Metispresses

  • Cet ouvrage se propose de reconsidérer l'oeuvre de Claude Monet à l'aune d'un dispositif nouveau, inventé au 19e siècle, et qui suscite aussitôt l'intérêt du cinématographe naissant :
    L'aquarium. L'aquarium est une machine à voir autrement, tel un diorama liquide où les choses vont comme en apesanteur et flottant. Il est aussi très vite conçu comme un dispositif mental, frayant avec les profondeurs de l'âme, avec ce qui commence tout juste de s'appeler l'inconscient.
    Clélia Nau évoque cette machine à rêver en parallèle au monde vitré et végétal du peintre impressioniste, faisant de l'aquarium et de ses tableaux-épigones une machina memorialis : une machine à mettre en branle la mémoire autant qu'à ranger les souvenirs accumulés dans des lieux compartimentés et fantasmagoriques.

  • Partant des débats qui entourent la notion de littérature-monde dans le domaine francophone, cet ouvrage cherche à dépasser les limites de l'histoire littéraire de langue française, qui assimile territoire national et littérature en valorisant avant tout celle issue de l'hexagone. Dans un contexte de forte accélération des processus de mondialisation, nombre d'auteurs invitent en effet à reconsidérer les approches du fait littéraire à travers d'autres traditions et d'autres formes, en détrournant les relations entre centres et périphéries au profit d'une multipolarisation ou en s'intéressant aux phénomènes d'altération tels que la colonisation, la migration, le métissage ou la traduction.

  • Avec Denis Guénoun est le premier ouvrage collectif consacré au dramaturge, metteur en scène, philosophe et théoricien du théâtre français. Indifférent au partage des disciplines, Denis Guénoun a su tout au long de son riche parcours intellectuel et artistique faire dialoguer création théâtrale, pensée philosophique et propositions politiques. Interprète et commentateur des grands textes de la tradition philosophique et des deux Testaments, auteur de nombreux ouvrages de politique, il a surtout placé la parole au centre de son activité: en tant que directeur de théâtre, en tant que metteur en scène, dramaturge ou comédien. Il est l'auteur notamment d'Un Sémite, de L'Enlèvement de la politique ou d'Après la Révolution.

  • La rue à vif place au centre de son analyse les conséquences que le geste de filmer dans la rue a eues sur le cinéma. La « mise à la rue » du cinéma - la Nouvelle Vague - a en effet profondément et très concrètement modifié la manière de faire et de concevoir le cinéma. La rue dans son quotidien, la recherche de la spontanéité et de l'authenticité qui l'anime, la folie et l'imprévu aussi, loin de la maîtrise calculée des studios, devient un véritable laboratoire autant esthétique que technique. Ce nouveau cinéma se veut ainsi plus proche du vrai, en phase avec les évolutions de la société qu'il cherche à saisir sur le vif.
    En retour, la Nouvelle Vague propose un regard inédit sur la ville, sur ces marges, les nombreux espaces dissimulés de la France bien-pensante. La rue devient un acteur, un réseau sémiotique, une trame narrative, un contexte politique, un cadre où l'imaginaire se met à l'épreuve du réel.
    La rue à vif suit en un plan séquencé le déroulement de réalisation d'un film (préfilmage, filmage, montage...) à travers une analyse détaillée du moyen-métrage de Jean Eustache Le père Noël a les yeux bleus, permettant à un public néophyte d'approcher le cinéma par l'intérieur grâce à de nombreuses définitions, références, citations et anecdotes qui croisent théorie et pratique.
    Les réflexions de l'auteur sur le cinéma et la rue se doublent d'un parcours photographique qui vient prolonger l'analyse théorique par une proposition artistique par laquelle Hakim Boulouiz dit la rue chère aux auteurs de la Nouvelle Vague à travers son regard subjectif.

