Littérature traduite

  • Les saintes du scandale

    Erri De Luca

    • Mercure de france
    • 26 April 2013
  • Chet Baker pense à son art

    Enrique Vila-Matas

    • Mercure de france
    • 13 October 2011

    Dans ce récit qui se situe à Turin, une nuit, dans une chambre d'hôtel, là où Joseph de Maistre avait écrit Voyage autour de ma chambre, Enrique Vila-Matas met en scène un critique littéraire qui n'est qu'un double de lui-même et qui essaye de faire le point sur ses goûts en littérature, sur sa propre vision du roman contemporain. Il hésite entre le radicalisme artistique de James Joyce dans Finnegans Wake et la prose plus classique mais non moins inventive de Simenon dans son roman Les fiançailles de Monsieur Hire.
    Cet autoportrait d'Enrique Vila-Matas est une grande plongée dans son métier d'écrivain, jouant sans cesse entre le vrai et le faux, saluant au passage tous les auteurs de sa bibliothèque, s'amusant à inventer des citations, à passer volontiers du je au il et mettant la littérature tout entière en abîme.
    Jeux de miroirs et de doubles pour réfléchir sur la situation de la littérature d'aujourd'hui. Comment garder à la fois son exigence d'écrivain et élargir son public, comment concilier la littérature dite populaire et la littérature tout court, qui est une recherche permanente de formes nouvelles et de travail autour de la langue?

    Chet Baker pense à son art est, davantage qu'un récit, une fiction critique, tour à tour drôle, méditative, poignante, nonchalante et musicale.
    Un livre qui permet de comprendre toute l'oeuvre d'Enrique Vila-Matas, un des plus grands écrivains contemporains.

  • Passages de jeunesse

    Grondahl J C

    • Mercure de france
    • 25 March 2010

    Pendant que j'écrivais, la fin de l'été est arrivée. La lumière a pris un éclat tamisé comme celui du cuivre, la bruyère s'est épanouie sur la lande et les dunes autour de Skagen. Des îlots de violet dans les élymes des sables, sous le vaste ciel vide. Ma fille la plus jeune, un an et demi, a commencé à parler pour de bon, sa grande soeur, elle, a commencé à répondre, et elles ne rentrent plus dans leurs chaussures d'hiver. Tout change, de manière imperceptible la plupart du temps, comme les dunes qui se déplacent de quelques mètres chaque année, d'une mer vers l'autre. Et puis, il y a le changement brusque et inattendu qui, d'un coup, rompt le lien entre le présent et ce que nous avons derrière nous.

  • La première main

    Rosetta Loy

    • Mercure de france
    • 10 January 2008

    Il y en a trois, des mains. La première est la plus belle, elle a entrelacé ses doigts aux miens, chaude, forte. Une main à la Michel-Ange, aux ongles bien dessinés. C'est une histoire uniquement de gestes où les paroles privées de sens sombrent dans le néant. Et le désir reste impossible à combler, enfantin et adulte à la fois comme s'ils appartenaient, ces gestes, à une petite fille mais aussi à son contraire. Une petite fille solitaire et qui a faim de gratifications, et une adulte ingénieuse, experte. Même les odeurs sont des vagues qui vont et viennent et portent en elles tendresse et ténèbres, les narines les suivent comme si elles marquaient une piste pour s'orienter dans cette forêt de silences. L'amour est au centre de ce récit. Paris, Rome, Venise, les années se superposent, mais le regard de la petite fille est le même que celui de la femme qu'elle est devenue. Si aiguisé, si précis, si intuitif, si vrai. Pour la première fois, Rosetta Loy, figure majeure de la littérature italienne contemporaine, publie en France un texte inédit dans sa langue maternelle. Elle peut enfin dire, en toute liberté, toutes les choses enfouies et les restituer dans l'éclat où elles lui sont apparues. Avec violence et nécessité, sans jamais tricher. Rosetta Loy signe ici un grand livre en tressant sa vie intime avec celle de l'Italie.

empty