Le Temps Des Cerises

  • Présenté par Denis Fernandez Recatala. Le célèbre pamphlet de Paul Lafargue dans lequel il dénonce la folie du travail qui, dans la société capitaliste, détruit les individus et menace la civilisation.

    Indisponible
  • « Marx en liberté », tout un programme ; avec son sous-titre « humour et imaginaire dans Le Capital » est un Marx « déconfiné » et libérateur qui nous est ici présenté. Entreprise jamais tentée, ce voyage à travers les premiers chapitres du Capital nous donne à lire en 180 extraits ce qui était presque toujours passé inaperçu : statistiques sociales gardées par la tête de Méduse, amours en partie platoniques de la toile et de l'habit, le géant Aristote et le nain Bastiat, ou encore les chasseurs-cueilleurs préhistoriques consultant les cours de la Bourse de Londres...présence obsédante de vampires, fantaisies théâtrales avec un PDG qui gesticule pour garder le droit de pomper du sang d'enfant...avec nombre de rapprochements inattendus émouvants ou burlesques, un véritable feu d'artifice.

  • Voici un classique de la littérature marxiste enfin réédité... Le Rôle de la violence dans l'Histoire est un chapitre d'un volume plus important que Friedrich Engels avait consacré à critiquer les thèses d'une des figures de l'époque du mouvement socialiste : le professeur Dühring. Il fait partie de ce qu'on nomme habituellement « L'Anti-Dühring ».(Et qu'Engels avait en fait baptisé « M. Dürhing bouleverse la science »).
    Sur plusieurs points (de philosophie comme d'économie) Eugen Dürhing contestait les analyses de Marx, qui jouissait alors déjà d'une réelle autorité, mais dont les textes étaient encore mal connus des ouvriers allemands.
    Pour Engels la violence n'explique pas l'Histoire, elle en est le produit, mais elle peut aussi en être l'accoucheuse.

  • Ce livre présente les analyses essentielles du courant écosocialiste. Outre le grand texte de Michaël Löwy, il republie certains documents clefs, comme le Manifeste écosocialiste international et deux études de cas : les Etats-unis et le Brésil.

  • Léo Figuères, qui fut un des principaux dirigeants du PCF (jeune communiste pendant la Résistance, membre du secrétariat du PCF aux côtés de Maurice Thorez, puis maire de Malakoff pendant de nombreuses années) a consacré sa retraite à des travaux historiques. Dans cet ouvrage, il tente une Histoire du PCF, de sa création lors du Congrès de Tours en 1920, jusqu'à la fin du XXème siècle.
    Ce livre, précis, documenté, synthétique est le livre d'un acteur de cette histoire, mais qui s'efforce de considérer avec à la fois sympathie mais aussi un regard critique, voire autocritique, les combats menés par ce parti pendant presque un siècle.

  • Depuis quatre-vingts ans il n'existe pas d'article, de lettre, de brochure écrite par Rosa Luxemburg qui ait été l'objet de controverses aussi passionnées que les notes qu'elle rédigea en prison et qui furent publiées après sa mort sous le titre La Révolution russe.
    Cette révolution, dès ses débuts (révolution de février 1917), Rosa Luxemburg en souligne l'importance et houspille ses correspondants qui ne partagent pas son enthousiasme. « Les magnifiques événements de Russie agissent sur moi comme un élixir de vie. Je crains que tous autant que vous êtes, ne sachiez pas en apprécier l'importance » (à Martha Rosenbaum, avril 1917). « Ne comprends-tu pas que c'est notre propre cause qui triomphe là-bas ? » (à Luise Kautsky, 15 avril).
    /> Quand elle reçoit des nouvelles de la Révolution d'Octobre, elle écrit : « Mon coeur tremble beaucoup pour les Russes. Hélas je n'espère pas de victoire des léninistes mais je préfère une telle fin au slogan «Restons en vie pour la patrie» » (à Mathilde Wurm, 15 novembre). Deux semaines plus tard, à Clara Zetkin : « Les événements en Russie sont d'une grandeur et d'un tragique magnifiques. Le seul fait d'avoir tenté le coup est un fait marquant dans l'histoire du monde. » Dès leur prise du pouvoir, les révolutionnaires russes avaient publié un Décret sur la paix et engagé aussitôt des pourparlers avec l'Allemagne. Au terme de longues négociations les Allemands imposèrent aux bolcheviks le traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918) qui amputait la Russie d'un territoire d'environ un million de kilomètres carrés.
    Dans un article intitulé « La tragédie russe », Rosa Luxemburg reprochait vivement aux bolcheviks d'avoir signé la paix (les accusant même de préparer un accord avec l'impérialisme allemand !) pour conclure brusquement qu'il n'existait pas de solution satisfaisante : « En dernière analyse, c'est le prolétariat international et surtout l'infamie persistante et sans exemple de la social-démocratie allemande qui portent la responsabilité des fautes des bolcheviks. » Ces notes sur la Révolution d'Octobre furent donc rédigées à l'automne 1918 sur un cahier d'écolier, un tiers au crayon, deux tiers à l'encre. Elles furent mises en sécurité en janvier 1919 au lendemain de l'assassinat de Rosa afin de les soustraire aux perquisitions de la police. Paul Levi - qui dirigeait alors le Parti communiste allemand - eut entre les mains une copie incomplète de ces notes qu'il décida de publier à la fin de 1921, après avoir été exclu du KPD.

