Entreprise, économie & droit

  • « Nous gérons notre économie comme une personne d'un mètre quatre-vingts qui se déplace courbée en deux en permanence sous un plafond qui est à deux mètres cinquante, parce qu'on l'a convaincue que, si elle tentait de se redresser, elle subirait un terrible traumatisme crânien. » De nombreuses convictions se sont enracinées dans l'imaginaire collectif au sujet de la question du déficit. Stephanie Kelton déconstruit l'idée que les États doivent tenir leurs budgets comme des ménages, que le déficit prouve que l'État dépense trop, que la dette publique est insurmontable, que les déficits de l'État évincent l'investissement économique ou que les programmes de prestation sociale sont financièrement insoutenables... Elle démontre au contraire avec brio que le déficit budgétaire n'appauvrit pas l'État, que la dette n'est pas un fardeau et que le juste niveau de dépense publique s'évalue à partir du taux d'inflation et du niveau réel des ressources.

    Cette exploration modifie profondément notre compréhension de nombreuses questions cruciales : la pauvreté, l'inégalité, la création d'emplois, l'extension des systèmes de santé ou le changement climatique. Car aujourd'hui toute proposition ambitieuse se heurte inévitablement à la forteresse inexpugnable de la question du déficit. Stephanie Kelton propose donc d'imaginer de nouvelles politiques pour passer du récit du manque à celui de la possibilité...

  • .Les pauvres ne paient pas d'impôts et les riches en paient trop. Le poids des charges fiscales plombe notre compétitivité. Les impôts découragent les initiatives et font fuir les entrepreneurs. Trop d'impôt tue l'impôt. L'impôt doit être neutre. Qui n'a jamais entendu ces clichés véhiculés par le discours dominant des responsables politiques et des médias ? Pourtant ces évidences sont contraires aux faits. Elles discréditent l'impôt, l'inscrivent dans une logique négative et punitive, alors qu'il est l'un des piliers de toute société démocratique et solidaire.

  • Repenser l'héritage des Lumières, réfléchir la modernité, déconstruire le capitalisme, retisser le lien social en décomposition, ou encore panser les blessures de la colonisation... Gaël Giraud et Felwine Sarr mêlent philosophie, spiritualité, politique et économie. Ils rappellent que l'économie n'est pas une finalité et insistent sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments. Ils proposent non seulement de repenser la macroéconomie pour la faire dialoguer avec toutes les sciences afin de faire advenir une pensée de l'économie relationelle, mais aussi de modifier les structures épistémologiques de nos sociétés dans leur ensemble.

    Pour remédier aux maux contemporains, Gaël Giraud et Felwine Sarr appellent à un travail intérieur, qui ouvre à l'altérité et au dialogue, à la capacité d'accueil, qu'ils érigent en fondement de l'humanité.

  • Voici un livre capital, best-seller au Etats-Unis et en Grande-Bretagne, en cours de traduction dans plus de dix pays, commis par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times, initiateur d'Occupy Wall Street à New York. Un livre qui remet en perspective l'histoire de la dette depuis 5 000 ans et développe une approche totalement nouvelle. Il démontre magistralement que le système de crédit précède la naissance de la monnaie et que la dette a donc toujours structuré nos systèmes économiques et nos rapports sociaux.
    Il montre également que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme "culpabilité", "pardon" et "rédemption") est issu en grande partie de ces affrontements antiques sur la dette, et qu'il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal. Sans en avoir conscience nous livrons toujours ces combats. Un essai passionnant et essentiel qui nous permet de mieux comprendre l'histoire de notre passé, celui de la crise des crédits en cous ainsi que l'avenir de notre économie.
    David Graeber enseigne l'économie et l'anthropologie à l'université de Londres. Il sera à Paris en septembre pour défendre son livre devant les médias.

  • Aprs le succs deDette : 5000 ans d'histoire - vendu prs de 20 000 exemplaires - David Graeber revient avec un texte passionnant sur l'invasion de la bureaucratie dans notre quotidien.

