Arts et spectacles

  • À une époque où les «smartphones» permettent d'emporter avec soi des mélodies enregistrées aux quatre coins du globe, il est difficile de se représenter un temps où l'expérience de la musique dépendait absolument de la présence matérielle des interprètes et de leurs instruments. Le Traité des effets de la musique sur le corps humain (1758) de Joseph-Louis Roger, synthétisé par Ménuret de Chambaud pour l'Encyclopédie de Diderot et de D'Alembert et traduit du latin au français par le médecin réformateur Étienne Sainte-Marie, nous restitue la sensibilité d'un siècle pendant lequel on guérissait la mélancolie avec les arias de l'opéra italien et où toute la science du médecin se réduit à savoir accorder et toucher la lyre du corps humain. Dans un style imaginatif et limpide ponctué d'anecdotes, les textes de cette édition mettent au jour les connaissances dont disposaient les Lumières sur ce qu'on appelle aujourd'hui «musicothérapie».

    Édition et présentation de Philippe Sarrasin Robichaud. Candidat au doctorat, il s'intéresse aux discours traitant des effets de la musique sur le corps à l'âge classique. En 2018, il a fait paraître L'Homme-clavecin, une analogie diderotienne, une étude sur le rapprochement entre le corps humain et le clavecin dans l'oeuvre de Diderot et de ses contemporains.

  • L'origine de la peinture est l'un des premiers textes de Félibien (1660). Il y esquisse une théorie de l'art qu'il développera dans son oeuvre majeure que sont les Entretiens... (1666-1688) et dont la publication correspond à la naissance de la critique d'art en France. Jusqu'au milieu du XIXe siècle il connaît un grand succès dut à l'aisance de sa prose, mais aussi parce qu'il inaugure une réflexion discursive sur les beaux-arts, où tout en cette matière, restait à inventer. Mais il demeure par ailleurs intéressant à lire parce qu'il conçoit que l'art, par essence, a quelque chose à dire. La perfection des oeuvres ne consiste dans aucune observation de règle qui s'apprenne, mais dans la puissance d'engendrer des effets qui se font connaître seulement dans la sensibilité qui les reçoit.

  • Ce livre repose sur l'analyse de quelques pièces d'une seule série de sculptures, des bronzes paradoxaux car filiformes, aériens de Robert Groborne et pourtant concerne tout l'oeuvre de cet artiste protéiforme - qui grave, sculpte, dessine, peint, photographie, etc -, le principe d'engendrement par variation qui le régit donnant d'entrer dans le tout depuis le fragment. Groborne sculpte comme il grave, en augure : il découpe la spatialité, instituant un lieu sis par la forme qu'il crée ; ainsi délimite-t-il une ouverture dans le grand ouvert indéterminé de l'espace et définit-il un intérieur à l'intérieur de l'extérieur. Geste de sacralité en fraternité avec les constructions de l'architecte où bâtir, habiter et passer sont entrelacés pour fonder le monde humain que tout art institue.

  • Cet ouvrage revient sur la réception du célèbre tableau de T. Géricault, évoquant notamment ses défenseurs comme le comte de Forbin ou encore Victor Hugo.

  • Cet ouvrage s'origine dans une phrase par laquelle Rembrandt dissuadait les visiteurs de son atelier de s'approcher de ses tableaux: «L'odeur de la peinture pourrait te faire du mal». On peut formuler l'hypothèse que Rembrandt parlait ainsi d'une conception «toxique» de sa peinture, alors inacceptable pour une partie de ses contemporains. Le Boeuf écorché est exemplaire d'une manière nouvelle, faite d'une pâte épaisse, triturée par de larges mouvements de brosse. Le tableau fait alors surgir le questionnement du rapport faussé entre la peinture et la beauté, de l'inadéquation entre l'art et le goût, et il s'agit de s'interroger sur la force unique d'une oeuvre capable de provoquer, chez qui la contemple, un vacillement de la raison.