  • Moins connue du grand public que son amie Louise Michel, Nathalie Le Mel fut l'une des femmes qui jouèrent un rôle marquant pendant la Commune. Originaire de Brest, elle fut l'une des pionnières du féminisme en milieu populaire, du syndicalisme ouvrier, participa à des comités de grèves sous Napoléon III et arracha après une grève de relieurs et relieuses la parité des salaires masculins et féminins avec l'aide de son ami Eugène Varlin en 1865...
    Elle tint un temps une librairie à Quimper. Arrivée à Paris, elle se lia au mouvement révolutionnaire naissant et travailla avec Varlin à l'organisation des restaurants populaires et des luttes syndicales. Pendant la Commune, elle fut l'une des dirigeantes de l'Union des Femmes. Puis ce furent les barricades, la féroce répression versaillaise, la condamnation et la déportation en Nouvelle-Calédonie.
    Cette bretonne, féministe et révolutionnaire, est une figure courageuse et attachante.

  • L'idée d'une réapparition de Lénine sur la scène intellectuelle et politique est de nature a provoquer un bruyant éclat de rire sarcastique. Marx, ça va... mais Lénine ? N'est-il pas responsable de la grande catastrophe qui a marqué le XXe siècle, s'interrogeront beaucoup ?
    Dans La Révolution aux portes, Slavoj Zizek situe les écrits de 1917 dans leur contexte historique, et son grand texte de postface s'attaque aux questions clefs pour lesquelles Lénine pourrait être revisité, dans notre ère de « capitalisme culturel ». Zizek est convaincu, quelque soit le sujet, - qu'il s'agisse de la crise annoncée du capitalisme, de la possibilité d'une violence rédemptrice ou de la fausseté de la tolérance libérale - que le temps de Lénine est revenu.

  • En janvier 1919, Rosa Luxemburg était assassinée, avec Karl Liebknecht, par les Corps-Francs, et son cadavre était jeté dans le Landwehrkanal. Un siècle plus tard, que reste-t-il de la pensée et de l'action de celle qui avait lancé le mot d'ordre « Socialisme ou barbarie » ?
    Dans ce livre, Michael Löwy réunit des essais sur certains aspects de l'oeuvre de Rosa Luxemburg qu'il juge méconnus ou d'une singulière actualité dans la perspective d'une refondation d'une espérance émancipatrice : l'internationalisme, sa conception ouverte de l'histoire, (contre un certain « déterminisme »), l'importance pour elle de la démocratie dans le processus révolutionnaire, et aussi, l'intérêt qu'elle portait aux sociétés du « communisme primitif ».

