La Bourdonnaye

  • Débauché, délinquant, transgressif, subversif, Sade a toujours été un auteur clandestin. Il ne publia des textes sous son nom que vers la fin de sa vie. Sa liberté de penser, son athéisme et sa plume lui ont valu vingt-sept années d'emprisonnement, et ses oeuvres pornographiques, objets de scandale et d'effroi, ont été systématiquement interdites à leur parution. L'anathème dura jusqu'en 1960 ! Aujourd'hui, il est passé à la postérité. Le mot « sadisme » figure dans tous les dictionnaires et est transposé dans toutes les langues. Son oeuvre a trouvé sa place dans la Bibliothèque de la Pléiade.
    La Philosophie dans le boudoir met en scène trois libertins qui, au cours d'un après-midi, initient la pure et vierge Eugénie aux plaisirs de la chair, mais surtout à ses vices. L'élève est douée et apprend vite. Elle montrera comme elle a retenu les leçons en se défoulant littéralement sur sa première victime.

  • Apollinaire est avant tout considéré comme l'un des plus grands poètes du xxe siècle. À la fois exprérimentateur, inventif et précurseur, il se distingua dans la pratique du calligramme - des poèmes écrits en forme de dessin -, participa au cubisme et fut l'un des créateurs du surréalisme, dont il forgea le nom.
    Son oeuvre érotique, essentiellement un roman et des poèmes, est également passée à la postérité.
    Dans un style truculent et empreint d'humour, entre Sade et Rabelais, Les Onze Mille Verges relate le périple sexuel du prince Mony Vibescu, à travers l'Europe, de son pays natal (la Roumanie) jusqu'en Chine. Tout part d'une phrase lancée à une jeune femme qu'il rencontre à Paris et qui sonne rapidement comme une malédiction : « Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même les onze mille verges me châtient si je mens ! »

  • Débauché, délinquant, transgressif, subversif, Sade a toujours été un auteur clandestin. Il ne publia des textes sous son nom que vers la fin de sa vie. Sa liberté de penser, son athéisme et sa plume lui ont valu vingt-sept années d'emprisonnement, et ses oeuvres pornographiques, objets de scandale et d'effroi, ont été systématiquement interdites à leur parution. L'anathème dura jusqu'en 1960 ! Aujourd'hui, il est passé à la postérité. Le mot « sadisme » figure dans tous les dictionnaires et est transposé dans toutes les langues. Son oeuvre a trouvé sa place dans la Bibliothèque de la Pléiade.
    Sade écrivit Les Infortunes de la vertu en quinze jours, lors de son emprisonnement à la Bastille. Il s'agit de la première version - sur trois - de l'histoire de Justine, jeune fille vertueuse qui subit tous les sévices sexuels et corporels possibles et imaginables. C'est Apollinaire qui fit connaître le manuscrit original en 1909. Le texte sera publié en 1930.

  • Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon ou Dominique Vivant Denon, fut graveur, écrivain et directeur général des musées - il organisa le Louvre. Il sut naviguer sans encombre dans son époque, puisqu'il s'attira les grâces de Louis XV, Louis XVI, Mme de Pompadour, Voltaire, Robespierre, Joséphine de Beauharnais et Napoléon, qu'il accompagna en Égypte. De là naquirent sa passion pour ce pays ainsi que la muséologie, dont il fut un précurseur. Et c'est à la suite de sa rencontre avec Voltaire qu'il écrivit Point de lendemain.
    Cette histoire, que l'auteur donnait pour véridique, inspira Louis Malle pour son film Les Amants. Elle met en scène une comtesse diablement perverse, qui manipule les hommes avec une maestria rarement égalée, pour en obtenir ce qu'elle veut. Ici, elle se sert d'une nuit d'amour avec un jeune courtisan naïf pour faire croire à son amant « officiel » et à son époux qu'elle leur est fidèle et pour les rendre amis l'un de l'autre. Du très grand art !

