Le Cri

  • Noël avait beau se raisonner, il ne parvenait pas à faire taire sa jalousie.
    Il savait bien que belle aimait se sentir entourée, cajolée, courtisée. pourtant, le doute le rongeait. d'où venaient ces fleurs ? a qui écrivait-elle ? pourquoi s'absentait-elle ? noël avait tenu bon jusqu'ici. mais cette fois, il sentait que c'était sérieux. belle lui avait menti. sa vieille mère malade la demandait ? allons donc ! l'excuse était grossière ! belle voulait s'échapper pour retrouver l'autre, tout simplement.
    Noël en tremblait de rage. et sa décision était prise. il allait les surprendre... il allait le tuer...

  • En même temps qu'elle réfléchit à ses rivières nos vies, nos pensées, l'eau avance.
    Le temps avance. Vers l'embouchure finale. Chaque fois individuelle, chaque fois renouvelée. La réflexion se fait toujours en allant, en marchant. C'est pourquoi le poème est ici " parlé marché ". Pourquoi il dialogue avec l'immobilité de la peinture (Rembrandt, Rubens, Mondrian, de Kooning, van Eyck, Spilliaert, Ensor etc...). Pourquoi il bouscule la philosophie (Descartes, Husserl, Heidegger). Pourquoi il marche joyeusement à travers la barrière des langues (Bruxelles, la Flandre).
    Pourquoi il réfléchit à l'Europe d'aujourd'hui, belle abstraction sans corps réel. Sans corps sensuel. Pourquoi enfin il se réjouit du goût des nourritures (les huîtres, les moules, la bière, le pain d'épice). Ici le poème réfléchit à la réflexion. Au réfléchissement et au mouvement qui nous emporte vers le large. Quel large ? C'est à venir. À deviner. À devenir.

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  • Ce livre a sauvé mes enfants de la malnutrition ! (Une cliente au Salon du livre) Enfin rééditée, cette somme du bon sens culinaire, avec une abondante iconographie et trois dessin originaux de Thierry Bosquet, ravira les amateurs de beaux livres et de fourneaux.
    Des annexes et index pratiques permettent une lecture interactive efficace et complète, afin d'optimiser tout projet culinaire.

    Sous une forme efficace, avec une iconographie fournie, ce livre constitue une source d'inspiration inépuisable pour ceux qui aiment et/ou doivent cuisiner.

  • Né en 1913, Henry Bauchau a traversé le siècle. Il ne publie son premier recueil poétique qu'en 1958. Pourtant, il y a un poète qui s'ignore dans le chroniqueur d'avant-guerre, dans le combattant de 1940, dans le citoyen engagé dans l'action sociale sous l'Occupation ; il y a un être d'action dissimulé dans l'écrivain. Ce sont ces deux pans de la vie de Bauchau qui sont abordés dans ce travail, fruit des efforts conjugués de deux historiens et d'une spécialiste de la littérature contemporaine. Le travail des premiers, - bâti sur la base d'archives pour une bonne part inédites -, trouve son prolongement naturel dans l'analyse de la seconde : aucun des deux objets, historique et imaginaire, n'est indépendant, et leur corrélation permet d'éclairer un parcours certes singulier, mais inscrit dans une dynamique générationnelle.

  • L'exil du centaure

    Thilde Barboni

    L'Exil du Centaure est l'histoire déchirante d'une jeune femme à travers ses fantasmes, à travers son passé.
    Une histoire d'amour aussi, où s'exacerbent romantisme, violence et passion. Ce roman poignant qui, à sa sortie en 1982, bénéficia des faveurs du public et obtint le Prix du roman de la Ville de Bruxelles, méritait d'être enfin réédité.

  • Bruxelles, pôle d'attraction en 1900, le port d'Amsterdam, la guerre civile espagnole, l'Afrique du Sud...
    Ne font qu'annoncer le mystère qui plane sur une famille belge. Le silence s'est fait sur l'extrême pauvreté de ses origines en Flandre agricole, après le typhus, la famine, le prolétariat des villes et le choléra du XIXe siècle. Silence aussi sur un désastre inexplicable dont le mot clé est une charrette qui part de Lapsceure... Mais voici la génération de la fin du siècle, l'émigration, le curé en Oklahoma qui sera prélat du pape, le début des luttes sociales, l'école militaire en 1910, quatre fils au front dans les tranchées, la Société des Nations, le Congo.
    Et à travers ses vies parallèles : le quotidien, la destinée, mais surtout la force de vivre qui dicte sa loi. La Charrette de Lapsceure constitue le dernier volet de la trilogie La Passion et les Hommes.

