Les Petits Matins

  • Un manifeste de la Fondation des Femmes à l'aube de la première élection présidentielle française post #MeToo.

    Pourquoi, en matière d'égalité femmes-hommes, les progrès sont-ils si lents, en France comme dans le monde ? Pourquoi les violences sexistes et sexuelles sont-elles encore majoritairement impunies, en dépit des innombrables témoignages dans le sillon du mouvement #MeToo ?

    La thèse des autrices de ce manifeste est que toute notre société tourne encore trop autour des préoccupations et des points de vue masculins. Les droits des femmes ont progressé, mais le patriarcat continue de régir les institutions, les mentalités, notre culture commune, laissant les problématiques des femmes et des minorités à la marge.

    Il est temps, alors, de considérer vraiment les femmes, d'entendre le cri planétaire qui a déchiré le silence millénaire qui accompagne les violences masculines. « Écoutez-nous bien », disent-elles, car elles veulent une République entière, inclusive. Liberté, Égalité, Sororité !

  • Pour préparer les élections présidentielle et législatives de 2022, plusieurs mouvements écologistes ont fait le choix de s'unir pour construire et porter un projet commun pour une République écologiste.

    L'élaboration de ce socle programmatique a été le fruit d'un travail collectif, élaboré de façon ouverte et transparente, à la manière dont nous concevons l'exercice de la démocratie.

    Soixante-treize contributions d'élu·es et de commissions thématiques visant à dessiner les pistes de réflexion ont d'abord été produites. Puis 1 108 propositions ont été recueillies sur une plateforme ouverte à toutes et tous, et ont servi de base aux 251 propositions du socle programmatique des écologistes, soumises aux participant·es à la primaire des écologistes en septembre 2021.

    Notre projet s'inscrit dans une démarche de réconciliation entre l'humanité et le reste du vivant, pour répondre à l'urgence écologique, démocratique et sociale, et permettre à chacune et chacun de mieux vivre. Il s'inspire de nos valeurs : la justice sociale plutôt que la prédation, la solidarité plutôt que la compétition, le temps long plutôt que les décisions à courte vue, l'intérêt général plutôt que les intérêts particuliers.

  • Confinement, fermeture des frontières nationales, déconfinement, couvre-feu, nombre de malades, de lits d'hôpitaux et de décès, coûts économiques, endettement, stratégie et rythme de vaccination, etc. : jamais États, dirigeants et populations d'Europe ne se sont autant scrutés les uns les autres... pour mieux se comparer. La pandémie de covid-19 et l'état de crise généralisé qu'elle a provoqué ont en effet généré une pratique frénétique de la comparaison entre territoires, à toutes les échelles et sous toutes les formes.

    Dans cette étude minutieuse, Juliette Charbonneaux décrypte les mécanismes discursifs employés par les grands médias généralistes pour mettre en lumière les enjeux de cette fièvre comparatiste. Si, dans un premier temps, les rédactions françaises ont surtout cherché à se rassurer en distribuant bons et (surtout !) mauvais points aux pays voisins, l'auteure montre que, paradoxalement, cette crise inédite permettra peut-être de réinsuffler à la solidarité européenne la vigueur qui lui a si cruellement manqué lors des dernières décennies.

  • Nucléaire, stop ou encore ?

    Antoine De Ravignan

    • Les petits matins
    • 12 March 2022

    Les centrales nucléaires entrées massivement en service en France au cours des années 1980 arrivent tout aussi massivement en fin de course aujourd'hui. Faut-il construire de nouveaux réacteurs ? Ou bien s'appuyer exclusivement sur les énergies renouvelables pour fournir l'électricité 100 % décarbonée de demain ? Trop longtemps différée, cette décision est à présent urgente au regard des risques liés à la prolongation du nucléaire « historique » et des délais de mise en oeuvre de l'une ou l'autre option. C'est devenu un sujet majeur.

    Ce livre plaide pour un débat public sérieux sur l'avenir du nucléaire. Quel que soit le choix - stop ou encore ? -, il engage fortement les générations présentes et futures. Il est l'affaire de tous. Mais, pour s'approprier le débat, il faut en comprendre les termes. Ce livre expose les faits et les enjeux de manière à la fois pédagogique et précise. Il prend aussi parti.

