comme elle de l'arme nucléaire. De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité car demain, tout est possible pour l'Inde, le meilleur comme le pire.

  • En octobre 2016, la Commission de la transparence en charge de l'évaluation au sein de la HAS rend l'avis suivant : quatre médicaments encore largement prescrits contre la maladie d'Alzheimer (Ebixa, Aricept, Exelon et Reminyl) sont jugés inefficaces. Depuis 25 ans, on compte ainsi plusieurs milliards d'euros dépensés en pure perte pour leur remboursement. Pourquoi ?
    La maladie d'Alzheimer est devenue comme un cliché. Elle est partout. Au moindre symptôme de perte de mémoire, on la convoque. Son nom est là, son nom arrive. On ne parle plus de vieillesse, mais de « maladie d'Alzheimer ». Et le vieux qui en est qualifié, est aussitôt disqualifié. Maladie du siècle, disent même certains. Mais de quoi parle-t-on ? D'une construction sociale ou d'une réalité clinique ?
    Le Pr Olivier Saint-Jean raconte ainsi comment, jeune interne au début des années 80, il a vu les « vieux » abandonnés sans soins dans de grands hospices, avant que quelques gériatres décident de les prendre en charge et de les soigner. Arrive la maladie d'Alzheimer. Elle va peu à peu remplacer la démence sénile. Les médicaments proviennent des Etats-Unis ; on soigne ; ne va-t-on pas la guérir ? Le modèle médical s'impose dans la prise en charge de la vieillesse.
    Et si la réponse était : le « care » plutôt que la « cure », c'est-à-dire une prise en charge non médicamenteuse telle que la France a développée depuis 2008 avec le Plan national Alzheimer : centres et hôpitaux de jour, équipes d'intervention à domicile, unités d'accueil spécialisé à l'hôpital et en Ehpad, techniques de rééducation cognitive, aides aux aidants, séjours de répit, gestionnaires de cas complexes...

  • « En France, la révolte contre les violences sexuelles qui suivit l'affaire Weinstein prit sa force et sa forme de l'injonction controversée qui la fit naître : #balancetonporc.
    Quelques jours plus tard, 200 000 messages avaient été postés sous le hashtag. [...] Il faut avouer qu'il est très difficile de rester muette ou de ne pas avoir d'opinion lorsqu'une autre femme vous invite à balancer votre porc. »

  • Génération Europe

    Rayan Nezzer

    En 2014, plus de trois jeunes Français sur quatre n'ont pas voté aux élections européennes. Des choix décisifs pour l'avenir, de la transition écologique à la révolution numérique en passant par l'intégration des réfugiés, sont déterminés sans que la jeunesse n'ait dit sa part de volonté générale. Comment l'admettre ?

    Rayan Nezzar appartient à cette génération qui se sent européenne mais qui participe peu aux élections parce qu'elle vit l'Europe comme une évidence. Cette évidence est une illusion. Secouée par les crises, atteinte par le Brexit, l'Europe est redevenue mortelle. Populistes et europhobes regardent avec envie les élections de mai 2019, qu'ils envisagent comme une nouvelle étape dans la déconstruction européenne.

    Dans ce livre qui mêle témoignages et propositions, Rayan Nezzar explore cinq dimensions de notre appartenance commune. Notre culture et notre monnaie, notre conception du social et de la démocratie, les valeurs que nous portons dans le monde déroulent un invisible fil d'Ariane qui nous lie en tant qu'Européens. C'est en renouant ce fil que nous pourrons poursuivre cette aventure collective inédite qu'est la construction européenne.

  • L'Afrique est riche, mais ses habitants sont pauvres. La récente tragédie de la vente d'esclaves en Libye illustre l'échec des États de l'Afrique subsaharienne à se développer, tant sur un plan économique que social. Comment l'expliquer ? Les traumatismes et complexes historiques mal évacués empêcheraient-ils toute cohésion dans l'action ?

    Développer l'Afrique n'est plus une question de mimétisme, mais de survie, qui exige de se risquer dans des méandres inexplorés, de violer des tabous irrationnels, de vaincre les groupes d'intérêt et surmonter les idées reçues autant que les susceptibilités. Le sous-continent souffre d'amalgames où se juxtaposent des processus de constructions nationales inachevées, des mécanismes juridiques incomplets, concurrencés par des droits coutumiers encore trop vivaces et l'émergence d'une culture de survie elle-même contre-productive.

