Sciences humaines & sociales

  • Nous vivons une vraie crise de la représentation et donc une vraie crise politique. Nous continuons à interpréter le monde selon des concepts dépassés, un peu comme ces étoiles dont nous admirons l'éclat alors qu'elles sont éteintes depuis bien longtemps... Aujourd'hui, le coeur des savoirs n'est plus la séparabilité, mais à l'inverse, les liens, les interdépendances, les cohabitations.

    Cinquante des plus éminents philosophes, scienti? ques, économistes, historiens, anthropologues, médecins, juristes, écrivains..., chacun dans leur domaine, éclairent magistralement cette transition à l'oeuvre et émettent des propositions pour mieux la conforter ou l'émanciper. Cette Constitution dessine à la lumière des liens, un nouveau paysage de la pensée, et donc d'une certaine manière, un nouveau corps politique.

    Les immenses dé? s qui se posent à nous - environnementaux, sanitaires, politiques, économiques, psychiques ou sociaux - exigent que nous pensions, expérimentions et fassions vivre cette transition qui touche à la fois nos savoirs, mais également nos perceptions et nos émotions. La Constitution des liens est une matière vive à délibérer, amender ou enrichir, et une invitation à réapprendre ensemble à dire le monde redevenu in? ni...

    RELIONS-NOUS !

  • Après le succès et la mobilisation massive qui ont suivi la parution de Nous voulons des coquelicots (plus de 35.000 exemplaires), Fabrice Nicolino commet ici un véritable livre-enquête dans les arcanesdes lobbyes de l'industrie des pesticides. Un ouvrage aussi révoltant que fascinant qui se lit comme un polar !

  • La croissance et le PIB ne sont pas, ne sont plus la solution : ils sont devenus le problème.En effet, nous vivons une révolution des données, un nouvel ordre empirique: jamais les données n'ont été aussi nombreuses et accessibles et jamais elles n'ont été aussi puissantes dans l'organisation des sociétés et des vies humaines. Mais nous utilisons de mauvaises données pour nous gouverner. Alors que la crise des inégalités bouleverse nos démocraties et que les crises écologiques ravagent nos écosystèmes, le débat démocratique et les politiques publiques demeurent obsédés par la croissance.

  • Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain.  On en était où ? Ah oui. On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir. Et soudain, la planète s'arrête. C'est une crise, avec son cortège de drames. Mais c'est aussi une fenêtre. L'occasion d'une bifurcation. La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ». L'espoir renaît. La crainte aussi. Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant... L'après se mérite. L'après est un champ de bataille. L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas. Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment. En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

  • Le première enquête sur le consentement dans le couple.

  • « J'étais perché sur ma montagne, avec mes poules et mes oliviers, quand le monde est subitement venu à moi. Des ombres remontaient à pied ma vallée de la Roya, entre l'Italie et la France, risquant leur vie. Au début, je détournais le regard. Puis, un jour, j'ai recueilli une famille, et ces ombres sont peu à peu devenues ma lumière. Elles fuyaient la guerre, la misère, la dictature, avaient croisé la mort dans le désert en Libye, échappé à la noyade en Méditerranée. De leur pas si déterminé, elles me questionnaient : faut-il rejeter l'autre parce qu'il est différent ?

    À partir de 2016, j'ai accueilli des milliers d'exilés. J'ai aidé ces voyageurs de l'ombre à poursuivre leur chemin et à obtenir des droits, mais je n'avais pas anticipé la violence d'État qui me frapperait en représailles. Notre action ne faisait pourtant que pallier ses renoncements.

    J'ai subi des gardes à vue, des procès, des perquisitions, des saisies. Le plus souvent, l'État était en tort et fut condamné. Des centaines de fois. Jusqu'à ce que le Conseil constitutionnel consacre le principe de fraternité, un progrès capital. Ces années ont changé ma vie. Citoyen lambda éloigné du militantisme, je ne suis pas un héros, juste un Herrou têtu et décidé, sans leçons à donner, à part celle-ci : avant de changer le monde, chaque citoyen a le pouvoir de changer le sien. » Cédric Herrou

  • La transition écologique, qu'appellent de tous leurs voeux de nombreuses figures publiques, s'impose dans la discussion collective. Cet ensemble d'entretiens, rencontres, débats, analyses littéraires et odes à la vie permet de transformer notre rapport à la nature. Qu'ils soient agroécologistes, ethnologues, journalistes, philosophes, auteurs, écoculteurs, gestionnaires de forêt, ingénieurs..., ou un peu de tout ça à la fois, chacun raconte l'interdépendance entre les espèces et dit l'espoir de la connexion au vivant. Ce corpus lumineux, aux tons très différents - il en faut pour tous les goûts, répare les angoisses et le lien rompu avec la nature.