    À partir de l'examen des faits - les difficultés industrielles et financières de la filière, les risques d'accidents, les problèmes liés aux déchets, l'urgence climatique, la faisabilité technique et économique des scénarios alternatifs -, l'auteur juge une sortie progressive du nucléaire préférable à sa relance. Mais le lecteur a surtout entre les mains, exposés de façon simple et factuelle, des éléments qui l'aideront à se forger son avis sur un sujet complexe.

  • Juin 1972 : André Gorz, penseur et journaliste connu sous le pseudonyme de Michel Bosquet, organise à Paris un colloque intitulé « Écologie et révolution ». Parmi la liste des intervenants, une « star américaine », Herbert Marcuse, fer de lance de la nouvelle gauche encore tout auréolé de l'immense succès qu'a rencontré sa pensée auprès de la jeunesse occidentale révoltée.

    À une époque où l'écologie n'est encore qu'un sujet de préoccupation secondaire, Gorz et Marcuse font figure de pionniers. Partant l'un comme l'autre du constat qu'exploitation de la nature et aliénation de l'être humain vont de pair, ils se rejoignent dans la remise en cause de la grille d'analyse du marxisme orthodoxe, pétrie de productivisme, renouvelant ainsi la critique de la société industrielle avancée. Cette confluence intellectuelle, dont ce livre retrace les étapes-clés, constitue l'une des contributions essentielles à l'émergence de la matrice doctrinale de l'écologie politique, ouvrant la voie vers une pacification de l'existence.

    Dans la première partie de cet ouvrage, Christophe Fourel et Clara Ruault réinscrivent la rencontre d'André Gorz et Herbert Marcuse dans l'histoire de la pensée critique. La seconde partie se compose de textes d'André Gorz relatifs à Marcuse, de leurs interventions respectives lors du colloque de 1972 ainsi que d'un long entretien inédit.

  • Faire face : le défi du siècle

    Yannick Jadot

    • Les petits matins
    • 3 March 2022

    Les précédents gouvernements ont organisé l'impuissance, reprenons le pouvoir d'agir : tel est, en substance, le propos de Yannick Jadot dans ce court manifeste. Impuissance face aux multinationales, face à l'économie... Pouvoir d'agir en se mobilisant dans la rue, en changeant sa consommation, mais aussi par son bulletin de vote.

    « Le monde peut et doit être changé, c'est notre affaire à tous », nous dit le candidat des écologistes à la présidentielle, comme un clin d'oeil à la célèbre « Affaire du siècle », qui a démontré la force la mobilisation collective.

    Un livre enthousiasmant, une réponse écologiste aux crises - économique, environnementale et aujourd'hui sanitaire - qui minent le pays.

  • 2030, c'est demain !  un programme de transformation sociale-écologique Nouv.

    Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété.

    Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, État social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société !

  • Un ex-conseiller de deux ministres de l'Écologie décrypte en « insider » les blocages de toute politique écologique à travers plusieurs exemples récents. Détonant !

    En France, mener une politique écologique relève du parcours du combattant. Voire du miracle. Car les obstacles sont si nombreux, si profondément inscrits dans nos pratiques politiques, notre fonctionnement institutionnel, notre culture administrative, nos relations avec les contre-pouvoirs, qu'ils minent durablement toute action écologique.

    Ancien conseiller des ministres François de Rugy et Barbara Pompili, l'auteur en a fait l'expérience. Il a vu comment la taxe carbone a été dynamitée par trop de gourmandise budgétaire. Comment un ambitieux plan de lutte contre les « passoires énergétiques » a été vidé de sa substance sous l'influence des lobbys. Comment des projets désastreux pour l'environnement pouvaient devenir rentables grâce aux subventions publiques...

    Fatigué de ces blocages, lassé par les procès en inaction, Léo Cohen a quitté ses fonctions. Il témoigne aujourd'hui dans un livre à la première personne, combinant le récit des coulisses du pouvoir et l'analyse des entraves. Nous voilà embarqués au coeur du réacteur.

    Au-delà du décryptage d'une dizaine de situations récentes (crise des gilets jaunes, tarifs de l'énergie, interdiction des néonicotinoïdes, projet minier de la Montagne d'or...), l'auteur formule des propositions concrètes pour relever enfin le défi du climat. Quelles pratiques ? Quelle gouvernance ? Quel rôle accordé aux conventions citoyennes ? Quels outils pour déjouer la stratégie des lobbys ?

