Langue française

  • Le roi Manfred se meurt, et le royaume d'Abhorn vacille dans le souffle irrégulier du monarque. Son fils aîné, le prince-servant Haert, à qui reviendrait légitimement la couronne, se protège des complots en éliminant tous ceux qui se dressent entre le trône et lui. S'il a le soutien de dame Katryn, son épouse et maîtresse intrigante aux sombres secrets, il s'attire l'inimitié de son frère, Saulen, et de sa soeur, Elvire, qu'il écarte habilement du pouvoir. D'autre part, il a dissout la compagnie des Dames d'Yssel, commandée par Moéva d'Arézar.

    Cette guerrière-héroïne a pourtant combattu avec lui pour repousser l'assaut des Pillards pourpres et a tout perdu dans la bataille. Mais elle doit à présent s'exiler en Outre-Ezard. De son côté, Brilliân, premier-chevalier attitré de la princesse Elvire, part enquêter dans cette région dont il est originaire, car il y pressent l'éveil d'une menace. Il croise Moéva en route et voyage avec elle. On a confié à la mercenaire la garde d'une jeune lunarelle, descendante des demi-elfes, aux pouvoirs magiques naissants.

    Mais surtout, au-dessus de ce monde fragile, la lumière d'Yssel, l'étoile reine du ciel et protectrice de la terre, faiblit dangereusement sans que personne ne s'en aperçoive. La véritable guerre n'a peut-être pas encore commencé, et son enjeu dépasse probablement les frontières du royaume.

  • Josuan reçoit un jour une lettre alarmante d'un de ses vieux copains de classe qui le supplie de venir le rejoindre à Northcalton, où il a de sérieux problèmes. N'écoutant que son courage, il vole au secours de son ami. Mais il est victime d'un « étrange » accident de voiture. Sa vieille Ford réduite à un tas de tôles, il doit poursuivre le chemin à pied, dans les frimas d'un paysage carnivore. Ses pas le mènent alors jusqu'à l'inquiétant château de Walpurgis.
    Que lui veulent ses nombreux habitants, adorateurs de Satan et plus excentriques les uns que les autres ? Le comte de Hartz, maître des lieux, extermine des Gousseleaux, créatures dégénérées qui s'introduisent dans la demeure. La comtesse prétend être une sorcière. Triboulet, artiste sculpteur à l'humour scatologique, s'enferme dans un cynisme goguenard. Les autres complètent cette galerie d'illuminés. À moins qu'ils ne soient tous de dangereux psychopathes.
    Le temps de se poser la question, Josuan apprend qu'il doit finir sur l'autel du sacrifice, au cours de la prochaine messe noire. C'est chaud pour lui. Très chaud. Ça sent les flammes de l'enfer.

    Philippe Duchateau fut pilote de chasse dans la Royal Air Force puis pilote d'essai chez Dassault pour le programme Rafale. De là à le comparer à Saint-Ex, il n'y aurait donc qu'un pas. Mais il se réclame plutôt de Jean Ray pour l'univers romanesque, de Julien Gracq pour la beauté de l'écriture et de Wilkie Collins ou Raymond Chandler pour la qualité des intrigues. Il possède néanmoins son propre style, envoûtant et inimitable, dans lequel il mêle habilement humour, suspense et fantastique.

    « Rarement, je me suis sentie autant tenue en haleine. » Dalvadusud, Babelio « Cela n'a pas été sans me rappeler La colline a des yeux, film d'épouvante qui m'avait totalement terrifiée. » Mes Petits Crimes et Délits « Un humour noir qui cache bien autre chose. » Livresque78

  • D., alias Azraël, est l'archange de la mort. Son job, c'est de séparer l'âme du corps des humains pour leur permettre de rejoindre l'au-delà, au moyen de sa faux. Jusqu'au jour où un mystérieux voleur la lui pique, alors qu'il est encore certainement trop occupé à cuver pour faire attention à ses affaires.
    Gros problème : sans la Faux, les hommes ne peuvent plus mourir. Et, faute de mieux, des hordes de Deathless, des Sans-Mort, âmes errantes enchaînées à leur corps, sont acheminées jusqu'en enfer. D. est super mal et passe un mauvais quart d'heure au conseil des archanges. Car sans être totalement rabat-joie, Dieu n'est pas non plus le roi de la déconne, à qui on peut expliquer tout de go un truc pareil. De toute façon pas la peine de lui expliquer, il sait déjà tout, non ?
    Il sait, par exemple, que dans sept jours les Deathless seront trop nombreux pour être tous contenus sous terre et que, si les négociations entre anges et démons tournent court, le paradis déclarera la guerre à l'enfer. Sept jours durant lesquels D., condamné à mort en cas d'échec, tentera par tous les moyens de retrouver celui qui a volé sa faux et de comprendre la raison d'un tel acte. Sept jours avant qu'il ne soit trop tard, avant que l'équilibre du monde ne vole en éclats et que l'humanité entière ne passe aux mains de Satan. On dit qu'il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints, mais là, pas sûr.
    Avec Deathless Days, son premier roman, Lucas Legendre signe un thriller biblique haletant, érudit et à l'humour décapant comme de l'acide.

