Leopard D'or

  • Du désastre de Roncevaux au bûcher des Templiers la violence domine dans les enluminures des livres d'histoire. Par une enquête minutieuse l'auteur s'attache à retrouver la signification de ces images. oeuvres de propagande ou simples reflets de l'esprit du temps, elles éclairent les progrès de l'idéologie royale.
    Cet ouvrage s'inscrit dans l'étude générale du pouvoir à la fin du Moyen-Âge.

  • Les Cahiers du Léopard d'or sont une publication nouvelle, consacrée à l'étude du Moyen Age sous tous ses aspects.
    Les publications consacrées au monde végétal dans l'Occident médiéval sont relativement rares et concernent pour l'essentiel la forêt. Délaissant celle-ci, le présent volume se consacre aux fleurs et aux jardins. Il publie quatorze contributions originales, qui mettent en valeur le rôle des jardins dans les sociétés de la fin du Moyen Âge, ainsi que la place des fleurs et de différentes plantes aromatiques, culinaires ou tinctoriales au sein de ceux-ci. Il étudie les soins que ces fleurs et ces plantes requièrent, les usages que l'on en fait, les savoirs qui les accompagnent et les symboles qui s'y greffent.

  • Les vitraux gothiques de la cathédrale de Chartres constituent l'ensemble vitré le mieux conservé et le plus complet du patrimoine universel.
    Depuis les travaux du chanoine Delaporte en 1926, aucune étude fondamentale n'avait rendu à ce chef-d'oeuvre exceptionnel l'hommage qui lui est dû. Le présent ouvrage comble ce manque et se passionne pour restituer aux verrières narratives leur cohérence oubliée : quelle mystique sous-jacente noue ensemble tous ces récits, quelle actualité et quel imaginaire trahissent-ils, quelles personnalités affleurent, quelle société, quelle politique, quelle Église s'écrivent dans ce livre gigantesque aux quinze cents images ?
    Les récentes campagnes de restauration ont rendu leur lustre aux verrières romanes, aux fenêtres basses de la nef et à quelques autres encore, qui brillent désormais de leur accord chromatique originel. Cette nouvelle clarté a permis de vérifier l'étonnante qualité de conservation de l'ensemble ; elle garantit la validité d'une étude iconographique, l'analyse stylistique, réservée à un autre volume, attendant pour être probante la suite des restaurations.
    Elle a permis aussi une campagne photographique dont cet ouvrage rend compte : toutes les verrières déjà restaurées sont ici reproduites. Un des buts de l'ouvrage est de proposer au lecteur un outil de travail efficace, grâce à la reproduction exhaustive de toutes les verrières basses de la cathédrale, avec des détails agrandis dans le fil du texte, suivi d'une série de planches qui les reconstituent entièrement, de manière à préserver à la fois l'intérêt du morceau choisi et de l'image intégrale. Seules les verrières non restaurées ont dû être restituées en noir et blanc, dans l'état, meilleur que celui d'aujourd'hui, où les avait vues Etienne Houvet au début du siècle. Les autres, reproduites en couleur et accompagnées de légendes et de schémas explicatifs, permettent au chercheur comme à l'amateur d'art de lire chaque verrière dans la plénitude de sa portée narrative.

  • La liturgie est le domaine des symboles, c'est-à-dire des signes de reconnaissance par lesquels les fidèles d'une même foi l'expriment en commun par des textes (Credo, symbole des apôtres) et par des gestes (l'action liturgique).
    L'architecture, les objets, les éléments, les vêtements ne sont pas uniquement fonctionnels, ils évoquent une autre dimension. Seul le profane est visible, mais pour accéder à l'invisible la liturgie a recours au registre infini du symbole.
    Le crépuscule du Moyen Age en avait abusé, la période classique l'a remplacé par l'allégorie, le romantisme en a retrouvé le rôle, mais souvent réservé à une élite. L'aggiornamento liturgique du Concile Vatican II a partiellement réhabilité le symbolisme qui demeure une voie privilégiée du sacré.

  • Bligny

    Collectif

    Monographie consacrée à l'oeuvre de Jean-Claude Bligny, comprenant plus de 250 reproductions couleur. Relié, cousu cartonné sous jaquette.

  • Cet évangile contient l'enseignement fondamental. il représente les étages du cheminement initiatique vers la Sagesse, cheminement présenté dans un festival de septenaires : du début à la crucifixion, l'Evangile de Jean nous montre sept journées de la vie du Christ, sept voyages, sept "miracles" (qui ont tous lieu lors de la septième journée), etc. Un véritable "livre de chevet" initiatique !

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  • Ouvrage consacré à l'oeuvre de joaillerie du couturier et créateur de mode parisien Erik Schaix. 288 pages couleur, relié cousu, cartonné sous coffret.