  • Après les cataclysmes climatiques de l'été 2021 et la tragédie planétaire du covid-19, on ne peut plus en douter : face à la crise écologique mondiale, nous sommes passés de l'urgence à la toute-urgence. Et les résistances qui perdurent ne sont plus de l'ordre des incertitudes scientifiques, mais d'un blocage politique : il faut donc une Révolution verte ! Mais laquelle et comment ?
    Dans un premier temps, l'auteur identifie et analyse deux noeuds de cette crise écologique mondiale : les risques énergétiques et les conflits relatifs à l'usage des terres. Une situation à laquelle s'ajoute la crise sociale et démocratique révélée par le mouvement des Gilets jaunes.
    Il précise ensuite ce que sera la Révolution verte, à la fois technico-sociale (comme la révolution industrielle) et politique (comme la Révolution française), tout en étant pacifique, démocratique, solidaire et joyeuse. Après avoir analysé les différents attracteurs politiques qui se disputent la société française et les atouts du pôle écologiste, il énonce les premiers axes de cette Révolution verte en creusant ce qui fait problème : le débat sur les solutions techniques (place du gaz, du nucléaire), le plan et le marché, le rôle de l'État, de la nation, de l'Europe...
    Paraphrasant un célèbre discours de Churchill, Alain Lipietz appelle in fine à faire des cinq prochaines années, dans la lutte collective pour sauver la planète et recoudre une société déchirée, « les plus beaux de nos jours ».

  • Éric Zemmour, un homme doublement condamné par la justice pour discrimination raciale et haine religieuse, un polémiste qui révise l'histoire de France pour la faire coller à ses obsessions, un provocateur qui multiplie les sorties de nature raciste, sexiste, homophobe, est donc candidat à l'élection présidentielle de 2022. Au-delà de l'indignation ou de l'effroi légitimes qu'il suscite, une question s'impose : comment en est-on arrivé là ?

    Noël Mamère et Patrick Farbiaz, déjà auteurs en 2014 d'un vigoureux Contre Zemmour, ont décidé de revenir sur « le cas Zemmour » à partir de cette question et de celles qui en découlent : sur quel terreau Éric Zemmour a-t-il prospéré ? De qui sert-il les intérêts ? Comment son ascension a-t-elle été facilitée ? De quelle manière son discours déteint-il sur l'ensemble de la parole politique ? Son pari de la réunion des droites peut-il réussir ? N'est-il qu'un feu de paille ou l'expression d'une régression inquiétante ?

    Éric Zemmour arrive à un moment où le fond de l'air n'a jamais été aussi brun, comme l'expliquent les auteurs. Des premières révolutions conservatrices au trumpisme, ils décortiquent les inspirations du candidat d'extrême droite. À ce bric-à-brac idéologique, ils opposent un récit fondé sur le partage et le vivant, le commun et la solidarité, pensé à la fois comme un manuel de résistance et un antidote à ce projet mortifère qui plongerait la France dans le chaos.

  • Propos n.1 ; pour une République écologique

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    • Les petits matins
    • 6 January 2022

    Au moment où s'ébauchent les grandes redéfinitions et recompositions politiques et où se prépare la bataille décisive de l'élection présidentielle, la revue PROPOS pour une République écologique est une contribution collective à la recherche d'horizons et de repères nouveaux, en lien avec les mutations du monde. Advenu par crises successives, l'Anthropocène signe l'obsolescence du modèle de développement occidental et invite à la réinvention de la gauche et de l'écologie politique comme des institutions.

    Inspirés par les principes porteurs d'émancipation humaine qui ont fondé nos systèmes politiques, sociaux et démocratiques, ces textes cherchent à éclairer la nouvelle relation de solidarité que l'humain doit établir avec son milieu pour garantir la pérennité d'une planète vivable, et donc sa survie, au travers de ce que serait une République écologique.

