Magellan & Cie

  • Tout le monde croyait que Bram Johnson était mort. Accusé d'avoir tué le caporal Lee, il avait en réalité pris la fuite dans le Grand Nord, avec sa meute de loups. Alors qu'il a disparu depuis quelques années, le capitaine Philip Brant retrouve sa piste, grâce à une trace laissée par Johnson : un mystérieux « piège d'or », tressé avec les cheveux blonds d'une femme. C'est le début d'une enquête inattendue pour Philip Brant, et d'un voyage périlleux au coeur du Grand Désert blanc.

  • "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    Extrait de Carmen : « Elle avait un jupon rouge fort court qui laissait voir des bas de soie blancs avec plus d'un trou, et des souliers mignons de maroquin rouge attachés avec des rubans couleur de feu. Elle écartait sa mantille afin de montrer ses épaules et un gros bouquet de cassie qui sortait de sa chemise. Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de la bouche, et elle s'avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue. »"

  • Le 23 janvier 1903, Victor Segalen, jeune médecin de la marine débarque à Tahiti. Il découvre alors la culture Maori confrontée à la venue des « hommes à la peaux blêmes », ces européens qui tentent d'imposer leur culture et leur religion.
    Le jeune homme s'emploie alors à recueillir des témoignages de cette civilisation et il se servira de cette matière pour écrire son roman Les Immémoriaux publié pour la première fois en 1907.
    Térii, le héros Maori à qui son vieux maître avait demandé de mémoriser les légendes et la langue de son peuple commettra, en son trompant sur un mot, une erreur irréparable qui le conduira à l'exil durant vingt ans, à la recherche du « parler ancien ». À son retour sur son île, les habitants sont devenus chrétiens et obéissent à « l'Atua Iésu Kèrito », d'abord révolté, n'acceptant pas ce « parler nouveau », Térii oublie peu à peu ses anciens rites, se fait baptiser, dénonce les hérétiques et deviendra diacre.
    A travers le texte de Segalen, c'est la disparition progressive de la culture Maori à laquelle le lecteur assiste et, de manière plus générale, à la force des missions civilisatrices européennes. Le choix d'écrire le texte du point de vue du colonisé donne à ce texte une résonnance particulière, ce n'est pas un simple récit exotique mais une réelle réflexion sur la disparition de ces cultures.
    La question du langage et sa place dans la culture sont un réel enjeu dans cet ouvrage et la mort du vieux prêtre qui était le dépositaire de cette culture orale annonce la mort de cette civilisation, porteuse du « parler ancien ». Et ainsi apparaissent ces Immémoriaux, ces êtres détruits parce qu'ils ont tout oublié et accepté la victoire à la civilisation européenne.
    Ce texte est riche de ce qu'a voulu transmettre Victor Segalen, de ce qu'il a pu ressentir à la vue de ce peuple dépouillé de ses richesses culturelle. Il exprime ici une réelle critique envers ces européens, qui ont imposé une croyance, une religion au nom d'une supposée supériorité.

  • Mon arboretum

    Lechermeier David

    « Le journal que tu tiens relate mon voyage à la rencontre de tous ces arbres, connus ou discrets, cachés ou exubérants, frêles ou solides, mais toujours extraordinaires. Ces arbres, je les ai trouvés et je les ai écoutés. Ce sont leurs histoires que je te confie : fais-en bon usage ! » - Un voyage onirique à la découverte des arbres remarquables de France, enrichi d'un contenu savant qui donne aux enfants et aux adultes les clefs pour engager leur propre quête botanique.
    - Un livre à la frontière du carnet de voyage, de l'herbier, de l'encyclopédie, du cabinet de curiosités.
    - Ce livre bénéficie du soutien de l'association A.R.B.R.E.S. et s'ouvre sur une préface de son président, Georges Feterman.

