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  • Quinze ans après sa tiède idylle avec une Japonaise, Pierre Loti revient à Nagasaki. La troisième jeunesse de madame Prune en quelque sorte la «suite et fin» de Madame Chrysanthème, n'en constitue pas moins un des temps forts du japonisme littéraire, et aurait mérité de s'intituler Femmes japonaises. Loti reste encore fasciné par tout ce qui incarne le vieux Japon, du Japon des laques et des éventails.

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  • Ameer Ali raconte comment il fut adopté à 5 ans par Ismaïl, le Thug, qui l'initie rapidement aux lois de sa secte de bandits des grands chemins. Ils mènent une vie princière et libre, de ville en ville, choisissant leurs victimes parmi les notables et riches marchands. Mais trahi par les siens, il deviendra auprès des Anglais le principal acteur de l'extinction des Thugs.

  • Les Récits de maman Chine forment une quadrilogie publiés à l'époque en feuilletons dans La Prite Illustration. Ce premier tome est la mise en place de la narratrice et son expédition à Madurai, ville temple de l'Inde du Sud.

  • Accroupi sur l'autel, derrière les tentures qui le cachent aux yeux des profanes, le regard noyé de bonté infinie et de moquerie bienveillante, Bouddha songe en contemplant son nombril, source de vie universelle. Depuis des siècles, le Dieu poursuivait son rêve éternel dans le sanctuaire mystérieux saturé de parfums et d'encens. Il songeait, parmi les fleurs et les présents, tandis qu'aux portes du temple venaient mourir les rumeurs de la Ville lointaine et que montaient vers lui les prières des fidèles et il souriait, ayant réglé toutes choses de toute éternité. Or voici que soudain, lassé de son immobilité rêveuse, le Maître du Monde sentit le désir de lever les yeux sur la Terre. Et voici ce qu'il vit dans l'Espace et le Temps.

  • Parmi les ouvrages que leur domination dans l'Inde a inspirés aux Anglais, il en est peut-être de plus littéraires, de plus singuliers, de plus sublimes, mais il n'en est pas de plus curieux, de plus directs comme impressions, de plus véridiques, en un mot, que le fameux roman très libre d'expressions et de descriptions intitulé Vénus dans l'Inde ou Aventures d'amour dans l'Hindoustan.
    Une des distractions de l'officier anglais dans les Indes, pourvu d'argent et de loisirs, mais généralement dépourvu de femmes, c'est la lecture des ouvrages érotiques. C'est pour répondre à ce besoin que Liseux avait adjoint à sa bibliothèque française une série de traductions anglaises du plus grand mérite. Vénus dans l'Inde est le fruit des loisirs que laisse la vie de garnison dans les colonies à un officier qui, après avoir connu de nombreuses aventures, connut aussi, avec l'ennui des garnisons solitaires, la consolation des livres venus de France.

  • Jaraï

    Loup Durand

    Jaraï ou l'histoire de Lara, le dernier "Blanc" à quitter le Cambodge en 1975, un an après l'arrivée au pouvoir des Khmers rouges, et de son amour pour ce pays hospitalier qui s'est détruit si rapidement. Kutchaï est le guerrier Jaraï de la forêt, le géant au rire silencieux, sauveur et jumeau khmer de Lara, représentant la septième génération de sa famille française en Indochine. Lara fera tout pour éviter que "son" pays, le Cambodge, ne devienne un nouveau Vietnam par le jeu des Américains et des politiciens corrompus. Ce roman, à travers l'histoire croisée de personnages attachants, qui tous ont vécu sous d'autres noms au Cambodge, relate l'histoire de la destruction de ce royaume paisible impliqué malgré lui dans la guerre américaine du Vietnam voisin. Il aura fallu quatre ans pour réduire en cendres un pays où l'on avait coutume de dire : le Vietnamien plante le riz, le Cambodgien le regarde pousser, le Lao l'écoute et le Chinois le vend. Un roman unique, un témoignage riche en détails historiques et culturels, écrit par un amoureux du Cambodge.

  • - Pékin vous a donc déçue quand vous l'avez vue la première fois ?
    - Déçue ? Pire. Mon coeur, de saisissement, faillit changer de place. J'arrivais de ma province natale et je croyais Pékin murée d'ivoire, dallée de nacre. Or, j'entrais dans une ville énorme aux maisons basses et grises entre des remparts noirâtres... Les toits fumaient, gris aussi, semblables à des ramiers au repos sous les arbres, les milliers d'arbres de Pékin. De cette métropole couleur de cendre, quelle cendre tomba sur ma joie ! De plus j'arrivais en pleine guerre civile. Ah ! ces heures terribles !
    Et, prise à la glu des souvenirs, ne pouvant leur échapper, pâle, agitée, Maman Chine nous fit les confidences auxquelles, dans les pages qu'on va lire, j'ai laissé leur forme familière et directe.

