Littérature traduite

  • Paris, 1978. Jane Evelyn Atwood, jeune Américaine, arpente les rues de Pigalle après un tout premier reportage photographique dédié aux prostituées de la ville. C'est le quartier des transsexuels, avec ses bars pour habitués, sa chaleur, ses joies et sa violence.
    Un jour la photographe voit deux transsexuels entrer dans un immeuble. Elle les suit. Ils la laissent les photographier. C'est là que ce livre commence. Les images qu'il rassemble seront réalisées sur une période d'un peu plus d'un an, confirmant ce que seront désormais les principes de l'oeuvre de Jane Evelyn Atwood : temps long, immersion, respect et empathie. Et l'univers de la nuit, qui la fascine. Ce livre plein de compassion et de lucidité raconte un Pigalle désormais disparu, emporté par le sida et le changement d'époque.

  • Sept ans après Cuba, les chemins du hasard , Karla Suárez et Francesco Gattoni se retrouvent pour un exercice de « dialogue à l'envers ». Dans le premier titre de la collection Collatéral, il s'agissait pour le photographe italien de raconter en images le Cuba qu'il aimait, tandis que l'auteure cubaine racontait ses souvenirs de jeunesse.
    Les voici à Rome, ville natale du premier, bien connue de la seconde. Leurs écritures mêlées invitent à une déambulation dans les rues de la ville où l'on traverse les siècles en quelques mètres.
    Tous les chemins mènent à Rome... En réalité, nous rappelle Karla Suárez, cela dépend de celui qui les emprunte. Ils peuvent aussi nous mener beaucoup plus loin, parcourir le temps en tous sens et contribuer à faire de Rome une ville éternelle.

  • Dans la pampa argentine, la ville de Tandil est célèbre pour sa Pierre Mouvante, un énorme rocher qui maintint son équilibre précaire sur une colline jusqu'au 29 février 1912, date à laquelle il chuta mystérieusement.
    A partir d'images historiques et des photographies contemporaines de Pablo Afieli, Néstor Ponce développe une intrigue qui se situe à Tandil dans les années 1870. A la mort d'une fillette, Matildita, de mystérieux râles envahissent sa chambre jusqu'à devenir insupportables, et conduisent son père, un propriétaire terrien, à faire appel à un certain Papa Dieu. Ce gaucho charismatique, qu'on dit doté de pouvoirs surnaturels, entraîne alors la communauté des péons dans une procession expiatoire sous la Pierre Mouvante de Tandil...

  • Femmes et hommes qui écrivent dans leur langue et qui sont des militants du bilinguisme et de la diversité culturelle. On y lira aussi des récits, articles et nouvelles d'auteurs, écrits en espagnol ou en brésilien, témoignant de cette diversité et de la manière dont les imaginaires indigènes marquent un continent.
    Enfin, on y découvrira le charme d'un conte traditionnel maxakali, peuple modeste mais à la culture vivace. Ce livre est publié dans le cadre de la cinquième édition du festival littéraire Colibris à Marseille, consacré à la découverte des littératures latino-américaines, confrontées à celles du monde entier.

  • Virgin

    Carol Reid-Gaillard

    Le personnage central de Virgin est la Vierge Marie. De son enfance irlandaise, Carol Reid- Gaillard a gardé les souvenirs vifs et impressionnistes d'un catholicisme rigoriste. La figure centrale de la Vierge y concentre les contradictions d'un ordre moral exigeant et jamais satisfait, qui prend une femme comme modèle ultime et méprise dans le même temps le sexe féminin.
    Un texte court et incisif, non dénué d'humour, chemine en parallèle d'un travail photographique qui met en lumière l'omniprésence des images d'une Vierge tour à tour douloureuse, maternelle, puissante ou quasi enfantine. La mise en page particulièrement soignée et la forme même du livre, qui s'approche de celle d'un missel, font de cet ouvrage un objet précieux, respectueux mais délicatement ironique.
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  • A travers le récit d'un pèlerinage en bus sur les routes du myanmar, ma thanegi dresse un portrait tout en finesse de son pays et de ses habitants.
    Longtemps engagée aux côtés d'aung san suu kyi, leader de l'opposition et prix nobel de la paix, elle porte ici un autre regard sur la birmanie, oú l'actualité politique, sans être occultée, passe au second plan. avec un sens de l'humour avéré et un art consommé du détail, elle raconte un peuple empreint au quotidien de spiritualité bouddhiste, et qui aspire à la paix et à l'harmonie. en contrepoint, les photos de tiane doan na champassak nous ramènent à la réalité d'un pays pauvre sous le joug de la dictature militaire.

