Manuella

  • Le catalogue se compose des dessins de René L.
    Et d'un texte de Philippe Artières accompagné des objets, archives et oeuvres de l'exposition :
    En évoquant la vie et les obsessions de René, les grands événements de l'époque apparaissent en toile de fond, de la décolonisation aux évolutions de la psychiatrie. L'exposition est un parcours dans notre XXe siècle et les hétérotopies dont il fut le théâtre. Ce cheminement sera mis en inquiétude par quatre fi gures qui se rencontrent dans les histoires de René L. : Michel Foucault au croisement de l'hétérotopologie et de la psychiatrie, Frantz Fanon entre psychiatrie et colonialisme, Le Corbusier à la jonction des projets coloniaux et de l'habitat collectif, et enfi n Georges Perec et son île W où l'hétéroropie sportive tourne au cauchemar.

  • Gardien party

    ,

    • Manuella
    • 4 February 2022

    Ils ne sont là pas loin, vigilants, lorsque nous regardons. Les oeuvres sont toujours fragiles, exposées à l'irrépressible envie de toucher de nombreux visiteurs, aux commentaires, aux interprétations, à d'éventuelles dégradations ou vols. Les gardiens de musées ont pour mission de protéger les oeuvres contre ces dangers. Ils voient et entendent tout, sont quelquefois pris à partie, associés aux choix des accrochages comme s'ils en étaient responsables. Ils doivent être à la fois présents mais discrets, alertes et attentifs.
    Mohamed El Khatib et Valérie Mréjen sont allés à la rencontre d'agents de surveillance et d'accueil dans les musées du monde entier pour recueillir leur parole.
    À l'occasion de représentations théâtrales, six agents de tous horizons partagent avec le public leurs parcours, leurs regards, leurs anecdotes, leurs rapports personnels aux oeuvres, aux visiteurs et au temps.
    Une invitation à découvrir une dimension intime et méconnue de ce qui fait le musée d'aujourd'hui. Ce livre contient le texte intégral de la pièce qui a été jouée à Beaubourg du 15 septembre au 5 décembre 2021.

  • La mariée de Marcel Duchamp

    K. Schippers

    • Manuella
    • 4 February 2022

    Ouvrage de fi ction à la limite des genres de l'essai, de la biographie et du roman policier, ce livre est un hommage étonnant et unique à Marcel Duchamp. L'oeuvre la plus connue de l'artiste franco-américain est le Grand Verre, intitulé La mariée mise à nu par ses célibataires, même. « Qui est la mariée qui fi gure si souvent dans l'oeuvre de Duchamp ? » :
    K. Schippers mène l'enquête pour tenter de répondre à cette question. L'intrigue se déploie au fi l des voyages successifs du narrateur sur les lieux où vécut Marcel Duchamp, à travers les entretiens et rencontres avec des personnes qui ont connu l'artiste, et dans les spéculations du narrateur nées de ses observations des oeuvres de Duchamp.

  • Fata morgana

    , ,

    • Manuella
    • 18 March 2022

    Du 22 mars au 22 mai 2022, le Jeu de Paume présente la première édition de son nouveau Festival, intitulée « Fata Morgana ».
    Mêlant expositions, événements culturels et spectacles vivants, le Festival du Jeu de Paume entend donner une pleine visibilité à des artistes rarement montrés en France et en Europe - tous ayant la particularité d'explorer les multiples dimensions de l'image dans la diversité de ses formes. Cette première édition du Festival est con??iée à Béatrice Gross, commissaire indépendante, avec le conseil artistique de Katinka Bock.
    L'exposition « Fata Morgana » déploie une ré??lexion critique et poétique sur les modalités concrètes de l'apparition du visible, souvent plus instable et ambiguë qu'il n'y paraît.
    La physicalité réside au coeur de ce projet pluridisciplinaire qui rassemblera, aux côtés de photographies, ??ilms et installations vidéo, des peintures, sculptures, performances et pièces sonores.
    « Fata Morgana » fait référence au phénomène exceptionnel causé par la combinaison de mirages à la surface de la mer, dont l'illusion naturelle donne à voir au-dessus de l'horizon des objets situés pardelà leur image. Autour de cette notion s'ancre également la méthode d'élaboration artistique : chaque nouvelle étape se fera le présage de l'organisme à venir.