    Les expert·es, universitaires, élu·es éminent·es qui ont participé au premier cycle de séminaires (Esther Benbassa, Rachid Benzine, Nathalie Blanc, Valérie Cabanes, Amélie Canonne, Damien Deville, Guillaume Gontard, Violaine Husson, Caroline Izambert, Rémi Lefebvre, Claire Lejeune, Philippe Meirieu) et à la réflexion parlent d'une révolution d'un genre nouveau qui a déjà commencé et s'interrogent sur les conditions incertaines de son débouché.

    Ce recueil invite à revisiter les valeurs d'universalité, de liberté, égalité, fraternité, citoyenneté, de bien public ou d'intérêt général et à remettre dans le débat public les concepts de nation, de propriété, de citoyenneté, de santé, d'éducation ou de territoires à l'aune du respect du vivant.
    Ce premier numéro traite prioritairement des questions de société, les suivants seront le fruit de nouveaux cycles de séminaires, où le régalien (institutions, justice, éducation, sécurité, fiscalité, défense) et l'économie seront au coeur des débats.

    Comité de rédaction de PROPOS pour une République écologique : Sous la direction de Claire Monod et Frédéric Kalfon, Alice Brauns, Yves Contassot, Isabelle Couradin, Bernard Drobenko, Jean-Noël Lafaille, Marie Motto-Ros, Jean-Luc Sallaberry, Catherine Sonnet.

    Illustration : Magali Brueder.

  • Propos n.2 ; décider l'écologie, l'Etat écologique Nouv.

    Propos n.2 ; décider l'écologie, l'Etat écologique

    Collectif

    • Les petits matins
    • 5 May 2022

    C'est au moment où se décident en France les orientations politiques de la décennie critique pour le climat, la justice sociale et la démocratie, dans un contexte mondial des plus instables après deux années de pandémie, que la revue PROPOS pour une République écologique initie, dans ce deuxième numéro, une réflexion sur ce que pourrait être une écologie régalienne. Il ne peut y avoir de véritable passage à une société écologique sans changement de République. Il est dès lors indispensable de se pencher de façon systémique sur l'architecture de l'État, les institutions, le fonctionnement de l'économie, la place de l'éducation, la santé, l'armée, la réaffirmation de l'État de droit, des libertés, de l'égalité et de la sécurité des citoyen·nes et de la nature, comme autant de moyens de construire une société viable et résiliente.

    La République écologique est le cadre nouveau adapté au XXIe siècle qui place l'intérêt commun, dans les limites planétaires et la solidarité entre les humains - mais aussi avec le milieu naturel -, au coeur de l'organisation de l'État, préserve l'ensemble du vivant, lui donne des droits, garantit l'égalité et la justice dans la multi-culturalité et la diversité des territoires où s'exerce une démocratie renouvelée.

    Articulés autour des missions régaliennes de l'État et des leviers pour une transformation des institutions, les sujets abordés ici cherchent à tracer le chemin qui donne toute sa place à la puissance publique dans la transformation écologique, sociale et démocratique de la société. De nombreuses personnalités de talent, reconnues dans leurs domaines, expertes, souvent engagées et toujours enthousiasmantes, ont bien voulu contribuer à éclairer cette réflexion et rédiger des textes pour ce nouveau numéro de la revue PROPOS. Ainsi, Arié Alimi, Félix Blanc, Laure Bonnevie, Kassim Bouhou, Céline Cael, Carolina Cerda-Guzman, Céline Danion, Patrick Farbiaz, David Flacher, Alain Fournier, Jérôme Gleizes, Claire Lejeune, Noël Mamère, Dominique Méda, Philippe Meirieu, Timothée Parrique, Frédéric Pitaval, Laurent Reynaud, Lucile Schmid, François Thiollet ont participé, à nos côtés, à décrire ce que pourrait décider, et comment, un État écologique.

  • Un "notre monde" est possible

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    • Les petits matins
    • 10 March 2022

    Un plaidoyer pour promouvoir une extension du pouvoir citoyen dans de nouveaux domaines : entreprises, services publics, éducation, etc. Le cinquième opus de la collection « Mondes en transitions ».

    Depuis des années, les pouvoirs politiques ont abdiqué face aux pouvoirs économiques et financiers. Des décisions, en matière économique et sociale, sont prises pour satisfaire leurs intérêts, sans que les citoyens soient véritablement consultés. Cela génère chez beaucoup un sentiment d'impuissance croissant.

