Le Mot Et Le Reste

  • Ella Fitzgerald : il était une voix en Amérique Nouv.

    Il était une voix, la voix exceptionnelle d'une jeune femme, noire et pauvre, née dans le sud des Etats-Unis en 1917. Ella Fitzgerald sacrifie sa vie au public et à la musique, jusqu'à se fondre en elle. Ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation le prouvent : elle fait corps avec le rythme, transcende les mélodies et sublime chaque parole. Sa musique ne connaît aucune frontière, de style, de classe ou de couleur : le swing des big bands, le be-bop des clubs embrumés, les comédies musicales de Broadway et les ballades de Tin Pan AIley.
    Ella chante en égale avec Louis Armstrong, Frank Sinatra, Count Basie et tous les plus grands, donne leurs lettres de noblesse aux meilleurs compositeurs américains ; la First Lady of swing interprète l'opéra de Gershwin, le jazz de Duke Ellington, la bossa-nova de Jobim et même la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, la voix d'Ella combat toute forme de ségrégation. Avec l'aide de son manager Norman Granz, cette artiste respectée dans le monde entier fait entrer les artistes noirs dans les lieux qui leur sont interdits, contribuant à conquérir la dignité qui leur est due.

  • Riot grrrl ; revolution girl style now Nouv.

    En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte du punk. Inspirées par leurs aînées féministes, elles créent un espace à elles où les filles sont enfin entendues et légitimes, une guitare à la main.
    Evidemment, leur Revolution Girl Style Now ne se passe pas sans remous... Trente ans plus tard, alors que Bikini Kill remonte sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, Alanis Morissette, Beyoncé et même Miley Cyrus.

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et ?mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

  • Les Rolling Stones & Nellcote : la véritable histoire d'une villa mythique Nouv.

    Pour le commun des mortels, la villa Nellcote est le lieu où les Rolling Stones enregistrèrent leur album Exile On Main Street. Cet enregistrement a été immortalisé par le photographe Dominique Tarlé, qui vécut six mois d'une vie de rêve à leurs côtés, et dont les photos, devenues introuvables, s'offrent un nouvel écrin grâce à ce livre. Benoît Jarry et Florence Viard se sont penchés sur la généalogie de ce bâtiment Belle Époque construit en 1905 dans la baie de Villefranche-sur-Mer et sur la cohorte bigarrée qui l'habita au fil des siècles :
    Milliardaires, diplomates, industriels réputés, survivants du Titanic, résistants et rockeurs. Par leur travail minutieux, ils nous invitent à un voyage sur la Côte d'Azur du début du XXe siècle et dans l'intimité d'un groupe de rock légendaire.

  • Au printemps 1967, la pop psychédélique de Pink Floyd quitte l'underground londonien. Porté par les innovations débridées de Syd Barrett, le Floyd barrettien semble promis à un grand destin. Pourtant, début 1968, juste après l'intégration de David Gilmour, Roger Waters, Rick Wright et Nick Mason laissent leur leader sur le bas-côté. Aussi vulnérable qu'ingérable, broyé par le LSD, rejetant les impératifs de son ascension au nom de son idéal artistique, Syd est viré de son propre groupe.
    Inscrit dans son acte de naissance, l'épisode hante la mémoire du quatuor alors qu'il rencontre le succès mondial. En partant du postulat que l'effondrement de Barrett formate Pink Floyd, ce livre analyse en détail les ressorts de leur relation et montre comment le destin tragique du premier a déterminé l'évolution artistique du second.

  • Au même titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marqué l'histoire du rock en tant que guitariste, d'abord avec les Yardbirds puis John Mayall et surtout Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un énorme succès avec 461 Ocean Boulevard, notamment grâce sa reprise de "I Shot The Sheriff" . Sa carrière, jalonnée de succès populaires comme "Cocaine" , "Tears In Heaven" ou "Layla" , se voit altérée par un alcoolisme destructeur.
    Retraçant le parcours de ce guitariste qui refuse son statut de guitar hero, Eric Clapton, Blues Power décortique une discographie émaillée de coups durs qui ne l'empêchent pas de revenir sur le devant de la scène, décennie après décennie.