  • « Le 4 septembre 1870, quand les ouvriers de Paris proclamèrent la république, qui fut presque instantanément acclamée d'un bout à l'autre de la France, sans une seule voix discordante, une cabale d'avocats en quête de places, avec Thiers pour homme d'État et Trochu pour général, s'empara de l'Hôtel de Ville. Ces gens étaient alors imbus d'une foi si fanatique dans la mission dévolue à Paris de représenter la France à toutes les époques de crise historique que, pour légitimer leurs titres usurpés au gouvernement de la France, ils crurent suffisant de produire leurs mandats périmés de représentants de Paris... »

  • En 1900, les membres de la société secrète chinoise du Yihetuan, « Poings de justice et de concorde », surnommés « Boxers », se soulèvent contre la présence étrangère. Les puissances coloniales, présentes en Chine depuis la guerre de l'Opium de 1840, réagissent aussitôt, obligeant l'impératrice douairière Cixi à s'enfuir de Pékin. Voyageur sans pareil autour du monde, Pierre Loti (1850-1923), marin en mission, est témoin de cette répression. Il traverse les campagnes pour se rendre à Pékin où il fait deux séjours en 1900 et en 1901. Au sein de cette « Babel inouïe », il en profite pour découvrir une partie de la Chine jusque-là inconnue de l'Occident. Pour la première fois, ces lieux sacrés, temples, palais, jardins somptueux et énigmatiques, dévoilent leurs secrets. Entre l'horreur de la guerre et la splendeur de l'architecture chinoise, Pierre Loti contemple et admire des trésors longtemps ignorés : le temple du Ciel, la Cité interdite, le temple des Lamas, les fabuleux tombeaux des empereurs de Chine... et constate qu'une civilisation disparaît sous ses yeux.

  • « Avec un bel éclat, les deux discours qu'on va lire donnent à connaître, ramassé, le débat où s'affrontèrent, en un moment décisif, le camp des partisans de la colonisation et celui de ses adversaires : par les grandes voix de deux orateurs essentiels. La résonance de l'une sur l'autre démonstration était destinée, nous le savons maintenant, à évoluer en profondeur dans la suite des temps. Un demi-siècle plus tard, vers l'époque de l'exposition coloniale de 1931, apogée d'un grand dessein, Jules Ferry aurait rallié à ses thèses la majorité des Français, les générations qui avaient assimilé, sur les bancs de l'école, en face des cartes suspendues à côté du tableau noir et portant la couleur rose de nos emprises planétaires, la fierté que leur pays pouvait en tirer. Mais cent ans après, une fois qu'aurait soufflé le grand vent de la décolonisation, Clemenceau apparaîtrait, au contraire, comme celui dont la lucidité avait porté la conscience prémonitoire de l'illégitimité d'une domination de notre peuple sur d'autres qui n'en pouvaient mais...»

  • Un roman de science-fiction culte revisité...

  • Avec 15 langues indo-aryennes officielles, sans compter les langues tibéto-birmanes ni les langues adivasis, la littérature de l'Inde du Nord est une source narrative inépuisable. Les nouvelles présentées ici sont toutes traduites du hindi, la langue officielle de l'Union indienne, et issues de plusieurs États et territoires de cet incomparable pays-continent. Elles illustrent toutes ensemble les vastes influences religieuses et sociales qui l'ont traversé : hindouisme et bouddhisme, brahmanisme, islam de l'Empire moghol et découverte de la culture européenne par la langue anglaise... Le socle culturel des épopées classiques, comme le Mahabharata et le Ramayana, est lui aussi toujours vivant. Les auteurs contemporains en renouvèlent sans cesse la forme d'expression, alimentant proverbes et images dans des styles de plus en plus affranchis des normes canoniques. L'Inde, la plus grande démocratie du monde, es indépendante depuis 1947.

  • Invités par le Centre franco-omanais, la dessinatrice Géraldine Garçon, le photographe Daniel Mielniczek et leurs deux enfants ont débarqué en famille à Oman pour cinq semaines d'une résidence artistique. Elle allait se révéler intense, fructueuse et stimulante. Principalement à Mascate, capitale du sultanat, mais aussi à Sur ou à Nizwa, ils ont saisi, chacun dans son domaine, des scènes du quotidien omanais : les petites mains du centre-ville, l'animation du souk, le lien privilégié avec la mer et l'identité bédouine bien vivace malgré une aspiration à la modernité que rien ne semble pouvoir arrêter. Par sa diverstié et son authenticité, ce pays de presque cinq millions d'habitants, situé sur les bords du golfe d'Oman et de la mer d'Arabie, a beaucoup d'atouts pour séduire.

