La Decouverte

  • Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s'appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours.
    Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L'ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d'esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu'il n'y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d'aujourd'hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

  • Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des « idées » (ou théories) et des « données », toujours produites par des procédés de fabrication à analyser.
    La distinction, qui structure la profession, entre recherches « qualitatives » et « quantitatives » ne change rien à l'exigence de fournir des « preuves » solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données.
    Cette ré?exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.

  • Grâce à cet ouvrage, les étudiants du premier cycle universitaire peuvent enfin bénéficier d'un manuel adapté à leurs besoins. Certes, les titres étaient loin d'être inexistants. Cependant, soit les synthèses générales étaient en langue anglaise, soit les ouvrages disponibles s'adressaient plutôt à un public d'étudiants plus avancés.

    Cette nouvelle édition, augmentée et illustrée, accorde également une place aux renouvellements de la recherche archéologique de ces dernières années. Bénéficiant de l'expérience de quatre enseignants-chercheurs, archéologues et pédagogues reconnus et très complémentaires, ce manuel allie rigueur scientifique et accessibilité.

  • D'avril à juillet 1994, entre 800 000 et 1 million de Tutsi sont exterminés au Rwanda. Le dernier génocide du XXe siècle ne s'inscrit pourtant pas dans une histoire séculaire d'antagonisme ethnique. Il est le produit d'un racisme importé des sciences coloniales et réapproprié par une partie des acteurs politiques rwandais et de la population. Cet ouvrage analyse l'émergence et les évolutions de ce racisme, et la manière dont il conduisit au génocide et fut mis en actes par les pratiques de violence. Il montre ainsi que l'extermination des Tutsi, quoique n'étant pas inéluctable, ne fut ni un accident ni une réaction spontanée. En évoquant aussi bien les tueries au plus près de leurs conditions d'exécution que le rôle des acteurs de l'État et de la communauté internationale, tout particulièrement l'ONU et la France, l'auteur inscrit cet événement au coeur de notre XXe siècle et des enjeux contemporains. L'analyse des questions mémorielles et judiciaires, et de la sortie du génocide, permet enfin de comprendre que ses conséquences se font ressentir aujourd'hui encore dans tous les aspects de la vie sociale.

  • Ce guide d'analyse générale des images se veut résolument simple, ouvert et pluridisciplinaire.
    D'une part, il traite des types les plus variés d'images (tableaux, photo graphies, af?ches, vidéos, cinéma, presse, cartes, plans, nouvelles images...). De ce fait, il prend en compte l'iconographie aussi bien scienti?que qu'artistique, décorative, de propagande ou technique, et l'éclaire d'exemples et de conseils. D'autre part, il réalise la première histoire des méthodes de compréhension de l'image, mettant en jeu art, histoire et sémiologie.
    Réunissant les préoccupations issues de ces disciplines diverses, l'auteur les rassemble dans une grille d'analyse générale de l'image. Elle permettra aux étudiants, aux chercheurs et aux enseignants de situer clairement l'étendue des questions à se poser à partir d'un document. En?n, elle incitera l'amateur, le curieux, à regarder autrement les icônes qui nous entourent. Ce guide d'analyse générale des images se veut résolument simple, ouvert et pluridisciplinaire.

  • Vaut-il encore la peine de s'intéresser à Marx, un auteur du XIXe siècle ? Plusieurs de ses prophéties furent réfutées, et l'on sait ce qu'il est advenu du socialisme « réellement existant », se réclamant de lui. Pourtant, nos économies ne sont-elles pas gouvernées par la dynamique du capitalisme et soumises à ses crises ? Les prédictions de la marchandisation de la société et de la mondialisation du marché ne se sont-elles pas vérifiées ?
    L'aliénation, l'exploitation, les classes sociales ont-elles disparu ? Ce livre invite à lire Marx, certes pour le critiquer et le dépasser, mais sans ignorer tout ce qui demeure indispensable à l'analyse de nos sociétés. Cette introduction veut rendre accessible ce qui reste actuel dans cette oeuvre foisonnante, à la fois philosophique, historique, économique, sociologique, politique... La vie de Marx fut un mouvement incessant d'acquisition de connaissances encyclopédiques, de critique de ces connaissances, d'avancées théoriques, de remises en question, dans un tourbillon toujours relancé par la confrontation à la réalité historique et à l'expérience de longues périodes d'action politique. C'est ce mouvement, animé par l'espoir d'une émancipation radicale de ce qui asservit les hommes, que nous avons voulu restituer, afin que le lecteur y puise de quoi nourrir sa propre réflexion.