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses oeuvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Le présent manuel de civilité prétendument pour les petites filles se révèle être en vérité une parodie des manuels d'éducation de la Belle Époque. Il est donc plutôt destiné à des grandes filles. pas très sages. Elles y trouveront, regroupés par thème - « À la maison », « À table », « Ne dites pas. dites », etc. - et sur un mode ironique, de judicieux conseils pour mettre à mal toute forme de morale. Subversif en diable et drôle !

  • Apollinaire est avant tout considéré comme l'un des plus grands poètes du xxe siècle. À la fois expérimentateur, inventif et précurseur, il se distingua dans la pratique du calligramme - des poèmes écrits en forme de dessin -, participa au cubisme et fut l'un des créateurs du surréalisme, dont il forgea le nom.
    Son oeuvre érotique, essentiellement un roman et des poèmes, est également passée à la postérité.
    Le jeune Don Juan dont il est question est un garçon de bonne famille que « la chose » travaille. Il ne rêve que de formes rebondies, de creux intimes, d'odor di femina, d'étreintes et de caresses impudiques. Il se déniaise sur son lieu de vacances et ne recule devant aucun jupon pour assouvir ses fantasmes et parfaire son éducation sexuelle. Roman d'initiation, donc, non dénué d'humour, dans lequel des femmes transforment un jeune mâle fougueux en homme accompli.

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses oeuvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Avec Trois filles de leur mère, il livre un roman people avant l'heure. Il y décrit, en effet, par le menu, les rapports sexuels débridés qu'il a entretenus avec l'épouse et les trois filles - dont l'une deviendra sa femme - du grand poète José-Maria de Heredia. Il s'ébat tour à tour à tour avec chacune, avant que tous les quatre ensemble ne s'adonnent à leurs jeux érotiques. L'auteur transgresse ainsi avec jubilation les valeurs du milieu bourgeois dans lequel il évolue depuis sa naissance.

  • Le psychiatre Krafft-Ebing utilisa le mot « masochisme » pour nommer ce qu'il considérait comme une pathologie. L'oeuvre de Sacher-Masoch fut marquée par des scènes de son enfance, terreau fertile de son « masochisme » : les récits de sa nourrice, dans lesquels les femmes jouent un rôle prédominant ; sa tante humiliant et cravachant son époux ; ou fessant le jeune Léopold surpris en position de voyeur ; des prostituées ricanantes, des vagabonds enchaînés et passés à la schlague, tous les jours, sous ses fenêtres. Mais en réduisant l'homme à un concept, Krafft-Ebing a sans doute contribué à faire oublier l'oeuvre. C'est grâce au travail remarquable du philosophe Gilles Deleuze que Sacher-Masoch est aujourd'hui reconnu comme un grand écrivain.
    /> Écho à la vie de L'auteur, La Vénus à la fourrure est le premier texte majeur européen décrivant une relation sado-masochiste, dans laquelle un homme se fait l'esclave consentant d'une femme dominatrice.

  • Débauché, délinquant, transgressif, subversif, Sade a toujours été un auteur clandestin. Il ne publia des textes sous son nom que vers la fin de sa vie. Sa liberté de penser, son athéisme et sa plume lui ont valu vingt-sept années d'emprisonnement, et ses oeuvres pornographiques, objets de scandale et d'effroi, ont été systématiquement interdites à leur parution. L'anathème dura jusqu'en 1960 ! Aujourd'hui, il est passé à la postérité. Le mot « sadisme » figure dans tous les dictionnaires et est transposé dans toutes les langues. Son oeuvre a trouvé sa place dans la Bibliothèque de la Pléiade.
    L'Histoire de Juliette narre les aventures de la soeur de Justine. Autant celle-ci est vertueuse et n'en retire que souffrances et malheurs, autant Juliette, la dévergondée meurtrière, ne connaît que joies et plaisirs au gré de ses orgies et de ses méfaits. Du Sade dans toute sa démesure. Juliette et Justine lui valurent l'enfermement jusqu'à la fin de sa vie à l'asile de Charenton, sur ordre de Napoléon.