  • « En temps de guerre, ceux qui veulent se rendre un compte exact de la marche des opérations ont coutume d'acheter des petits drapeaux de papier qu'ils piquent avec des épingles sur la carte, au fur et à mesure des événements militaires dont le journal leur apporte la nouvelle. On pourrait user du même procédé pour faire le dénombrement des problèmes qui s'imposent à l'attention de l'Europe actuelle : il suffirait de remplacer les petits drapeaux par des points d'interrogation de couleurs variées, correspondant aux divers ordres de questions : politiques, économiques, religieuses... où n'en poserait-on point ? Depuis Dublin jusqu'à Athènes, depuis Helsingfors jusqu'à Lisbonne, la carte en serait bientôt hérissée. Mais un tel inventaire, outre qu'il ne simplifierait guère l'étude du temps présent, aurait ce grave inconvénient de placer sur un même rang des problèmes dont l'importance, au point de vue général, est fort inégale. »

  • ? Un portrait sans concessions de l'Irlande et des Irlandais. ? Texte extrait de Voyages en Angleterre et en Irlande, paru en 1836, suite à un voyage réalisé l'année précédente. C'est précisément en 1835, année majeure pour Tocqueville, qu'est publié De la démocratie en Amérique (premier volume). ? On retrouve ici les qualités d'enquêteur social et politique, reconnues aujourd'hui encore, de l'auteur. deuxième édition revue et corrigée, préface de Marc Wiltz.

    En 1835, Tocqueville et son ami Beaumont partent en Angleterre à la recherche d'une meilleure compréhension de l'état politique du pays mais, pour Tocqueville, il s'agit aussi de venir rencontrer la famille de sa future épouse, Marie Mottley. Ce texte exceptionnel sur l'Irlande est en réalité constitué de notes développées, prises à la manière d'un enquêteur, souvent rédigées sous forme de questions-réponses, plus qu'un véritable ouvrage de réflexion. Mais la précision de sa plume, la perspicacité des questions posées et la transcription fidèle des réponses des interlocuteurs constituent un véritable document. On comprend à sa lecture comment fonctionne (ou ne fonctionne pas...) la société irlandaise, et comment s'imbriquent dans les rapports sociaux les préceptes de deux religions chrétiennes farouchement opposées. Et ce que Tocqueville décrivait en 1835 s'est retrouvé encore férocement présent tout au long de l'histoire de l'Irlande au xxe siècle. Grâce à lui, le lecteur plaonge dans les ressorts profonds de la « civilisation » irlandaise.

    Extrait : « À quoi attribuez-vous principalement la misère de l'Irlande ? Au système des propriétaires qui profitent de l'extrême concurrence des travailleurs pour exiger des fermiers un fermage excessif. Du moment où le fermier commence à faire ses affaires, le propriétaire élève le prix du bail. D'où il résulte que le fermier craint d'améliorer, de peur d'être taxé par son maître pour une somme plus élevée que ne lui vaudrait son amélioration et se borne strictement à vivre. »

  • ?Après Fès, Le Rajasthan, Angkor, Île de Pâques et Hué, un sixième titre de Pierre Loti, l'un des plus grands écrivains-voyageurs français, vient compléter la collection « Heureux qui comme... » ? Un regard sensible et singulier, sur une ville singulière et menacée, par un auteur qui ne se lasse jamais d'observer et de décrire, du détail d'un objet au regard panoramique. ? Cette escapade coréenne est une parenthèse asiatique dans l'Asie sino-japonaise de Loti ; elle introduit comme « une manière d'ailleurs de l'ailleurs, de lointain au-delà du lointain ; comme une forme d'exotisme au sein de l'exotisme extrême-oriental. » Les journées passées à Séoul sont d'abord publiées sous la forme de deux articles : « À Séoul. I - Dans la rue », paru dans Le Figaro du 10 mai 1903 ; puis, dans Le Figaro du 1er juin 1903, « À Séoul. II - À la Cour ». Le chapeau en tête du premier annonce l'exclusivité des « belles pages qu'on va lire, l'attachante vision, à la fois pittoresque, pleine de couleurs et de vie de ce coin d'Extrême-Orient ». Avec de très rares retouches et titré « À Séoul : dans la rue, à la Cour », ce reportage a formé le chapitre XL du récit-roman hybride La Troisième Jeunesse de Madame Prune, paru deux ans plus tard (Calmann-Lévy, 12 avril 1905). Bref et peu connu, il prend une place méritée aux côtés des témoignages documentés de visiteurs plus savants venus la même année en Corée, entre le classique Pauvre et douce Corée de Georges Ducrocq et les lignes ethnographiques d'un Louis Marin.