  • L'année Dix-sept débute par la révolution de Février (qui chasse le Tsar Nicolas II et porte au pouvoir Kerenski), et elle s'achève par la révolution d'Octobre. (La prise du pouvoir par les Bolcheviks eut lieu, en fait, le 7 novembre 1917, selon notre calendrier.) Au cours de cette année qui a changé le visage du monde et déterminé ce que sera le XXe siècle, Lénine ne cesse d'intervenir, par des articles, des discours, des lettres, des télégrammes...
    Ses écrits par lesquels il réagit au jour le jour aux événements et y imprime sa marque, montrent la vivacité de sa réflexion politique, sa force de conviction, alors même qu'il est parfois au départ presque seul sur ses positions, ainsi que sa formidable détermination.
    Le choix de textes présenté ici permet de suivre la marche de la révolution. On y voit Lénine se prononcer contre la Constituante, dominée par les élus bourgeois et défendre le mot d'ordre « tout le pouvoir au soviets » lesquels s'affirment rapidement capables de mobiliser les ouvriers et les soldats et d'instaurer un système de double pouvoir où ils se révèlent vite plus efficaces que les parlementaires.
    Dans ces pages, on voit Lénine prôner l'insurrection, et s'efforcer d'en convaincre ses camarades, dès qu'il constate que le rapport des forces s'est renversé et que les bolcheviks sont devenus majoritaires dans les soviets de Petersbourg et Moscou.
    Mais il insiste aussi sur le fait qu'il faut agir vite, avant que les Allemands ne l'emportent sur l'armée russe et imposent leurs conditions.
    (Au passage, ces textes font justice de l'idée que la révolution d'Octobre ne serait qu'un coup de force, un coup d'État.) C'est dans l'un de ces textes (« Est-ce que les bolcheviks peuvent conserver le pouvoir ? ») qu'il affirme que « la cuisinière peut diriger les affaires de l'État », affirmant ainsi un objectif de démocratie radicale qui paraît encore aujourd'hui utopique aux yeux du plus grand nombre.
    Parmi les sujets abordés, outre l'organisation de l'insurrection et la conquête du pouvoir : les premières mesures sociales, la lutte pour la paix, la question du ravitaillement, l'alliance avec les paysans, les mesures draconiennes contres les spéculateurs, la question de la liberté de la presse et celle du contrôle ouvrier, qui va prendre de plus en plus d'importance dans l'esprit de Lénine.

  • Ho Chi Minh a vécu une grande partie de son existence dans la clandestinité, toujours dans le plus grand dénuement matériel, parfois dans la misère. Jusqu'à à la proclamation de l'indépendance, le 2 septembre 1945. Qu'un petit peuple, par la voix d'un inconnu osât défier la France, alors l'un des quatre Grands, que la notion même d'indépendance d'un peuple colonisé fût ainsi fièrement proclamée, dépassait l'entendement. Et pourtant... C'est ce petit peuple qui allait montrer la voie à tous les damnés de la terre et va ouvrir une brèche qui ne se refermera plus, dans le système de domination du colonialisme français, puis de l'impérialisme mondial. Alain Ruscio nous propose ici un voyage à travers les textes de Ho Chi Minh... articles, discours, lettres, poèmes... connus ou inconnus.

  • Fidel Castro, jeune avocat de 27 ans, assure lui-même sa défense lors du procès engagé contre lui après l'attaque, le 26 juillet 1953, de la caserne Moncada à Santiago de Cuba, qui reste dans les mémoires le signal annonciateur de la Révolution cubaine. Sa plaidoirie fait événement et est l'un des manifestes de ce que l'on pourrait appeler le "fidelisme" en ce qu'il annonce le programme des révolutionnaires.
    Le Temps des Cerises présente une nouvelle traduction de L'Histoire m'acquittera à partir de l'édition cubaine définitive qui élimine les erreurs des éditions précédentes. Ce texte majeur est accompagné d'un important appareil critique et de 24 annexes, pour la plupart inédites en français. Ce document historique éclaire utilement l'action de Fidel Castro, avant, pendant et après le procès. Il livre des clés essentielles pour comprendre l'originalité et la force de sa pensée politique qui ont contribué à la singularité, hier comme aujourd'hui, de la Révolution cubaine.

  • À l'occasion du centenaire de la révolution d'Octobre, cet ouvrage donne une vue d'ensemble des conditions exceptionnelles de cette révolution, de ses points forts et de ses faiblesses à travers l'analyse des péripéties auxquelles elle se heurta : de la guerre civile nourrie par l'intervention étrangère, de la montée du stalinisme et la réalité des répressions, de la grande guerre nationale contre l'agression hitlérienne et de la victoire de 1945, du problème non résolu de la démocratie soviétique, des dégâts d'une fausse perestroïka à l'implosion de l'URSS et de la restauration capitaliste avec le désastre économique, social et moral qui en fut la conséquence.
    Il s'agit d'une réflexion globale, critique et équilibrée d'une des plus grandes révolutions de l'Histoire dont les traces ne sont pas prêtes de s'effacer. Une réflexion qui va à l'encontre de la « pensée unique » en ce domaine aussi.
    Un dossier annexe traite, à partir de documents officiels français peu connus, des conditions et des conséquences de l'intervention militaire franco-anglaise de 1917 à 1921 dans la guerre civile en Russie.