  • Classique de l'initiation à la sociologie, ce livre propose au lecteur les clés intellectuelles qui lui permettront de saisir à la fois la spécificité de la sociologie - non comme somme de connaissances ou d'outils, mais comme point de vue ou regard particulier - et ce que ce regard peut impliquer pour qui en vient à l'adopter.

  • Peut-on faire reculer le chômage ? Endiguer les emplois précaires ? Le Smic réduit-il le nombre d'emplois peu qualifiés ? À quoi servent les syndicats ? Comment lutter contre la discrimination ? Où en est-on de l'égalité entre les hommes et les femmes ? L'économie du travail et de l'emploi traite de ces multiples enjeux.
    Loin de tout jargon et avec le souci de réduire au maximum le formalisme mathématique, ce manuel propose un panorama actualisé de l'économie du travail et de l'emploi. Il adopte une perspective systématique et pluraliste car plusieurs points de vue coexistent au sein de la discipline.
    Cette cartographie montre une économie du travail en mutation, qui accorde beaucoup d'importance aux travaux empiriques et échange de plus en plus avec les disciplines connexes, telles que la psychologie, la sociologie et le droit du travail.
    Comme tout bon manuel, ce livre est un outil à destination des étudiants. Mais les thèmes abordés et l'effort de pédagogie en font aussi un ouvrage susceptible d'intéresser un public plus large, désireux de connaître l'état du savoir sur ces questions.

  • La précision, l'ampleur, la clarté et la rigueur scientifique des quelque 1 700 entrées de ce lexique en font l'instrument de travail indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux questions économiques et sociales. Ce classique de la collection « Repères » bénéficie pour cette nouvelle édition du passage en grand format, afin d'offrir aux lecteurs une information plus étoffée ainsi qu'un plus grand confort de lecture. Alternatives économiques. « Le travail réalisé par Jean-Paul Piriou tient de l'exploit : faire tenir dans un petit format de poche un dictionnaire qui définisse de façon précise les termes sur lesquels l'économiste, apprenti ou chevronné, a besoin de précision. Voilà qui est fait, et bien fait. [...] On appréciera, en particulier, le fait que les termes sociologiques ne soient pas sacrifiés. [...] Une réussite ». CNDP. « Témoignant d'une solide culture sociologique, cet économiste publie un lexique qu'il faut re-commander [...]. L'ensemble se lit avec beaucoup d'intérêt. L'élève de la filière ES et l'étudiant en sciences économiques et sociales y trouveront un complément indispensable aux manuels. En résumé, il s'agit d'un outil pratique ».

  • Howard S. Becker poursuit ici une réflexion engagée dès le début de sa carrière sur l'usage des « cas » en sciences sociales.
    Les observations des sociologues de terrain portent en effet sur des cas particuliers, enracinés dans un environnement historique et social spécifique. Quelles sont les démarches intellectuelles qui permettront d'en tirer des connaissances dont la portée dépasse leur objet initial et enrichit la science sociale ? Comment utiliser les études de cas de manière comparative ? Comment mettre ces comparaisons au service de la découverte de nouvelles variables pour l'analyse sociologique ? Telles sont quelques-unes des questions méthodologiques d'intérêt général dont traite cet ouvrage.
    Avec simplicité et clarté, dans un style alerte où percent constamment l'humour et la distance, l'auteur propose des analyses suscitées par des anecdotes tirées de sa vie personnelle, par ses propres recherches (sur les carrières dans l'enseignement, l'usage des drogues, l'art, la musique) dont il offre ainsi une forme de récapitulatif réflexif, mais aussi par celles de ses pairs et maîtres (Hughes, Freidson, Moulin, Durkheim). Le public familier des oeuvres de Becker retrouvera ici les enseignements donnés dans le désormais classique Les Ficelles du métier.