  • Débauché, délinquant, transgressif, subversif, Sade a toujours été un auteur clandestin. Il ne publia des textes sous son nom que vers la fin de sa vie. Sa liberté de penser, son athéisme et sa plume lui ont valu vingt-sept années d'emprisonnement, et ses oeuvres pornographiques, objets de scandale et d'effroi, ont été systématiquement interdites à leur parution. L'anathème dura jusqu'en 1960 ! Aujourd'hui, il est passé à la postérité. Le mot « sadisme » figure dans tous les dictionnaires et est transposé dans toutes les langues. Son oeuvre a trouvé sa place dans la Bibliothèque de la Pléiade.
    L'Histoire de Juliette narre les aventures de la soeur de Justine. Autant celle-ci est vertueuse et n'en retire que souffrances et malheurs, autant Juliette, la dévergondée meurtrière, ne connaît que joies et plaisirs au gré de ses orgies et de ses méfaits. Du Sade dans toute sa démesure. Juliette et Justine lui valurent l'enfermement jusqu'à la fin de sa vie à l'asile de Charenton, sur ordre de Napoléon.

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses ouvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Aphrodite est son premier roman. Il conte les amours tourmentées, torturées et impossibles de Chrysis et Démétrios, qui avant de se donner l'un à l'autre se mettent au défi d'accomplir des exploits d'une dangerosité extrême. Orgies, liaison saphique, fêtes d'Aphrodite constituent une ode au plaisir violent et amoral, dont personne ne ressort indemne. D'un grand raffinement dans ses évocations sensuelles et son décadentisme recherché, ce roman connut un large succès.

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses oeuvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    La Femme et le pantin est l'histoire d'une prédatrice qui tient les hommes en son pouvoir jusqu'à les ruiner moralement et matériellement. Elle fait d'eux de véritables marionnettes qui dansent au bout des fils qu'elle agite au gré de sa perversion. L'histoire s'inspire de la relation entre Casanova et la Charpillon, prostituée londonienne qui le mit sur la paille et le trompa, lui qui fut pourtant le tombeur de ces dames !

  • Denis Diderot fut l'un des écrivains philosophes des Lumières. Érudit, brillant, reconnu génial par beaucoup, il excella dans tous les genres littéraires. Il révolutionna le roman avec Jacques le fataliste, posa les bases du drame bourgeois au théâtre, inventa la critique à travers ses Salons, s'illustra encore dans le conte, l'essai, la traduction et supervisa durant vingt ans, la rédaction d'un des ouvrages les plus marquants de son temps : l'Encyclopédie. Sa liberté de pensée lui causa de sérieux problèmes avec la censure et lui valut un emprisonnement au château de Versailles.
    Il publia Les Bijoux indiscrets clandestinement. En effet, l'histoire de ce sultan auquel un génie offre un anneau magique capable de le rendre invisible et de faire parler le sexe des femmes, se révèle être un pamphlet contre la cour de Louis XV et ses hauts dignitaires, qui ont tous dû se reconnaître à la lecture de ce conte : fausses prudes, cocus, prêtres, scientifiques et religieuses - les pires !

  • Pybrac

    Pierre Louys

    Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses ouvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Pybrac réunit 4 poèmes publiés clandestinement, composés de 313 quatrains tous plus drôles les uns que les autres et commençant tous par « Je n'aime pas ». Derrière cet exercice de style formel, Louÿs se moque une fois encore de la pudibonderie. En effet, le titre de cette ouvre est emprunté au nom d'un magistrat et poète toulousain, Guy du Faur de Pibrac, auteur d'un recueil de quatrains moralisateurs. Ce diable de Louÿs détourne l'original pour en faire une belle fantaisie érotique.

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses ouvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Douze douzains de dialogues ou petites scènes amoureuses est une suite de 144 petits textes érotiques (douze douzains), écrits entre 1894 et 1899. À travers ces dialogues truculents et non dénués d'humour, entre protagonistes décomplexés, Piere Louÿs dresse un joli catalogue de penchants sexuels divers et variés. La forme de ces douzains serait inspirée du Dialogue des courtisanes de Lucien de Samosate, satiriste de l'Antiquité grecque.