  • En 1983, le hip-hop prend ses marques en France et rassemble trois jeunes qui écriront un gros chapitre de l'histoire du rap français : Bruno Lopes (Kool Shen), Didier Morville (Joeystarr) et Franck Loyer (DJ S).
    D'abord connu comme crew de danseurs et de graffeurs, NTM devient rapidement le posse de rappeurs Suprême NTM et s'affirme comme un incontournable de cette culture musicale underground qui deviendra la norme.
    Désireux de raconter par le menu le parcours du groupe, les auteurs sont partis à la rencontre de ceux qui ont contribué à leur ascension. Loin des anecdotes people souvent attachées à leur histoire, ce livre s'intéresse à leur musique, avec tous les secrets de studio et du label, et propose une plongée dans le business du rap, loin du « Peace, love, unity and having fun ».

  • Tout semble avoir été dit sur Jimi Hendrix. Son enfance difficile à Seattle a été analysée, son jeu de guitare révolutionnaire décortiqué, son empreinte sur le rock étudiée, jusqu'à son anatomie modelée. Cependant, cinquante ans après sa mort tragique le 18 septembre 1970, la personnalité chatoyante du guitariste recèle encore bien des nuances. Au cours des Variations, Jeanne-Martine Vacher retrace la vie de Jimi Hendrix en s'imprégnant de souvenirs d'enfance, photos d'archives et paroles de chansons.
    Elle tisse ainsi une toile de résonances musicales, littéraires, cinématographiques, picturales qui convoque compositeurs, musiciens - Jean-Sébastien Bach, Robert Johnson, Bob Dylan... - et écrivains - Victor Hugo, James Baldwin... En suivant le fil de son existence, on croise les routes et les lieux qui l'ont vu émerger et rencontre les témoins de sa métamorphose en une icône fragile et éternelle.

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, le Rolling Stones Rock and Roll Circus connaît un destin singulier. Les images tournées en studio alternent, sous le chapiteau dressé, musique rock et numéros de cirque dans une ambiance festive et chaotique. Avant Mick Jagger et ses comparses, des artistes pop, spécialement invités pour l'occasion, montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, Taj Mahal etc.
    Insatisfaits de leur propre prestation, les Stones renoncent néanmoins à toute diffusion. S'ensuit alors un black-out de vingt-huit ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il documente une époque à présent révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show-business désormais standardisé.

  • Mike Oldfield : tubular bells Nouv.

    Le 25 mai 1973, paraît Tubular Bells, premier album d'un jeune label, Virgin Records, et d'un inconnu d'à peine 20 ans : Mike Oldfield. Cette oeuvre instrumentale va rencontrer un succès aussi immense qu'inattendu, amplifié par l'utilisation de son thème d'introduction dans le film L'Exorciste. Ce disque célèbre, dont les ventes sont aujourd'hui estimées à plus de quinze millions d'exemplaires, a suscité plusieurs suites et versions alternatives, et même un concert aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Il a fortement contribué à bâtir la fortune de l'empire Virgin et reste l'oeuvre emblématique de Mike Oldfield. Ce livre revient sur son contexte de création et de diffusion.

  • Dalida, Mythe et mémoire situe le vaste succès commercial de la chanteuse dans son contexte historique, musical et idéologique, et analyse l'ambivalence de ses nombreuses identités, de séductrice exotique à femme tragique, d'Orientale à disco queen. En tant que star de la chanson, elle est un personnage musical et médiatique complexe, dont les accusations de ringardise, fréquentes de son vivant mais rares par la suite, signalent l'évolution des catégories de "variété commerciale" et de "bonne chanson" dans la culture contemporaine. Aux fans de tous âges, ce livre offre un regard neuf sur les raisons d'un succès ; aux curieux, il explique la construction d'un mythe. Pour tous, il célèbre la riche carrière et la mémoire d'une chanteuse-caméléon.

  • Respect : le rock au féminin Nouv.

