Littérature traduite

  • Pourquoi je suis si malin ?

    Friedrich Nietzsche

    • Manucius
    • 15 February 2018

    Commencé en octobre 1888 Ecce Homo fut achevé le 4 novembre quelques semaines avant l'effondrement de son auteur. Divisé en quatre parties: Pourquoi je suis si sage/Pourquoi je suis si malin /Pourquoi j'écris de si bons livres/Pourquoi je suis une fatalité, il ne sera publié qu'en 1908. Ouvrage autobiographique, ce n'est pourtant jamais de sa petite vie dont nous parle Nietzsche. Le philosophe tend au contraire à mettre en lumière le caractère universel de certains événements vécus. Quelles pulsions, quels affects, quelle santé faut-il avoir pour faire la Généalogie de la morale? T el est l'objet d'Ecce homo et plus particulièrement de Pourquoi je suis si malin dans lequel Nietzsche expose une sorte de vademecum d'existence nécessaire à tout homme souhaitant développer sa vertu.

  • Avis aux hommes politiques

    Plutarque

    • Manucius
    • 16 March 2017
  • Devant la mort

    Lucrèce

    • Manucius
    • 20 April 2017

    Devant la mort correspond au livre III du De la nature des choses de Lucrèce, poète latin du 1er siècle av. JC. A la suite d'Épicure, Lucrèce tente de nous délivrer de l'angoisse de la mort qui est l'obstacle majeur à notre bonheur.
    Le poète y démontre que l'âme naît et meurt en même temps que le corps. Ainsi la mort n'est alors pas à craindre, et les hommes ont tort de redouter un état qu'ils ne pourront jamais connaître car comme dit Epicure: «la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de sensation. [...] Le plus terrifiant des maux la mort n'a donc aucun rapport avec nous puisque précisément, tant que nous sommes, la mort n'est pas là, et une fois que la mort est là, alors nous ne sommes plus.» Ainsi nous sommes éternels.

  • Cet ouvrage entend réparer une lacune concernant l'un des plus grands philosophes de l'occident, en livrant pour la première fois au public une partie encore inédite de la correspondance de Friedrich Nietzsche (1844-1900). Il propose une traduction de 180 lettres rédigées par Nietzsche dans les dernières années de sa vie consciente ; 54 % d'entre elles étant encore inédites en français. Ces lettres sont dotées d'une introduction et accompagnées d'un appareil de notes critique.
    Cette sélection de lettres s'articule autour d'un axe bien précis : il s'agit de suivre l'évolution du grand projet philosophique de Nietzsche. En 1886, alors qu'il vient d'achever Par delà Bien et Mal, il entreprend de rédiger un ouvrage majeur ayant pour objectif d'exposer son système philosophique : La Volonté de puissance. Ce projet va connaître de nombreuses évolutions jusqu'à la fin de l'été 1888, date à laquelle Nietzsche l'abandonne définitivement : " mon travail bien et longuement préparé, qui devait être fini cet été, est littéralement "tombé à l'eau" " (à M. von Salis). Or, dès le 7 septembre, il confie à plusieurs de ses amis s'être engagé dans un autre grand projet : L'inversion de toutes les valeurs, qu'il va présenter comme constituant son " oeuvre principale " (à C. G. Naumann). Cette Inversion finira par voir le jour sous la forme de L'Antichrist. Durant ces deux années où il a ardemment travaillé à ses projets de Volonté de puissance et d'Inversion de toutes les valeurs, Nietzsche a confié à ses amis, ses lecteurs et ses éditeurs, ses avancées, ses doutes, ses échecs. Les lettres sont les témoins privilégiés de la progression de son travail. Elles permettent de mieux saisir les raisons de l'abandon de La volonté de puissance et de la promotion de L'Antichrist au rang d'Inversion de toutes les valeurs en sa totalité.
    Les lettres datant du dernier trimestre de l'année 1888 contiennent en outre des indications très précises sur la manière dont Nietzsche voulait voir paraître cette Inversion de toutes les valeurs, notamment sur le rôle qu'il réservait à Ecce Homo, qualifié d' " avant-propos " (à P. Gast), d' " avant goût " (à G. Brandes), d' " écrit préparatoire " (à C. G. Naumann) pour L'Antichrist. Elles montrent comment, avec L'Antichrist et Ecce Homo, Nietzsche pensait avoir parachevé sa philosophie, invalidant par là un préjugé tenace voulant que sa philosophie soit inachevée : " Maintenant, j'ai la conviction absolue que tout est réussi, depuis le commencement - tout est unité et veut l'unité ", écrit-il à Gast. Les toutes dernières lettres comprennent de nombreuses réflexions philosophiques inédites, mais elles montrent aussi comment Nietzsche envisageait de délaisser la philosophie (désormais achevée) pour passer à l'action directe, à la " Grande Politique " (à G. Brandes).
    Ces dernières lettres constituent également un témoignage émouvant sur la vie de Nietzsche, sur son isolement, ses ruptures successives avec de vieux amis, et sur son détachement progressif de la réalité - Nietzsche perd successivement la notion du lieu (" je ne sais plus mon adresse ", à P. Gast), de l'identité (signatures " Dionysos " et " Le Crucifié ") et du temps (il se trompe de date). Les " billets de la folie ", présentés ici pour la première fois en leur intégralité (cet ouvrage s'appuie sur les découvertes les plus récentes), témoignent enfin de l'irruption tragique de la folie.
    Notre sélection de lettres suit également l'évolution des relations amicales et spirituelles entretenues par Nietzsche avec certaines figures du monde intellectuel européen, en proposant pour la première fois au public, l'intégralité de ses lettres à Ferdinand Avenarius, Jean Bourdeau, Georg Brandes, Carl Spitteler (Prix Nobel de littérature 1919), August Strindberg, Hippolyte Taine et Helen Zimmern.
    Docteur en philosophie, Yannick Souladié est chercheur associé à L'EA 5031 Erraphis (Toulouse) et chargé de cours au département de philosophie de l'Université de Toulouse le Mirail.