  • Cet ouvrage propose une lecture de l'oeuvre de Borges qui croise les lignes de vie du grand auteur argentin à celles de son écriture, en reprenant à son compte les figures symboliques majeures (dédale, miroir, tigre, poignard) qui jalonnent le parcours littéraire borgesien comme autant de motifs interprétatifs.
    Car Borges efface systématiquement la frontière entre vie et oeuvre, entre fiction et réalité et constitue leur rapport comme un jeu de reflets labyrinthique où la quête de la vérité s'entrelace à celles de l'invention et de la métamorphose.
    Au centre de cet échange, comme au coeur du dédale, se tiendrait non pas le minotaure, mais un trou noir dans lequel se dérobe la source de toute création.

  • - Le Nô infini constitue un essai sur le théâtre Nô comprenant cinq études, le fragment d'une chronique, ainsi que la traduction inédite de trois drames du théâtre Nô.
    - La première étude propose une définition du théâtre Nô et s'intéresse à ses origines historiques.
    - La deuxième étude s'attache à présenter les dimensions structurant le champ théâtral et poétique du Nô : la constitution de l'espace et du temps dans la fiction dramatique et son rapport avec les formes de l'espace scénique.
    - Une troisième étude circonscrit l'art poétique propre au théâtre Nô et les émotions qu'il suscite, en considérant que l'esprit qui le guide alterne entre le vide et le plein, le silence et le son, le mouvement et l'immobilité... Cette alternance, s'inscrivant dans toutes les dimensions du Nô, en révèle le sens et la saveur, et, partant, déclenche l'émotion, sa réussite esthétique.
    - La quatrième étude s'intéresse aux figures surnaturelles (dieux, démons, fantômes) qui interviennent dans les drames Nô.
    - La cinquième étude porte sur l'ouverture du théâtre occidental contemporain à la tradition Nô vue à travers la relation particulière qu'a entretenu avec elle Heiner Müller.
    - Une chronique retrace les pérégrinations de l'auteur vers des sites emblématiques du théâtre Nô, illustrant sa présence dans la culture japonaise actuelle.
    - Enfin, l'ouvrage propose trois traductions inédites en français de pièces du répertoire Nô par Armen Godel lui-même.

  • Le montage selon Eisenstein : un concept et une pratique qui font de l'oeuvre d'art le fondement d'une expérience de la liberté

  • - Cet essai ouvre une perspective originale en ce qu'il croise les rapports entre la littérature au XXe siècle et les oeuvres picturales du passé afin d'en dégager les effets différés.
    Différence dans les temps, autant que différence dans les pratiques ; mais ces différences et leur mise en rapport ne s'observent pas selon une fantaisie qui viendrait brouiller leur temps respectif, comme leur pratique respective. L'imparfait de l'art prend en effet soin de replacer les oeuvres dans leur contexte, tout comme il reconnaît la spécificité pratique - et donc les enjeux - dont relèvent les deux formes d'art ici conjuguées.
    - Cette mise en perspective crée de facto une distance permettant d'interroger à nouveaux frais la réception des oeuvres plastiques par la poésie, la pensée de la poésie sur ces oeuvres et, partant, l'expérience esthétique elle-même.
    Car suivre cette pensée orientée par la peinture et le dessin mène non seulement à une compréhension affûtée de la poétique propre à des auteurs tels qu'Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Francis Ponge ou encore André du Bouchet, mais propose également une méditation sur le parcours esthétique qui va de la sensation à l'expression. Ainsi, la pensée poétique, éclairée par les lumières conjointes de l'histoire de l'art et des idées, de la critique littéraire et de l'esthétique philosophique, permet de redéfinir le cadre et les particularités de l'expérience esthétique.
    - Cette approche de l'art par le biais d'une définition d'une véritable pensée poétique (qui ne soit pas celle du critique de métier ou du théoricien) renoue avec une conception « sensible » de l'art, en rupture avec le discours dominant de la moitié et fin du XXe siècle qui a « intellectualisé », « lettrisé » ou encore « conceptualisé » l'expérience artistique. Le détour par le passé a permis à certains poètes de se détacher des théories de leur époque et d'interroger par cette mise à distance leur pratique autant que celles des artistes qui leur étaient contemporains, et suscite à Martine Créac'h une série de pistes passionnantes sur la réception de l'art au XXIe siècle, que ce dernier soit contemporain ou passé.