    En s'appuyant sur des travaux d'économistes ainsi que sur son expérience de haut fonctionnaire, Hervé Mahicka préconise une transition systémique d'envergure, notamment par la modernisation du jeu politique, la refonte des attributions de l'État africain, la distribution des richesses réelles aux populations pour une économie de marché privée intérieure ou encore la révolution culturelle.

    Un essai original et innovant, dont l'objectif est d'aider à réaliser la prémonition de Jacques Attali - faire que la seconde moitié du XXIe siècle soit africaine.

  • L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore !
    Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion, notamment lors de référendums, une répulsion sans réserve et une défiance sans retour. Certains ont même osé faire le grand saut et tenter la sortie, à l'instar des Britanniques au printemps 2016 !
    Elle est morte de son inaptitude à régler ses problèmes internes autrement que par de brutaux outkases ou par des simulacres de négociations tenant lieu de sommets, où les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues, et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition, comme on l'a vu en Grèce à l'été 2015.
    Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro. Chômage et précarité gangrènent les nations les plus faibles, pendant que la financiarisation de l'économie travaille à siphonner la richesse des pays demeurés prospères.
    Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision.

    Les élites du continent européen se sont perdues. Incapables de penser ni l'autrement ni l'après, elles sont aujourd'hui dans une impasse idéologique et politique dont il est temps de sortir. L'avènement de l'UE n'a pas amené la reposante « fin de l'Histoire » promise. Accepter de dresser enfin son acte de décès peut être l'occasion, en revanche, d'une heureuse renaissance des pays qui la composent.

  • Le traitement du cancer fait de plus en plus l'objet de nouvelles molécules très médiatisées, occultant souvent le rôle majeur de la chirurgie, de la radiothérapie ou des anciennes molécules déclarées obsolètes. Une vraie révolution a eu lieu, oui, mais au seul bénéfice de la finance, très exceptionnellement des malades.
    La simplification majeure des conditions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments a réduit les délais d'obtention et permis aux entreprises de bénéficier plus longtemps de l'exclusivité des brevets, au prix d'une diminution considérable du niveau d'exigence des agences du médicament et de la sécurité sanitaire des malades. Une fois l'AMM dite « accélérée » imposée à l'ensemble de l'Union européenne, la France n'a que le choix du prix, du remboursement et de son inscription éventuelle sur la liste « en sus » autorisant les hôpitaux soumis à la tarification d'utiliser ces médicaments cent fois plus chers que l'or.
    Avastin, Erbitux, Sutent, Iressa, Tarceva, Votrient, Yondelis... Qu'en est-il de l'efficacité et de la tolérance réelles de ces drogues arrivées en « pony express » sur le marché ? Nicole et Gérard Delépine dressent un inventaire non exhaustif mais représentatif de ces nouveaux médicaments (conditions de mise sur le marché, complications, efficacité supposée) afin que tout patient puisse disposer d'informations objectives avant de donner son consentement.

  • Encore plus taboue que la discrimination sur les origines ou le « plafond de verre » qui concerne les femmes, la ségrégation sur l'apparence est une réalité, notamment dans le monde du travail.
    Aux médias traditionnels que sont la télévision, la presse écrite et la publicité s'ajoutent aujourd'hui les réseaux sociaux, tout-puissants vecteurs de standardisation anatomique. Désormais, l'image nous gouverne à 360°. Si l'attractivité décuple le champ des possibles en matière de séduction et de relations amoureuses, cette obligation du paraître s'est aussi immiscée dans tous les interstices de notre vie la plus quotidienne, où il est ainsi préférable de souscrire à certains stéréotypes morphologiques pour s'assurer un parcours scolaire puis professionnel satisfaisant.
    Est-ce pour autant une fatalité à laquelle on doit se résoudre ? Faut-il accepter cette primauté du joli paraître, au même titre que l'on a longtemps consenti à la loi du plus fort ? Quelles mesures face à cette ségrégation du beau ? Comment lutter contre la discrimination sur le physique ?
    Une enquête historique et sociologique sur une vérité symptomatique d'un monde qui a élevé l'esthétique au rang d'idéal à atteindre à tout prix.