  • Inventer la couleur

    ,

    • Manuella
    • 10 September 2021

    Ce n'est qu'en 1976, plus d'un siècle après son invention par Louis Ducos du Hauron, que la photographie en couleur accède officiellement au statut d'oeuvre d'art avec l'exposition de William Eggleston au MoMA. Cette consé­cration intervient alors qu'autour de lui, à New York, Ernst Haas ou Saul Leiter utilisent la couleur déjà depuis plusieurs décennies.

    En Europe, où règne aussi l'exclusivité artistique du noir et blanc, l'Italien Luigi Ghirri, dans les années 1970, et le Français John Batho, dès 1963, s'engagent dans la couleur. « Je voulais savoir, déclare ce dernier, ce que la photographie pouvait avoir à dire au sujet de la couleur. »

  • L'entretien rétrospectif de l'artiste Françoise Pétrovitch, réalisé par l'écrivain et amateur d'art Guidino Gosselin, permet de revenir sur 30 années de création de l'une des artistes majeurs de la scène contemporaine européenne. L'artiste y retrace sa carrière, dévoile son vécu, ses passions, les multiples facettes de son art et revient sur le contexte de création de ses oeuvres.

  • Ce livre est un entretien entre Alejandro Jodorowsky et Philippe de Montebello sur l'expérience vécue de l'art dans le musée.
    Dans cet échange instructif et passionné entre ces deux fi gures éminentes, l'entretien aborde tout d'abord le rôle du musée, de ses origines à aujourd'hui à travers son histoire, et évoque aussi les enjeux du marché de l'art, ainsi que la question de la place de l'art contemporain dans le musée. Le débat central devient ensuite celui de la question de l'art dans le musée.
    En quoi consiste l'expérience de l'oeuvre ? Et comment peut-on la rendre perceptible dans l'espace du musée ? Si pour l'artiste qu'est Alejandro Jodorowsky l'art doit guérir l'humanité, Philippe de Montebello, dans son rôle de conservateur et d'amateur d'art, évoque l'expérience de l'oeuvre comme l'expérience du regard à travers le temps passé à la contempler. Et si la magie du musée consistait en cet optimisme qui y pénètre, et où l'on trouve le dépassement de soi ?

  • Esther Ferrer (1937, San Sebastián) est une artiste plasticienne et performeuse espagnole.
    Elle rejoint en 1967 le groupe Zaj (1964 - 1996), composé de Walter Marchetti et Juan Hidalgo. Actif jusqu'à la moitié des années 1970, le collectif est à l'origine de nombreux concerts, actions, publications et installations. Ce mouvement, très proche de Fluxus, fonde son art sur des gestes minimalistes, des objets ordinaires et est tributaire de l'influence de John Cage et de Marcel Duchamp.
    À partir des années 1970, elle travaille aussi avec la photographie, le dessin et réalise des toiles à partir de travaux antérieurs, assurant une continuité entre les performances et son travail plastique.
    Dans ses installations ainsi que dans ses actions, elle place des objets ordinaires dans l'espace pour créer des situations absurdes.
    Esther Ferrer a été lauréate du prix d'Honneur AWARE en 2017.

  • « Ce qu'on commence à comprendre, c'est qu'ici tout communique. Les découpages, les romans, les vidéos, les photographies : ce sont toujours des portraits, et ces portraits, qu'ils soient ou non parlants, sont toujours des histoires contenues, du langage ramassé sur lui-même. Et derrière ces portraits, il y a une main qui décortique, ôte la graisse comme on dit, le surplus, l'inessentiel, qui rassemble, taille, coupe au bon moment, fait entendre tout ce qui est passé sous silence à la surface de quelques mots et, à la surface du silence, tout ce qui parle encore ».
    Bertrand Schefer.

    V. M. Tout cela nous ramène au palais des glaces, ce labyrinthe aussi attirant qu'angoissant.

    L. M. Palais des glaces, oui, où les miroitements des fictions minuscules, des récits possibles sont comme des éclats de mica qui projettent des lumières - d'étoiles mortes ? trop lointaines ? Où est-ce que, les relayant, ces éclats réactivent les récits et les remettent au présent, sans se soucier de ce qui est vrai ou faux, luxe ou toc dans ce palais où la transparence des glaces ne s'oppose pas à l'opacité des signes ?

    V. M. Dans le palais des glaces, à cause de l'effet boule disco, on ne sait plus très bien s'il s'agit de reflets, ou de reflets de reflets. J'aime cette idée du toc juxtaposé à de la « vraie » poussière d'étoiles, sans qu'on puisse faire la différence. La beauté des êtres est dans cet alliage entre minerai véritable et pâle imitation.