    Face à ces puissants, comment faire entendre nos voix et peser sur les décisions ? L'enjeu est d'abord celui de la citoyenneté économique : il s'agit de repenser la place accordée aux citoyens dans la cité, de leur permettre de sortir d'une position de consommateurs influençables et de se réapproprier les questions économiques et sociales. Pour cela, il nous faut notamment interroger la dimension collective de nos modes de production et de consommation, mais aussi la place des citoyens dans les entreprises et les services publics.

    En s'appuyant sur les expériences et les modes de faire de l'économie sociale et solidaire dans des champs divers (éducation, travail, gouvernance d'entreprise...), cet ouvrage propose des pistes d'action concrètes, collectives comme individuelles, pour que chacun puisse exercer sa citoyenneté dans l'économie. Oui, l'économie doit devenir l'affaire de tous !

  • être radical : dialogue entre deux générations pour transformer l'économie Nouv.

    Face aux multiples menaces qui s'amoncellent, changer radicalement de modèle économique est une idée qui fait son chemin. Mais avec quelle vision ? Deux générations - un fils, 42 ans, et son père, 70 ans, dirigeants reconnus d'entreprises d'économie sociale et solidaire - traversant deux époques, l'une sociale, l'autre écologique, échangent sans concession sur les voies d'une transformation radicale.

    Que faut-il changer et comment ? Quelle est la responsabilité des « boomers » des Trente Glorieuses dans le fiasco environnemental qui se précise ? La vision économique plus sobre des quadras désormais aux affaires serait-elle socialement acceptable pour enclencher une transition écologique cruciale ? Un projet additionnant les apports de ces deux générations est-il possible ?

    Père et fils ont l'habitude de débattre de leurs engagements. Ces discussions donnent ici lieu à des lettres croisées. Avec la conviction qu'un dialogue intergénérationnel sincère sera utile aux initiatives de demain.

  • Nous leur demandons l'audace... et la prudence. Nous leur parlons croissance... et monde fini. Les enfants de la crise climatique et du délitement social, et désormais de la pandémie mondiale, se sont construits ou éveillés dans un environnement que l'on peut qualifier de chaotique. Leur entrée dans le « monde adulte » est pour le moins heurtée. Mais que veulent-ils nous en dire ? Quelles expériences à partager ? De quelles réalités quotidiennes témoigner ? Et si l'on se taisait un instant pour leur laisser la parole ?

    C'est le pari engagé par le média du récit la Zone d'expression prioritaire (ZEP). Pendant huit mois, les journalistes de la ZEP ont accompagné lors d'ateliers d'écriture près de cinq cents jeunes de 13 à 30 ans, partout en France, pour leur proposer de se raconter à travers les thèmes qui irriguent leur vie.

    Une centaine de récits donnent ici à lire cet âge des possibles si souvent empêchés, entre espoirs et lucidité. La violence d'un proche ou d'une institution. L'éveil au féminisme ou à l'écologie. La dureté d'un quartier comme sa chaleur. La joie d'entrer dans la vie active ou la difficulté de s'y insérer. La puissance magnifique ou délétère des mondes virtuels et des réseaux sociaux. Éducation, Santé, Justice, Logement, Travail, Écologie... Autant de « ministères du quotidien » pour abriter ces récits, dont l'ensemble constitue un autoportrait générationnel d'une force inouïe.

    Cette aventure éditoriale a été portée par la ZEP, un dispositif d'accompagnement à l'expression des jeunes coordonné par Emmanuel Vaillant et Édouard Zambeaux, journalistes et cofondateurs de la ZEP. Elle s'inscrit dans la continuité de Vies majuscules. Autoportrait de la France des périphéries (Les petits matins, 2020).

  • 90 degrés n.1 ; faire face ensemble à l'effondrement

    Collectif

    • Les petits matins
    • 26 August 2021

    Pour un changement de CAP radical , écologique et solidaire.

    Créé en 2007 sous l'impulsion de Pierre Rabhi et quelques proches, le mouvement Colibris se mobilise pour la construction d'une société écologique et solidaire, où le vivant est au coeur de chacune de nos décisions.