  • Salaires, prix et profits est le texte d'un discours fait par Marx devant le Conseil général de l'Association Internationale des Travailleurs (Première internationale) en 1862. Il y critique notamment les thèses d'un autre membre de l'Internationale, Weston, selon qui les augmentations de salaires entraîneraient obligatoirement des augmentations de prix... et surtout, définit sa thèse centrale, sur la plus-value, qu'il développera ultérieurement dans Le Capital. Dans ce texte célèbre, mais depuis longtemps introuvable, Marx s'attaque au " " mystère " de l'économie et livre des clefs essentielles de son analyse du système d'exploitation sur lequel est fondé le capitalisme

  • Marcel Cachin fut une $gure du socialisme français, humaniste et révolutionnaire. Né en 1869, à Paimpol en Bretagne, d'un père gendarme et d'une mère agricultrice, il $t des études qui le conduisirent à exercer pendant une quinzaine d'années comme professeur de philosophie. Après avoir adhéré au Parti ouvrier français de Jules Guesde, il rejoint, après la réuni$cation, la SFIO. En 1914, comme la plupart des élus et dirigeants socialistes de l'époque, il se rallie à la politique d'union nationale. Envoyé par le gouvernement français en Russie en 1917, il rencontre Lénine à Petrograd et revient convaincu qu'il faut arrêter la guerre. Il mène campagne pour l'adhésion à la IIIe Internationale et il fut, avec la majorité des délégués au Congrès de Tours (Noël 1920), l'un des fondateurs du parti communiste. Il en sera une personnalité marquante, faisant le lien avec l'histoire socialiste française.
    Au moment de la Deuxième Guerre mondiale, coupé de son parti et assigné à résidence en Bretagne, il commence par prendre ses distances avec les attentats individuels. Marcel Cachin, est arrêté par la Gestapo et interné à la prison de la Santé. Il est ex$ltré par la suite de la Bretagne par les réseaux bretons vers la région parisienne. Il reste directeur de l'Humanité clandestine pendant la guerre. Marcel Cachin passera la guerre en Bretagne. C'est dans cette période qu'il écrivit cet essai brillant sur « science et religion ». Le philosophe Étienne Balibar, qui ne partage pas son point de vue, souligne la qualité de son style et la cohérence de sa pensée. Ce texte, qui revêt aujourd'hui une actualité renouvelée, témoigne de la qualité intellectuelle de ce militant atypique, qui restera directeur du journal l'Humanité, jusqu'à sa mort, en 1958. (Marcel Cachin se signala aussi par son engagement, à ses yeux conciliable avec son patriotisme, en faveur de la langue bretonne, qui était la langue des ouvriers et des paysans. L'Allemagne nazie tenta de rallier les mouvements autonomistes bretons à sa cause avec très peu de succès. Dès avant-guerre, il fut l'inspirateur des « Bretons émancipés », regroupement antifasciste qui voulait a#ranchir la Bretagne de la double emprise du capitalisme et de la religion).

