Le Dilettante

  • Ensemble, c'est tout

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 1 March 2004

    "...
    Non, ne pleure pas... tiens, prends mon mouchoir, petite fille... mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. chu ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi... très, très malheureux et très, très fou. il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était un vieillard. tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas ? dis-moi que non.
    Tu es très douée, tu sais ? tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, camille... ce n'est pas une raison... le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de chu ta et tu dois te remettre à parler. tu es obligée, tu comprends ? sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins... " ce livre ne raconte rien d'autre qu'une histoire d'amour.
    Une histoire d'amour entre quatre éclopés de la vie. camille, franck, philibert et paulette. des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs. quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme. et, pfiou... tout s'embrase.

  • Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 26 August 1999

    Douze nouvelles délectables. Anna Gavalda est douée pour croquer les gens. Elle fait parler aussi bien une Parisienne qui drague boulevard Saint-Germain, qu'un organisateur de concert rock qui, à l'aube de la quarantaine, tombe amoureux d'une photographe, qu'un jeune militaire complexé par la réussite de son frère, qu'une vétérinaire violée par des Normands éméchés, qu'un gosse qui a eu un accident avec la voiture de son père, qu'un comptable qui vit avec ses deux soeurs et a une folle envie de la responsable des ventes. À chaque fois c'est la justesse du parler et du ton qui est remarquable. Des fous rires, des pleurs avec des gens ordinaires. Gavalda a un coeur gros comme ça.

  • L'anachronique Nouv.

    L'anachronique

    Eric Holder

    • Le dilettante
    • 4 May 2022

    Ce recueil rassemble ses chroniques parues dans la revue Le Matricule des anges entre janvier 1996 et août 2012.

  • Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, « j'arrache ta charrue » ou « achète un chat roux »), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d'anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d'emploi : Ikea, et ce aux fins d'y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous. Taxi arnaqué, porte franchie et commande passée d'un modèle deux cents pointes à visser soi-même, trouvant la succursale à son goût, il s'y installe, s'y lie aux chalands, notamment à une délicieuse Marie Rivière qui lui offre son premier choc cardiaque, et s'y fait enfermer de nuit, nidifiant dans une armoire. expédiée tout de go au Royaume-Uni en camion.

    Digne véhicule qu'il partage avec une escouade de Soudanais clandestins. Appréhendés en terre d'Albion, nos héros sont mis en garde à vue. Réexpédié en Espagne comme ses compères, Ajatashatru Lavash Patel y percute, en plein aéroport de Barcelone, le taxi floué à qui il échappe à la faveur d'un troisième empaquetage en malle-cabine qui le fait soudain romain. et romancier (l'attente en soute étant longue et poussant à l'écriture). Protégé de l'actrice Sophie Morceaux, il joue une nouvelle fois la fille de l'air, empruntant une montgolfière pour se retrouver dans le golfe d'Aden puis, cargo aidant, à Tripoli. Une odyssée improbable qui s'achèvera festivement en France où Ajatashatru Lavash Patel passera la bague au doigt de Marie dans un climat d'euphorie cosmopolite.

    Sur le mode rebondissant des périples verniens et des tours de passe-passe houdinesques, voici donc, pour la première fois dans votre ville, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, un spectacle en Eurovision qui a du battant, du piquant et dont le clou vous ravira. Non, mais.

  • Le grand jabadao

    Jean-Luc Coatalem

    • Le dilettante
    • 9 February 2022
  • Rappel de l'épisode précédent narré dans L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea : soit Ajatashatru Lavash Patel et un soubresautant tour du monde emboîté dans une armoire Ikea qui l'avait vu, par avion ou par cargo, transbahuté d'Angleterre en Espagne et de Paris à Tripoli. Nous avions laissé l'homme coulant les plus doux des jours avec Marie Rivière, la dame de son coeur et écoulant par palettes entières le récit de sa déménageante saga. Notre héros macère dans l'aisance avec la volupté d'un cornichon dans la saumure, notre fakir est devenu mou du clou, glabre du sabre et son tapis de braises vire à la moquette haute laine. Et notre Patel de partir à la reconquête de soi. Cap sur la Suède pour rencontrer Dieu lui-même, l'Allah de la clé Allen, le maître d'Ikea, et se fournir en Kisifrøtsipik, la Rolls du tapis à clous. Romain Puértolas, en digne fils de Jules Verne et parfait gendre d'Alexandre Dumas, réaffirme cette vérité d'évidence : le monde n'est qu'une commode Ikea, pleine de fausses portes et de doubles fonds, et que l'on n'assemblera jamais.