  • Le sens de la vie

    Moritz Schlick

    • Manucius
    • 22 January 2016

    "Savoir si la vie a un sens est une question qui ne préoccupe pas tout le monde.
    Les uns, qui ne sont pas les plus malheureux, ont l'âme de l'enfant qui ne pose pas encore la question, les autres ne la posent plus, ils ont perdu l'habitude de poser des questions.
    Entre les deux, il y a nous, ceux qui cherchent. Nous ne pouvons revenir au niveau du naïf sur qui la vie n'a pas encore posé son regard plein d'énigmes obscures, et nous ne voulons point rejoindre le parti des las et des blasés qui ne croient plus que l'existence ait un sens parce qu'ils sont incapables d'en trouver un à la leur."

  • Edgar Allan Poe (Boston, 19 janvier 1809 - Baltimore, 7 octobre 1849) est surtout connu pour ses Histoires extraordinaires et ses Nouvelles Histoires extraordinaires, traduites par Baudelaire en 1857, qui rassemblent une quantité impressionnante de célébrissimes nouvelles : de La Lettre volée (1844) qui inspira le psychanalyste Jacques Lacan, au Scarabée d'or ( 1843) jusqu'au Double assassinat dans la rue Morgue (1841) qui inventa le roman policier, sans oublier Le Puits et le pendule (1843) ni la très fameuse Vérité sur la cas de M. Waldemar (1845), pour n'en citer que quelques unes.
    L'Homme des foules (The Man of the Crowd) parut à Philadelphie, en décembre 1840, dans le premier numéro du " Graham's Magazine ". La nouvelle attira l'attention particulière de Charles Baudelaire, lui-même auteur d'un court poème en prose Les foules (in Le Spleen de Paris, 1862), de Walter Benjamin qui lui consacre un long commentaire dans son Charles Baudelaire- Un poète lyrique à l'apogée du capitalisme (1955). Plus proche de nous Jean-François Mattéi en tire l'épigraphe et le titre de son essai Le regard vide -Essai sur l'épuisement de la culture européenne (Flammarion, 2007). Il en dégage une saisissante proximité avec les analyses de Tocqueville (De la démocratie en Amérique 1835 et 1840), concernant la nature de " l'homo democraticus ", l'homme moderne perdu dans la multitude, dans l'innombrable foule, ne pouvant vivre que dans son coeur, prêt à disparaître dans " une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et de vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. " Poe, quant à lui, écrivait, au même moment, dans L'Homme des foules, parlant du même homme, " il entrait successivement dans toutes les boutiques, ne marchandait rien, ne disait pas un mot, et jetait sur tous les objets un regard fixe, effaré, vide. " Le texte de Poe est présenté par Jean-François Mattéi qui poursuit à cette occasion, dans un important essai - Edgar Poe et le regard vide -sa méditation sur la situation de l'homme contemporain dans nos sociétés massifiées et planétarisées.
    La traduction proposée de The Man of the Crowd est celle de Charles Baudelaire.