  • La dame de malacca est l'un des rares romans français ayant pour cadre la malaisie alors sous domination britannique.
    Dans ce livre, l'auteur dépeint avec un humour caustique la bonne société victorienne dans ses travers les plus ridicules, ses hiérarchies sans pitié dont les personnages deviennent presque des caricatures. malgré cette rigidité ou peut-être à cause d'elle une histoire merveilleuse va naître. drôle, acerbe et romantique, ce roman nous fait découvrir un petit sultanat sur les côtes de malacca au bord de la baie du bengale.
    Dans la malaisie des années trente, une jeune femme débarque au malacca nouvellement mariée à un major de l'armée anglaise. c'est dans une société étriquée, étouffée par ses codes moraux et sociaux qu'audrey fait son apprentissage de la vie aux colonies. intelligente, curieuse et belle, audrey va évidemment donner du fil à retordre aux belles âmes puritaines.

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  • Parmi les " décivilisés ", l'un d'eux apparaît remarquable.
    Dans Sao l'amoureuse tranquille de Casseville, voici le sergent Jeanpierre. Enfant abandonné et déshérité, surnommé " Le peu ", un long chemin le conduit de Toulon à Saigon, puis à Hanoï, à Laï-Chau dans la Haute-Région, et enfin au poste isolé de Muong-Tong, où l'accompagne la petite prostituée Thi-Sao, rencontrée à Saigon. Là, ce mal aimé connaît l'attachement profond de sa compagne, et, parvenu au bout du dépouillement, se transforme littéralement en Asiatique.
    Il commençait à percevoir un peu le mystère de l'âme annamite, en vivant pleinement en commun avec Thi-Sao, loin de toute influence européenne. (...) Il entrevoyait la sagesse tranquille de cette philosophie orientale qui ne considère que l'heure présente, relègue le passé dans l'oubli, comme un mal et s'attache seulement à écarter de la route de chaque jour les embûches que sèment les mauvais génies.

  • Parue en 1930, Noire idole s'inscrit dans la littérature sur l'opium. Dans cet essai, Jean Dorsenne s'attache, de façon objective, à renseigner le public sur une substance aussi diversement appréciée afin de dissiper les légendes et les erreurs trop abondamment répandues à propos de la "Noire idole". C'est une présentation précise qu'il nous offre au sujet de cette drogue, retraçant son historique et sa philosophie, ses dévastations et sa littérature.
    Dans la deuxième partie du livre, Jean Dorsenne reprend de courts extraits de livres sur ce thème. Nous retrouvons Thomas de Quincey, Charles Baudelaire, Jean Cocteau, ou encore Jules Verne.

  • Récit de voyage en Inde cette fois. Du Rajastan à Bénarès, de la capitale des Sikhs Amritsar aux grandes chasses de maharajahs. Un récit délicieusement suranné pétris d'anglicismes mondains en compagnie de l'incontournable Britannique Holicott.

  • De la rizière à la montagne est un roman qui retrace l'existence d'une famille de paysans pauvres au nord du vietnam.
    Une vie de traditions entrecoupée de nombreux malheurs qui blessent tant la chair que le coeur. nguven, par la traîtrise de son voisin va être arrêté et déporté dans la haute région oú il périra de mauvaise fièvre. son frère cadet le vengera à sa manière. un langage direct anime ces personnages simples et attachants ; un voyage des plaines du fleuve rouge aux confins de l'immense chine dont le sud est habité par différentes minorités entraîne le lecteur dans un vietnam rural authentique que l'on retrouve presqu'intact aujourd'hui.
    Un destin singulier que celui de jean marquet. arrivé au tonkin en 1982, il entra dans l'administration des douanes et régies. la grande originalité de son oeuvre est de voir le romancier se situer, non point à la place de l'européen étranger, mais à celle du paysan indochinois. il va transcrire la pensée paysanne à travers la vie simple de souffrances et de privations du pauvre "nhaqué". la nature elle aussi est représentée telle qu'elle est subie par l'agriculteur démuni.
    Pas de jungle luxuriante, pas de couleurs vives, mais seulement la tristesse infinie du delta, les bourrasques salées du vent marin, un plat pays grisâtre et morne.