  • Fendre l'armure.

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 17 May 2017

    On me demande d'écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver. Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens.
    De vrais gens. Pardon, de vraies gens. C'est une faute que j'avais laissée dans mon manuscrit, "la vraie vie des vrais gens", avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l'adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens. Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes "gens" pour vérifier que tous s'accordaient bien et j'ai réalisé que c'était l'un des mots qui comptait le plus grand nombre d'occurrences.
    Il y a beaucoup de "gens" dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude. Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n'ont pas de nom. Ils disent simplement "je". Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement. Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure.
    Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c'est eux que je vous confie aujourd'hui.
    Anna Gavalda

  • Bile en tete

    Sébastien Bouillé

    • Le dilettante
    • 5 January 2022

    La scène est à Barcelone. Arnaud Pfimlin y est téléopérateur au sein d'une escouade laborieuse où le temps se passe à conseiller, rassurer, courtiser, balader les malheureuses victimes d'une technologie dite de pointe signée... Goopple, avec pour effet de voir peu à peu sa bile lui monter à la tête, l'emplir et la saturer. Ni la pratique de la photo d'art ni surtout la rencontre miraculeuse avec Marie ne combleront son mal-être. Marie et Arnaud, à qui naît un fils, vont vivre au sein d'une communauté néo-hippie plus vraie que nature, mais rien n'y fait. Arnaud se complaît dans un cynisme funeste avant de sombrer dans un nihilisme morbide. Malgré tout, Bile en tête reste un premier roman réjouissant tant l'auteur manie avec talent un humour dissonant, grinçant et burlesque.

  • Le syndrome du golem

    Mikaël Hirsch

    • Le dilettante
    • 5 January 2022

    Arnaud Vogel est placé par son père, à l'heure de l'avènement des « rouges », en 1982, dans un institut suisse confidentiel où s'éduque l'élite de demain, celle qui parlera l'espéranto. Scout quatre étoiles, il y vit au grand air et à la dure parmi d'autres ados, couvés à la trique par Jonathan et le couple Eggenberger. Quand le trio disparaît, Arnaud prend l'ascendant sur un groupe dont il organise la survie de plus en plus âpre et sauvage, une épreuve initiatique que couronne l'apparition soudaine, en pleine montagne helvétique, d'un yeti assassin. S'articule à cette petite saga vernienne la sombre histoire de Petr Ginz, juif espérantiste tchèque, qui tente, vainement, de contrer l'effroyable destin des siens en invoquant les grandes icônes de l'imaginaire dont ce golem moderne, grand piétineur de cités, qu'est le King Kong de Schoedsack et Cooper. Vient se coudre à cette tragédie la geste fantastique, au coeur du Tibet secret, de deux alpinistes, Heim et Gansser, dont la quête aboutira, parmi les ruines d'une cité perdue, à la découverte d'un anthropoïde singulier. Trois parties qui laissent circuler une énergie narrative remplie de ferveur, de mystère et de merveilleux, liées par le thème des rapports entre réel et imaginaire, le destin européen et l'histoire de cette grande utopie qu'est l'espéranto.

  • Je l'aimais

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 8 February 2002

    Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l'emmener à la campagne. Parce qu'elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu'elle n'arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le boeuf carottes, elle continue de gémir, il décide d'aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s'assoit à côté d'elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu'il n'a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d'un homme dans une cuisine. ça n'a l'air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là.  Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et « la vie comme elle va »...

  • Le gouverneur d'Antipodia

    Jean-Luc Coatalem

    • Le dilettante
    • 31 December 2011

    Une île australe, perdue.
    Aux antipodes de tout. Antipodia. Battue par les vents. Loin des zones de pêche. Dessus, entre deux coups de chien, un chef de poste qui se fait donner du « gouverneur », un mécano qui cache son jeu, quelques chèvres. Si le premier tourne en rond, remâchant sa disgrâce sur le petit périmètre de l'île, le second cavale comme un lièvre, heureux, ravi. Son secret ? Une plante mystérieuse : le reva-reva. Celui qui l'absorbe fait entrer aussitôt ses rêves dans la réalité.
    Mais l'hiver et la glace arrivent. Un naufragé aussi, sur un bout de bois, poussé par des vagues. Lui, un Mauricien, s'appelle Moïse. Il se croit sauvé des eaux froides. Il pose son pied nu sur la grève désolée. C'est alors que tout commence. Que tout éclate. Et qu'Antipodia résonne tout entière.
    Coatalem signe son plus beau roman dans le récit tendu d'une étonnante robinsonnade de notre époque, à mi-chemin entre Jules Verne et Stephen King.