    Entretien avec Laurent Mauvignier.

  • The medium is the message (Marshall McLuhan). C'est ce que Mathilde Roman explore dans ce livre alors que nombre d'artistes aujourd'hui jouent du «?médium?», avec tout ce que cela peut signifier, tant sur le plan politique, sociologique ou historique que sensible.

  • L'espace des images : art et culture visuelle en Italie 1960-1975 Nouv.

    Les publications sur l'art italien contemporain sont rares. Cet ouvrage collectif : L'espace des images. Art et culture visuelle en Italie 1960-1975 vient combler un vide éditorial en France sur ce sujet, à l'exception de certains travaux récents portant plus particulièrement sur l'Arte Povera.

    Or, pendant ces quinze années, l'Italie a connu une période particulièrement fertile et riche culturellement, traversée par des renouveaux artistiques, littéraires et cinématographiques encore à l'oeuvre aujourd'hui. Ce livre entend faire un état de cette situation en réunissant des travaux récents de chercheuses et chercheurs italien.enne.s, français.e.s et américain.e.s travaillant sur ces questions et qui ont contribué à en apporter une nouvelle lecture.

    Issues d'un colloque qui s'est tenu en 2019 entre Rome (Académie de France à Rome-Villa Médicis) et Paris (Institut culturel italien), les contributions ont été sélectionnées pour faire de ce livre un véritable ouvrage collectif, riche de ces multiples contributions, qui propose des relectures de l'oeuvre d'artistes bien connus (Alberto Burri, Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini), ainsi que des redécouvertes de figures jusqu'à maintenant peu étudiées (Cloti Ricciardi, Eliseo Mattiacci, Paul Thek), des analyses thématiques, des rapprochements inédits entre le monde artistique et la production cinématographique et littéraire. Dans leur ensemble, les essais mettent en lumière de nouvelles clés d'interprétation d'un paysage artistique qui peut ainsi être parcouru en suivant des trajectoires multiples et originales.

    Le titre de l'ouvrage, est un clin d'oeil à la première grande exposition sur l'art de l'installation et de l'environnement en Italie : « Lo spazio dell'immagine » (« L'espace de l'image »), qui s'est tenue en Italie à Foligno, en Ombrie, pendant l'été 1967 au Plazzo Trinci dont la couverture du catalogue reprenait l'image de l'oeuf suspendu de la Pala di Brera de Piero della Francesca (1472-74).

    Une introduction et treize textes accompagnés d'illustrations et d'une bibliographie de référence constituent cet ouvrage qui paraîtra à l'occasion de l'exposition « Vita Nuova : Nouveaux enjeux de l'art en Italie 1960-1975 » au Musée d'art moderne et contemporain de Nice (MAMAC) (14 mai-2 octobre 2022), ce qui permettra à ce livre de trouver sa pleine place éditoriale en écho à l'exposition.

  • Voyage au mont Tamalpais

    Etel Adnan

    • Manuella
    • 9 November 2013

    « Un jour, devant une caméra de télévision, on me posa cette question : «Quelle est la personne la plus importante que vous ayez jamais rencontrée ?» Et je me souviens d'avoir répondu : «Une montagne.» Tamalpais était au centre de mon être. » C'était le Mont Tamalpais qu'Etel Adnan voyait de sa fenêtre à Sausalito, près de San Francisco, et dont elle a fait de si nombreux tableaux.
    Voyage au Mont Tamalpais nous entraîne dans « cette aventure de vivre avec une montagne ».
    Plus qu'une rencontre avec un site naturel, une montagne au pied de l'océan, aussi beau soit-il, c'est avant tout une rencontre avec l'esprit du lieu.
    La lumière et les couleurs changeantes, la brume, le brouillard et la neige sont sources d'émerveillement, de nouvelles sensations esthétiques et d'élévation spirituelle.
    Etel Adnan nous livre une méditation sur la beauté de la nature et la puissance des éléments, qui se transforme en célébration du monde.
    Le Mont Tamalpais, c'est la montagne magique d'Etel Adnan, qui la voit comme « le chef de la tribu humaine ».