    La modernité a transformé la nature en objet de domination et a défait les liens émotionnels et merveilleux qu'entretenaient avec elle les Occidentaux. Mais aujourd'hui, face aux crises liées à la destruction des écosystèmes, il semble urgent de renouer ces liens et de modifier notre rapport au vivant. Dans une discussion polyphonique mêlant des voix bien connues, la nature étire ses branches pour s'imposer non plus comme l'altérité mais comme un tout dont les hommes et les femmes font partie. Le message est multiple et puissant : nous devons apprendre à vivre en harmonie avec notre environnement, nous insérer dans le cycle du vivant, arrêter de nous surestimer, réapprendre à réparent entraider, semer le trouble, nous inspirer de la nature et repenser nos structures politiques. Interrogés ou racontés, ces penseurs-chercheurs du vivant avec leurs différentes sensibilités les angoisses et le lien rompu avec la nature.

    Glenn Albrecht, Étienne Bimbenet, Lionel Daudet, Philippe Descola, Marc Dufumier, Vinciane Despret, Dian Fossey, Jean-Baptiste Fressoz, Yuval Noah Harari, Donna Haraway, Éric Karsenti, Alexandre Lacroix, Bruno Latour, Erri de Luca, Virginie Maris, Baptiste Morizot, Corine Pelluchon, James Scott, Pablo Servigne, Vandana Shiva, Anna Tsing, Frans de Waal.

  • Alors que nos sociétés libérales sont fondées sur des valeurs qui ne trouvent trop souvent du sens qu'à travers la compétition, Gauthier Chapelle et Pablo Servigne - l'auteur du succès de librairie «Comment tout peut s'effondrer» - commettent ici un ouvrage majeur. Au modèle de « la guerre de tous contre tous », ils proposent de substituer une vision du vivre-ensemble basée sur l'entraide. Car en balayant l'éventail du vivant - des bactéries aux sociétés humaines en passant par les plantes et les animaux -, il apparaît clairement que les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, mais ceux qui s'entraident le plus...  Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, L'entraide sera précédé d'une nouvelle préface inédite des auteurs. 

  • Bullshit jobs

    David Graeber

    Considéré comme l'un des penseurs les plus importants de ce début de siècle, David Graeber revient après cinq ans d'enquête pour analyser la notion de Bullshit job ou « Jobs à la con », née sous sa plume et qui a fait le tour du monde. Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, Bullshit Jobs sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • François Ruffin rouvre un chemin pour la gauche. Avec cette question au coeur : comment muer le plomb de l'angoisse en or de l'espérance ? Il est où, désormais, le bonheur, et le progrès, et le sens de l'existence, par temps d'effondrement ? Nous devons changer, c'est un impératif de survie. Et d'abord dans nos têtes : « ralentir plutôt qu'accélérer », « les liens plutôt que les biens », la « décence commune » plutôt que des rêves de millionnaire. Alors, qu'on fasse de cette nécessité une vertu, qu'elle devienne notre chance : non pas seulement de survivre, mais de bien vivre.

  • La guerre des métaux rares ; la face cachée de la transition énergétique et numérique Nouv.

    Transition énergétique, révolution numérique... Politiques, médias ou industriels nous promettent un monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage, fruit de six années d'enquête, nous montre qu'il n'en est rien ! En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Dès lors, c'est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte - le récit clandestin d'une odyssée technologique qui a tant promis, et qui a charrié des périls aussi colossaux que ceux qu'elle s'était donnée pour mission de résoudre.

  • François Boulo est l'une des figures les plus charismatique du mouvement des Gilets jaunes. Ce livre est l'histoire de son combat, depuis la sortie de ce qu'il nomme son « coma politique » jusqu'à ce qu'il enfile le gilet jaune par-dessus sa robe noire.