  • La consolante

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 11 March 2008

    Pendant presque trois ans (mille quatre-vingt-quinze jours), j'ai vécu dans la tête, et le corps, d'un homme qui s'appelle Charles.
    Charles Balanda. (Parce que le matin où je me suis dit « Allez... J'y vais. Je commence aujourd'hui », nous étions en août 2006 et qu'avant de monter dans ma soupente, j'avais (pour gagner du temps !) feuilleté le journal. On y faisait part du décès d'un homme qui portait ce nom et j'aimais cette idée, de contrarier un peu les Parques... (À ce moment-là, j'ignorais tout de ce Charles (ce qui m'amuse dans l'écriture, c'est de me lire évidemment) et ne savais pas qu'il aurait une peur panique des chevaux, (j'étais loin d'imaginer qu'il en croiserait...), or il se trouve que Balanda (cela je le savais, Galoubet etc.) est un nom célèbre dans le milieu hippique. Bah...
    Nobody's perfect...) (Beaucoup de parenthèses et un(e) prière d'insérer qui part déjà dans tous les sens, tant pis pour l'éditeur...)) Au début de l'histoire, ce Charles, mon Charles, 47 ans, apprend la mort de la mère d'un de ses amis d'enfance et perd complètement les péd... les étriers. Comme c'est un garçon cartésien (architecte et ingénieur), il prend sur lui et fait de grands efforts pour se remettre en selle. En vain.
    Bien des chapitres plus tard, sa soeur, inquiète, lui demandera :
    - Hé. Tu ne serais pas en train de nous préparer une petite crise de la cinquantaine, toi ?
    La midlife crisis, comme ils disent...
    - Tu crois ?
    - Mais ça m'en a tout l'air...
    - Quelle horreur. J'aurais aimé être plus original... Je crois que je me déçois un peu, réussit-il à plaisanter.
    Non, Charles, je vous rassure. Ce n'est pas ça. Enfin, ce n'est pas ce que j'ai voulu... Je n'aurai pas le culot d'affirmer que vous êtes, que nous sommes tous les deux, « plus originaux », mais la crise de la cinquantaine n'était pas du tout mon propos.
    Ce que je voulais, c'était vous choper un matin à la descente d'un avion, vous tabasser, vous rouer de coups jusqu'à ce que vous soyez à terre, et vous le serez, souvenez-vous, sur le boulevard de Port-Royal, à terre et couvert de sang, pour ensuite vous aider à vous relever en vous tendant... d'autres rênes...
    Voilà qui n'est pas tellement plus original, je le concède, mais ce qui « bouge encore » à l'heure de ma prière, ce sont les deux femmes qui encadrent votre chute.
    Celle qui vous a désarçonné, qui s'appelle Anouk, qui était très gaie, mais qui donne à ce texte un petit goût triste et amer.
    Et l'autre, her name is Kate, qui va vous aider à virer les éperons, et qui "en nous racontant des choses affreuses, en nous prenant à la gorge le temps de sa confession" changera la lumière.
    La lumière, le ton, l'écriture, et même la typographie de cette histoire.
    Tout devient plus léger, plus souple, plus... incliné.
    Donc vous voyez, c'est vous qui m'avez obsédée, mais ce n'est pas vous le héros.
    Ce sont elles. Vous étiez là pour les servir. Et si nous les avons tant aimées, vous et moi, c'est parce qu'elles sont, chacune à leur manière, absolues, absolument généreuses.
    Encore des bons sentiments, on va dire...
    Oui. Pardon. À défaut de faire de la bonne littérature, les gens généreux font de beaux personnages. Je dis pardon mais n'en pense rien. À la page 478, Kate m'a déjà graciée : « ... il ne faut pas croire à la bonté des gens généreux. En réalité ce sont les plus égoïstes... » Et puis il y a les enfants aussi...
    Je voulais un livre avec des enfants qui soient vivants à l'intérieur.
    Et là, ce mercredi 6 février 2008, à l'heure où je m'insère comme je peux en comptant mes abattis, je me souviens qu'ils y sont, ces enfants, et, rien que pour eux, je suis bien heureuse de l'avoir écrit...
    Deux femmes, un homme qui va boitillant de l'une à l'autre et plein de gamins tout autour.
    Voilà pour La Consolante.
    A.G.