    Extrait : « À la splendeur de juin, qui est là-bas rayonnante et limpide plus encore que chez nous, je me souviens de m'être posé pour quelques jours dans une maisonnette, à Séoul, devant le palais de l'empereur de Corée, juste en face de la grande porte. Dès l'aube - naturellement très hâtive à cette saison, - des sonneries de trompettes me réveillaient, et c'était la relève matinale de la garde : une longue parade militaire, où figuraient chaque fois un millier d'hommes. Les autres bruits de Séoul commençaient ensuite, dominés par le hennissement continuel des chevaux, - de ces petits chevaux coréens, ébouriffés et toujours en colère, qui se battent et qui mordent. »

  • Le lotus rouge

    Marc Wiltz

    Le personnage historique Ho Chi Minh jouit de deux réputations contradictoires. Dans son pays, c'est une divinité respectée?; en Occident, c'est l'une des incarnations des barbares sanguinaires du XXe siècle. Ce livre tente de resituer sa réalité, à partir de carnets apocryphes écrits à la première personne...
    Nombreux documents iconographiques d'époque.
    POINTS FORTS DE L'OUVRAGE :
    1)Une plongée dans la vie hors du commun d'un petit paysan annamite, qui deviendra le « père » de son pays. Le parallèle avec ce que représente De Gaulle, son exact contemporain, pour les Français, sonne comme une évidence.
    2) Un moment d'histoire internationale mal connu et souvent mal interprété. Cet homme à multiples facettes a tout vu, tout connu et tout vécu avec une seule obsession : l'indépendance de son pays. Qui peut lui donner tort ?
    3) Une explication de la fascination encore vivace entre la France et le Vietnam.

  • ? Un récit de voyage qui bascule dans le conte fantastique et onirique. ? Ce conte réalise un rêve de voyageur : faire revivre un monde disparu en arpentant ses ruines. FORMIDABLE INCITATION AU VOYAGE ! ? Théophile Gautier crée l'archétype de la femme fatale dans la cendre du Vésuve, et anime la ville fantôme par l'enchantement amoureux. Deuxième édition, revue et complétée préface de Émilie Cappell.

    Le 1er mars 1852, Théophile Gautier publia Arria Marcella, souvenir de Pompéi dans La Revue de Paris, qu'il dirigeait depuis son retour d'Italie. En 1863, l'Arria figure dans les Romans et Contes. Gautier rejette alors les traditionnelles «impressions de voyage» pour « le simple récit d'une aventure bizarre et peu croyable, quoique vraie » : un «amour rétrospectif» se noue à Pompéi, faisant basculer le récit de voyage dans le conte fantastique et onirique. Ce conte raffiné réalise un rêve de voyageur : faire revivre un monde disparu en arpentant ses ruines. Le lecteur entre dans un récit réaliste et pittoresque, visite Pompéi avec les trois jeunes héros de l'excursion napolitaine et partage bientôt l'hallucination sensuelle d'Octavien, amoureux idéaliste. Cette ambivalence figure celle de Théophile Gautier dont Victor Hugo disait qu'il était à la fois « fils de la Grèce antique et de la Jeune France ».

    Extrait : « La lune illuminait de sa lueur blanche les maisons pâles, divisant les rues en deux tranches de lumière argentée et d'ombre bleuâtre... Ce jour nocturne, avec ses teintes ménagées, dissimulait la dégradation des édifices. L'on ne remarquait pas, comme à la clarté crue du soleil, les colonnes tronquées, les façades sillonnées de lézardes, les toits effondrés par l'éruption ; les parties absentes se complétaient par la demiteinte, et un rayon brusque, comme une touche de sentiment dans l'esquisse d'un tableau indiquait tout un ensemble écroulé. Les génies taciturnes de la nuit semblaient avoir réparé la cité fossile pour quelque représentation d'une vie fantastique. »