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  • Récit de voyage critique et pointu de la société française en Indochine. Avec son humour acerbe, Croisset nous emmène un fois encore, après Dorgelès, sur la Route mandarine, cette fameuse route nationale 1, des confins du Cambodge (delta du Mékong) au Laos sans oublier le principal : ce fabuleux Vietnam aux paysages changeants, magiques et déstabilisants que l'on pourrait comparer une France asiatique par sa diversité, ses humeurs, son peuple bourré d'humour. Un moment du passé qui tient encore bien debout aujourd'hui pour un voyage à la fois dans le temps et actuel dans ce Vietnam qui nous boulverse tant.

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  • Nice 1925.
    Un banal administrateur de l'Indochine un peu rustre et timide est en congé. Emporté malgré, lui dans la vie superficielle et trépidante, des années folles, le voilà éperdument amoureux. Il épouse et emmène sa belle sous les chauds tropiques indochinois où elle va s'attacher à le détruire. Amour, dettes et tourments suivi des affres de la jalousie, peignent le décor de man sombre qui voit sa conclusion à l'ombre des vertes frondaisons de la brousse cambodgienne, dans les volutes de la fumée bleue.
    Jean d'Esme est un portraitiste sans pitié de la société coloniale. Sous sa plume acérée, il décortique, analyse, monte et démonte les multiples facettes des caractères des hommes et des femmes confrontés à cette société installée au bout du monde intimement convaincue de sa supériorité. Pourtant, dans ce vaste pays à la culture millénaire, ils et elles perdent leurs repères.

  • Quelle vie extraordinaire fut celle du Sixième Dalaï Lama, Bouddha réincarné et poète scandaleux ! Deux êtres vont marquer son existence : son grand-père, un aimable vieux fou se partageant entre réclusions dans sa maisonnette accrochée à la montagne et provocations dans les monastères ; puis une jeune et belle chanteuse, grâce à laquelle il découvre la musique, la poésie et l'amour, sublimé par les enseignements du tantrisme. L'histoire déroule sa trame implacable, de l'enfance dans un village himalayen jusqu'au Potala, des grands monastères aux pires lieux de débauches de Lhassa. Elle entraîne le lecteur à travers le Tibet de la fin du XVIIème siècle, à la rencontre des grands Lamas retors, des Mongols redoutables et des espions de l'Empire du Milieu, mais aussi du petit peuple - nomades, bandits, moines errants, baladins donnant d'étranges opéras qui faisaient courir les foules, sur fond de prairies turquoises et de montagnes étincelantes.

  • Que va devenir Valmiki, jeune peintre indien découvert par l'impérieuse anglaise Caroline Bell dans un village désolé de la région de Madras ? De Londres à New York, de Paris à Rome, le jeune homme perd peu à peu son âme dans cette existence artificielle et folle des riches milieux artistiques occidentaux. Cependant les tragiques événements de sa vie en Europe l'amèneront à retrouver son pays et le maître de son enfance, sage renonçant qui, le premier, avait reconnu son talent. Possession est le tableau vivant des relations de ces personnalités d'Orient et d'Occident, dans leur attirances et contradictions que nous dessine ici Kamala Markandaya.

  • Le marin du desert

    Marc Delpho

    1980. Stepan Nikitine est capitaine de l'Odessa, cargo reliant les grands ports de l'Aral, mer intérieure bordée par l'ex-Union Soviétique. Mais l'Aral n'est plus ce qu'elle a été, les bateaux sont irrémédiablement immobiles comme rigidifiés dans le sel. La cause de cette catastrophe écologique : la volonté des planificateurs soviétiques de transformer l'Asie centrale en grenier à coton et la nécessaire irrigation de la région. Le rivage a parfois reculé de plus de 70 km; ponctionnée, la mer d'Aral devient un désert de sable, et ses marins des orphelins. Un marin sans eau, Stepan ne peut le supporter et demande aux pouvoirs locaux de s'expliquer. Le KGB le surveille et l'oblige à fuir l'URSS, laissant derrière lui Madina, sa jeune femme tadjike. Son but, venger la disparition programmée de la mer par tous les moyens, dont le plus respectable à ses yeux et celui qui se présente à lui au fil de son errance est la cause afghane. C'est ainsi que Stepan se retrouve aux côtés des modjahedin partisans de celui qui déjà est le Commandant Massoud, en guerre contre l'invasion de l'Afghanistan par l'Armée Rouge.

  • Le Cadeau de l'oiseau est le journal d'une adolescente qui voit le monde de l'enfance se briser et découvre une réalité désenchantée. C'est aussi le roman de la Corée des années soixante qui prend conscience, au contact du monde extérieur, que la priorité faite au développement économique ne se fait pas sans contrepartie. Si les mécanismes économiques et politiques ayant permis le passage fulgurant d'un pays anéanti en 1952 à un état démocratique, développé et riche sont aujourd'hui bien connus, les individualités coréennes - jusqu'à leur existence même - restent bien mystérieuses pour le lecteur occidental.Le récit d'Eun Hee-kyun prend alors valeur de témoignage.

