Labor Sciences Humaines

  • " L'Unique et sa Propriété ", dès sa publication en 1844, suscite un grand intérêt populaire et politique, notamment dans la polémique qu'il engage avec la gauche hégélienne, l'humanisme de Feuerbach et le communisme.
    Il sombre ensuite dans l'oubli. Stirner y proclame que les religions et les idéologies se fondent avant tout sur des superstitions. Il considère le nationalisme, l'étatisme, le libéralisme, le socialisme, le communisme ou encore l'humanisme comme des superstitions. Paradoxalement la féroce polémique engagée par Marx à l'encontre de L'Unique et sa Propriété en fait une lecture incontournable pour qui veut comprendre le marxisme.
    La critique de Stirner est en effet considérée comme décisive dans la conversion de Marx de l'idéalisme au matérialisme, dans son détachement de la philosophie humaniste de Feuerbach ainsi que dans sa rupture définitive avec le " socialisme utopique ".

  • Les hommes timorés, que tout changement emplit d'effroi, affectent de donner aux termes d'évolution et de révolution un sens absolument opposé. L'Evolution, synonyme de développement graduel, continu, dans les idées et dans les moeurs, est présentée comme si elle était le contraire de cette chose effrayante, la Révolution...

  • « Et si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser ! ». « Si Dieu est, l'homme est esclave; or l'homme peut, doit être libre, donc Dieu n'existe pas. » Ces deux phrases illustrent très bien le célèbre ouvrage de Michel Bakounine. Pour lui, la religion est source d'esclavage et de misère et son Dieu et l'État frappe les tables de la loi comme un marteau en furie. Dieu et l'État est l'ouvrage classique de l'athéisme. Ce plaidoyer matérialiste, rationaliste et radicalement démocratique répond à Voltaire et à son « Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer » par « Si Dieu existait réellement, il faudrait le faire disparaître ».

  • Alain legros livre ici un petit alphabet hédoniste de michel de montaigne afin de retrouver les échos de ces riches lectures ou de les découvrir.
    Chaque auteur a ses mots de prédilection, vraiment les siens, même s'il les emprunte à son époque, à sa culture. sinon, il n'est pas auteur. dans son oeuvre, ils ont quelque fréquence. pour les entrevoir, il faut le fréquenter. fréquenter un auteur, c'est le lire et le relire, dans l'ordre et le désordre, chercher à retrouver la page qu'on a aimée et en trouver une autre qu'on aimera de même, ou retrouver cette page mais découvrir qu'elle menait bien plus loin qu'on en avait souvenir, ou qu'elle était tout autre.

  • Aux expressions d'une misogynie dominante se sont objectées, depuis que la culture littérale existe et nous est transmise, des idées féministes, explicites ou implicites.
    La misogynie n'est ni inéluctable, ni prescrite par une " nature masculine " invariable et immuable. c'est une construction historique conjoncturelle dont les visées sont politiques autant qu'idéologiques. elle n'ignore rien des arguments contraires qui peuvent lui être objectés. séverine auffret a entrepris, à l'université populaire de caen, une récollection de cet envers de la misogynie depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos jours.
    Sapphô et compagnie présente le premier moment de cet inventaire, qui en comprendra quatre.

  • " rappelons-nous 1996 : des enfants prisonniers sont libérés, des cadavres d'enfants victimes sont découverts.
    Dutroux et d'autres sont arrêtés, puis emprisonnés. fin 2003, on nous promet le jugement en cour d'assises de dutroux et consorts pour 2004. promis, craché, juré : un jury populaire va aider à établir la vérité judiciaire et sanctionner, cela après plus de sept années d'enquêtes et de procédures, de rebondissements, de scandales, de dégoûts ! le palais de justice d'arlon est tout neuf, tout beau, tout propre.
    Le spectacle commence, ou plutôt continue. mais, dans ces conditions, chacun de nous peut-il encore réfléchir et débattre la cause des enfants, de tous les enfants en toute liberté d'esprit ? ".