    En 1967, Aretha Franklin reprend "Respect" d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

  • Chanteur halluciné pour initiés mais connu du grand public, acteur césarisé, collaborateur des rappeurs, Philippe Katerine est devenu incontournable ces 15 dernières années sans jamais ne rien perdre de son authenticité. Il n'a pas eu à s'adapter à son public car, progressivement, c'est son public qui s'est adapté à lui. Qu'est-ce qui a fait que Philippe Blanchard, jeune vendéen à la timidité maladive, qui dessinait des Jésus en érection pendant les cours et se faisait appeler Poubelle , se mette à composer un disque, en 1992, sous le pseudonyme de Katerine ? De ses débuts dans la Nouvelle chanson française, à la reconnaissance du public avec son tube « Luxor, j'adore » en 2005, Katerine se raconte à Thierry Jourdain dans cette biographie passionnante et décalée.

  • Si on connaît bien les origines du blues, il fallait un ouvrage pour nous plonger dans la scène blues contemporaine qui émerge à partir du début des 90's et fait écho à la vie des afro-américains ruraux d'aujourd'hui. Éric Doidy présente les grandes vedettes qui popularisent le Delta blues et son héritage dans les années 1990-2000 (John Lee Hooker et B.B. King), les artistes qui le renouvellent et auprès desquels le rock indépendant acquiert de nouvelles perspectives (Junior Kimbrough, R.L. Burnside) ainsi que la génération actuelle de ceux et celles qui perpétuent le genre au XXIe s. L'auteur s'appuie sur une solide documentation, mais aussi sur un grand nombre d'entretiens qu'il a luimême réalisés, depuis 1997, avec les principaux acteurs de cette musique.

  • Après avoir été rédacteur en chef de la revue spécialisée Blues Again, Christian Casoni souhaite donner un véhicule plus généraliste au blues et propose ses services à Rock&Folk. Intéressé par son idée de reconnecter les fans de rock à cette musique, Philippe Manoeuvre lui donne les clefs de la rubrique Beano Blues. À partir de là, Casoni a le champ libre pour parler de la musique du diable. Il décide de le faire sur un ton qu'il veut légèrement sacrilège, et met au ban le traitement savant d'une musique qui n'est pas l'aïeul du rock mais le rock'n'roll lui-même ! Car au fil de cette anthologie d'articles, le journaliste tend à montrer que s'adresser aux fans des Stooges et des White Stripes, c'est inévitablement parler à ceux de Howlin' Wolf, Elmore James ou Hound Dog Taylor.

  • Cet ouvrage s'interroge sur la place de la femme et des femmes dans le rap français, en s'intéressant aux différentes thématiques qui touchent leur condition et émancipation puis en donnant la parole aux actrices de la scène rap, par la mise en lumière de leurs oeuvres et parcours. Il sera question des pionnières - présentes dès la naissance du genre et évacuées au moment de son âge d'or -, des piliers que sont Diam's, Casey et Keny Arkana, représentant chacune une facette de la rappeuse, et des contemporaines, de plus en plus nombreuses, pour lesquelles l'urgence est dans l'émancipation des femmes et se ressent dans leurs textes et attitude. L'auteure explique les spécificités langagières et musicales du rap et démonte les clichés visant à l'extraire d'une culture musicale francophone.

  • Au début des années soixante-dix, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, les baby-boomers se posent, les goûts musicaux évoluent. Le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk : le soft rock est né, représenté par des locomotives comme America, Bread, James Taylor, Crosby, Stills & Nash...
    Au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul) et d'un travail en studio très calibré, le genre devient plus sophistiqué. A la fois nonchalant et sautillant, cool et chic, il est aussi facile et agréable à écouter qu'il est complexe à produire. Ce soft rock aux sonorités si particulières, propres au son westcoast, connaît son âge d'or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Steely Dan, Toto ou encore Christopher Cross.
    Cent albums aux riches saveurs californiennes sont ici décortiqués, une sélection augmentée d'une liste d'autant de disques de soft rock à la française.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

  • Né en 87 à Compton, Californie, bercé par la soul, le rap et le jazz, Kendrick Lamar s'inscrit dans la lignée d'artistes tels que Dr. Dre, 2PAC ou Snoop Dogg tout en dépassant les clichés associés au gangsta rap en prônant l'unité et le respect. Ses cinq albums plébiscités par la critique et le public lui ont permis de déjouer les pronostics en s'élevant au-dessus de la misère et des gangs associés à sa ville natale. Avec des textes qui puisent leurs influences dans la littérature noire américaine et les idéaux des grandes figures des mouvements sociaux, il devient la voix d'une génération laissée à l'abandon dans les ghettos. Cette biographie, tissée sur place au contact de son entourage, retrace le parcours de l'un des nouveaux «rois du hip-hop», couronné en 2017 d'un prix Pulitzer.