    Lucas Legendre est docteur en biologie et passe le plus clair de son temps à étudier l'évolution d'animaux morts depuis très, très longtemps. Entre deux os de dinosaures, il trouve quand même le temps d'imaginer des histoires et de les écrire. Après s'être essayé au space opéra, il s'est lancé avec bonheur dans le thriller fantastique.

  • La colonelle Jeff et son commando exclusivement féminin sont envoyés en mission sur la planète pénitentière de rendement Aurore. Il semblerait que l'ancien gouverneur tortionnaire de cette vaste prison pour femmes ait détourné un trésor de guerre à des fins personnelles, avant de se faire assassiner. Entre un superviseur escroc, des pirates de l'espace qui rôdent et une population fort peu coopérative, Jeff et son équipe ont bien du mal à mener l'enquête. Mais elles privilégient toujours la manière. douce. Très douce. Voire coquine. La pièce maîtresse de cet échiquier intergalactique apparaît rapidement sous les traits de Marine, une jeune femme intrépide, délurée et ambitieuse, qui n'hésite pas à passer de bras en bras et de lit en lit avec un plaisir non feint, joignant l'utile à l'agréable dans le seul but de tirer son épingle du jeu.
    Science-fiction parodique, amours saphiques, érotisme décomplexé, intrigue aux rebondissements multiples font de P900 [planète Aurore] un petit bijou de série Z, au kitsch revendiqué, assumé et stylisé, qui se lit d'une traite. et parfois aussi d'une main. Alors bonne lecture et bonne.

    Les goûts de Jean Darmen vont vers les textes d'anticipation, policiers ou déjantés ; généralement il les assaisonne épicé ou très épicé. Vous retrouverez dans ses romans des allusions lourdes ou perfides, pertinentes ou impertinentes aux décadences politique, économique et morale de notre époque qui comme chaque civilisation même décadente met un sacré bout de temps à s'écrouler sur elle-même.

  • Josuan reçoit un jour une lettre alarmante d'un de ses vieux copains de classe qui le supplie de venir le rejoindre à Northcalton, où il a de sérieux problèmes. N'écoutant que son courage et porté par la fougue de sa jeunesse, Josuan vole au secours de son ami. Mais la route est longue, et il fait étape dans l'auberge de l'inquiétante Lucy. Il y rencontre la jeune et jolie serveuse, Louisia, et s'en amourache aussitôt. Après avoir quitté l'établissement, Josuan est victime d'un « étrange » accident de voiture.
    Sa vieille Ford réduite à un tas de tôles, il doit poursuivre le chemin à pied, dans les frimas d'un paysage carnivore. Ses pas le mènent alors au château de Walpurgis. Où l'enfer lui ouvre ses portes.
    En effet, les habitants de ce palais délabré se révèlent tous plus loufoques et satanistes les uns que les autres. Mais aussi comiques soient-ils, ces hurluberlus semblent en vouloir pour de bon à la peau de Josuan. Et de Louisia, qui se retrouve - par quelle malédiction ? - bientôt prisonnière, à ses côtés.
    Comme beaucoup d'autres avant eux, les jeunes gens ne servent qu'à amuser cette galerie de frapadingues, en attendant de finir, selon les projets réjouissants du maître des lieux, au fond d'une oubliette, une cagoule sur la tête et une balle entre les deux yeux. L'amour donne des ailes, dit-on. Les tourtereaux en auraient bien besoin pour séchapper de cet asile et sauver leur vie.
    Avec Le Château de Walpurgis et ses adorateurs de Satan, Philippe Duchateau distille un suspense diablement drôle et méchamment hilarant.

  • Depuis les rivages improbables d'une époque oubliée, une barque imprudente a quitté l'Armorique pour venir s'échouer en des contrées chimériques, peut-être au-delà des mers d'Occident. À son bord se trouvent Geldwin le vieux bénédictin, Lin-Kao la guerrière indienne, Fanch le chasseur, mais surtout Ranald l'enfant, le jeune moine âgé de 12 ans. Celui-là demeure un mystère pour tous, y compris pour le vieux Geldwin, qui l'a pourtant recueilli et élevé.
    Est-il seulement un homme ? Seulement un mage ? Seulement un dieu ou seulement un diable ? Sa destinée dépasse très certainement les ambitions terrestres, et ses pouvoirs ne cesseront de croître au fil du temps. En ces âges de magie, de fureur et de sang, gouvernés par l'amour, la haine et la soif du pouvoir, il déjouera les complots, les trahisons. À travers son incessant combat contre la sorcière Gwénaëlle, son unique but est de soulever la Pierre - objet de toutes les convoitises - et de préserver l'équilibre du monde. Mais tout cela au péril de sa vie, de plus en plus menacée, comme semble l'être aussi cet univers en genèse dont il pourrait bien être le centre, le soleil.

    Jean-Paul Raymond considère ses écrits comme autant de bouteilles jetées à la mer. Scientifique de formation - ce qui suppose d'avoir un esprit cartésien et des pieds bien sur terre -, il aime néanmoins à laisser errer son imagination dans des univers proches de ceux de Lovecraft et Jean Ray. Il avoue également se passionner pour les pulp magazines tels que Weird Tales, Black Mask et Jungle Stories, qui regorgent de merveilles ignorées.

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