  • le soutien de l'etat aux musées s'inscrit de plus en plus souvent dans un contexte économique ; le financement du musée est octroyé non seulement pour des raisons de préservation patrimon,iale, de recherche ou d'éducation, mais aussi pour assurer le développement touristique voire économique d'une région.
    les musées, en outre, sont plus souvent contraints à trouver des financements supplémentaires pour assurer leurs activités, notamment en augmentant leurs recettes via une politique active de tarification des entrées. cet ouvrage se propose, à partir du débat actuel dur le droit d'entrée dans les musées, d'explorer les différentes logiques auxquelles sont confrontées les institutions muséales, qu'il s'agisse des mécanisme des pouvoirs publics, de ceux du marché, mais aussi de la logique du don.


  • Quelle ardeur anime les fous de dieu comme ceux du 11 septembre ? Quel enthousiasme a soulevé les millions de militants communistes ? D'où vient la combativité exceptionnelle des soldats nazis ? Quelque soit l'idéologie, islamiste, communiste ou nazie la même passion totalitaire les habite Elle leur donne la puissance du dévouement, du sacrifice ruais cette passion totalitaire a aussi une face cachée.
    Elle rejette les soi-disant parasites, tous ceux désignés comme incapables de s'engager, de se mobiliser pour la collectivité. Ce sont les juifs pour les nazis, les koulaks pour les soviétiques, les mauvais musulmans pour les islamistes. D'où vient cette passion totalitaire ? D'où tire-t-elle sa puissance ? Pourquoi est-elle si présente à notre époque ? Ce sont les questions auxquelles cet ouvrage propose des réponses.

  • Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède... Un ouvrage qui, au-delà de son thème premier, permet de comprendre comment l'on crée l'Histoire à travers les histoires.

  • " Notre conception de la démocratie implique l'égalité de tous les citoyens, le droit à une vie décente, le droit à l'enseignement, le droit à l'information, la liberté d'opinion, d'expression, la liberté d'association, la liberté d'action et de mouvement,...
    Cette affirmation de principe ne doit pas occulter les débats qu'elle contient. L'égalité des chances ou l'égalité des résultats ? Qu'est-ce qu'une vie décente ? Un enseignement, le même pour tous ? Quel contrôle sur l'information ? Quelles limites pour les libertés d'opinion, d'expression, d'association, d'action et de mouvement ?... L'objectif de ces libertés et droits fondamentaux est de garantir les conditions d'une réelle participation de tous les citoyens dans le débat démocratique, et ce de manière égale.
    ( ... ) Alors que la démocratie a tendance à devenir un dogme, elle devrait au contraire redevenir un débat afin de réhabiliter, de remettre en évidence la multitude de conflits aujourd'hui tacites ou trompeurs qu'elle porte en elle. "

  • A l'aube des années 1990, la fin de la guerre froide bouleversait les fondements des relations internationales.
    D'aucuns annonçaient la " fin de l'histoire " et le président Buste père consacrait l'émergence d'un " nouvel ordre mondial ", plus juste et plus humain. Quinze ans plus tard, il est devenu tristement banal de constater que ce monde est sans commune mesure avec le " nouveau désordre international " contemporain. le nouveau désordre international et les raisons d'en sortir se veut une approche critique et didactique de l'évolution des relations internationales d'après-guerre froide.
    Après avoir confronté les utopies de l'époque aux désordres actuels -financiers et commerciaux, terroristes et antiterroristes, sociaux et environnementaux-, il en identifie les symptômes ; analyse leurs contradictions et apporte des pistes de solutions pour en sortir.

  • Un quart de siècle de silence n'y a rien fait : Jean-Paul Sartre (1905-1980) continue à susciter l'anathème ou le dithyrambe, l'urticaire ou la pâmoison.
    Faut-il qu'il ait marqué les esprits ! Est-il définitivement impossible d'instruire son dossier à charge et à décharge ? Doit-on renoncer à toute " objectivité " à son égard ?. Prendre au pied de ses lettres le philosophe, l'homme de plume, qui aimait d'amour la littérature et qui très tôt considéra que la vie d'un écrivain doit se comprendre à partir de sa littérature, évoquer le chantre de l'engagement de manière dégagée : telle est l'ambition du petit livre de William Bourton, auteur, l'an dernier, d'un Sartre, d'un siècle l'autre, salué par la critique.