  • Née à Buenos Aires, Noemi Lapzeson se forme comme danseuse à New York et intègre la compagnie Graham. Elle contribue à la fondation de The Place et du London Contemporary Theatre à Londres, puis donne des cours dans différents pays avant de s'installer à Genève où elle danse, chorégraphie et enseigne depuis 1980. Elle contribue à la fondation de l'adc, Association pour la Danse Contemporaine, fonde la compagnie Vertical Danse et participe activement au développement de la danse genevoise par son travail pédagogique et ses créations.

  • ?? Un regard sur le lac Léman sous des angles nouveaux en se basant sur des recherches novatrices sur le plan de la méthodologie et de la représentation artistique et documentaire.
    ?? Cet ouvrage touche également à des questions portant sur le territoire. Il enrichit ainsi par une vision complémentaire le programme éditorial de MetisPresses, développé dans la collection vuesDensemble;
    ?? L'édition papier incluera l'accès à un livre numérique enrichi permettant une exploration plus détaillée de la riche iconographie du recueil ainsi que du matériel vidéo.
    ?? L'ouvrage vise un public s'intéressant aux sciences humaines et aux modes de représentation iconiques :
    Public affectionnant l'esthétique, l'histoire de l'art, la littérature, l'architecture, l'histoire, la géographie, l'histoire du paysage, l'urbanisme, ou encore l'histoire du tourisme.

  • À travers ses différentes contributions, ce livre veut faire apparaître l'actualité de la pensée saussurienne autant pour la linguistique que pour la philosophie, tout en mettant en lumière les enjeux d'une appréhension renouvelée de l'oeuvre du savant genevois. Il aborde trois axes majeurs de l'oeuvre de Ferdinand de Saussure : les langues anciennes - s'intéressant aux travaux de Saussure autour du sanskrit, de la géographie linguistique ou des anagrammes homériques - ; le Cours de linguistique générale - visant à renouveler l'oeuvre majeure du linguiste par la divulgation de travaux rarement consultés - ; et les confins de la linguistique - permettant de rendre compte de la portée philosophique de la pensée saussurienne sur les interrogations générales concernant le langage.

  • Ce volume se propose de renouveler l'approche du style, dans une perspective élargie. Il n'y a sans doute pas de conduite humaine qui ne produise un effet expressif de présence, mais, on le comprend mieux aujourd'hui, qui n'engage en même temps une forme de pratique. Le style ne reste pas seul, comme une sorte de halo narcissique. Au-delà de ses fonctions traditionnelles d'expressivité, le style se manifeste aussi «en acte».
    À un regard attentif, il se révèle en effet comme l'instrument d'un «faire», il se prolonge en forme de relation et en prescription de conduites: ici opérateur d'individuation, là vecteur de formes de réception, là encore forme dynamique d'insertion dans le monde et de reconnaissance réciproque. Constater la pertinence du style dans tous les domaines de l'agir, c'est du même coup lui restituer une stature anthropologique. C'est en un nouveau sens qu'on peut continuer d'affirmer que le style, «c'est l'homme même». C'est aussi opérer un tournant épistémologique dans la pensée du style, passer du point de vue sémiotique ou herméneutique au point de vue pragmatique.
    La question posée avec de plus en plus d'insistance à propos de style n'est plus «Que signifie-t-il?» ou «Qu'exprime-t-il?», mais «Que fait-il?». Les contributions ici réunies constituent autant d'élucidations et de justifications de l'existence des styles. À un moment où l'on demande aux formes singulières de l'humain de répondre d'autre chose que des aléas de la subjectivité, où on les presse de nous montrer à quoi elles servent et comment elles nous affectent collectivement, la réponse ici esquissée est que le style est instrument d'une hominisation toujours en cours et forme organisatrice de vie.
    Pour ce faire, Laurent Jenny a réuni les contributions d'auteurs issus aussi bien des études littéraires, de la philosophie, de la psychologie cognitive que des sciences sociales (Natacha Allet, Alexandra Bidet, Guillemette Bolens, Eric Bordas, Jérôme David, Anne Herschberg-Pierrot, Marielle Macé, Jean-Marie Schaeffer, Richard Shusterman).