  • L'édition du Panthéon égyptien s'étalera sur presque une décennie et l'ouvrage qui devait compter 200 planches, n'en aura finalement qu'un peu moins de la moitié. La mort prématurée de son auteur en 1832 rend son achèvement impossible et explique l'absence de figures majeures comme Isis ou Osiris. Néanmoins si on peut regretter ces lacunes, on est incroyablement fasciné par la beauté plastique de ces divinités, admirablement reproduites par L. J.-J. Dubois. Celles-ci sont présentées de manière détaillée et même si à l'aune de l'égyptologie moderne, les interprétations de Champollion paraissent un peu dépassées, l'extraordinaire génie de ce défricheur nous permet toujours d'accéder au charme de cette civilisation, dont les innombrables traces sont l'objet d'une fascination éternelle.

  • J.-K. Huysmans est surtout connu comme l'auteur d'un chef-d'oeuvre célébrissime A Rebours, roman crépusculaire, catalogué sous le vocable commode et aguichant du genre «décadent». Ce qui l'est moins, et qui n'avait pas échappé à quelques-uns de ses contemporains et non des moindres, Léon Bloy et Barbey d'Aurevilly, c'est que le fameux roman n'était qu'une étape de la «route» qui devait mener l'auteur «à contempler la face de Dieu» selon le premier, «aux pieds de la croix» selon le second.
    Les Trois primitifs, l'un des derniers textes écrits par Huysmans, confirment la justesse de vues des deux écrivains. Ultime moment de la «route» qui mena Huysmans, dans sa quête d'un réel véridique, du «naturalisme» au «réalisme mystique», le texte témoigne d'un intérêt exceptionnel: d'abord, il atteste la continuité sans faille de la fascination huysmansienne pour l'art insurpassable des Primitifs et la place éminente de la passion esthétique dans son itinéraire vers la foi catholique mais surtout, la magistrale et emportée description du Retable de Mathias Grünewald doit être considérée comme un véritable testament: le Christ qui s'y montre sous l'effigie scandaleuse d'un Dieu mourant à la chair abominablement putréfiée bientôt transfigurée en un corps sublime incarne parfaitement la double dimension d'un réel désormais entier en lequel chair et esprit, réalisme et mysticisme ne se repoussent plus mais se génèrent l'un l'autre. Le Retable est pour Huysmans la réalisation irréfutable de cette possibilité, la confirmation de la justesse de sa foi.
    Les lignes écrites sur Grünewald témoignent d'un accomplissement, d'une parfaite osmose entre un style et une vision. Huysmans n'y est pas seulement un écrivain, une langue, il est aussi «un oeil», il est celui qui sait voir «comme personne n'a vu», écrira Remy de Gourmont, et le Christ qui apparaît dans l'entrelacs du texte huysmansien est le Dieu le plus implacablement réel qui soit.

    C'est en 1905, soit deux ans avant la mort de Huysmans, que paraissent Trois Primitifs: Les Grünewald du Musée de Colmar. Le Maître de Flémalle et la Florentine du Musée de Francfort-sur-le-Mein. Le texte intégral, non réédité depuis près de quarante ans, est composé de deux parties sensiblement équivalentes: d'abord la description du Retable d'Issenheim de Mathias Grünewald exposé au musée Unterlinden de Colmar, puis celle de deux autres oeuvres découvertes au Musée Staedel de Francfort-sur-le-Mein: un buste anonyme d'une jeune fille de l'École Florentine du XVe siècle et La Madone allaitant l'Enfant Jésus du maître de Flémalle.

  • Développements est la première exposition personnelle, sous forme de livre, d'un photographe débutant : Benjamin B., qui se trouve aussi être le personnage de Departure Lounge , le roman que je viens d'achever. À la fi n de Departure Lounge , Benjamin B. quitte son emploi et se consacre à la photographie numérique, réalisant aussi quelques vidéos parfois. Je suis quant à moi le curateur de cette exposition.
    - Voyons, reprenons : tout cela reste un peu opaque. Un personnage de roman qui devient photographe; des photographies et projections vidéo exclusivement composées de blocs-textes ;
    Un livre fait espace d'exposition, c'est bien cela Développements ?
    - Oui, c'est ça, je pratique la vidéo, la photographie: j'écris des textes. J'ai une caméra textuelle ;
    Je me la suis construite.