  • Donner au lecteur intéressé et exigeant les moyens de faire un « bon usage de l'économie », tel est l'objet de ce livre, issu de vingt ans d'enseignement des principes de l'économie à des étudiants qui en ignoraient initialement tout. L'auteur, connu pour ses travaux scientifiques et ses qualités pédagogiques, présente les connaissances essentielles de manière simple et en langue naturelle. Il montre comment les modèles économiques éclairent les problèmes d'actualité et leurs solutions, selon l'objectif politique poursuivi.
    Toutes les grandes questions sont étudiées : l'entreprise, la monnaie et la finance, le fonctionnement des marchés, l'intervention des États et les relations internationales. L'analyse ne porte pas sur des mondes imaginaires, mais sur la réalité du monde actuel, où l'information est incomplète et inégalement partagée, où les comportements sont à la fois routiniers et mimétiques, les marchés imparfaits, encastrés dans des relations sociales « hors marchés », les gouvernements corruptibles et opportunistes, les politiques extérieures stratégiques, les poubelles de la planète saturées...
    L'ambition de ces Principes est d'offrir au lecteur les meilleurs outils d'analyse économique, nécessaires pour comprendre, prévoir et agir dans ce monde très imparfait.

  • La sociologie n'est pas qu'une suite de théories d'auteurs plus ou moins consacrés. Elle ne se réduit pas, non plus, à des savoirs parcellaires sur des objets particuliers de domaines de plus en plus spécialisés. Elle repose avant tout sur un ensemble de recherches empiriques réalisées à partir de méthodes variées. Ce sont ces enquêtes qui contribuent à l'évolution de cette discipline.
    Elles élaborent progressivement le savoir sociologique par les questions qu'elles posent sur la société dans laquelle nous vivons. Nous ne disposions pas, jusqu'à présent, d'une historiographie de la recherche sociologique. Cet ouvrage vient combler cette lacune.
    Construit autour de neuf enquêtes empiriques publiées depuis 1945, devenues des classiques, l'ouvrage retrace l'histoire de la sociologie française en évoquant aussi de nombreuses autres enquêtes. Écrit dans un langage clair et accessible, l'ouvrage invite à entrer dans l'atelier du sociologue. Il s'inscrit ainsi à la suite du livre de Peter L. Berger, Invitation à la sociologie, dont il pourrait être le « pendant » empirique.

  • Pourquoi certains pays sont-ils riches et d'autres pauvres ?
    Cette « introduction », un petit manuel d'histoire économique à l'échelle mondiale, explore l'interaction entre la géographie, la mondialisation, l'évolution technologique, la politique économique et les institutions pour montrer comment se sont formées la richesse et la pauvreté des nations. À partir d'une analyse des facteurs de croissance fondée sur l'examen d'un grand nombre d'exemples tirés de l'histoire, il nous révèle les causes des inégalités du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

  • Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s'est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d'abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L'euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ?
    La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l'analyse de la dynamique du capitalisme, à l'école des Annales la nécessité d'une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n'a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d'étendre son champ d'application. Aujourd'hui, sous l'hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l'articulation de l'économique et du politique.
    Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d'économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d'un réseau international de chercheurs.

  • Aucun candidat ne peut réussir sa dissertation d'économie en temps limité le jour du concours sans une préparation méthodique. L'originalité de cet ouvrage est de proposer aux candidats aux concours des écoles de commerce un programme de travail liant en permanence l'apprentissage de la dissertation et de ses méthodes avec la maîtrise des connaissances et l'analyse de sujets clés.
    Une première partie méthodologique définit les règles de la dissertation, les illustre avec de nombreux exemples et propose des activités et conseils pour les assimiler. Elle permet d'acquérir les savoir-faire nécessaires pour exploiter et valoriser les connaissances. La seconde partie est constituée de douze dissertations entièrement rédigées et commentées, abordant l'ensemble des programmes des concours.

  • Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion et la place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, système d'information...) y est devenue considérable. Ils ont gagné l'économie sociale, l'État, les organisations publiques et la société tout entière.

    Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques, des objets, les outils de gestion, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations spécifiques qui marquent notre époque.

    Ont également collaboré à cet ouvrage : Céline Baud (GregHEC UMR CNRS 2959), Marion Brivot (Université de Laval au Québec), Carine Chemin Bouzir (Reims Management School), Corine Eyraud (Université de Provence) et Bénédicte Grall (GregHEC UMR CNRS 2959).

  • Comment les sociologues américains analysent-ils leur propre société ? Au cours du xxe siècle, des grilles d'analyse - celles de l'école de Chicago, du culturalisme, du fonctionnalisme et de l'interactionnisme - ont été élaborées et mises à l'épreuve par des travaux empiriques particulièrement ingénieux. Ce livre en présente les plus novateurs.