  • - Catherine Colomb est le premier ouvrage collectif dédié à une romancière majeure du XXe siècle, saluée d'emblée par ses aînés C. F. Ramuz et Gustave Roud, puis par Philippe Jaccottet, et en France par un Jean Paulhan persuadé de son « génie », mais dont l'oeuvre demeure encore méconnue.
    - Ce premier livre, en plus d'offrir des échappées passionnantes vers l'univers littéraire de Catherine Colomb, constitue un geste concret de reconnaissance de la valeur et de l'originalité foncière d'une oeuvre considérée par tous les spécialistes comme « pionnière », « avant-gardiste » ou « inclassable », admirée pour son écriture profondément originale comme pour sa radicalité formelle.
    - Catherine Colomb, auteure féministe et ardente promotrice des droits des femmes, a su transformer et canaliser son élan de révolte en une puissante énergie créatrice. Ses romans ont une part de subversion, un souffle de vie et de violence qu'elle aura su mettre en forme, tout en remettant en cause les genres et les attendus narratifs. À tel point qu'il n'est pas faux de voir en son travail un précurseur du Nouveau Roman.

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  • Au cours des trois derniers siècles, bien des femmes ont participé à la circulation transnationale des idées.
    Nombre d'entre elles se sont attachées à déchiffrer d'autres cultures ou à représenter des identités plurielles, souvent en se situant sur des frontières linguistiques. Leurs activités littéraires ont pu produire des perspectives inédites déplaçant les rôles masculins et féminins, ou au contraire confirmer des normes de genre existantes. En présentant une série d'approches critiques permettant d'analyser ces politiques du genre, ce volume contribue à une histoire littéraire des écrivaines "entre les langues".

  • Avec la mondialisation, les contacts dans la diversité culturelle se sont extraordinairement intensifiés. Mais les phénomènes interculturels ne sont pas toujours bien vécus, ni bien compris. Les éléments les plus apparents ne sont pas nécessairement les plus profonds. Il en résulte un débat public souvent confus. Ce livre tente de l'éclairer en présentant une vue d'ensemble des domaines de l'interculturalité, à travers un parcours inter­disciplinaire. Ce faisant, il propose des instruments critiques pour élucider des processus complexes et fondamentaux du monde contemporain.

    Avec les contributions d'Abdeljalil Akkari, Rémi Baudouï, Nadine Bordessoule-Gilliéron, Marie-Anne Broyon, Philippe Chanson, Corinne Fournier Kiss, Laurent Gajo, Carine Layat Burn, Vittorio Mainetti, Alicia Sanchez-Mazas, Margarita Sanchez-Mazas, Isabelle Schulte-Tenckhoff, Patrick Suter, Youri Volokhine et Valeria Wagner.

  • - Catherine Colomb est à la fois la romancière la plus discrète et la plus audacieuse qu'ait connue la Suisse romande.
    - L'ouvrage de Philippe Geinoz propose trois essais dédiés à ses trois principaux romans : Châteaux en enfance, 1945, Guilde du Livre ; Les esprits de la terre, 1953, Rencontre ; Le temps des anges, 1962, Gallimard.
    - Le parcours qui se dessine à travers l'analyse de ces trois livres dévoile une oeuvre dans laquelle la romancière a réussi à mettre son histoire personnelle, avec son ancrage local, au service d'une interrogation ambitieuse des changements sociaux qui caractérisent une modernité que Colomb fait commencer vers 1860 et qui est encore, à bien des égards, la nôtre.
    - Un temps désancré est aussi le fruit d'une rencontre féconde entre une auteure et un critique, car Philippe Geinoz poursuit depuis plusieurs années une interrogation stimulante sur le regard porté par les écrivains d'expression française sur les bouleversements induits par la modernité.