  • « Rien ne sera plus comme avant », nous dit notre président : et l'on voit en effet déjà se profiler leurs réponses à la crise actuelle, couplant une fusion encore plus complète entre l'Etat et le capital financier avec une accélération du cours autoritaire et technomaniaque du capitalisme de surveillance. Avec Attac, de nombreux contributeurs ont souhaité apporter leur expertise à cet ouvrage collectif : Dominique Méda, Manuel Domergue, Clément Sénéchal, Amélie Canonne, Virginie Maris, Jean-Louis Laville, Laurence de Cock, etc.

  • Par l'un des penseurs les plus connus aux Etats-Unis, auteur de nombreux best-sellers internationaux dont La Fin du travail ou Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Une analyse lumineuse et providentielle même en ces temps de périls, de l'avenir de nos sociétés. Nous sommes, selon l'auteur, à la fin d'une ère, celle d'une économie fondée sur les énergies fossiles, le travail à temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu'il appelle la troisième révolution industrielle qui va bouleverser nos manière de vivre, de consommer, de travailler, d'être au monde. Un livre passionnant qui doit interroger nos candidats aux élections présidentielles.

  • «Imagine Demain le monde» est un magazine qui traite de sujets liés à l'écologie, aux questions de société ou aux rapports Nord-Sud. Il s'inscrit dans le courant « slow press » et porte un regard libre et non conformiste sur le monde d'aujourd'hui et de demain. Il propose une information à la fois innovante et critique, qui explore les voies d'un autre modèle de développement et cherche des alternatives positives pour répondre aux grandes questions de société... Les Liens qui libèrent et la diffusion Actes Sud reprennent ce magazine bimestriel qui défend un journalisme audacieux et constructif et qui s'attache à prendre le temps d'analyser les métamorphoses de notre temps.

  • « L'année qui s'ouvre aura une forte dimension électorale en France, avec pas moins de trois primaires au cours de l'automne 2016 (droite, gauche, écologistes) suivies des scrutins présidentiels et législatifs au printemps 2017. Le livre traite largement des bilans plus que mitigés des quinquennats Sarkozy et Hollande, tout en consacrant ses plus longs développements aux questions européennes et internationales. A la suite de la publication en 2013 du « Capital au 21e siècle », j'ai eu la chance d'aller débattre de la montée des inégalités dans un grand nombre de pays, du Mexique à l'Inde en passant par l'Afrique du Sud, le Brésil, le Moyen-Orient ou la Chine. De nombreuses chroniques reprises ici se nourrissent directement de ces échanges avec des étudiants, militants, lecteurs, auteurs, acteurs de la société civile et du monde économique, culturel et politique. J'en ressors avec une conviction : les questions économiques ne sont pas des questions techniques qu'il faudrait abandonner à une petite caste d'experts. Il est nécessaire que les citoyens puissent se faire leur propre opinion, sans se laisser impressionner... » Thomas Piketty.

  • Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, Professeur à Columbia, ex directeur de la Banque mondiale et conseiller de Clinton, est sans conteste l'économiste le plus respecté et le plus lu au monde. L'un des rares à avoir, depuis une dizaine d'années, tiré la sonnette d'alarme sur les dérives de la financiarisation de l'économie et les dangers de ce qu'il a appelé le fondamentalisme du marché. Auteur de best-seller dont le dernier : Le Triomphe de la cupidité s'est vendu à 50 000 ex en grand format.


    Son livre à paraître est consacré à l'un des grands sujets de l'économie actuelle et curieuse-ment assez peu traité : Les inégalités.
    Dans ce livre majeur Joseph Stiglitz explique comment les inégalités ont ainsi prospéré dans le monde depuis près de 20 ans. Et pourquoi ces tels écarts de richesses entre les plus riches et les plus pauvres sont à la fois inacceptables socialement et extrêmement dangereux éco-nomiquement. En effet Stiglitz démontre magistralement qu'il n'y aurait sans doute jamais eu la crise de 2007 si les classes pauvres et moyennes américaines notamment avaient vu leur pouvoir d'achat augmenté régulièrement (il stagne voire décroît aux Etats Unis depuis 2 décennies). Contrairement à la doxa libérale qui pense que moins l'Etat intervient pour ré-glementer mieux se porte l'économie, l'auteur démontre que c'est précisément cette ab-sence de régulations qui a provoqué la crise. De même contrairement à la doxa libérale qui prétend que l'argent ruisselle spontanément des plus riches vers les plus pauvres, la richesse s'est concentré en un glacis détenu pour l'essentiel par 1% des habitants du globe.