  • Depuis plusieurs décennies, Joseph E. Stiglitz développe une critique forte du néolibéralisme. Dans ce livre, il analyse en finesse les grands problèmes actuels occidentaux : l'anémie de l'économie, le pouvoir des monopoles, la mondialisation mal gérée, la financiarisation abusive, le changement technologique mal maîtrisé et le rôle de l'État. Stiglitz propose un tournant radical, un programme économique et politique progressiste.

    Pour l'éminent économiste, il faut notamment instaurer une grande politique sociale autour d'une idée forte : « l'option publique ». Car c'est en s'attaquant de front au pouvoir et aux profits des grandes compagnies qui l'exploitent que le peuple pourra obtenir ce qu'il veut : vivre décemment.

  • Cet ouvrage inédit réunit vingt-cinq auteur(e)s de renom (anthropologue, biologiste, économiste, sociologue, philosophe, historien...) dans une approche pluridisciplinaire et accessible à un large public.

    Des causes modernes aux « bifurcations » de nos origines, chaque contributeur porte un regard singulier sur une cause spécifique : la finance débridée, le technococon, le capitalisme, la surpopulation, la dette, l'État, le patriarcat, l'invention de l'agriculture, l'économisme, le colonialisme, la séparation nature / culture, les mythes, la complexité croissante...

    Pour former in fine un livre-arborescence qui se range du côté de la complexité et des métamorphoses, sous le regard du sociologue Edgar Morin. Avec un tissage final entre toutes ces causes nous permettant de découvrir, au fil des pages, comment ouvrir de nouveaux horizons.

  • Le confinement ressemble à un méchant coup de génie: camoufler les incapacités de l'État, boucler l'espace public, interrompre le mouvement social, imposer des formes de contrôle à domicile qui font triompher le capitalisme numérique. Pourtant, au contraire des suivants, le premier confinement (qui a concerné au printemps 2020 plus de 4 milliards d'humains) fut aussi une scène de vérité, une expérience à la fois commune et solitaire radicalement inédite, peut-être décisive pour l'avenir. À condition d'interroger d'autres génies que les vautours de la pandémie: les farfadets de l'insoumission, les djinns du voisinage, les anges du ciel intérieur, les vapeurs, ennivrantes ou terrifiantes, d'un moment passé hors du temps - tous génies incités à surgir enfin, à la faveur de cette stupéfiante interruption de tout que les modernes avaient dite impossible.

    En neuf variations enlevées, neuf histoires écrites en neuf genres, ce livre explore ce qu'il nous est arrivé de neuf pendant le premier confinement. Des humeurs incertaines, des initiatives curieuses et de l'étrange soulagement qui se firent jour, une force se dégage qui nous projette au-delà de la pandémie, de la crise, de la peur: dans un monde enfin vivable.

  • Comment les savoirs des peuples racines peuvent-ils nous inspirer dans notre approche de la santé, et dans nos façons de nous mettre en lien, à nous-mêmes, aux autres, et au monde qui nous entoure ? Dans tous les systèmes traditionnels de représentations du monde, santé et guérisons ne sont pas des cibles à atteindre et les maladies des ennemis à combattre, mais des indicateurs, des symptômes, qui renseignent sur la qualité de la relation de l'homme à son histoire et au monde. Dans cet enquête fouillée, Frederika Van Ingen est allée à la rencontre des chaman Catawba, des hommes-médecine Kogis ou des guérisseurs Massaï pour découvrir leurs savoirs ancestraux...et ce qu'ils ont à nous apprendre. 

  • Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme, alors le regard que pose Mama - la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem ?, au crépuscule de sa vie, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes.

    Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions ? joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir, sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme ? cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celle des hommes ? Frans de Waal oppose l'« anthropodéni », c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce.

    Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre comment l'intelligence émotionnelle structure la vie des animaux sociaux. Frans de Waal met ici à bas les évidences et prend volontiers le contrepied d'un consensus scientifique trop souvent sûr de lui.