  • Ce volume invite à réfléchir aux différentes actions que la traduction peut initier. Bien plus qu'un «redoublement» ou une «copie», la traduction engage en effet la créativité de celui qui en prend la responsabilité, mais dont la tradition en Occident n'a pourtant pas cessé de marteler les «trahisons». À la fois généreuse et risquée, la traduction n'est ni utopique, ni impossible.
    Elle s'inscrit dans le réel, dans la pratique, à travers la résolution de problèmes et la reconnaissance de difficultés.
    L'acte de traduire est nécessaire.
    - La traduction suscite un grand nombre d'in terrogations, il est toujours nécessaire - et peut-être plus encore dans notre monde globalisé - de la repenser. Comment se pratiquait la traduction au Moyen Age? Comment traduire le contexte lorsque celui-ci est temporellement ou culturellement éloigné du public-cible? Quel est le rôle du traducteur, comment celui-ci a-t-il évolué? La traduction peut-elle être fondatrice? Peut-on traduire la poésie? Peut-on développer une oeuvre bilingue, se traduire soi-même? Voilà quelques-unes des questions auxquelles des chercheurs en littérature et des traductologues ainsi que des poètes et leurs traductrices ont proposé leurs réponses dans ce volume.

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  • En 1968, certains critiques ont employé l'expression «la dématérialisation de l'art» afin de rendre compte des transformations opérées dans le champ artistique par des approches «conceptuelles». Ce livre pose différemment le problème de la dématérialisation en s'interrogeant sur ce qu'il en est de la matérialité de travaux se déployant dans l'espace, comme l'installation, ou se déroulant dans le temps, comme la performance.
    La dématérialisation se définirait ainsi moins par une absence d'objets que par la mise en question de leur caractère d'oeuvre d'art. Elle est comprise ici comme une disjonction de l'oeuvre et de l'objet.

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  • En se plaçant résolument "au-dessous de la littérature", l'écriture d'Annie Ernaux malmène une certaine idée, et non pas la moindre, de la chose littéraire. Provocation gratuite, presque convenue, serait-on tenté de dire, au sortir du 20e siècle qui a nourri une avant-garde artistique pressée d'en finir avec les Belles-Lettres. Or, c'est passer outre les réactions exceptionnellement virulentes des critiques offensées par le style a-littéraire et par l'impudeur, autant sociale que sexuelle, des textes d'Ernaux, sans oublier la réception enthousiaste de lecteurs subjugués par une capacité à mettre en mots leur propre expérience biographique.
    Et la littérature n'est pas seule en cause. La sociologie est, elle aussi, défiée de plein fouet dans ses possibilités de dire le monde. En effet, jamais peut-être depuis Honoré de Balzac ou Emile Zola, le sociologique n'avait été à ce point le substrat d'une oeuvre littéraire qui cherche à son tour à donner forme, voire même à donner corps, à une expérience de vie. L'angle d'approche choisi pour ce volume reflète la volonté de ne sacrifier ni les aspects " littéraires ", ni la dimension " anti-littéraire " des écrits d'Ernaux.
    En vue d'étudier cette "oeuvre de l'entre-deux ", une approche interdisciplinaire, confrontant et faisant dialoguer le savoir et les méthodes de la sociologie et de l'analyse littéraire, a paru le mieux à même pour dégager ce qui est sans doute l'une des lignes de force de l'écriture d'Ernaux: son engagement par et dans la littérature. Important: un entretien d'Annie Ernaux avec Thomas Hunkeler clôture le livre.

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  • À la fin du 19e siècle, l'avènement de la presse populaire écarte les écrivains des journaux. Mais, loin de s'en trouver abattue, sous l'impulsion des avant-gardes, la littérature ne cesse de se réinventer, en intégrant au livre des procédés empruntés à la presse - et en les détournant. L'oeuvre, le Livre, adviendront désormais dans le prolongement du journal, enfin porté à son incandescence - loin des insuffisances des quotidiens, dont Mallarmé affirmait ironiquement qu'ils manquaient le présent.

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