  • Nasser Assar

    Collectif

    Il n'existe aucun ouvrage de synthèse sur l'oeuvre de Nasser Assar, juste un grand nombre d'articles éparpillés dans des revues. Il nous a donc paru nécessaire trois ans après la disparition de l'artiste, de lui consacrer un livre présentant un panorama complet de son oeuvre à partir d'un large choix de reproductions qui respecte son parcours et ses équilibres, introduit par quatre textes d'auteurs qui furent ses amis de longue date : Y. Bonnefoy, P. Jaccottet, R. Munier et J.-P. Avice.
    À quoi s'ajoutent un long entretien avec J. Thélot ainsi que des extraits de deux carnets de notes prises par le peintre où l'on observe l'étendue de la culture d'un artiste qui, toute sa vie, veilla à conserver une totale indépendance vis à vis du marché et des courants promus par les grandes galeries.

  • Comment l'imaginaire politique des réseaux renvoie aux idéaux de domination ainsi qu'à ceux de d'émancipation individuelle et collective ? Cette ambivalence est caractéristique de tout imaginaire et pour questionner celle-ci, A. Picon s'est intéressé à «la ville des réseaux» autour de deux polarités. La première met en scène la tension «passé/présent», pour laquelle il considère la ville haussmannienne comme la genèse de la ville contemporaine des réseaux. La seconde tension abordée par l'auteur interroge le rapport «contrôle/liberté» et prend pour exemple la «ville intelligente» (Smart City) qui est un mélange d'expérimentations, de nouvelles technologies. Le principal problème selon l'auteur est que derrière ces bouleversements, il y a absence de réflexion critique.

  • L'activité artistique a un pouvoir exorbitant, celui de bouleverser le rapport à soi et au monde. Que le mouvement en soit dépositaire, telle est la thèse qu'élabore cet essai.
    Mais c'est alors en un sens qui s'est démarqué de toute idée de déplacement.
    La musique, seule, peut en donner la clé; saisie fondamentalement comme rythme vécu qui initie un mouvement irréductible à tout autre.
    À partir d'une lecture des Formes du spatial d'Erwin Straus (1891-1975) et en vis-à-vis des Espaces Rythmiques d'Adolphe Appia (1862-1928), dessins datant de 1910, la réflexion s'efforce de saisir ce mouvement invisible qui est le mouvement même de l'âme: le psychologue Erwin Straus à travers son idée d'un « espace acoustique », le scénographe Adolphe Appia dans sa recherche d'un art à venir, vivant.

  • À la croisée de deux projets, photographique pour Monsieur Vernet et Pierre (2013) et textuel pour Palimpsestes (2012) , Agnès Geo ray rassemble ici ce qui constitue un des piliers de son travail artistique, la violence et ses représentations. Elle met en lumière les lents et délicats passages entre les gestes d'attention, d'instruction, d'emprise et de domination, et révèle la duplicité quasi poétique du vocabulaire bureaucratique des régimes totalitaires.

  • La science est souvent présentée - et parfois pensée - comme un monstre froid capable d'exorciser l'imaginaire, vu comme un parasite, une scorie encombrante capable de souiller les meilleures intentions de la raison. L'adjectif « imaginaire » (un malade imaginaire.) ne renvoie-t-il pas à la fausseté, à l'irréalité, aux chimères, aux illusions, bref à toutes ces choses que la science se voue justement à combattre ? Mais si pareille caricature était exacte, d'où sortiraient les nouvelles idées ?

  • Andoche Praudel est artiste plasticien. Baldine Saint Girons philosophe. L'un parcourt l'Europe, depuis des années, appareils photographiques en main, à la recherche des sites des grandes batailles évanouies, celles d'avant l'invention de la photographie, qui ont façonné son histoire. L'autre parcourt les oeuvres à la recherche de ce que rencontre l'homme qui le dépasse infiniment: le sublime. Praudel photographie Waterloo, Azincourt, Bouvines, Austerlitz, autant de vocables saturés d'imaginaire auxquels il donne une terre.
    Saint Girons parcourt ces grandes images ombrées de lumière, d'espace et se saisit de cette occasion pour renouveler la pensée de la photographie: sur le site historique émotion et savoir se croisent et, à partir du moindre support ou trophée, définissent la scène.