  • Dès son premier grand voyage en 1958 entre Bâle et New York, l'inattendu et l'invraisemblable frôlent l'auteur et l'accompagnent jusqu'en 2003 dans un taxi parisien. Au cours de nombreuses pérégrinations en URSS, en Asie, au Brésil ou en Afrique, l'incroyable et le hasard s'entrecroisent. Mais les aventures et les expériences n'ont pas entamé l'humeur de cet infatigable promeneur singulier, bien au contraire. La richesse des rencontres, les scènes souvent cocasses, parfois dramatiques sont racontées ici sans détours. Si elles peuvent paraître parfois inventées, elles ont bel et bien existé. Leo Eckmann nous invite à une visite d'un monde aujourd'hui presque disparu, de la Chine aux temps de la révolution culturelle à la Casamance au Sénégal, à l'époque où les avions n'étaient pas encore des convoyeurs de tourisme de masse.

  • "Ce livre est à lire en priorité : passionnant de la première à la dernière page." D.A. Infos.

    "C'est un étonnant document, et une formidable leçon de tolérance." Marie-France.

    "Le Margousier est pareil à une sorte de miroir vibrant et chatoyant, infiniment sensible où se reflète la vie d'une petite communauté du Sud de l'Inde." Le Journal de Genève.

    "Les héros de ce récit sont présentés sur le ton de la conversation dans un style direct et dépouillé avec une sympathie profonde, un amour vrai, une sincérité totale". Le Soir.

    "Le Margousier... c'est d'abord un ton : rapide, cocasse, à la fois dépouillé et littéraire, bref un style". L'Evénement du Jeudi.

    "Sans trémolos ni goût du mélodrame. Mais avec beaucoup de tendresse et de complicité. L'écriture se coule adroitement dans le creuset du langage parlé sans que cela sonne jamais faux ni ne compromette la pudeur, la dignité du récit". Le Soir.

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  • Durant le conflit Russo-japonais, le Japon fait un gros effort de guerre sur le plan humain. Le peuple japonais est dans son ensemble très pauvre et les filles de paysans cèdent aux propositions alléchantes de s'exiler vers l'Indochine française pour y être exploitées comme fille de joie (Geishas). Un regard différent de L'Indochine des années 30.

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  • Elle est jeune, ravissante, divorcée et ...encore riche.
    Celle qui jamais n'est ici nommée est prise dans un piège un peu magique. Il était une fois à Pondichéry, trois messieurs vieillants qui firent un pari : obliger à danser la belle qui les a tour à tour éconduits, dans le temple de la danse de Chidambaram. Une nuit d'opium et de haschich se déroule alors entre rêves et réalités. Un défi que malgré les mauvais présages, elle ne pourra éviter. Magre nous apparaît ici comme un cas unique d'écrivain spiritualiste au XXe siècle.
    Si cela est singulier, et si ce mélange d'érotisme et de spiritualité sent le souffre, pourquoi mépriser son témoignage en une époque où les divers matérialismes, dialectiques ou pas, faisaient des morts par millions ? En effet, chez lui se lit le credo platonicien éternel, que les causes d'un monde visible sont cachées dans une réalité invisible, même si celle-ci n'est visible qu'indirectement, et l'espérance profonde en une autre vie : " Je sais qu'autour de moi se déroule la féerie du monde spirituel, où s'élaborent les causes du monde matériel, où la beauté est permanente, où l'amour est l'élément essentiel dans lequel tout se meut.
    "

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  • Jean de Fodoas est à la cour du Grand Moghol, Akbar (1542-1605) durant la fin de son règne, l'un des plus longs de l'histoire indienne. Romancier hors pair, Magre sait jouer de l'histoire en y mêlant la fiction avec talent. Bollywood s'est emparé du sujet en 2008 avec la parution Jodha Akbar.

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  • On a l'habitude de parler des négriers de l'Afrique et des plantations de coton américaines.
    Ici nous sommes en Asie, dans les colonies de l'Indochine en pleine exploitation des cultures d'hévéas produisant cet or blanc, le caoutchouc qui fera la fortune de grandes familles françaises. C'est là que nous suivons pas à pas la vie de Thi Minh, jeune Tonkinoise déportée littéralement comme du bétail humain ainsi que son mari et son bébé de quelques mois au sud de son pays. Dans son langage empli de métaphores empruntées directement au vietnamien, nous suivons Y.
    Schultz sur les traces de ce destin maudit.

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