  • Jean-François Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), fut chargé par Louis XVI d'un voyage de découverte en 1785. Il partit avec deux frégates, La Boussole et L'Astrolabe et fit naufrage. On reste sans nouvelles de l'expédition pendant deux ans avant d'envoyer le chevalier D'Entrecasteaux à la recherche d'un personnage de légende, à bord de La Recherche et de L'Espérance... Entre temps, la France connaît des bouleversements sans précédents.
    S'appuyant sur les journaux de navigation sauvegardés de La Pérouse lui-même, Jules Verne donne à revivre cette aventure aux dangers innombrables, lot des explorateurs : c'est la reconnaissance et le baptême de terres nouvelles, l'émerveillement face à une faune et aune flore généreuse, l'observation des peuples rencontrés, la description

  • Résumé : Chaque année, le dernier jour de l'an, les loups apparaissent aux portes du village de Lodoïs et réclament leur dû : un enfant aux yeux gris. La tranquillité des hommes est à ce prix et ce prix, ils le paient depuis des temps si lointains que même les aïeux n'en tiennent plus le compte. à l'insu des siens, pour conjurer ce que tous nomment « le maléfice », Lodoïs décide de se sacrifier, bien qu'il ait les yeux bleus... Pris en chasse par la meute, il s'engage dans une longue course-poursuite au coeur de la forêt magique, qui lui révélera la clef de bien des mystères. Points forts :  Une course-poursuite haletante et poétique, qui embarque le lecteur dans les profondeurs de la forêt enneigée.  Un roman aux accents de conte intemporel, empreint de magie et d'humanité.  Comme pour les autres romans de la collection, une dimension écologique forte réside dans cette confrontation entre un enfant et une meute de loups sauvages.

  • Depuis qu'il est tout jeune, Pirate saute, franchit des obstacles, courses après courses, box après box. Mais aujourd'hui, il n'en peut plus. Le voilà libre de partir... Pour aller où ? Pourquoi pas jusqu'à la mer ? Son rivage, son goût salé... C'est l'endroit qu'il doit voir ! Après le succès de La petite marmotte qui ne voulait pas dormir, du Voyage des éléphants et de La faim du loup, un nouvel album carré, poétique, drôle et graphique pour voyager aux côtés d'un animal haut en couleurs !
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  • Le photographe anglais John Thomson (1837-1921) fut l'un des premiers photographes à parcourir la Chine. Installé à Hong-Kong depuis 1868, il attendit que sa femme enceinte et leur premier enfant regagnent l'Angleterre pour réaliser son rêve d'un grand voyage dans l'intérieur de la Chine. Après avoir visité la province du Fujian, il s'embarque pour Taïwan avec le missionnaire et médecin anglais James Maxwell qui s'y est déjà rendu plusieurs fois. Ils débarquent à Ta-kao début avril et rejoignent Thaï-Ouan, la capitale, avant de parcourir la plaine occidentale de Taïwan, de village en village, où le docteur Maxwell soigne les aborigènes. John Thomson rencontre et photographie les Pepohoans, une tribu à demi sinisée qui constitue la population indigène.
    Extrait : « Plus nous avancions, plus le pays devenait impraticable, et plus les précipices devenaient larges et profonds. Quelques-uns formaient de véritables vallées, au fond desquelles nous trouvâmes des champs cultivés. Nous y observâmes aussi les traces des torrents qui, dans la saison des pluies, à travers les couches argileuses, s'ouvrent dans la montagne des passages souterrains, et offrent ainsi une sorte de drainage naturel à l'écoulement des eaux de la chaîne centrale. Ces torrents invisibles font de la culture dans cette région montagneuse une entreprise pleine de périls, car ils produisent des affaissements soudains du sol dans lesquels le cultivateur peut voir disparaître ses champs et sa demeure. »

  • Tout là-haut en direction du Groenland, aux confins de l'océan Arctique : l'Islande. Une île de toundra, de vent, de glace, de cent trente volcans et... de sagas. Preuve s'il en est que la nature la plus sauvage et la littérature peuvent faire bon ménage. Longtemps, l'Islande fut un pays parmi les plus pauvres d'Europe. Le développement urbain y étai presque inexistant et la vie culturelle limitée, à l'exception notable de la littérature. À cette singularité s'en es ajoutée une autre : la continuité linguistique de la langue islandaise qui, ayant subi peu de changements et conservé une certaine pureté du fait de l'isolement de l'île, signifie que même aujourd'hui les Islandais peuvent lire sans difficulté leur littérature médiévale. Narrative, étrange, ironique, loufoque, absurde et poétique, cette littérature surprend. Aucune de ces caractéristiques ne manque aux six nouvelles islandaises de ce nouveau recueil de la collection « Miniatures ».