  • Depuis 1786, le Palais-royal est devenu, avec ses boutiques, ses cafés et ses théâtres le centre de la vie parisienne, politique, mondaine et libertine. Là se retrouvent écrivains, journalistes, avocats, badauds et curieux. On y discute, on s'y promène, on se plaît à détailler dans la foule les demi-mondaines, les grisettes et les filles publiques. Par son titre, l'ouvrage de Rétif est donc bien propre à attirer l'attention du lecteur. Le faux-titre, "Les Filles du Palais-royal", puis le titre de la première Partie, "Les Filles de l'Allée des Soupirs", précisent le sujet en annonçant un livre libertin. À vrai dire, il s'agit de tout autre chose que de ces almanachs ou catalogues de filles publiques, sortes de guides des plaisirs à l'usage des provinciaux débarquant à Paris. Le Palais-royal est avant tout le lieu d'un plaisir romanesque: le narrateur paye les filles non pour en obtenir des faveurs, mais pour entendre leur histoire. L'objet du livre est l'en deçà de la prostitution, non sa pratique. À la relation sexuelle est substituée une relation de parole et d'écoute.
    Avec "Les Sunamites", un autre mode de prostitution est présenté: ici de jeunes vierges couchent chastement avec des vieillards pour leur redonner vitalité, par le contact de leur corps et la fraîcheur de leur haleine. L'état de sunamite est du reste provisoire: elles deviennent, selon leurs aptitudes, soit des "berceuses", soit des "chanteuses", soit des "converseuses". Leur corps n'est plus en jeu, seul compte leur esprit. Les "berceuses" sont chargées d'endormir les vieillards par l'agrément de leur conversation, les "chanteuses" de soulager par la qualité de leur voix les maux de la vie, les "converseuses" de faire de même par leur talent à raconter des histoires. Ces "ex-Sunamites", dit Rétif, cessent d'être des filles publiques et deviennent des citoyennes. Ainsi, à mesure que l'ouvrage progresse, le monde du Palais-royal s'élève au-dessus du vulgaire et du sordide pour atteindre un niveau où la parole seule est le souverain remède à toutes les infortunes et les frustrations de la vie, où converser c'est conserver, où narrer des histoires est la fonction salvatrice par excellence. C'est en somme la célébration de l'écrivain.
    édition établie, présentée et annotée par Pierre Testud, professeur émérite de l'université de Poitiers, responsable de la revue Études rétiviennes, éditeur de Monsieur Nicolas de Rétif de la Bretonne, dans la bibliothèque de la Pléiade et de Mes Inscripcions (1779-1785) suivi du Journal (1785-1789) aux éditions Manucius.

  • Comment travaille-t-on ensemble à une oeuvre ? En lançant d'abord la conversation, jusqu'à ce que celle-ci, pour reprendre et retourner l'expression de Falke Pisano, devienne une sculpture. L'art de la conversation précède l'espace partagé de l'exposition, au point qu'il constitue parfois, pour Benoît Maire, une trace et une présence à part entière. Convoquant philosophie et sculpture moderniste, la rencontre entre ces deux artistes de la scène contemporaine européenne a donné forme à un objet singulier, un dialogue qui s'entrecroise et donne un visage à la conversation en tant que processus de création.

  • Le projet hardi de G. Eiffel rencontra une forte opposition et suscita de vives polémiques. Malgré cela, le célèbre novateur poursuivit son oeuvre avec confiance, et la tour d'acier de plus de 300 mètres, qui dresse sa flèche élancée sur les bords de la Seine constitua l'attraction principale de l'Exposition de 1889. Journal de bord contemporain de cette entreprise hors du commun que fut la construction de la «grande dame d'acier», La tour eiffel relate minutieusement les innombrables difficultés techniques rencontrées, les prodigieuses ruses pour les contourner, l'intrépidité sans faille de ses ouvriers. Étage après étage, la tour se révèle pour déployer une incroyable fascination jamais démentie.