  • Quoi faire quand il semble qu'il n'y aurait plus rien à faire ? Une seule solution : faire avec. Trouver dans le « faire avec » une vraie puissance politique. Faire avec ce qui est là (ou ce qu'il en reste), faire avec nos amis mais aussi avec nos ennemis. Nouer des partenariats improbables et développer par contagion des hospitalités inédites. Yves Citton propose des solutions inventives pour faire face à la casse du modèle qui a porté notre développement au bord du gouffre.

  • Et si, bien loin d'être le garant de quelque ordre que ce soit, le droit était surtout une machine à le faire exploser - une machine à inventer des réalités sociales toujours plus bizarres pour transformer le monde, et non le stabiliser ?

  • Pour la première fois des intellectuels et des écrivains prennent partis pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils expliquent que la « zone à défendre » est bien plus qu'un bout de bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s'y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C'est un carré de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.

    Sur la ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l'emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l'Etat en cultivant les solidarités et l'accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n'est pas une utopie, c'est notre réalité de demain qui prend formes sous nos yeux.

    Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain Damasio Virginie Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno Latour Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost Nathalie Quintane, Kristin Ross Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk.

  • Que reste-t-il du sionisme ? Que peut-on espérer de l'avenir du sionisme ? Peut-on encore renouveler, rejouer le sionisme ? Que pourrait donner à penser un sionisme à venir ? Qu'ouvrirait, quant à l'agir, un sionisme qui vient ? Faudra-t-il un autre nom pour le sionisme ? Faut-il se défaire de ce mot ? En inventer un tout autre ?

  • «L'art d'être libre», succès de librairie en Angleterre, est un véritable manifeste de résistance au monde contemporain. Profondément joyeux et nourri de réflexions à la fois historiques, philosophiques et littéraires, il dénigre aussi bien les joies factices de la consommation que l'ennui qui s'est abattu sur le monde à la suite de décennies de recherche exclusive du profit. Un livre qui nous appelle à redevenir des esprits autonomes, enfin libres ...  Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, «L'art d'être libre» sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • « Le 7 avril 2020, la moitié des gouvernements de la planète faisaient le choix de préférer la santé de leurs populations à la croissance de leurs économies faute d'avoir pris soin de la vitalité de leurs écosystèmes.
    La leçon est implacable : détruire la Nature est un suicide social et accessoirement une folie économique dont nous n'avons pas les moyens.
    Ce livre soutient que l'espérance de vie et la pleine santé doivent désormais devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle, à même de nous orienter les yeux grands ouverts dans un monde où bien-être humain et vitalité des écosystèmes sont irrémédiablement entrelacés et projetés ensemble à toute allure dans une spirale de plus en plus vicieuse qu'il nous faut à tout prix inverser. Être prospère aujourd'hui, c'est se donner les moyens de tenir parole sur la poursuite de l'aventure humaine dans vingt ou trente ans. Être prospère, c'est donc d'abord être en bonne santé.
    Dans notre âge de l'incertitude et donc de l'inquiétude écologique, le soin apporté à notre santé nous est avant tout une protection. Plus nous apporterons de soin à notre santé, mieux nous saurons affronter les crises qui sont déjà là et devant nous. Et plus nous apporterons de soin aux écosystèmes qui sont la clé de notre santé, plus notre vie sera longue et plaisante.
    En nous laissant guider par une pleine santé qui donne toute leur place aux écosystèmes qui nous font vivre, on peut trouver le moyen de réorienter nos systèmes économiques pour donner un sens partagé à la transition écologique : une transition aussi bien individuelle que collective, personnelle que relationnelle, biologique comme écologique. Une transition instinctive, sensuelle et viscérale. Dans ce sens retrouvé, aux antipodes d'indicateurs économiques qui ne disent plus rien à personne, la pleine santé a le pouvoir d›apaiser, de guérir, de réparer. »

  • A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu'ils défendent et l'angle choisi pour l'exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s'avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d'alerte sur l'avenir même de notre civilisation.

    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?

    Nous sommes en 2093, avènement de l' « Age de la Pénombre », et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l'incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s'intensifient, et en 2023, l'année de l'«été perpétuel », il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte. La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n'y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l'été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies. L'ordre social s'effondre dans les années 1950 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

    En imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n'ont d'abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise. Se trouvant dénué de l'infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.

    Foisonnant d'érudition, fruit d'un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d'éviter à l'humanité ce que les auteurs nomment « l'Age de la pénombre ».

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