  • Saisons

    ,

    • Manuella
    • 18 March 2016

    Saisons est une célébration de la nature " qui reste immobile au coeur des tempêtes ", " qui ne sait pas ce qu'est l'inquiétude " et qui pourtant passe sans bruit, aussi fragile que la destinée humaine. Source de connaissance, la nature a son langage qu'Etel Adnan comprend et retranscrit. Ainsi elle la rend présente à notre conscience, nous remet au coeur des rythmes et de la polyphonie du monde. Car " la nature aide à devenir humain.
    " L'observation des éléments - le soleil, le vent, la pluie - est l'occasion d'un dialogue intérieur entre l'esprit et les sens, d'une méditation percutante sur le monde. L'auteur nous livre ses intuitions sur les mythes et l'Histoire, les guerres et l'amour, le silence et le langage, la mort et la renaissance. Tels des haïkus, les fragments qui composent ce recueil claquent sur la page comme autant de moments de révélation.
    Sa foi en l'homme, en la transcendance de l'esprit et en l'énergie de la création est servie par une écriture colorée et limpide. Elle témoigne d'une confiance inaltérable et la puissance des mots et la force de l'amour. Saisons donne des raisons d'espérer et invite à faire oeuvre de résistance dans la fureur du monde actuel. " Penser, ce n'est pas contempler, mais rendre compte. "

  • Ce second cahier de la Fondation Louis Vuitton est consacré à Gerhard Richter.
    Il présente le corpus des trente deux oeuvres de l'artiste dans la collection de la Fondation Louis Vuitton en les accompagnant d'un entretien inédit avec l'artiste et de textes critiques richement illustrés.
    L'entretien de Gerhard Richter réalisé par Dieter Schwarz met en perspective la carrière de cet artiste majeur de la scène contemporaine. Le peintre y évoque librement ses relations avec les artistes de sa génération, Blinky Palermo, Robert Ryman, Sol LeWitt, ou Joseph Beuys, son oeuvre picturale - des Tableaux gris aux 4900 Couleurs ou aux Strips (Bandes) -, mais aussi son travail sur les livres comme Atlas, Wald, ou Birkenau.
    L'ouvrage comporte également une préface de Suzanne Pagé et des textes du critique d'art Philippe Dagen, de Sébastien Gokalp et d'Olivier Michelon, notamment sur 4900 Farben.
    Richement illustré par plus de soixante représentations des oeuvres du peintre, ce volume offre un regard rétrospectif sur plus de cinquante ans de peinture. Il est publié à l'occasion de l'exposition de la collection Louis Vuitton à la Fondation du 20 février au 29 août 2019.

  • Ce livre constitue le troisième volume des entretiens avec les artistes lauréates du Prix d'Honneur AWARE.
    Lauréate du prix 2017, Judit Reigl parle avec passion et sincérité de son enfance, de ses années de formation en Italie, de sa peinture et de sa vie à Paris.
    Ce livre est le fruit de dix ans d'entretiens suivis avec Judit Reigl.

  • Brouhaha

    , , ,

    • Manuella
    • 21 January 2022

    Profondément influencé par Borgès, l'oeuvre de Jean-Christophe Norman prend la forme de performances, de marches, d'écritures, de photographies ou de dessins pour interroger les notions de temps, de territoire et d'écriture. Depuis les années 2010, l'artiste a fait du texte, du livre et de la littérature son matériau artistique. Il a entièrement réécrit Ulysse de James Joyce sur la surface du globe et sous la forme d'une ligne tracée à la craie sur le bitume des villes qu'il a traversées. Ce livre est le catalogue de son exposition au Frac Paca intitulée "Brouhaha".

  • Yves Klein, entre France et Allemagne

    Robert Fleck

    • Manuella
    • 21 November 2018

    Comment Yves Klein (1928-1962) a-t-il suscité de l'intérêt pour son oeuvre, construit une communauté d'artistes, partagé une vision esthétique, et créé - avec Rotraut Uecker - l'unique couple franco-allemand de l'art contemporain dans les années 1960 ?
    Tous ces aspects de sa vie et de sa carrière passent par l'Allemagne.
    Ce livre décrit pour la première fois l'extraordinaire aventure outre-rhin de l'artiste français à partir de mai 1957. Ni sa position dans le monde artistique parisien de son vivant, ni son rayonnement international, ni même sa carrière mondiale posthume ne seraient concevables sans les artistes, galeries, collectionneurs, musées et autres institutions allemands.
    Robert Fleck mêle l'histoire de l'art, l'histoire des idées, la biographie et la sociologie du marché de l'art et des institutions artistiques, et l'analyse des mouvements et des courants artistiques d'avant-garde pour mieux retracer les étapes fondatrices de ce parcours.