    Un livre qui bien entendu non content de dénoncer et d'expliquer , toujours avec un remar-quable sens pédagogique, propose de solutions et surtout d'autres alternatives à un système économique mondial qui, s'il n'est pas profondément réformé, risque l'effondrement.

  • «Imagine Demain le monde» est un magazine qui traite de sujets liés à l'écologie, aux questions de société ou aux rapports Nord-Sud. Il s'inscrit dans le courant « slow press » et porte un regard libre et non conformiste sur le monde d'aujourd'hui et de demain. Il propose une information à la fois innovante et critique, qui explore les voies d'un autre modèle de développement et cherche des alternatives positives pour répondre aux grandes questions de société... Les Liens qui libèrent et la diffusion Actes Sud reprennent ce magazine bimestriel qui défend un journalisme audacieux et constructif et qui s'attache à prendre le temps d'analyser les métamorphoses de notre temps.

  • Depuis les années 1970, les inégalités se sont accrues dans les pays développés, provoquant un sentiment d'injustice et de colère parmi les populations touchées, et menaçant l'édifice social tout entier. Face à cette situation, aggravée ces dernières années par des politiques austéritaires conduisant à une dégradation générale des services publics et par l'augmentation vertigineuse des revenus spéculatifs, la fondation Copernic propose une solution radicale : la limitation des revenus et de la propriété.

  • «Imagine Demain le monde» est un magazine qui traite de sujets liés à l'écologie, aux questions de société ou aux rapports Nord-Sud. Il s'inscrit dans le courant « slow press » et porte un regard libre et non conformiste sur le monde d'aujourd'hui et de demain. Il propose une information à la fois innovante et critique, qui explore les voies d'un autre modèle de développement et cherche des alternatives positives pour répondre aux grandes questions de société... Les Liens qui libèrent et la diffusion Actes Sud reprennent ce magazine bimestriel qui défend un journalisme audacieux et constructif et qui s'attache à prendre le temps d'analyser les métamorphoses de notre temps.

  • Comme le montrent bien la « loi travail » et ses impératifs éminemment contestables de « flexibilité » et de « compétitivité », plus que jamais, les mythologies économiques sont au pouvoir. Raison de plus, en plein débat des primaires à droite comme à gauche, et à quelques mois de l'échéance de 2017, de poursuivre le travail de désintoxication économique du débat public. Cet ouvrage déconstruit quinze nouvelles mythologies, idées économiques reçues qui se donnent pour des vérités scientifiques mais ne sont que des préjugés idéologiques. Au menu des mythologies néo-libérales : « Nous vivons une révolution technologique sans précédent à laquelle il faut adapter nos structures sociales », « On ne peut pas changer les règles européennes, il faut s'y conformer », « Il faut imposer les réformes aux Français pour leur bien » ; Parmi les mythologies social-xénophobes : « L'Occident s'abîme dans un déclin inéluctable » ; « L'identité nationale est menacée de disparition dans la mondialisation » ; « L'immigration nourrit l'insécurité » ; Sans oublier les mythologies écolo-sceptiques : « L'écologie est punitive » ; « La transition énergétique est bien trop coûteuse » ; « Parce qu'elles ne fonctionnent vraiment qu'à la petite échelle, les pratiques écologiques resteront marginales ». L'ouvrage se clôt par une réflexion sur la « France au-delà des mythologies économiques », diagnostic aussi lucide que possible des atouts et des véritables défis à venir.

    D'une certaine manière, cet ouvrage est une réponse cinglante au livre Le négationnisme économique publié par Cahuc et Zylberberg.

  • «Imagine Demain le monde» est un magazine qui traite de sujets liés à l'écologie, aux questions de société ou aux rapports Nord-Sud. Il s'inscrit dans le courant « slow press » et porte un regard libre et non conformiste sur le monde d'aujourd'hui et de demain. Il propose une information à la fois innovante et critique, qui explore les voies d'un autre modèle de développement et cherche des alternatives positives pour répondre aux grandes questions de société... Les Liens qui libèrent et la diffusion Actes Sud reprennent ce magazine bimestriel qui défend un journalisme audacieux et constructif et qui s'attache à prendre le temps d'analyser les métamorphoses de notre temps.