  • Edition de cet important armorial français du milieu du XVe siècle, recensant 1841 armoiries suivie d'une table héraldique détaillée et d'un index onomastique complet. L'ensemble forme une "photographie" de l'héraldique français sous le règne de Charles VII.

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  • Le bestiaire du Roman de Renart, celui des cinq sens et des sept péchés capitaux, la composition des ménageries princières, la vision des couleurs au XIIIe siècle, les mutations du vert au XIVe, la naissance du noir et blanc au XVe, les usages médiévaux du gant et du sceau, l'histoire symbolique des arbres et du bois, l'histoire culturelle de la pomme...
    L'ouvrage de Michel Pastoureau conduit le lecteur sur des terrains variés. Tout au long de ce parcours, l'auteur souligne avec force combien l'histoire symbolique des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à l'histoire sociale, économique, politique ou religieuse, en constitue une des composantes essentielles. Pour l'historien, le symbole et l'imaginaire font partie de la réalité et doivent être étudiés comme des objets d'histoire à part entière.

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  • Qui n'a pas entendu parler des célèbres «médailles» de plomb que Louis XI portait sur son chapeau ? Ces petits objets qui ont façonné l'image d'un roi pingre et superstitieux sont en fait des enseignes. Louis XI était loin d'être le seul à épingler des enseignes sur l'habit. Du XIIe au XVIe siècle, l'homme médiéval - de l'humble artisan au plus illustre prince - se couvrait de telles chosettes.
    L'enseigne n'est ni un accessoire servant à fermer des parties distinctes d'un habit, ni une broche décorative ordinaire. Portée avec fierté, elle est signe d'identité et désigne le pèlerin, le membre d'une maison princière, le partisan d'une faction politique. Elle est aussi un objet de mémoire puisqu'elle est un témoin d'un pèlerinage, d'une fête saisonnière ou d'une participation à un événement patriotique. Outre son rôle de souvenir, l'enseigne - qu'elle soit religieuse ou profane - est surtout réceptacle et diffuseur de merveilleux. Parce qu'elle portait l'image des reliques ou qu'elle avait touché les reliquaires, l'enseigne de pèlerinage assumait les fonctions originellement dévolues aux restes saints : elle pouvait guérir, ramener à la vie, protéger aussi bien le pèlerin que son entourage. Les enseignes montrant des diables, des sorcières, des créatures hybrides, des légions de phallus et de vulves anthropomorphes pouvaient également être sources de bienfaits. On reconnaissait à ces étonnantes figures le pouvoir de repousser toutes sortes de maléfices.

    Ce livre est la première étude générale sur les enseignes de plomb au Moyen Âge. Outre les origines, la fabrication, le commerce et la diffusion des enseignes, l'auteur s'attarde à retrouver les fonctions de ces objets longtemps méprisés mais pourtant présents dans tous les groupes de la société médiévale.

  • Une légende ancienne, transmise par les évangiles apocryphes de l'enfance du Christ, raconte comment le jeune Jésus, placé en apprentissage chez un artisan teinturier, sème le trouble et le désordre en désobéissant à son maître et en se montrant incapable d'apprendre une telle profession. Toutefois, un ou deux miracles lui suffisent pour rétablir la situation et susciter l'admiration de son entourage. L'étude de cette légende, ainsi que celle de nombreux autres documents - depuis les textes littéraires jusqu'aux comptes et archives notariés, en passant par les règlements vestimentaires, les lois somptuaires, les pigments et les colorants, les faits de lexique et les codes de l'image - permet à l'auteur de construire une véritable histoire symbolique et sociale des couleurs dans l'Occident médiéval.
    Elle lui permet également d'attirer l'attention sur le métier de tein­turier, longtemps mal considéré, sinon réprouvé, dans de nombreuses cultures. Parce qu'ils changent la couleur des draps, parce qu'ils transforment la matière, parce qu'ils semblent se livrer à des opérations diaboliques, les teinturiers suscitent méfiance et peur. En outre, au Moyen Âge, dans les villes drapières, ils sont en conflit permanent avec d'autres corps de métiers et avec une partie de la population, qui leur reprochent d'empuantir l'air et de salir les eaux de la rivière. Enfin, on leur fait grief d'enfreindre fréquemment les règlements et de tromper la clientèle en faisant passer pour denses et solides des couleurs légères et instables. Tant en latin que dans les langues vernaculaires, il y a bien synonymie entre teindre et feindre.
    Né en 1947, Michel Pastoureau est historien, archiviste paléographe et directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne, 4e section), où il occupe depuis 1983 la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Il a publié une trentaine d'ouvrages. Ses premiers travaux portaient sur l'histoire des emblèmes et les sciences qui s'y rattachent : héraldique, sigillographie, numismatique. Ses recherches actuelles portent sur l'histoire des animaux et des végétaux, sur l'histoire des images et, surtout, sur l'histoire des couleurs, domaine où il est devenu, au plan international, le premier spécialiste.