  • Les voies du curating

    Hans Ulrich Obrist

    • Manuella
    • 22 September 2015

    Hans Ulrich Obrist partage ici sa passion pour le métier de curator dont il est l'un des pionniers et qu'il a contribué à inventer.
    Se fondant sur sa propre expérience - depuis la première exposition qu'il a organisé dans la cuisine de son appartement de Zurich en 1991, jusqu'à son projet « Conversations » qu'il mène depuis plusieurs années avec de nombreux artistes, créateurs, penseurs et acteurs du monde des arts - il poursuit sa réflexion sur la nature même du curating, ses origines et ses spécifités.
    Convoquant les artistes dont il se sent proche, parmi lesquels Gerhard Richter et Gilbert & George, mais aussi des personnalités qui l'ont influencé, comme Diaghilev ou Pontus Hulten, se référant à la création des premiers musées publics au xviiie siècle, il traverse les siècles et les continents, nous emmène d'une exposition à l'autre, et signe un essai brillant, créant des liens entre les époques et les artistes.
    Les Voies du curating nous éclaire sur une pratique animée par la cutiosité, la mobilité et le questionnement permanent. Une pratique qui est tout sauf une posture figée. Autant de chemins qui contribuent à dessiner une façon d'être au monde pour mieux penser et inventer l'avenir.

  • Colette Brunschwig

    Collectif

    • Manuella
    • 5 March 2021

    En mai 2017, la galerie Jocelyn Wolff (Paris) et Manuella Editions ont initié le projet d'éditer la première monographie consacrée à l'oeuvre peint et dessiné de Colette Brunschwig, que Jocelyn Wolff représente depuis 2016.
    Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.
    En dialogue direct ou indirecte avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà.
    Sa proximité avec la pensée du philosophe Emmanuel Levinas, dont elle suit les séminaires à l'École normale israélite orientale, lui permet d'interroger son propre travail qui s'origine dans les traumatismes, les destructions de la Seconde Guerre mondiale, et pose la question du vide, de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement. Tout comme sa rencontre avec l'art des peintres lettrés chinois des xie-xiie et xviie siècles lui apporte de nouvelles possibilités formelles, et lui permet d'approfondir sa réflexion sur les rapports entre écriture et peinture.
    Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses oeuvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, MNAM, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette oeuvre singulière, reconnue par la critique.
    Le projet de Manuella Éditions et de la galerie Jocelyn Wolff est de réparer ce manque, en publiant sa première monographie accompagnée de lectures critiques et philosophiques, richement illustrées et documentées, afin de montrer l'importance de cette oeuvre encore trop méconnue.
    Cet ouvrage monographique comprendra une importante iconographie 5 des oeuvres rendant compte de la multiplicité des pratiques (encres, gouaches, aquarelles, acryliques, lavis...) et des matériaux utilisés, quatre essais critiques (ceux de Romain Mathieu, Jeffrey S. Librett, Marjorie Micucci, Maël Bellec), ainsi que des documents d'archives des expositions et de l'atelier de Colette Brunschwig, des extraits de ses correspondances (avec Emmanuel Levinas, Pierre Soulages, René Char, Vladimir Jankélévitch, le critique et éditeur d'art Imre Pan, l'helléniste et philologue spécialiste de Paul Celan, Jean Bollack) et des textes de l'artiste (notamment sur Claude Monet et Malevitch).

  • Entre recherche, art et politique, ce livre est une contribution à la bataille qui s'engage au début du XXIe siècle pour reconstruire des futurs, dans une époque hantée par des idéologies de fin du monde.

    Camille de Toledo a invité Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros, deux théoriciens de l'art, fondateurs de la plate-forme curatoriale « le peuple qui manque », à élaborer collectivement une pensée pour des temps ouverts, des « temps potentiels » pour lutter contre cette réalité de la finitude, de la mélancolie, de l'absence d'espoirs

  • Présence des signes

    , ,

    • Manuella
    • 8 November 2019

    « Aimer : cet instant, cette personne, cette couleur, cet arbre, cette montagne, ce passage du vent, cette mer, ce ciel - ce ciel au-delà du ciel. Aimer - c'est certainement là le secret d'une peinture, d'un poème, d'une sculpture... C'est simple à dire, plus périlleux à vivre. Il faut s'avancer et, noblement, tenir son âme et son coeur grands ouverts, prêts à tout accueillir et à répondre de cette rencontre par une immense attention. L'art autorise et induit une telle disposition. Plage de temps silencieuse, il est fait par nature pour recueillir le tracé d'une main aimante, incarnée dans des lignes unissant les couleurs et les formes pour se souvenir, encore et toujours, d'une harmonie primordiale. Et prouver, amoureusement, que le monde résiste, que le monde tient bon... »