  • Après le succès de la première édition de cet ouvrage sur l'obsolescence programmée, Serge Latouche a actualisé l'état des connaissances sur ce processus qui, pour stimuler la consommation et nous en rendre addict, fut conçu et mise en oeuvre au milieu du XIXème siècle aux Etats-Unis. Des 3 formes principales de l'obsolescence programmée -le recours aux techniques pour rendre un produit très vite suranné à la publicité qui nous convainc d'acquérir des produits dont nous n'avons nul besoin-, le plus symptomatique et le plus pervers est le fait d'introduire dans les objets une pièce défectueuse pour en limiter la durée de vie. Ainsi des ampoules (qui avaient été conçues pour une durée d'utilisation quasi illimitée), des automobiles, des appareils ménagers et aujourd'hui des ordinateurs ou des imprimantes. La plupart des biens que nous achetons sont sciemment viciés de telle sorte que nous soyons contraints, pour faire marcher la machine économique, de les renouveler. C'est cette histoire, face noire de l'économie capitaliste que nous raconte Serge Latouche, remontant au XIXème siècle et illustrant son propos de nombreux exemples plus éloquents les uns que les autres. Mais l'auteur tire également la sonnette d'alarme : pouvons-nous accepter de vivre ainsi dans une société aux ressources limitées, qui multiplie à l'envie et par nature le gaspillage, les déchets et engendre de facto de très grands dégâts environnementaux ?

  • Un livre très attendu : l'analyse de la crise et de l'avenir de l'économie mondiale par le célèbre prix Nobel qui dénonce depuis plus de 10 ans le fondamentalisme du marché, la libéralisation à outrance des capitaux, les dérégulations, la montée des inégalités. L'un des très rares économistes qui avait prédit les risques de crise. Pour l'auteur, ce qui s'est passé en septembre 2008 est comparable à la chute du mur de Berlin pour le communisme en 1989. Il s'agit donc aujourd'hui de la fin d'un système et de la nécessité vitale de penser autrement le monde. Ce livre sera sans conteste un livre de référence tant la réputation mais également la force d'analyse et de prédictions de l'auteur sont grandes.
    Cette crise, l'auteur l'avait annoncée. Aujourd'hui il démontre qu'elle est au système néolibéral ce que la chute du mur de Berlin, en 1989, fut à l'économie soviétique. Il ne s'agit donc pas d'y répondre dans le cadre exigüe de nos références mais de faire un pas de côté et de la considérer globalement jusqu'à la remise en cause des fondations qui l'ont rendue possible.
    Comment en est on arrivé là ? Quelles sont les véritables causes de cette crise? Comment un système économique a pu ainsi s'imposer au monde ? Comment les élites politiques n'ont pas su entendre les signes avant coureurs (crise asiatique, crise argentine, Enron.) ? Comment le monde de la finance a t il pu prendre le pas sur le monde politique ? Comment un récit économique est il devenue le seul possible sans aucun contre pouvoir ? Comment avons-nous pu accepter une telle montée des inégalités sans prendre conscience des conséquences ? Comment alors même que l'histoire nous susurrait de prendre garde avons-nous dérégulé et libéralisé à outrance les capitaux ? Comment la crise du crédit s'est emballée ? Comment expliquer la faillite des institutions et des Etats ? Comment n'a-t-on pas pu ou voulu contrôler les dérives des produits financiers ?
    C'est donc l'histoire de cette crise que l'auteur analyse toujours avec pédagogie, vie et dans un langage accessible à tous. Mais il ne s'arrête pas là !
    Il ouvre des réflexions passionnantes et si vitales aujourd'hui : Sommes-nous à l'aube de la fin du capitalisme ou de la mort d'un système ? Que doit-on faire pour en sortir ? Sommes nous prêts à une véritable refondation ou comme, il le semble, nous limitons nous à quelques remèdes cosmétiques ? Bref est-il raisonnable d'appliquer à une plaie largement gangrénée un simple mercurochrome ?

  • Les économistes atterrés - auteur du fameux Manifeste d'économistes atterrés, plus de 100.000 exemplaires - font ici le diagnostic de plus d'un an de présidence Macron et ouvrent des perspectives radicalement alternatives et vitales. Car sous les oripeaux de la modernité, les vieilles recettes du libéralisme nous conduiront sans nul doute à une impasse économique et politique.