    Notre mouvement se base sur la philosophie suivante : nous pouvons toutes et tous faire notre part en nous engageant dans une démarche de transition à la fois individuelle et collective. Aujourd'hui, il nous semble également nécessaire d'engager un changement d'échelle, dans lequel transition écologique et justice sociale sont indissociables, et d'aller l'expérimenter dans les territoires avec tous les acteurs qui les composent.

    Ainsi, pour y contribuer, nous nous sommes donné pour mission d'inspirer, de relier et de soutenir les individus, les collectifs et les territoires afin d'engager notre société dans un changement de cap à 90° : radical et systémique.

    Parce que nous avons la conviction qu'ensemble, nous pouvons écrire l'histoire que nous voulons vivre, nous souhaitons contribuer à l'émergence de ce nouveau récit racontant la transition écologique et sociale que des milliers de personnes inventent déjà chaque jour, et donner envie à toutes les autres de rejoindre l'aventure. C'est avec cette ambition, un peu folle, que nous vous présentons 90°, la revue pourpenser et raconter ce changement de cap.

    Dans chaque numéro, consacré à un sujet essentiel de notre vie quotidienne, nous allons mettre en lumière de nouvelles façons de vivre, de travailler, de faire société, de penser et d'agir.

    Comme une invitation au voyage...

  • La crise à grande échelle que nous vivons est révélatrice d'échecs et d'insuffisances, d'inégalités sociales et environnementales, voire de menaces stratégiques. Pour y faire face, l'économie sociale et solidaire (ESS) propose son pouvoir de transformation. Elle contribue à l'alternative nécessaire pour innover et entreprendre en faveur d'une économie qui fonctionne à l'énergie citoyenne, centrée sur des besoins d'intérêt collectif, engagée dans la résorption des inégalités et la transition écologique.
    Plus encore, l'ESS est à l'avant-garde des mutations que doit engager le monde des entreprises, dans toutes ses composantes, pour pouvoir assumer un rôle plus politique, au service de la cité. Les structures de l'ESS, entreprises à finalité démocratique, à utilité sociale et environnementale, peuvent essaimer dans toute la société.
    Il est temps que l'ESS joue pleinement son rôle en tant qu'économie de la réconciliation, clé d'une société plus apaisée : réconciliation entre des enjeux, des contraintes, des aspirations et des intérêts divers. Elle doit pour cela prendre conscience de sa capacité d'entraînement et de sa force. Ses acteurs trouveront dans cet ouvrage des raisons de faire des choses plus grandes qu'eux-mêmes.

  • Le féminisme pour sauver la planète !

    Charlotte Soulary

    • Les petits matins
    • 21 October 2021

    La domination de la nature et la domination des femmes sont le fruit d'un système commun. Pourtant, l'écologie politique est loin d'avoir toujours été féministe et ne l'est pas encore complètement aujourd'hui. De l'injonction à faire moins d'enfants à la promotion des couches lavables en passant par la glorification des femmes « naturellement » protectrices de leur environnement et enclines aux tâches de soin, le mouvement écologiste peut - lui aussi - instrumentaliser le corps et le travail des femmes, tout en endossant des mécanismes d'exclusion de la sphère publique qui contribuent à étouffer leur voix.

    De même que les féministes des années 1970 étaient invitées à attendre la chute du capitalisme pour obtenir l'abolition du patriarcat, il semblerait qu'il faille aujourd'hui d'abord se soucier de sauver la planète avant de prétendre à l'égalité femmes-hommes. Non seulement c'est injuste, mais c'est une erreur fondamentale, car le féminisme, en soi, est l'une des clés pour changer le système.

    Nous alertant sur les dangers d'une écologie conservatrice comme sur ceux des prophéties de l'effondrement, cet ouvrage esquisse les grands principes d'une écologie féministe qui restaure le pouvoir de choisir des femmes (pour leur corps, leur vie et la planète) et dessine les combats futurs d'une écologie faisant gagner toutes et tous en liberté.