  • La présente édition, la dix-huitième (!), entièrement mise à jour pour tenir compte de l'évolution des questions économiques, est en fait un livre nouveau, reprenant l'approche pédagogique qui fait le succès des éditions précédentes depuis 30 ans, qui totalisent plus de 150 000 exemplaires vendus.

  • À la fois état des lieux de la pensée économique sur le droit d'auteur et synthèse originale des principaux débats sur sa légitimité et son champ d'application, cet ouvrage montre comment les débats qui naissent aux XVIIIe et XIXe siècles sur la propriété intellectuelle se retrouvent, en des termes renouvelés, dans les années 2000. Y sont également développées les questions économiques et les nouvelles perspectives liées aux enjeux stratégiques que constituent désormais les droits d'auteur.

  • Cet ouvrage présente une synthèse actualisée des différents aspects de l'épistémologie de l'histoire (historiographie, méthodes, débats, etc.). La mise à distance critique de cette « science humaine » est désormais partie intégrante de la formation supérieure. Cette prise de recul est par ailleurs nécessaire face aux pressions tendant à instrumentaliser l'histoire en fonction des enjeux de mémoire, et à rechercher dans le passé des précédents de nature à justifier des décisions politiques. Conçu par des spécialistes des quatre grandes périodes historiques (Antiquité, Moyen Âge, périodes moderne et contemporaine), ce guide entend marier prise en compte des passions citoyennes et connaissance des pratiques scientifiques. Il vise plus particulièrement à répondre aux besoins des étudiants (classes préparatoires, universités, Sciences Po), des candidats aux concours de recrutement (masters enseignement) et des enseignants.

  • À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d'évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d'énigmes dont certaines restent irrésolues.
    Par la vertu des sondages d'opinion, on sait - approximativement - pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d'échanges se (dé)nouent lors d'une campagne électorale ? Quels types de préférences s'y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l'acte de voter (ou de ne pas le faire) ?
    Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l'élection comme institution censée assurer l'expression de convictions politiques en même temps que la désignation de « représentants » ; les modèles d'interprétation des votes et la succession des «écoles » analysant « ce que voter veut dire » ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d'individualisation de leurs votes.

  • Les rapports entre les entreprises et la société constituent un champ qui a été peu pris en compte par les sciences sociales. Pourtant, la vie quotidienne est largement déterminée par ce que font - ou ne font pas - les entreprises. Acteurs économiques omniprésents, elles jouent également un rôle de plus en plus important dans la vie de la Cité. L'observation et l'analyse de ces rapports, tant du point de vue de la société que de l'entreprise, s'imposent dans un contexte de mutations profondes des cadres de vie et d'évolution des systèmes économiques.
    Les auteurs portent ce double regard en appréhendant les activités des entreprises sous l'angle des responsabilités qui en résultent. Ils scrutent les attentes de la société et les modes de réaction des entreprises à travers une vision sociohistorique qui en éclaire les déterminants.
    Face à l'approche managériale de la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), ils développent l'idée d'une « redevabilité » des entreprises envers la société résultant de leurs impacts sur l'environnement naturel et humain et des ressources qu'elles s'y procurent. Leur réflexion débouche sur des interrogations sur le sens, la nature, le rôle et le pouvoir de l'entreprise dans la société d'aujourd'hui.

  • Le succès de ce manuel est dû à l'étendue des questions abordées, économiques et sociales, et à la valeur des contributions, signées par les meilleurs spécialistes, universitaires et chercheurs reconnus, qui ont tous accepté de consentir un réel effort pédagogique. Les textes ici réunis se distinguent par trois qualités majeures : il s'agit à chaque fois de synthèses de l'état des connaissances scientifiques ; leur clarté et leur lisibilité les rendent accessibles sans compromettre leur rigueur ; leur problématisation donne du sens aux questions traitées et suscite l'intérêt du lecteur.
    Afin de mieux répondre encore aux interrogations sur le monde et notre société, en particulier celles qui se rapportent aux multiples crises auxquelles nous sommes confrontés, l'ouvrage a été non seulement actualisé et remanié, mais aussi enrichi par de nouvelles contributions. Qu'il s'agisse de réussir un exposé ou une dissertation, de préparer efficacement un examen ou de mieux comprendre le monde contemporain, ce manuel devrait par conséquent continuer à satisfaire les exigences d'un large public.

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