  • Jaurès est d'un autre siècle. Mais, à y regarder de plus près, voici un destin de journaliste qui, aujourd'hui, en laisserait plus d'un rêveur.
    La plume a la couleur, le souffle du reportage.
    Son éloge de l'exactitude pourrait figurer dans une charte moderne de l'investigation.
    Son engagement est dans la raison, la démonstration, la conviction acquise.
    Ecrire, c'est penser.
    Le coeur, l'amour raisonné du peuple, toujours affleurent chez Jaurès, et l'on songe à cette plaie actuelle qu'est l'esprit sec et le respect des puissants.
    Jaurès ne peut soulever un problème - guerre ou protection sociale - sans lui donner une réponse. Son journalisme est agissant.
    Dix lignes de lui, et tout de suite cette impression d'un esprit libre parlant à d'autres esprits libres. L'indépendance de sa démarche sonne comme un rappel quand la suspicion de dépendance économique et politique pèse sur la presse.
    Ces traits se retrouvent au fil des trois étapes décisives de sa « Grande Boucle » : « La Dépêche », le quotidien de Toulouse, son école du journalisme, depuis 1887, où il signera 1312 articles jusqu'en 1914 ;
    « La Petite République », son organe de combat dans l'affaire Dreyfus, de 1898 à 1903 ; « L'Humanité », depuis qu'il la fonde le 18 avril 1904 jusqu'à son assassinat le 31 juillet 1914, où 2650 textes portent son nom. C'est dans ce journal, où culminent son éthique et son art visionnaire, qu'il donne sa définition « éditoriale » du socialisme : « réaliser l'Humanité par des moyens d'humanité ». Jaurès ou les noces heureuses du journalisme et de la politique.
    Ce parcours a inspiré le livre de Charles Silvestre « JAURES JOURNALISTE » portant en sous-titre une citation de l'intéressé dans un article inaugural : « pour réaliser la justice, il faut le coup d'oeil et le coup d'aile ». L'ouvrage se nourrit d'une passion pour cette oeuvre qui redonne goût ( et exigence ) à la lecture d'une presse en grave crise de confiance, du côté des journalistes comme du côté des lecteurs.

  • Avec la formidable crise économique et financière de 2008-2012 monte la demande d'un retour aux analyses critiques et radicales de Marx dans Le Capital. Il s'agit dans ce livre de présenter les apports fondamentaux du Capital comme résultats d'une élaboration inachevée, de façon à la fois pédagogique et approfondie, à l'opposé des réductions simplistes dominantes, mais aussi d'indiquer comment ils sont la base de développements très nouveaux nécessaires. Ces développements concernent non seulement l'évolution de l'économie du capitalisme jusqu'à la crise systémique en cours, mais aussi son dépassement par l'analyse des réalités non économiques ou anthroponomiques. Ils aboutissent à la caractérisation de la crise de la civilisation occidentale mondialisée et à des propositions pour avancer vers une civilisation de partages de toute l'humanité. Paul Boccara, maître de conférences honoraire en sciences économiques et agrégé d'histoire, s'appuie ici sur ses travaux néo-marxistes récents sur ces questions. Il a publié au Temps des Cerises La crise systémique, ainsi que Transformation et crise du capitalisme mondialisé.

  • « Pour supprimer la bureaucratie nichée dans les institutions soviétiques, nous devons d'abord nous débarrasser de la bureaucratie dans le parti lui-même. » Alexandra Kollontaï, un nom aujourd'hui un peu oublié. Cette femme politique russe puis soviétique a pourtant beaucoup contribué aux nombreux débats sur le féminisme engagés depuis le début du siècle. Dans les années soixante-dix, au moment où le féminisme en France est au plus fort, ses textes sont publiés en français, presque introuvables à présent.
    Cette femme élégante au port aristocratique ne cessera toute sa vie de se battre et d'intervenir pour la libération des femmes et développera l'idée de « l'amour-camaraderie ».
    Ses théories sur la morale sexuelle et l'amour libre, sa vie amoureuse mouvementée apporteront de l'eau aux moulins de ses détracteurs qui la qualifieront de débauchée. Ses conférences sur la libération des femmes, données en 1921 à l'université Sverdlov, sont éclairantes à plus d'un titre sur le féminisme, l'amour mais aussi l'importance de la place des femmes dans la Révolution.
    Mais Alexandra Kollontaï a plus d'une corde à son arc. Ses textes pour « l'opposition ouvrière », ses interventions en tant que diplomate habile, sa connaissance du mouvement ouvrier finlandais et russe en font une femme politique à part entière. Elle s'essaie même à la littérature.

    Ce choix de textes embrasse les multiples facettes de cette femme au destin exceptionnel. Décriée et adulée en son temps, son élégance légendaire se retrouve dans son écriture. Au moment du centième anniversaire de la Révolution d'Octobre, cet ouvrage apporte un éclairage particulier sur ce grand moment qui a marqué le XXe siècle et sur l'histoire du féminisme.