  • Interviewer la performance

    ,

    • Manuella
    • 1 October 2014

    Ce livre dresse un panorama de la performance française depuis son essor dans les années 1960, jusqu'à aujourd'hui.
    Ces 12 entretiens avec 12 artistes qui ont marqué l'histoire du médium sont autant de témoignages sur le contexte de création de ces oeuvres. Le choix de ces artistes majeurs dans leur domaine permet de rassembler et de confronter une pluralité de définitions, de formes, d'intentions, et d'inviter à une lecture multiple du médium tout en ouvrant à la compréhension de ses contextes. Car à travers l'histoire de la performance, c'est aussi une partie de l'histoire de l'art qui se raconte.
    Ces grands entretiens illustrés sont précédés d'une large introduction, qui explore l'histoire de la performance et met en perspective ses enjeux artistiques, théoriques, esthétiques et philosophiques.
    Complété de plusieurs index (artistes, lieux, publications), il est conçu comme un ouvrage de référence, inédit en France, et un outil de travail pour les artistes, les historiens d'art et tous ceux qui s'intéressent à l'histoire trop méconnue de ce médium.

  • Le maître de l'éclipse

    Etel Adnan

    • Manuella
    • 15 September 2014

    Née à Beyrouth, Etel Adnan habite maintenant à Paris, après avoir longtemps vécu aux Etats-Unis. Citoyenne du monde, elle a cette conscience particulière de ceux qui sont traversés par plusieurs cultures. Le conflit déchirant qui oppose sa culture arabe d'origine avec sa culture occidentale d'adoption, les ravages de la guerre au Liban, en Irak et dans tout le Moyen-Orient, loin de la détruire, nourrit une réflexion sur le sens du monde et la place de l'humain dans les tourments de l'histoire.
    Les douze chapitre qui constituent ce récit sont autant de rencontres avec des êtres aimés ou des inconnus croisés par hasard. Déterminantes ou insignifiantes, chacune de ces rencontres est l'occasion de remémorations autobiographiques et de méditations sur le temps, les civilisations, la guerre, l'amour, l'art...
    Sa foi en l'homme, en la transcendance de l'esprit et en l'énergie de la création est servie par une écriture généreuse et limpide habitée par la polyphonie du monde.

  • Dîner fantasma

    ,

    • Manuella
    • 18 March 2016

    Au cours de son séjour à la Villa Medicis, l'écrivain Ryoko Sekiguchi a rencontré un mystérieux K. W. adepte de séances de spiritisme. Cuisinière émérite, Ryoko lui propose aussitôt d'inviter les fantômes à dîner. Avec le photographe Felipe Ribon, amateur de bonne cuisine, elle se lance dans la conception de repas pour les fantômes. Commence alors une aventure culinaire et spirituelle dont ce livre est le récit.
    L'une par les mets et les mots, l'autre par les images, ils conçoivent ce traité sur l'art de la table, l'art d'inviter et de recevoir les fantômes. Un art qui réclame beaucoup d'attention et de délicatesse. Car les défunts entreprennent un long voyage pour revenir et il faut les accueillir avec respect. Il s'agit donc tout d'abord de s'interroger sur ce qu'ils peuvent avoir envie de manger, puis de réaliser les plats et de créer un environnement favorable.
    Il faut ensuite inviter le fantôme pour qui le dîner est destiné, en espérant qu'il viendra et qu'il appréciera les odeurs, les couleurs, les textures de ce qui lui est offert. Tout cela est consigné par Ryoko, non sans humour, sous forme de notes, de recettes, de préceptes, de souvenirs personnels et de récits de traditions japonaises. Concocter des bons petits plats est une façon généreuse d'entrer en communication avec ceux qu'on a aimé.
    C'est une façon conviviale de leur témoigner notre amour. Les invoquer pour les rendre présents à nous-même, les laisser vivre encore en nous. Qui ne pense à sa mère, à sa grand-mère quand l'odeur chaleureuse du plat enfourné s'échappe de la cuisine ? Si ce traité roboratif de savoir vivre avec nos défunts nous invite à réfléchir à la place que nous leur faisont dans notre civilisation, il dit aussi toute la simplicité jubilatoire de faire la cuisine et d'être entièrement dévoué au plaisir des autres.
    Les photographies de Felipe Ribon mettent en scène cette fantasmagorie littéraire et restituent le mystère de cette présence/absence.

empty