  • Quinze ans après l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, l'idée continue de flotter qu'en Russie « un bon journaliste est un journaliste mort » et que le paysage médiatique se résume à la propagande d'État. Pourtant, le journalisme existe encore en Russie ! Mais pour combien de temps ?
    Harcelés, marginalisés, les journalistes indépendants font face à despressions sans précédent depuis la chute de l'Union soviétique. Ils restent cependant déterminés à faire leur travail. Qu'ils enquêtent sur la corruption au sommet ou décryptent l'actualité locale à des milliers de kilomètres de Moscou, leur production est d'une richesse, d'une qualité et d'une diversité insoupçonnées.
    Ce combat pour la liberté de la presse est raconté ici à travers les portraits de quinze personnalités qui bravent le danger pour faire vivre, aujourd'hui, le journalisme indépendant en Russie. Ces femmes et ces hommes disent leurs craintes, leurs espoirs et le sens de leur démarche. Il est urgent de les écouter.

  • Ukraine ; le réveil d'une nation

    Alain Guillemoles

    • Les petits matins
    • 18 October 2018

    L'Ukraine est au centre de la nouvelle guerre froide qui s'est installée entre les pays occidentaux et la Russie. En 2013, les Ukrainiens ont conduit une révolution pour se rapprocher de l'Europe. Ils l'ont vite payé par l'annexion de la Crimée, puis par un conflit armé alimenté par la Russie, à l'est de leur territoire. Depuis, malgré la guerre qui se prolonge, l'Ukraine tente de se construire un nouveau destin. Quelles sont ses chances d'y arriver ? D'où est venue cette aspiration à s'émanciper ? Comment ce pays s'est-il transformé depuis la révolution du Maïdan ?
    Entre enquête et reportage, ce récit revient sur les événements clés de la crise ukrainienne, dont l'auteur a été le témoin. Il dessine le visage d'une nation en train de se réinventer et permet de comprendre ce qui se joue, aujourd'hui, dans ce pays nouveau sur la carte de l'Europe mais dont l'histoire vient de loin.

  • La transition écologique : ici et maintenant !

    Camille Dorival

    • Les petits matins
    • 21 October 2021

    Ce 4e opus de notre collection « Mondes en transitions », s'intéresse aux initiatives citoyennes relevant de l'économie sociale et solidaire (ESS) en matière de transition écologique : énergie, transport, logement, etc.

    La transition écologique, ce n'est pas seulement des lois, des politiques et de grands sommets internationaux. C'est aussi, en France, une myriade d'initiatives de terrain.

    Ici et maintenant, on protège la biodiversité, on rénove des bâtiments, on met en place des mobilités douces, on produit de l'énergie renouvelable, on cultive durable... Tout en créant des emplois dignes et du mieux-être pour la collectivité.

    Innovantes et variées, ces activités ont un point commun : elles sont largement portées par des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Ancrées dans les territoires et répondant à leurs besoins spécifiques, elles font en sorte que la transition écologique aille de pair avec la lutte contre la précarité et le renforcement du lien social.

    Les exemples relatés ici doivent se multiplier et se développer - à côté des politiques impulsées par les acteurs publics - si les humains veulent pouvoir

  • Dans un contexte d'accroissement des inégalités et de chômage de masse, les politiques environnementales sont souvent perçues comme des contraintes supplémentaires, quand elles ne sont pas qualifiées de mesures anti-pauvres ou anti-ruralité. Pourtant, il existe un lien étroit entre les injustices sociales et environnementales.

    En effet, les données chiffrées sont sans appel : au Nord comme au Sud, les plus riches sont les principaux pollueurs, tandis que les plus modestes sont davantage exposés aux risques et plus vulnérables face aux dégâts occasionnés.

    C'est pourquoi la question de la justice sociale doit être mise au coeur des politiques de développement durable. Infrastructures, systèmes de mesure innovants, réformes fiscales... Les solutions et les exemples à suivre ne manquent pas. Seulement, leur mise en oeuvre ne se fait pas du jour au lendemain, ni sans résistances, que ce soit en Europe, aux États-Unis ou en Inde. Afin d'accompagner et d'accélérer la nécessaire métamorphose de l'État social, l'auteur propose plusieurs pistes concrètes et plaide pour une meilleure articulation des luttes locales et de la coordination internationale.

    Lucas Chancel est économiste, codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales à l'École d'économie de Paris, professeur à Sciences Po-Paris et chercheur associé à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

  • En finir avec la culture du viol

    Noémie Renard

    • Les petits matins
    • 19 April 2021

    Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la « nature humaine » ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une « culture du viol ». Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions.
    En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confi ance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justifi cation et de terreau à ces actes, afi n de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.

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