  • Entre décembre 2017 et juin 2018, Jean-Louis Tallon s'est longuement entretenu avec Gavin Bryars :
    Près de douze heures d'entretiens pour revenir sur le parcours biographique et les pièces principales qui ont jalonné la trajectoire d'envergure, de 1969 à nos jours, du compositeur britannique. Ce premier ouvrage consacré au "mystère Bryars" reprend le fil de ces échanges dans leur intégralité, donnant ainsi à (re)découvrir et à saisir, en une vision panoramique, au fil de la parole, tout l'étendu d'un parcours aux mille facettes. Contrabassiste de jazz avant-gardiste, postminimaliste, collaborateur de Tom Waits ou Merce Cunningham, Gavin Bryars n'a cessé de se métamorphoser pour proposer une oeuvre touffue, rendue accessible à tous par la forme orale de l'ouvrage.

  • Il y a quarante ans, le suicide de Ian Curtis mettait un terme à l'histoire de Joy Division, l'une des formations les plus novatrices de l'histoire du rock anglo-saxon. Au terme d'une carrière météorique, le groupe britannique laissait deux albums emblématiques, Unknown Pleasures et Closer, ainsi qu'une poignée de singles appelés à faire date, « Transmission », « Atmosphere » ou encore « Love Will Tear Us Apart ». Mieux encore, les quatre musiciens léguaient un son unique, ciselé sous la férule d'un producteur de génie, Martin Hannett, et qui n'a pas cessé depuis lors d'inspirer les musiciens du monde entier. L'étude qui suit se propose de revenir sur les chansons qui ont fait leur carrière, depuis leurs débuts sous le nom Warsaw à la longue transition d'un an conduisant les survivants de Joy Division à se réinventer via New Order.

  • Constitué en majorité d'acteurs masculins et parfois scandaleusement misogyne, le rap semble avoir un problème avec les femmes. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir pris part à cette grande aventure.
    Remontant aux 70's, ce livre évoque le destin de quelques pionnières puis retrace l'épopée contrariée des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d'une époque où elles peinaient à s'imposer sans protecteur masculin, à celle, actuelle, marquée par une profusion de rappeuses. À travers la présentation de cent oeuvres et d'autant de rappeuses, de Cardi B à Lil' Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage à la pluralité des styles adoptés par les femmes du rap, et à leurs façons parfois contraires d'y promouvoir un agenda féministe.

  • En 1992, grâce à Christian Fevret des Inrockuptibles, Michka Assayas entre enfin en contact avec le leader des Beach Boys, Brian Wilson, et parvient à l'interviewer pour le compte du magazine. De cette rencontre émergera un article fleuve d'une cinquantaine de pages. En préambule de l'interview, Michka y parle de sa relation aux Beach Boys, à leur musique, de leur place dans le paysage musical international, de l'importance de Brian Wilson dans l'évolution de la pop, de son histoire tantôt tragique, tantôt fantastique. Puis vient le temps de l'échange, passionnant, entre le jeune rock critic et ce génie fou qu'est Brian Wilson, quatre ans après son retour sur le devant de la scène, quatre ans après sa "résurrection« .

  • D'abord producteurs de hip-hop et R&B, qu'ils ont mixés à des sonorités pop, les Neptunes et Timbaland ont réussi à encanailler des icônes pop dans les 00's, heureuses de pouvoir poser leur voix sur des beats plus « urbains ». Ce brassage devient la musique dominante et emporte tout sur son passage. Ce livre propose une analyse chronologique de leur parcours, détaille leurs collaborations majeures (Justin Timberlake, Missy Elliott, Nelly Furtado, Snoop Dogg, etc) et décortique la fabrication de tubes comme « I'm A Slave 4 U » de Britney Spears, « Big Pimpin' » de Jay-Z ou « Cry Me A River » de Justin Timberlake. Revenir sur leur parcours, c'est poser un regard sur l'évolution du hiphop, ainsi que sur l'importance cruciale des producteurs dans la pop music des trois dernières décennies.

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