    Indisponible
  • En cette année 2017, qui marque le cinquantième anniversaire de son assassinat dans une petite école des Andes boliviennes - il n'eut même pas droit à ce qu'on appelle « la mort au champ d'honneur » - Ernesto Cuevara de la Serna a-t-il encore quelque chose à dire aux nouvelles générations ? Le monde contemporain semble en effet avoir des rapports plus que distendus avec celui des années 1950 et 1960. Les problèmes qui perçaient seulement à cette époque sont devenus d'une extrême prégnance et gravité aujourd'hui, et les solutions, qui semblaient encore possibles en ce temps-là, paraissent de nos jours inopérantes parce qu'en porte-à-faux. Les idées mûries par Guevara au cours d'un itinéraire terrestre hors du commun, depuis l'adolescent parti découvrir l'Amérique latine en moto, jusqu'au dirigeant politique de la Révolution cubaine, qui lui a donné ses titres de gloires, sont-elles encore valables et utiles ? Le « Che » est-il encore lisible aujourd'hui ?
    Cet ouvrage propose un itinéraire chronologique et idéologique du Che, alimentés d'extraits puisés dans ses écrits de jeunesse, ses lettres, ses journaux de voyage, ses réflexions de lecture, mais aussi dans ses écrits d'homme public à Cuba : discours, présentations télévisées, journaux de campagnes et ses interventions devant le Conseil de direction du ministère de l'Industrie. Ces textes nous offrent ses réflexions sur la construction au jour le jour d'une nouvelle société à Cuba, sur les difficultés tout comme la nécessité de changer les choses, sans, faute de manuel, savoir vraiment s'y prendre, de faire sortir un pays du sous-développement, de faire comprendre à la classe ouvrière qu'elle doit s'éduquer et rejeter l'héritage d'une pensée capitaliste dominante, afin de bâtir une société fondée sur un socialisme économique et de conscience, et qui choisit l'internationalisme prolétarien comme ouverture aux peuples frères du tiers-monde en le concrétisant non seulement dans les mots mais aussi dans l'action.
    Ce volume est composé de textes connus, moins connus ou inédits en français qui offrent un panorama de la pensée de Che Guevara qui nous semblaient manquer au lecteur francophone.

  • Femmes en révolution Nouv.

    Être femme et révolutionnaire, être féministe n'a pas toujours été de soi, pourtant la question de la place des femmes dans la société est partie prenante de la pensée révolutionnaire. Guerre des classes ou guerre des sexes ? Révolution ou révolution féministe ? Ce choix de textes (Flora Tristan, Judith Butler, Karl Marx, Friedrich Engels, August Bebel, Séverine, Paul Lafargue, Lénine, Trotski, Alexandra Kollontaï, Clara Zetkin, Angela Davis...) est un éclairage nécessaire au moment où les femmes entendent prendre toute leur place dans un grand mouvement émancipateur. La préface de Patricia Latour, ancrée dans les débats d'aujourd'hui, propose de réfléchir à l'articulation entre le capitalisme et le patriarcat et de poser les bases actuelles d'un féminisme marxiste et révolutionnaire.

    awaiting publication
  • Inédit en français depuis sa publication en 1886, Dans les prisons russes et françaises aurait pu n'être qu'un livre de souvenirs, car Kropotkine fut incarcéré dans les deux pays pour ses activités révolutionnaires.
    Le projet de l'auteur ne se limite pas non plus à la dénonciation de la cruauté de la réclusion, aux horreurs de la déportation en Sibérie, ni à la description de la misère des prisonniers français qu'il avait pu observer à la Prison centrale de Clairvaux.
    En réalité, Kropotkine associe expérience vécue, analyse critique et recherche documentaire dans le but de remettre en question, avec un siècle d'avance, l'utilité sociale et morale du principe même de l'enfermement. Il ouvre ainsi la voie à une recherche radicalement nouvelle de techniques plus humaines pour le traitement des individus en crise.

  • Nguyên Ai Quôc (son nom de plume à l'origine, qui signifie Nguyên le patriote), le futur Hô Chi Minh, a vécu en France de 1917 à 1923. Il rédigea alors ce témoignage sur la barbarie coloniale, qui n'avait pas été réédité en France depuis 1925. Militant actif, il participa à toutes les luttes du peuple français, à la vie du journal l'Humanité et à la fondation du PCF. Hô Chi Minh nous a quittés en 1969. Cette réédition, présentée par Alain Ruscio, se veut un hommage au combattant révolutionnaire. Le procès de la colonisation française est dans ce livre augmenté de tracts, discours et articles rédigés à la même époque, une décennie cruciale dans la formation d'Hô Chi Minh.

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