  • Ouvrage faisant le point de cette question, répondant avec précision aux questions des contradicteurs et reproduisant tous les portraits des légitimes chefs de la Maison de France depuis Henri comte de Chambord.

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  • Ce dictionnaire destiné à un large public définit des noms des principales monnaies en circulation dans l'Europe médiévale ainsi que tous les termes concernant la numismatique du Moyen-Âge. La plupart des notices sont accompagnées d'un dessin représentant la monnaie étudiée.

  • Pour se manifester aux hommes, Dieu a-t-il recours à l'imagination ou bien est-ce l'homme qui, pour franchir les limites où sa raison se heurte, fait appel à l'imagination ?
    L'au-delà est le domaine privilégié de l'imagination.
    Ainsi la fonction de l'imagination se révèle à la fois indispensable, même en théologie, malgré les dérives que peut occasionner son emploi.

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  • La couleur constitue aujourd'hui un des domaines de pointe de la recherche en sciences humaines. Non seulement l'histoire et l'histoire de l'art - longtemps peu intéressées par les problèmes de la couleur - mais aussi la sociologie, la linguistique, la philologie, l'ethnologie et l'anthropologie en ont fait un champ privilégié de leurs enquêtes les plus récentes. Un Cahier du Léopard d'or se devait d'en rendre compte.
    Le lecteur trouvera ici sept contributions qui le conduiront vers des régions, des époques et des sociétés très différentes : les couleurs de la peau en Grèce ancienne (Adeline Grand-Clément) ; la place des couleurs dans la Bible et le Talmud ((François Jacquesson) ainsi que dans le Coran et les contes des Mille et une nuits (Djamel Kouloughli) ; la distribution des couleurs sur les mosaïques de la Sicile normande au XIIe siècle (François Jacquesson et Pascale Dollfus) ; l'histoire et l'historiographie des drapeaux (Michel Pastoureau) ; un essai pour tenter de cerner la notion d'incolore au fil du temps et des définitions données de la couleur (Michel Pastoureau) ; la perception et l'usage des couleurs au Ladakh, région d'Himalaya (Pascale Dollfus). Le lecteur trouvera également dans cet ouvrage une introduction générale aux problèmes de la couleur dans les sciences humaines (Michel Pastoureau et François Jacquesson), ainsi qu'une volumineuse bibliographie.
    Ce volume 13 des Cahiers du Léopard d'or fait écho au volume 4, paru il y a vingt ans, en 1993, et consacré à l'histoire, à l'ethnologie et à la sociologie des couleurs. A bien des égards, il s'agissait d'un ouvrage pionnier.

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  • Dekeyser

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    Née en 1944, Danièle Dekeyser mène, avant de devenir le sculpteur que l'on connaît, une carrière de quinze ans dans le domaine publicitaire. Ce n'est qu'au tournant des années 1980 que, mue par l'envie de se donner corps et âme à son vieux rêve artistique, elle décide de suivre les enseignements de plusieurs ateliers d'arts graphiques et plastiques. Là, elle acquiert en peu de temps le savoir-faire technique indispensable à satisfaire son perfectionnisme naturel, mais plus important, la certitude d'avoir trouvé la voie d'une vie. Elle y développe rapidement les éléments destinés à faire son succès. D'abord un sens de la conception supporté par ses talents de dessinatrice, dont on peut encore voir de beaux exemples dans ses fusains, mines de plomb et sanguines. Ensuite la découverte, comme une évidence profonde, de la sculpture comme son moyen majeur d'expression, la menant vite à la reconnaissance publique, critique et institutionnelle. Entre autres prix et récompenses obtenues au cours de ses expositions, notons la Médaille du Président de la République obtenue au Salon interministériel 1995, le Grand prix Andrei-Graec 2002, décerné par la Fondation Taylor et consacrant l'excellence sculpturale de « l'Ecole française traditionnelle », ainsi que les Médailles d'or des salons Violet 2004 et de la Société des artistes français 2006. Aujourd'hui véritable monstre sacré plébiscité par les Salons dont elle est une ambassadrice de prestige, Danièle Dekeyser occupe une place tout à fait particulière dans le panorama des arts figuratifs contemporains. Arrivé à un rare degré de perfectionnement, son oeuvre exerce une fascination chez ses observateurs, qui n'en finissent pas de disserter sur l'aisance avec laquelle elle parvient à capter le pur relâchement qui caractérise tout corps vivant et qui ne se dévoile que dans les interstices de la volonté qui le meut. Ou encore sur la facilité avec laquelle elle semble faire jaillir ce sentiment de relâchement de la matière elle-même, et non pas le lui imposer de l'extérieur. Sensualité, naturel, quiétude, volupté... autant de mots qui ne font qu'approcher le phénomène sans pouvoir le décrire. Sa monographie nouvellement éditée est un objet indispensable pour tout amateur désireux d'en saisir et conserver l'essence.

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