Le Telegramme

  • Mathurin Méheut, né en 1882 à Lamballe, est souvent considéré comme le peintre de la Bretagne tant il s'est attaché au cours de sa vie à en immortaliser les traditions à une époque où elles n'étaient pas encore passées dans le domaine du folklore.
    Cette volonté d'observer le monde et de s'en faire le témoin fidèle et précis, remarquée par Albert Kahn pour les Archives de la planète, restera une ligne directrice du travail de Méheut, qu'il soit au laboratoire maritime de Roscoff, au Japon ou dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale.
    La grande diversité de sa recherche artistique et les nombreuses techniques auxquelles il s'est essayé dressent le portrait d'un travailleur obstiné et productif.
    Ce livre retrace les grandes étapes de sa vie d'artiste, des premiers dessins représentant les rues de Lomballe au succès de ses grands décors. A travers les thématiques chères à Méheut, Dominique Lebrun présente les éléments significatifs de son oeuvre.

  • Bâtis pour guider les marins au milieu des dangers de la mer, les phares étaient à l'origine de simples tours à feu puis à lanternes; ils sont devenus véritablement efficaces au XIXe siècle grâce à la révolution technologique de la lentille de Fresnel, alors que le trafic maritime prenait une dimension internationale.

    Mythiques, comme celui d'Alexandrie aujourd'hui disparu mais qui faisait partie des sept merveilles du monde; oeuvres d'art comme celui de Cordouan dans l'estuaire de la Gironde qui a fête son 500e anniversaire en 2011, sentinelles de la mer comme Ar Men qui se dresse sur un rocher solitaire dans l'Atlantique; les phares et leurs gardiens ont incarné au cours des siècles la protection et la sécurité de la mer. Qu'ils soient modestes ou prestigieux, ils sont aujord'hui automatisés. leur entretien coûteux remet en cause leur pérénnité et ils sont devenus des symboles d'un patrimoine maritime collectif à sauvegarder.

  • Les grands voiliers, devenus aujourd'hui navires-écoles, bateaux charters ou utilisés pour des reconstitutions cinématographiques, fascinent un public toujours aussi nombreux lors des grands rassemblements maritimes. De toutes nationalités, qu'ils soient goélette, brick ou trois-mâts barque, ils s'inscrivent dans une véritable épopée, du temps où vaisseaux de guerre, navires marchands et de pêche sillonnaient les océans toutes voiles dessus.

    Vingt-sept grands voiliers sont présentés ici. Parmi les plus réputés et les plus imposants, l'Earl of Pembroke, ancien caboteur de la mer Baltique reconverti en décor de cinéma, Le Belem, propriété du duc de Westminster puis des carabinieri italiens avant de devenir voilier-école français, le Stad Amsterdam, considéré comme le plus beau de tous, La Recouvrance, goélette aviso reconstruite à l'identique et ambassadrice de la ville de Brest ou encore L'Etoile et La Belle Poule, fleurons de la Marine nationale française. L'histoire de chacun de ces navires, avec ses vicissitudes et ses heures de gloire, invite à rêver la vie à bord d'un trois-mâts, entre la sérénité d'une aurore et la splendeur d'un coup de vent.

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