  • Chère Madame ;
    Cette lettre, pour vous sensibiliser aux dures conditions de la fin de vie en France.
    Cette lettre, car j'ai besoin de votre soutien pour nous aider à convaincre notre Président de la nécessité d'une nouvelle loi qui placerait toute personne en fin de vie au centre des décisions qui la concernent ; une loi d'Ultime Liberté, pour permettre à chacun de mourir dans le respect de sa conscience et de sa volonté, en toute dignité et librement.
    Cette lettre, enfin, car je suis persuadé que ce sont les femmes qui font avancer les questions de société...
    Jean-Luc Romero-Michel.

    À l'heure où s'ouvre le débat citoyen sur les lois bioéthiques, Jean-Luc Romero-Michel a choisi de s'adresser à Brigitte Macron. Alors que nos amis belges, néerlandais, suisses ou canadiens ont depuis longtemps, parfois, adopté le droit de mourir librement, en toute dignité, que propose actuellement la loi française ?
    Un cri du coeur, au nom de celles et ceux confrontés à ce drame, qui livre des pistes de réflexion essentielles et offre au président de la République l'occasion historique d'accorder aux Français leur Ultime Liberté.

  • Les moments furent nombreux où le concept de totalitarisme fut en passe d'être effacé de la critique publique et du lexique des sciences sociales. Comment expliquer alors sa capacité de résistance au-delà des circonstances qui l'auraient fait prospérer ? Cet ouvrage en rend compte tant en ce qui concerne ses usages, son contenu, ses limites et les enjeux qu'il suscite toujours.

    Avec le soutien de l'Institut du droit public et de la science politique de l'université Rennes 1.

  • Le Qatar aujourd'hui

    Mehdi Lazar

    Incontournable Qatar. Agaçant, visible, ambitieux : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier un émirat qui ne laisse pas indifférent. De la chaîne de télévision Al-Jazeera à ses investissements massifs dans le sport, l'industrie et la finance en passant par son activité diplomatique, l'émirat qatari est omniprésent dans les médias. Que cherche donc le Qatar ? Comment et pourquoi un pays géographiquement et démographiquement aussi faible est-il devenu aussi visible ? La réponse est à la fois dans la géographie du Qatar et dans l'histoire du Moyen-Orient.

    L'émirat a considérablement changé au cours de ces cinquante dernières années. À quoi ressemble-t-il aujourd'hui ? Immensément riche de son gaz, certes, l'émirat est avant tout composé à 85% d'immigrés. Un État très visible sur la scène internationale malgré son faible poids géographique et démographique. Un pays où l'avènement de la société de consommation ne s'est pas traduit par un changement des structures sociales. Un pays où le poids des fragilités géographiques et géopolitiques pèse sur les choix diplomatiques et économiques. Un pays, enfin, qui s'interroge sur le rythme à donner aux réformes politiques.

    Dans cette étude complète et détaillée, Mehdi Lazar propose de retracer la montée en puissance de l'émirat à travers ses lignes de force et de faiblesse et tente ainsi de comprendre les raisons de sa surexposition.

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  • En termes d'innovation, la France et l'Europe ont accumulé un retard significatif vis-à-vis de la Silicon Valley, mais aussi de la Chine. Or, d'ici à dix ans, l'innovation va générer 1210 milliards de dollars dans le monde avec, à la clef, 20 millions d'emplois.
    Pour savoir où se trouvent ces 1210 milliards de dollars et, surtout, comment et dans quelle mesure s'en emparer, Guillaume Villon, fort de son expérience, livre recettes et méthodes afin de répondre aux questions suivantes, destinées à tous les entrepreneurs, cadres d'entreprise ou investisseurs :
    - Comment se positionner sur des projets d'innovation ?
    - Comment élargir sa base de clientèle ?
    - Comment choisir la bonne équipe, afin de faire diminuer le nombre d'investissements ?
    - Quelles sont les compétences-clés pour le monde de demain ?
    - Comment piloter la transformation digitale ?

    Sur commande
  • Parents dépassés, professeurs impuissants, éducateurs déboussolés ou politiques en panne d'idées, cet ouvrage vous est destiné.
    Vous allez n pouvoir appréhender ce phénomène incompréhensible qui vous gâche une partie de l'existence : l'adolescent, cet extraterrestre de sexe féminin ou masculin, âgé de 13 à 18 ans environ. a travers ce livre de salubrité publique, l'auteur nous offre en effet un portrait moqueur, à la fois tendre et juste, de cette génération montante qui bouscule notre société d'adultes en perte de repères lui réclamant un peu d'espace et de liberté.
    Nos ados sont souvent pénibles et irrationnels, ils sont parfois stupides voire déprimants, ils ne ressembleront jamais à nos rêves et nos désirs, ils nous feront toujours passer des nuits blanches, etc. pourquoi ? petites réponses et grands soulagements grâce à cet essai jubilatoire sur le péril jeune.