    Arrivé miraculeusement au pouvoir à la suite de la déception provoquée par le quinquennat de François Hollande, bénéficiant aussi de l'affaiblissement politique des classes populaires, Emmanuel Macron a su rassembler toutes les forces libérales pour mettre en oeuvre le programme que le patronat et l'oligarchie financière prônent depuis longtemps. Sa stratégie s'inscrit ainsi dans celle des institutions européennes. Masqué par un discours moderniste vantant la réussite individuelle et l'entreprise innovante, son objectif est de détruire progressivement le modèle social français (protection sociale, fiscalité redistributive, services publics, droit du travail) pour aligner la France sur les standards du capitalisme financier libéralisé. Il utilise, pour cela, les institutions bonapartistes de la Ve République.

    L'ouvrage décrit les méthodes et les implications de cette entreprise. Il analyse les réformes mises en oeuvre depuis le début du quinquennat comme celles envisagées pour sa suite. Il montre qu'elles aggravent les problèmes que posent les contradictions du capitalisme financier : crise économique (pression sur les salaires et les dépenses publiques, hausse des dettes publiques et privées, instabilité financière), crise productive (financiarisation des entreprises qui joue contre l'emploi et l'investissement de long terme), crise sociale (creusement des inégalités de revenus et de statuts) et crise écologique.

    Un autre tournant serait nécessaire, qui se donnerait les moyens de répondre aux exigences de la transition sociale et écologique vers une société sobre, égalitaire, solidaire, dont le développement serait socialement pensé et non laissé aux marchés et aux grandes entreprises multinationales.

  • De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a de tous temps été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du 19e siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.

    Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. L'auteur analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.

  • La crise mondiale perdure, non simplement économique mais sociale et anthropologique. Pour en sortir, point de recettes déjà éculées mais un véritable changement d'avenir. Un changement de modèle de société qui met en question tous les fondements de l'économie traditionnelle et du libéralisme économique. Tel est ce livre novateur qui dessine pour le public le récit de la société de demain. 

  • Un ouvrage pour interpeller l'opinion publique et les décideurs sur cette crise financière qui n'en finit pas... et risque de rebondir à tout moment !

    En revenant dans un premier temps sur les causes profondes de cette crise globale, Attac entend analyser la façon dont la chute de Lehman Brothers s'est propagée dans tous les pays pour affecter les conditions de vie et de travail de milliards de personnes. Ce symptôme d'un système à bout de souffle, dont la gravité fut comparable à la grande crise de 1929, n'a malheureusement pas bénéficié des bons traitements. Car la crise ne cesse de durer, les scandales se sont multipliés et, sous la pression des lobbies financiers, les gouvernements n'ont vraisemblablement pas réalisé les réformes nécessaires. En Europe, notre monnaie commune, loin de nous protéger, a été un amplificateur de la crise, particulièrement coûteuse dans les pays du Sud (les PIGS).
    Dix ans après, où en sommes-nous ? Faute d'avoir tiré les leçons de cette crise globale, les inégalités ne cessent d'augmenter dans le monde entier faisant le dangereux nid des populismes en tout genre. Les banques centrales semblent impuissantes, la zone euro est au bord du gouffre et les dettes continuent d'augmenter...
    Si nous voulons éviter qu'une nouvelle crise encore plus grave que celle de 2008 se produise, il faut aujourd'hui s'intéresser aux nombreuses expériences alternatives dans les sphères économiques, sociales et écologiques qui préfigurent cet autre monde souhaitable. Car pour y parvenir et sortir de ce système économique néfaste, il faut créer de nouvelles solidarités, désarmer les marchés et mettre la finance au service de la société et de la lutte contre les dérèglements climatiques. Voici ce à quoi Attac s'attèle dans ce petit ouvrage pédagogique qui entend sensibiliser et mobiliser largement les citoyens face aux défis actuels, dix ans après la crise !
    Ce livre a été conçu par une équipe internationale composée de membres d'Attac Allemagne, Attac France et SOMO (Pays Bas). Isabelle Bourboulon (Attac France) en est la rédactrice principale et des contributions substantielles lui ont été apportées par Dominique Plihon (Attac France), Myriam Vander Stichele (SOMO, Pays Bas) et Peter Wahl (Attac Allemagne).

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