  • Les images ont de tout temps exercé un puissant pouvoir d'attraction sur les jeunes. Philippe Meirieu parle, de « sidération ». Cela n'est pas sans conséquences sur leur manière d'appréhender le monde et d'envisager la vie en société. Cela ne facilite pas le travail éducatif et soulève des questions fondamentales pour les parents et les enseignants. C'est sur cette toile de fond que les entretiens entre Philippe Meirieu et Jacques Liesenborghs revisitent les étapes décisives de l'éducation : renoncement de l'enfant-roi à la toute puissance, accès progressif à l'altérité et à la citoyenneté

  • Se souvenir de son histoire, retrouver ses racines, cultiver les lieux de mémoire, telle aura été l'obsession commémorative du XXe siècle finissant, dont on peut trouver des illustrations aussi bien dans le goût pour le mobilier rustique, l'engouement pour la chine, le recyclage, la rénovation, la restauration, mais aussi pour la psychanalyse et la généalogie.
    Et si notre époque baigne dans la nostalgie d'un temps imaginaire, il y a tout lieu de s'interroger sur cette identité culturelle qu'on invoque comme remède à notre misère existentielle et comme panacée pour tous nos maux sociaux. Le musée, au prétexte de nous aider à mieux voir et à mieux nous souvenir, n'en vient-il pas à nous dispenser de regarder et d'exercer notre mémoire? Et n'est-ce pas un monde muséalisé mis à la disposition de l'homo touristicus afin de satisfaire sa soif d'exotisme en tout genre que nous nous préparons sans y prendre garde?

  • Le monde de la gastronomie bouge, voire se mondialise.Cet ouvrage ouvre les portes du débat et à travers les nouveaux comportements alimentaires, il fait la part belle aux enseignements de l'éco-gastronomie. Éducation au goût et biodiversité sont les maîtres mots de ce livre.

  • Avec cette évolution de la presse écrite, de ses dérives comme celles engendrées par l'affaire Clinton, évoquées avec humour et objectivité, Gabriel Thoveron nous livre une analyse de la presse d'opinion, de la presse d'information et de la presse du spectacle.

  • Membre fondateur de l'Université de Caen, Gilles Geneviève retrace dans ce livre son expérience au sein de son atelier de philosophie pour enfants.
    La raison puérile est le journal de la deuxième année de fonctionnement de cet atelier, le seul en France à fonctionner de façon régulière. Des comptes-rendus de l'ensemble des discussions qu'ont eues les enfants cette année-là permettent de prendre la mesure de la profondeur de leur réflexion. Ils sont complétés par une présentation détaillée des intentions qui guident Gilles Geneviève pour proposer de telles activités à des enfants et des adolescents et par une description précise des modalités de leur mise en oeuvre.

  • L'exclusion est un déni de citoyenneté. Ceux qui sont qualifiés d'exclus sont des sujets politiques dont la situation de dépendance contredit le statut de citoyen et entrave bien souvent la mobilisation de leur compétence citoyenne pour refuser leur état de subordination.

  • Les passions agitent les hommes depuis toujours, et pas seulement les philosophes. Il n'empêche que tout le monde aimerait vivre une grande passion. Mais cela fait peur, car la passion emporte et embrase, bouleverse et brise. Elle fait peur aux autres, qui se sentent exclus ou qui y voient le comportement incontrôlable par excellence. On pense aux foules qui descendent dans la rue, protestant et réclamant vengeance, menaçant les pouvoirs établis pour exiger des changements que les intéressés n'ont évidemment absolument aucune intention de leur concéder. Les passions prennent ainsi de multiples visages. Le livre qu'on va lire a pour ambition de faire le point sur leur évolution et d'en suivre les méandres à travers l'histoire. C'est un ouvrage où le philosophe va rencontrer le psychologue, et le sociologue écouter le politique.

  • " cinquante ans après l'instauration du suffrage universel, la représentation politique des femmes pose question.
    Dans les autres sphères de la société, dans la famille, le travail, l'inégalité subsiste, flagrante et apparemment irréductible. [. ] la persistance des discriminations dites indirectes montre les limites de l'égalité formelle. la réalité est complexe. la neutralité du droit ne se retrouve pas dans la société. changer les lois ne suffit pas à changer les rapports de genre. l'inégalité devient tacite et invisible aux yeux des décideurs.
    A l'égalité des droits, il faut dès lors substituer le droit à l'égalité. la parité tente d'apporter une réponse à ce problème en intégrant à la fois le concept d'égalité entre les individus et la dualité sexuée du genre humain. elle vise non seulement l'égale représentation des hommes et des femmes mais aussi le partage égalitaire du pouvoir, clés indispensables pour refonder notre démocratie. ".

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