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  • Récemment, une découverte insolite dans les archives du Metropolitan Museum of Art à New York a conduit l'auteure jusqu'à Léopold II, dans son château de Laeken.
    Nous sommes au printemps 1909. Le roi des Belges décide de vendre tous ses objets d'art, tout son mobilier de valeur. Que s'est-il passé dans la tête du vieux monarque ? Il n'a pas besoin d'argent. Est-ce une histoire de succession, comme on se plaît à le répéter ? Une revanche après l'annexion du Congo et la liquidation forcée de sa Fondation de la Couronne ?
    Ou alors, est-ce un prétexte pour qui rêve de vendre bien cher aux Américains ses tableaux de qualité fort moyenne, voire médiocre ? Car, on l'a oublié. En 1890, la collection de Léopold II a été sévèrement abîmée dans l'incendie du château de Laeken.
    Parmi les pièces endommagées, il y a ce Van Dyck, le Portrait de Duquesnoy. En mai 1909, il est vendu deux fois. Une première fois à Paris, pour le marché américain, et une deuxième fois à Bruxelles, aux Musées royaux des Beaux-arts. Où est passé l'original ? Qui a eu la copie ? Manifestement, l'exemplaire bruxellois est en trop parfaite santé.

    Geneviève Tellier fournit la preuve que l'entêtement et le refus des dogmes, politiques ou culturels, sont indispensables. On ne sait si elle fait surgir la vérité mais elle dénonce les vérités toutes faites. En cela, elle est un peu journaliste. (Jean-Pierre Stroobants, journaliste au quotidien Le Monde. )

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    Jean Warland

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  • Les grenouilles

    Raymond Duesberg

    Après 1984 de george orwell ou le meilleur des mondes d'aldous huxley - auxquels on ne peut s'empêcher de penser -, raymond duesberg nous livre ces grenouilles, véritable poème visionnaire de la cruauté, de l'érotisme.
    Mais c'est surtout, dans sa cohérence implacable, le monde de demain : lémuria, une ville où semblent s'être réfugié les ultimes survivants de l'humanité, qui y vivent tapis dans des " cros ", marqués en leur chair de maladies incurables, définis par des tâches grotesques et dérisoires, asservis à un régime dictatorial, à une religion sans amour, habités, cependant, par quelque obscure nostalgie. dans notre littérature trop quiète, raymond duesberg introduit cette violence précise et folle qui fut celle d'un autre visionnaire, cinq cents ans plus tôt, son compatriote jérôme bosch.
    Son écriture unique, surgissement magnifique et insolite, profuse, cocasse, révèle un de ces écrivains de la race des grands visionnaires. lors de sa publication en 1962, ce roman provoqua un véritable séisme littéraire et une critique unanime, il fut un best-seller commercial. nous nous devions de rééditer ce chef-d'oeuvre, dont le propos est plus que jamais d'actualité

  • D'abord le trou rond, aux bords roussis, dans la nappe.
    Adélia trouve très mal élevé qu'on écrase ses cigarettes à côté des cendriers. et puis, quel désordre dans la salle - à manger : assiettes sales, verres poisseux, chaises renversées même... oh ! pas de doute, les amis de jo - enfin de luke, puisque c'est comme ça qu'ils l'appellent - ne sont pas des "gentlemen". mais il y a pis. la grande malle en osier qu'ils ont transportée dans la chambre d'amis, au milieu de la nuit, eh bien, elle bouge ! adélia y a jeté un oeil ce matin et pas d'erreur : quelque chose remue à l'intérieur.
    Quelque chose qui cherche à en sortir

  • En quête d'inspiration pour écrire, Hélène Albi voyage en Casamance.
    La rencontre singulière qu'elle y fait, doublée d'un rêve mystérieux, est décisive. Ensuite, l'Afrique déploiera ses enchantements : rumeurs ancestrales, murmure du vent dans les frondaisons, pulsations d'une terre habitée, que les esprits n'ont pas encore désertée. Et l'aventure romanesque d'Hélène deviendra le lieu du passage : la voix de l'ancêtre se fera-t-elle entendre au-delà des différences culturelles ?.
    Le Souffle des ancêtres est le récit d'une transmission, celle de la sagesse à travers le temps. L'histoire d'un périple à la rencontre de l'autre, et de soi : une initiation qui défie les lois de la pesanteur et de la mort. On ne peut s'empêcher de penser à Karen Blixen et Marie Gevers

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