  • L'échappée belle

    Anna Gavalda

    • Le dilettante
    • 3 July 2012

    Rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.
    Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle, cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

  • Je vais bien ne t'en fais pas

    Olivier Adam

    • Le dilettante
    • 1 January 2000

    C'est le récit d'un drame familial, d'un cruel apprentissage de la vie et du monde du travail. C'est aussi un thriller psychologique : la disparition d'un être cher, le quotidien entre loisir et travail à la caisse du Shopi, et puis le suspense qui enveloppe ce trou noir, ce manque, voilà les trois chemins que suit Claire, jeune fille tendre et fragile, affaiblie par l'absence de son frère. Un roman réaliste aussi étonnant qu'émouvant sur la douleur de la séparation.

  • Ferenczi et moi

    Lecoeur Lionel

    • Le dilettante
    • 13 October 2021

    Lionel Lecoeur s'en est allé gîter haut dans l'arbre généalogique de sa femme, faire retraite dans l'histoire vibrante et poignante de la famille des éditeurs Ferenczi. Il nous la narre non avec la sécheresse d'un érudit débitant son fichier, mais sur un mode romanesque vibrant et émouvant, à la cadence d'une saga familiale tout en ombres et lumière.

  • Stoner

    John Williams

    • Le dilettante
    • 28 August 2011

    Né pauvre dans une ferme du Missouri en 1891, le jeune William Stoner est envoyé à l'université par son père, et au prix de quels sacrifices, pour y étudier l'agronomie.
    Délaissant peu à peu ses cours de traitement des sols, ce garçon solitaire découvre les auteurs, la poésie et le monde de l'esprit. Il déçoit les siens, devient professeur, se voue corps et âme à la littérature, sert ses étudiants, assiste impuissant aux ravages causés par une terrible crise économique et deux guerres mondiales, se trompe d'histoire d'amour et finit par renoncer au bonheur. Tout cela l'entame, mais rien ne le diminue : il lit.
    Célébration d'une âme droite enchâssée dans un corps que la vie a très tôt voûté, voilà le récit d'une vie austère en apparence, ardente en secret. « Au cours de sa quarante-troisième année, William Stoner apprit ce que d'autres, bien plus jeunes, avaient compris avant lui : que la personne que l'on aime en premier n'est pas celle que l'on aime en dernier et que l'amour n'est pas une fin en soi, mais un cheminement grâce auquel un être humain apprend à en connaître un autre » .

  • La peur

    Gabriel Chevallier

    • Le dilettante
    • 20 October 2008

    Paru en 1930, ce livre, largement autobiographique et dont le titre était un défi, raconte la terrible expérience des combattants de 14-18 face à la férocité et l'inutilité de cette guerre. Au Dilettante, nous n'abusons pas des superlatifs mais il s'agit sans nul doute d'un chef d'oeuvre... Écoutons Jacques Tardi: «Tout le monde devrait lire et relire La Peur.»

  • Mon business model

    Julien Gangnet

    • Le dilettante
    • 25 August 2021

    Joseph Haquim surfe sur le bitume entre Barbès et les Maréchaux nord. Parachuté par Pôle emploi chez les Perez, une agence de presse à faits divers, familiale et crépusculaire, il pousse son pion méchant jusqu'à la réussite entrepreunariale et monte une start-up de fin des temps, entouré d'une escouade de bras cassés. Mais lorsque l'adversité se rappelle à lui, il est prêt à tout pour ne pas changer de lifestyle.
    Même au pire.

  • Semper paratus

    Marc Salbert

    • Le dilettante
    • 8 September 2021

    Écrire un roman demande des compétences qui mêlent sans trembler la science du contrôle maritime, l'art de la vigie et le sacerdoce du sauvetage en mer. D'un côté, on se régale de faire grouiller, s'entrecroiser, se frôler ou se percuter une scintillante escadre de petites destinées, de l'autre, devoir est là de se jeter à l'eau pour, en cas de tornade, éviter le naufrage, sauver son équipage. Pour cela, et c'est le titre même, le sens, du nouveau roman de Marc Salbert, se tenir"semper paratus", être"toujours prêt", prêt aux trous d'air et aux deuils brusques, aux lâchages et aux retours de flamme. Vont donc s'afficher, sur l'écran radar et sous l'oeil du lecteur, en puissance de tous impacts et trajectoires, Mathilde Serboni, veuve tragique et solitaire, à la beauté minérale et aux proches mystérieusement disparus en plein ciel, Alexandre Cuvillier, accort jeune homme devenu guetteur d'un sémaphore finistérien pour noyer dans les embruns ses tristes amours brésiliennes; s'ajoute à ce duo, dont les trajectoires vont inéluctablement se rejoindre, un trio de vigies hautes en déboires et fortes en gueule : de Bordemart, en rupture d'une princesse cambodgienne, Pujol, en souffrance d'éloignement sentimental, et le polonais Sobalski. Sur fond d'embardées aériennes et d'embouteillages maritimes, ponctués de contacts radio et de tempête soudaine, d'abordages amoureux et de renflouages érotiques, on assistera donc, sous l'oeil sémaphorique de Marc Salbert, à une épopée bretonne qui tient de la régate sentimentale et du convoyage affectif à haut risque.