  • Pierre Louÿs, également connu sous les noms de Pierre Louis, Chrysis, Peter Lewys et Pibrac, est un poète et romancier français. André Gide fut son camarade de classe à l'École alsacienne. Ils rejoignirent par la suite le mouvement du Parnasse et publièrent dans la revue La Conque, créée par Louÿs. Ce dernier, tout au long de sa vie, doubla ses oeuvres sérieuses d'une version coquine, voire pornographique.
    Les Aventures du roi Pausole fut le dernier roman paru de son vivant. L'histoire de ce roi parti à la recherche de sa fille qui s'est enfuie avec une danseuse déguisée en prince est un modèle de drôlerie et une savoureuse critique du puritanisme. Jarry et Debussy saluèrent sa publication. Il fut adapté en opérette puis en film.

  • Mornia est une ville sinistre, sans aucune végétation, peuplée de tours de béton grises qui s'élèvent vers le ciel. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom, gouvernée par un dictateur, le président Percy.

    Les plus riches vivent en haut des tours, dans le confort et le luxe. Les plus pauvres vivent en bas, dans la banlieue industrielle, recouverte d'une brume permanente.

    Yan, un garçon de 15 ans, est l'un de ces pauvres des « bas-fonds » dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Pourtant, il rêve d'une autre vie. Peut-être là-haut, chez les riches ? Ou bien ailleurs qu'à Mornia ? Mais existe t-il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s'échapper. C'est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L'évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

  • Au cours d'un week-end chez sa grand-mère, Louise découvre une malle dans le grenier de la maison. Elle l'ouvre et tombe sur un vieux livre. Dès qu'elle en commence la lecture, elle se retrouve transportée au XVIIe siècle sur un navire espagnol qui vogue vers les Antilles. À bord, elle fait la connaissance de Bouba, un jeune garçon de son âge. Bien rapidement, les deux enfants sont embarqués dans une aventure extraordinaire au milieu des flibustiers, des planteurs et des esclaves. Ils devront affronter mille dangers, au péril de leur vie. Mais ne dit-on pas que l'union fait la force ?

    Marie-José Ségura est l'auteur de nombreux récits jeunesse étudiés dans les écoles. Ses trois premiers romans, Le Monde des songes, La Source aux étoiles et Les Poussières de feu ont remporté un large succès auprès des adolescents.

  • Voltaire fut la figure emblématique de la philosophie des Lumières. Toute sa vie, il combattit pour la tolérance et la liberté de penser, travaillant à la mise en place d'une monarchie guidée par les philosophes. Son oeuvre fit de lui l'un des écrivains les plus célèbres du XVIIIe siècle, et il n'hésita pas à mettre sa notoriété au service de la justice en prenant publiquement la défense de victimes de l'intolérance religieuse. Il avait d'ailleurs le fanatisme religieux en horreur et le nommait « L'Infâme ».
    Il n'hésita pas à le railler férocement et méthodiquement avec La Pucelle d'Orléans, qu'il peaufina trente ans ! Voltaire voulait être sûr de ne pas rater sa cible. Il réussit son coup. Dans les salons à la mode, on citait des passages entiers de ce livre sulfureux et à clés - qui étaient donc Cutendre, Hermaphrodix et Grisbourdon ? - dans lequel le destin de la France tenait à la virginité d'une jeune bergère qui semblait préférer son âne à quiconque.