  • Dans ce livre, Polly Tootal part à la rencontre de l'immense population des travailleurs migrants originaires d'Inde, du Bangladesh, du Pakistan, d'Érythrée ou des Philippines qui construisent les villes de Dubaï et d'Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Polly Tootal les a photographiés là où ils vivent, quadrillages de rues poussiéreuses éloignées de leurs chantiers, où se recrée un « chez soi » transitoire. Face au désarroi d'être séparés de leur famille par un quotidien de labeur épuisant, la photographe semble suggérer que seule l'amitié puisse apporter à ces hommes un certain réconfort. Bien loin de l'image des gratte-ciel scintillants de Dubaï, ce que reconstituent ici les photographies n'est ni plus ni moins qu'une part de la dignité de ces hommes.

    awaiting publication
  • The Staged Body [Le corps exposé] présente la photographie de nu, de ses débuts au xixe siècle jusqu'à la production actuelle des grands noms de l'art contemporain. Il en retrace l'évolution à partir de photos reconnues du patrimoine, mais aussi d'images rarement montrées. Spécialiste de l'étude du corps en photographie, Peter Weiermair parcourt cette histoire, emblématique de l'évolution de nos sociétés, en cinq chapitres : la photo de nu et ses alibis ; une brève histoire du nu comme objet artistique ; le corps nu comme forme abstraite ; du surréalisme au nu mis en scène ; autoportrait et nu.

  • 'Tu es, Havane, les corps de tes gens, la chaleur sur l'épiderme, la caresse d'une main, les regards lascifs. Tu es cette envie de rire tout le temps, même de nous-mêmes. Tu es le type assis au bord du trottoir, attendant qu'une femme passe pour lui lancer : ' Hé ! la fille, on va te faire ta fête ! ' Tu es le sourire de la femme, les déhanchements de son corps. Le vieux qui chante en marchant. La vieille qui fume sous le porche. Les ombres de tes arbres. La musique qui fuse aux fenêtres. Le bruit. Le voisin qui invoque les saints afro-cubains, que Changó nous protège et qu'Elegguá nous ouvre les chemins.'
    Sans nostalgie, à travers des chroniques sensibles et autobiographiques, Karla Suárez raconte Cuba et dialogue avec les photos de l'Italien Francesco Gattoni dans un voyage à la fois drôle et imprévisible. Ses souvenirs, racontés avec un détachement joyeux, constituent un prolongement littéraire insolite à la découverte de son pays.

    Sur commande
  • ce livre retrace l'histoire d'un objet mythique du xxe siècle, l'appareil photo leica.
    premier appareil portable d'un prix abordable, il marque, dans les années 1930, un changement dans l'art et la pratique de la photographie et devient rapidement l'outil de prédilection du photojournalisme. l'histoire prestigieuse du leica est racontée ici à travers de grands noms de la photographie : son inventeur oskar barnack, les photographes alexandre rodtchenko, andré kertész, henri cartier-bresson, robert capa, elliott erwitt ou joseph koudelka...
    leurs clichés les plus célèbres sont reproduits, ce qui permet de revisiter sous un angle original l'histoire de la photographie contemporaine. des encadrés techniques décrivent les spécificités des modèles de leica les plus marquants sortis à ce jour.

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