  • Cinquante ans après la décolonisation, les anciens pays colonisés sont toujours dans l'ornière. À de rares exceptions près, ils n'ont su tirer profit de leur indépendance ni sur le plan économique, ni sur le plan politique. Ce ne sont pas les compétences de leurs dirigeants qui sont en cause, mais la nature même de ces États. Coloniaux ils sont nés, coloniaux ils demeureront jusqu'à leur extinction. Et nulle part cette tare originelle n'est aussi visible que dans le rapport qu'ils entretiennent avec les peuples qu'ils abritent, devenus dans l'imaginaire colonial des "minorités ethniques" dont aujourd'hui encore l'existence est bafouée. Jusqu'au génocide parfois.

    Il est urgent de passer à autre chose. Non pas en exportant, de force, la démocratie comme ont voulu le faire les Américains en Irak, mais en admettant dans le concert des nations les peuples qui aujourd'hui luttent pour leur indépendance. Les pays issus de la colonisation ont déjà commencé à se disloquer. Ils vont donner naissance à d'autres pays, plus nombreux. On peut s'effrayer de cet émiettement qui, pour les tenants du statu quo géopolitique, va engendrer l'anarchie et le chaos. Pas de panique ! Si un peuple éprouve le besoin de son indépendance, au nom de quoi va-t-on l'en empêcher ?

  • dans le manuel des recettes culinaires chères à l'exception économique française, nous avons sélectionné quinze ingrédients qui nuisent gravement à la santé, détruisent nos défenses immunitaires et classent les français au premier rang des consommateurs d'anti-dépresseurs et accros de la dépense publique.
    mais il existe un avantage décisif à s'être trompé autant (pendant presque trente ans) et avec tant de constance, car il devient alors facile de dénoncer les pièges dans lesquels ont sombré nos politiques économiques successives. il était temps que nous fassions nous-mêmes notre éducation. la vérité économique ne sortira pas toute seule du fond du puits dans lequel l'a plongée le refus d'une pédagogie économique.
    c'est le pourquoi de ce livre limpide.

  • Les mondes musulmans sont aujourd'hui travaillés par un antisémitisme inquiétant.
    Loin d'être une simple importation européenne, il plonge ses racines dans une histoire dont les placards sont pleins de cadavres. Des massacres de juifs à Médine, au temps du Prophète, racontés par la Tradition, au nettoyage ethnique de la Palestine lors de la création d'Israël en 1948, la relation judéo-musulmane est empoisonnée par des crimes d'autant plus obsédants qu'on tente de les nier. Cette enquête méthodique passe au crible quatorze siècles d'histoire commune aux juifs et aux musulmans.
    La concurrence sanglante entre les deux monothéismes ouvre sur le statut de dhimmi, qui assure aux juifs la protection mais aussi le mépris. Avec le déclin de l'Empire ottoman et l'influence croissante des Occidentaux s'amorce un renversement : les dhimmis nouent de nouvelles alliances, qu'on ne leur pardonnera pas. "Trahison " du contrat passé avec l'islam, comme on le leur reproche, ou tout simplement élévation rapide de ceux qu'autrefois on subjuguait, quelque chose se noue, qui va exploser au XXe siècle.
    Cette haine aveuglante n'est pas un simple ressentiment social, avivé par des régimes prompts à détourner les frustrations de leur population ou exploiter des sentiments religieux dévoyés. L'antisémitisme en terres d'islam croît aussi au rythme de l'histoire folle du XXe siècle : le sionisme, les deux guerres mondiales, le jeu corrosif des puissances anglo-saxonnes aux dirigeants animés par un messianisme chrétien, l'alliance trouble d'Hitler avec le grand mufti de Jérusalem, la création d'Israël et les guerres avec les Etats arabes, l'acquisition de la bombe nucléaire avec le soutien de la France...
    Philippe Simonnot n'épargne personne. Précis, documenté, sans parti-pris, son livre est de ceux qui aident à voir et à comprendre.