  • - Un reportage choc sur le monde « juif » en 1929.
    - Une enquête à Paris, à Londres, en Pologne (redoutable !) et à Jérusalem.
    - Tout est écrit sur la situation CONTEMPORAINE dans cette région agitée du monde, avant même l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne, et la création d'Israël.

    D'une lucidité quasi-prophétique, Albert Londres croit en un futur État juif, mais s'interroge : « Fuiriez-vous les pogromes d'Europe pour tomber dans ceux d'Orient ? » Témoin de la première tentative d'extermination des Juifs en Palestine, dix-huit ans avant la création d'Israël, Albert Londres - le père du grand reportage à la française - livre ici un document historique inestimable, en déclarant : « Le sionisme n'a jamais été une expérience mais une idée. »

  • 100 photographies de Hanoi choisies parmi un ensemble de 1700 prises entre 1981-1983 par un diplomate britannique en poste au Vietnam. Dûment légendées, commentées à la fois par leur auteur et par un de ses interlocuteurs vietnamiens de l'époque, elles donnent à voir le début de la renaissance de la capitale de ce pays magnifique qui a subi les assauts des Occidentaux venus s'en saisir un siècle plus tôt. Les Français d'abord, qui en ont fait la perle de leur empire colonial, les Américains ensuite, qui l'ont noyé sous un tapis de bombes pour lutter disaient-ils contre la peste rouge. 40 ans plus tard, ce monde s'est transformé, conservant ses traditions autant que faire se peut. Les clichés de John Ramsden ont fait le tour de l'Europe lors de nombreuses expositions. La version anglaise originale a été publiée par Skira. La version française est publiée en partenariat avec l'École française d'Extrême-Orient.

  • Pénétrer au sein de l'empire Zafimaniry, c'est comme si, emporté par une goutte de pluie, on faisait une glissade sur un pétale de rose. C'est un voyage à travers un jardin pas comme les autres. » à Madagascar, dans la partie sud des terres centrales de l'île, vit un peuple nommé Zafimaniry, dont la qualité du travail du bois a acquis une reconnaissance suprême. Le jeune Andry, qui est entré en communication avec l'esprit de son arrière-grand-père, se voit chargé par lui d'une mission aussi fondamentale que délicate : convaincre son père de réduire sa production et de ne pas couper tous les arbres de la forêt. François-Xavier Freland est un grand reporter indépendant pour plusieurs médias dont Jeune Afrique, France Inter et TV5 Monde. Il couvre essentiellement l'Afrique de l'Ouest, l'océan Indien et l'Amérique latine. Historien et journaliste de formation, il a travaillé au service «Monde» de France Info avant d'animer la revue de presse du week-end sur la station d'informations.

  • William Navarrete nous mène sur les traces de sa première idylle : l'Italie, berceau des lettres et des arts.
    Parcourir l'Italie du nord au sud, de Gênes la Sublime jusqu'à l'antique Sardaigne, en passant par Turin et sa région, Parme (où l'on découvre que la Chartreuse de Stendhal n'existe pas !), la Calabre et son carnaval, Naples qui évoque à l'auteur son Cuba natal, Venise, la Sicile, les Pouilles, l'Ombrie, et l'île d'Elbe ; voilà le programme ! Et ce, avec un audacieux parti pris : celui de raconter l'Italie, loin des sentiers battus et des incontournables Rome et Florence !
    Dans une prose généreuse, l'auteur convoque de multiples anecdotes aussi insolites que passionnantes : on croise ainsi Rubens, Nietzsche et Flaubert à Gênes, Hemingway et Mark Twain dans le cimetière de Staglieno, Champollion à Turin, Melville et Lamartine à Naples, ou encore Thomas Mann à Venise.
    C'est aussi la découverte d'une certaine histoire culinaire : la philosophie du slow food à Montferrat dès 1986, les fameux « sandwichs triangle », les glaces esquimaux, la légendaire burrata des Pouilles, les pâtisseries de Sardaigne et de Sicile, la genèse des cafés... Quant aux savoir-faire, ils ne sont pas en reste : connaissiez-vous la soie marine de Calasetta ?

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