  • Vies de philosophes et de sophistes

    Eunape

    • Manucius
    • 1 June 2009

    De toutes les doxographies ou biographies de penseurs grecs que les auteurs de l'Antiquité ont laissées pour la postérité, seules quelques-unes nous sont parvenues - aussi constituent-elles un matériau précieux pour notre compréhension de ce que fut la sagesse grecque et romaine. Pourtant, et aussi peu soient-elles, toutes n'ont pas connu un sort égal, et certaines ont même, malgré leurs indéniables qualités, plongé dans l'oubli.
    C'est le cas des Vies de philosophes et de sophistes d'Eunape de Sardes, véritable trésor de l'Antiquité dite "tardive" qui ne connut jusqu'alors que peu de traductions modernes [trois en réalité, dont une française, par Stéphane de Rouville: Eunape de Sardes, Vies des philosophes et des sophistes, Paris 1876 (5ème édition en 1879); une anglophone par Wilmer Cave Wright: Philostratus and Eunapius, The Lives of the sophists, coll. LCL 134, London 1921, p. 317-565; et enfin une italienne par Maurizio Civiletti: Eunapio, Vite di filosofi e sofisti, Bonpani, Milano 2007 ].
    Ce recueil de biographies est pour l'antiquité une oeuvre inédite; en effet, Eunape est l'un des seuls auteurs connus à nous exposer la vie des philosophes et des sophistes de son siècle dans un même ouvrage. Cet oubli devenait alors, pour l'histoire de la pensée grecque, une lacune majeure qu'il était nécessaire de combler, et les Vies de philosophes et de sophistes permettront de compléter notre connaissance de ces penseurs antiques, connus ou inconnus, célèbres ou oubliés. Mais c'est avant tout la génération de penseurs abordée dans ce recueil qui fera toute sa spécificité, l'oeuvre d'Eunape parcourant tout un pan de la pensée grecque déjà délaissé par les doxographes. C'est dire si Vies de philosophes et de sophistes se présentaient déjà à l'époque comme une oeuvre indispensable pour celui qui souhaitait parfaire sa culture philosophique.
    Mais les Vies ont aussi cette particularité d'être écrites par Eunape de Sardes, un intellectuel engagé dans les controverses politiques, philosophiques et religieuses de son temps, cette fin IVe siècle de notre ère, période charnière pour la philosophie et surtout pour le paganisme, dans un Empire romain tout juste christianisé. En ces temps de crise, les Vies de philosophes et de sophistes prennent alors la forme d'un manifeste philosophique exposant un idéal de vie païen, profondément ancré dans une culture grecque classique, se réclamant de Platon et d'Homère comme des anciens cultes (mystère d'Eleusis), et s'incarnant en la personne de Julien l'Apostat, dont la biographie inédite occupe une place centrale dans l'oeuvre.
    Pour toutes ces raisons, qu'elles soient philosophiques ou historiques, les Vies de philosophes et de sophistes méritaient une nouvelle traduction tenant compte des dernières avancées de la recherche philologique; et c'est précisément ce travail que les éditions Manucius se sont proposées d'accomplir, en présentant une traduction simple, lisible et accessible à tous, comprenant introduction et appareil de notes.

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