  • Sauvages, drogués, moches, les pauvres sont aussi violents.
    La plupart écoutent du rap. Leur sexualité est suspecte. Ils sont d'une modernité affolante et d'un archaïsme révoltant. Certains se droguent, d'autres sont islamistes. Ils vivent en banlieue. Il met le doigt où ça fait mal, Etienne Liebig. Car les stéréotypes qu'il dénonce, personne n'y échappe. La banlieue est devenue l'envers de notre monde. Notre enfer, inquiétant et maléfique. Comment ces représentations se sont-elles imposées ? jusqu'à quel point ont-elles contaminé la réalité ? Ce nouveau dictionnaire des idées reçues démonte avec jubilation les préjugés qui pèsent sur les " quartiers ".
    Nos fantasmes, les médias, l'influence des politiques se mêlent pour créer une barbarie imaginaire. Sur fond de misère grandissante, ces représentations contribuent à construire le mythe d'une France coupée en deux. Hier encore, seuls les cons et les fachos y croyaient. Mais soyons honnêtes : nous nous sommes tous mis à y croire. Et si on allait voir ce qui se passe vraiment chez les barbares ?

  • Ne rien entendre, ne rien dire, ne rien voir...L'énarque est bien obligé de le reconnaître, il obéit depuis trop longtemps au principe des trois petits singes.Soixante-dix ans après sa création en 1945, l'École nationale d'administration - parce qu'elle incite à escamoter les problèmes plus qu'à les résoudre, à fuir la pensée critique plus qu'à confronter pensée politique et action publique, à séduire plus qu'à convaincre -, ne répond plus à sa vocation initiale: "développer le sentiment des hauts devoirs que la fonction publique entraîne et les moyens de les bien remplir".
    Adeline Baldacchino, 33 ans, issue de la promotion 2007-2009 de l'ENA, passionnée de littérature et de poésie, propose un plaidoyer pour une autre école, qui redeviendrait plus soucieuse de l'invention des possibles et moins adepte de l'étrange devise PDVMVPDV, "pas de vagues, mon vieux, pas de vagues".La Ferme des énarques a-t-elle encore une chance de mieux finir que celle des animaux de George Orwell? Peut-être, à condition d'inciter ses habitants à combler l'écart entre le discours et le réel, en leur offrant les moyens de savoir, de penser et d'agir - tout en n'oubliant jamais que l'un ne peut aller sans les autres.Préparer la révolte salvatrice plutôt que de subir la révolution coupeuse de têtes; réformer en profondeur plutôt que de supprimer brutalement; mais surtout choisir entre aveuglement et lucidité, naufrage et sursaut...Voici le programme que l'auteure nous suggère avec verve, en convoquant au passage un original bestiaire de l'impatience, anguilles et méduses, albatros et abeilles, perroquets et escargots, tous unis sous la même bannière: pour la liberté de servir sans s'asservir.

  • « La nation rassemblée et l'état d'urgence décrété, nous vivons un moment souverainiste.
    Mais à quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l'on appelle le peuple, et définit un ordre politique.
    Partout en Europe et dans le monde s'exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté.  Que ce soit face aux incohérences de l'Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d'aujourd'hui.
     Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c'est bien parce qu'elle touche à quelque chose d'essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.
    Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd'hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l'ethnie ou la religion, et d'affirmer la nature historique et politique de cette notion.
     Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s'étonner de ce que la société glisse vers l'anomie et la guerre de ''tous contre tous''. » (J.S.)    

  • Poète, romancier, essayiste, critique littéraire, musical, historien de l'art, ethnologue, homme de radio et de télévision, Max-Pol Fouchet vécut en Algérie de 1923 à 1945, où il publia ses premiers recueils de poèmes, avant de fonder en 1939 à Alger la revue Fontaine qui devint pendant l'Occupation la « revue de la Résistance en pleine lumière ». Ami d'enfance puis rival de Camus qui lui vola sa « fiancée », une jeune femme belle, passionnante et droguée, dont Camus divorcera 2 ans après... Fouchet ne s'en remettra jamais et se verra toujours comme une sorte de « jumeau raté » du Camus qu'il admirait.

    « Professeur d'enthousiasme », humaniste et homme de communication, sa grande popularité lui vint de la télévision pour laquelle il créa des émissions comme « Le Fil de la vie », les célèbres « Lectures pour tous » avec Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Nicole Védrès, ou encore « Terre des arts », « Les Impressionnistes»...

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