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  • Cinéma

    Elie Faure

    Élie Faure [1873-1937] médecin, historien, essayiste, est surtout connu pour sa monumentale Histoire de l'art en sept tomes (1909-1927). Mais il était aussi attentif au devenir prochain de notre civilisation qu'il voyait entrer sous l'emprise définitive de la machine, destin qu'il ne déplorait pas, bien au contraire, il y saisissait l'aurore d'un nouveau cycle civilisationnel - fin de l'individualisme et entrée dans un modèle plus collectif dont la machine fournira le modèle et les moyens - et dont le cinéma pourrait en devenir l'art emblématique de par sa proximité native avec la machine et de par le caractère essentiellement massif de sa diffusion. Il fut l'auteur du premier grand article théorique sur le septième art en 1920: "De la cinéplastique".
    /> Ses écrits sur le cinéma, bien connus des cinéphiles et abondamment cités dans la littérature spécialisée, sont disséminés dans l'ensemble de ses écrits.
    Ils furent partiellement réunis, seize ans après sa mort, en 1953, sous le titre Fonction du cinéma, aux éditions Plon, puis réédités (revus et augmentés) par les éditions Gonthiers, "Bibliothèque Médiations", sous le même titre en 1964. Depuis l'épuisement de cette dernière édition, les écrits sur le cinéma d'Élie Faure n'étaient plus disponibles, sauf pour De la cinéplastique, paru aux éditions Séguier en 1993.

  • On croit aujourd'hui pouvoir regarder comme " architecture " un édifice célébrant l'habileté à bâtir, ou enjolivant l'utilité; - ce qui ne mérite pas d'être cru. Car l'architecture est toute grecque. Seuls le temple dorique et sa postérité, parce qu'ils prennent en garde le suprême spéculatif, sont dignes de réflexions.
    Les sept études, ici réunies, prétendent montrer et étudier la condition du legs architectural grec dans l'époque moderne. Elles s'attachent à quelques réalisations, projets et traités choisis d'après leurs vertus exemplaires: ceux de Palladio, J. Perret, F. Blondel, Fischer von Erlach, Napoli; ceux du P. André, de Boullée et de Praz. Selon cet ensemble, réfléchir sur l'architecture paraît dévoiler l'essence du poème ou de l'oeuvre d'art.
    Didier Laroque, architecte DPLG, ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome, docteur en urbanisme, est maître-assistant à l'école nationale supérieure d'architecture Paris Val-de-Seine.

  • Out of whack

    Art & Langage

    Composé d'un commentaire de la nouvelle traduction anglaise de Discours / Figure de Lyotard, de portraits américains (dont John Wayne, et George W. Bush) et de textes de chansons pour les Red Crayola, ce livre d'Art & Language propose trois prises de paroles engagées des deux artistes anglais Mel Bochner et Michael Baldwin. Sans concession, mais non sans humour, ils mettent à l'épreuve le modernisme et le jeu de références de la pensée philosophique française contemporaine.
    Il s'agit pour ces artistes radicaux de se glisser à l'intérieur des structures dominantes du discours et des formes plastiques afi n d'en faire imploser la logique, proposant ainsi une redéfi nition de l'action sociale et politique, à travers la critique des idéologies, de la peinture et de l'histoire.

  • Comment prenons-nous conscience de ce qui occupera dans un instant la scène de notre esprit ? A partir de données neuroscientifiques récentes, et surtout de l'observation de patients qui présentent des pathologies de la « prise de conscience », Lionel Naccache nous entraîne dans une fascinante exploration de la construction de la signification qui caractérise notre vie mentale, construction complexe qui fait appel à des opérations conscientes et non conscientes, et qui ne cesse d'évoluer à travers un processus de "révision éditoriale" subtil et le plus souvent très discret.

    Sur commande
  • Depuis son ranch californien, l'artiste Chris Burden décrit ses fréquentes rencontres plus ou moins heureuses avec les coyotes qui rôdent autour de chez lui. Le livre se présente sous la forme d'un portfolio avec le texte rédigé par l'artiste ainsi que quelques dessins, suivi d'un résumé des textes en français et d'un commentaire.

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