  • Les Cocus

    Charles Fourier

    Le philosophe François Marie Charles Fourier fonda l'École sociétaire, soutenant le projet d'une société fondée sur le principe de l'association mutuelle et seulement régie par l'attraction passionnée, au lieu des contraintes et des répressions. En 1808, il exposa les bases de cette communauté utopique dans un ouvrage intitulé Théorie des quatre mouvements et des destinées générales. Marx et Engels le considérèrent comme une grande figure du « socialisme critico-utopique », et plusieurs communautés inspirées de ses textes se créèrent à partir de 1830.
    Célibataire convaincu mais fidèle à ses principes, dans Les Cocus, il dénonce l'hypocrisie du mariage comme une contrainte en opposition à une attraction passionnée. Avec humour, et à la manière de Linné avec les animaux et les végétaux, il dresse un tableau méthodique et complet des ordres, genres, espèces et variétés de cocus. dans lesquels chacun peut trouver sa place. Ah ! voilà qui n'est pas si drôle, du coup.

  • Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l'arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu'il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
    Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s'adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d'un petit garçon de 7 ans. Détail qui n'échappera sans doute pas au Prince.
    Dès les premières pages, l'auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.

    Thierry Berlanda vit à Paris. Il est écrivain, philosophe, auteur-compositeur et conférencier. Ses romans explorent des genres très différents. Il se distingue aussi bien dans la littérature générale que dans le polar, le roman historique, la série littéraire, avec à chaque fois une aisance et un talent incroyables.

  • André-Robert Andréa de Nerciat fut un romancier aux origines et aux activités pour le moins troubles. Appartint-il, comme il le prétendit, à l'aristocratie napolitaine ou était-il plus simplement issu, comme d'autres le prétendirent, d'une famille bressane ? Et s'il embrassa officiellement une carrière militaire, n'était-il pas officieusement un agent secret ? Mystère. Seule certitude, il écrivit des textes libertins à la sexualité simple et joyeuse, à l'opposé de ceux de Sade. Il en écrivit également sous couvert d'anonymat, dans lesquels il prônait, par exemple et avec une belle longueur d'avance, le mariage pour les prêtres.
    De prêtre il est justement question dans le présent ouvrage. Un abbé y fait chanter une jeune fille qui, en attendant son amant dans une auberge, parfait son éducation sexuelle avec un autre homme.

  • L'abbé du Prat est le pseudonyme de Jean Barrin - grand chantre de la cathédrale de Nantes et grand vicaire du diocèse - ou de François de Chavigny de La Bretonnière - auteur. On lui attribue des traductions d'Ovide, parues anonymement, ainsi que Vénus dans le cloître, dont la date de première publication est 1683. Mais il semblerait qu'il s'agisse là d'un procédé largement employé dans la littérature érotique que d'inscrire de fausses dates afin de brouiller les pistes. La rédaction de ce texte serait plus vraisemblablement postérieure à 1700.
    Quoi qu'il en soit, il apparaît comme une oeuvre inaugurale dans le genre du roman d'initiation sexuelle pour jeune fille. Il retranscrit, en une série de cinq entretiens entre deux religieuses, soeur Angélique et soeur Agnès, un dialogue sans tabou ni fausse pudeur, sur le désir et le plaisir. L'auteur égratigne au passage l'église et sa prétendue moralité.

  • John Cleland naquit dans une famille bourgeoise et militaire. Il mena de bonnes études et fut nommé consule à Smyrne. Puis il s'engagea dans la Compagnie des Indes. Mais on le destitua, et il revint en Angleterre pour mener une vie misérable, errant de taverne en taverne, où il fréquenta les débauchés et les prostituées. Il accumula rapidement les dettes, au point de tâter de la prison. C'est derrière les barreaux que, sur la proposition d'un libraire, il écrivit Mémoires de Fanny Hill. L'argent empoché lui offrit la libération, et le livre, publié clandestinement, connut un large succès.
    Il raconte l'histoire d'une jeune orpheline livrée à elle-même, que ni les hommes ni les femmes n'épargneront, et qui pour s'en sortir sera obligée de vendre ses charmes. Le roman apparaît donc comme celui de l'immoralité récompensée, mais il brosse surtout avec une grande fidélité les mours de l'Angleterre du xviiie siècle. Apollinaire en préfaça l'édition de 1914 et compara Fanny à Manon Lescaut. Peut-être, mais la complaisance en moins.

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