  • Tout un ete sans facebook

    Romain Puértolas

    • Le dilettante
    • 29 April 2017

    Mutée disciplinairement à New York, Colorado, un petit village raciste du fin fond de l'Amérique, sans couverture mobile et où il ne se passe jamais rien, la lieutenant de police de couleur noire, à forte corpulence, Agatha Crispies a trouvé un échappatoire à son désoeuvrement dans l'animation d'un club de lecture au sein du commissariat. Mais alors qu'elle désespérait de pouvoir un jour enquêter à nouveau sur un meurtre autre que celui d'un écureuil, une série d'effroyables assassinats et disparitions viennent (enfin) troubler la tranquillité des lieux, mettant à l'épreuve ses connaissances littéraires.
    Puértolas signe un drôle de thriller loufoque, un poilar !

  • La peau et les os

    Georges Hyvernaud

    • Le dilettante
    • 31 August 1998

    Georges hyvernaud est né en 1902 en charente, professeur dans les écoles normales d'instituteurs, il fut mobilisé en 1939, capturé et prisonnier en allemagne.
    La peau et les os (publié en 1949) est le témoignage de ces années. la parution à partir de 1985 de ses å'uvres complètes a fait sortir de l'oubli cet écrivain que raymond guérin et etiemble ont défendu. georges hyvernaud est mort le 24 mars 1983.

  • Comment je suis devenu stupide

    Martin Page

    • Le dilettante
    • 3 January 2001

    Comment survivre dans le monde cruel du capitalisme triomphant quand on est, comme Antoine, un jeune homme lucide et moral ? Martin Page traite une qualité reconnue, lintelligence, comme un défaut. Selon LEcclésiaste, « qui accroît sa science, accroît sa douleur ». Son héros, Antoine, jeune étudiant surdoué, est persuadé que son esprit insatiable est à lorigine de son mal de vivre ; sil est intelligent, il narrive pas à vivre avec intelligence. Après quelques tentatives thérapeutiques radicales, il entre­prend de se guérir de cette maladie dintelligence. Avec application, il cherchera la méthode pour soffrir une vie enfin un peu douce. Un premier roman drôlement intelligent.

  • Le jour où Providence doit se rendre à Marrakech pour ramener Zahera, une petite fille gravement malade qu'elle vient juste d'adopter, un volcan se réveille en Islande et paralyse le trafic aérien européen empêchant tout avion de décoller. L'amour d'une mère est-il assez fort pour déplacer les nuages ?
    Un roman à la fois drôle, décalé, extrêmement touchant, avec des personnages hauts en couleurs et des situations hilarantes comme seul Puértolas peut les imaginer. L'amour des ailes, l'humour aussi...

  • Faux depart

    Messina Marion

    • Le dilettante
    • 23 August 2017

    Ma foi, qu'est-ce donc que la vie, la vie qu'on vit ? D'expérience, elle a la douceur d'un airbag en béton et la suavité d'un démaquillant à la soude, la vie ne serait-elle qu'une épaisse couche d'amertume sur le rassis d'une tartine de déception ? Pas moins, pas plus ? C'est en tout cas la démonstration que nous livre Marion Messina, l'Emmanuel Bove de ces temps, dans Faux départ, son premier roman. À ma gauche, Aurélie, à ma droite Alejandro ! Entre la Grenobloise de toute petite extraction qui crève la bulle d'ennui dans une fac facultative, souffre-douleur d'un corps en plein malaise, et le Colombien expatrié, ça s'aime un temps mais ça casse vite. D'aller de Paris en banlieue et de banlieue à Paris, d'oeuvrer comme hôtesse d'accueil, de manger triste, coucher cheap et vivre en rase-motte, rencontrer Franck puis Benjamin ne change que peu de choses à l'affaire. Renouer avec Alejandro ne modifie guère la donne : l'amour fou, la vie inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps, mais jamais atteints. Toujours en phase d'approche, jamais d'alunissage. Marion Messina décrit cette frustration au quotidien avec une rigueur d'entomologiste. Que voulez-vous, la vie fait un drôle de bruit au démarrage. Jamais on ne passe la seconde. Faux départ, telle est la règle.

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