Littérature générale

  • La vague

    Todd Strasser

    La Vague est basé sur une expérience réelle de 5 jours, faite pendant un cours d'histoire dans un lycée californien.
    Alors qu'ils étudient la seconde guerre mondiale, les élèves de Ben Ross s'interrogent sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. Leur professeur d'histoire décide alors de faire une expérience : "la vague". Il choisit, sans le signifier à ses élèves, d'appliquer certains principes du nazisme et ainsi donner à sa classe le sentiment d'appartenir à une élite : "le pouvoir par la discipline ! Le pouvoir par la communauté ! Le pouvoir par l'action !" Les élèves intègrent de plus en plus ces principes. Peu à peu leur professeur constate qu'ils apprennent de mieux en mieux, mais aussi qu'ils arrêtent de réfléchir. L'expérience se ressent également sur l'entourage de la classe. Bientôt, le mouvement prend la tournure du fascisme, chaque élève de l'école étant quasiment contraint d'y adhérer. Un jour, un élève juif est frappé par d'autres élèves car il a refusé d'adhérer au groupe. L'expérience a trop bien marché, le professeur doit y mettre un terme.
    Ce livre décrit comment l'extraordinaire pouvoir de la pression du groupe, à l'oeuvre dans de nombreux mouvements politiques et religieux à travers l'histoire, peut conduire des individus à rejoindre ce genre d'organisations et, ce faisant, à abandonner leurs droits individuels - quitte, parfois, à nuire à autrui. L'ampleur de l'impact que cette expérience a eu sur les lycéens, et ce qu'ils en ont retenu, est évoquée de façon très réaliste dans ce roman.

    "Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain."

  • James Bowen est un ancien drogué. Elevé en Australie par une mère aimante mais dépassée, James s'était réfugié dans la drogue et va de rémission en rechute, souvent accompagné par son amie Belle. Quand l'un s'en sort, l'autre replonge etc. Mais il s'accroche une dernière fois à la vie et décide sur un coup de tête de s'installer en Angleterre pour réaliser son ultime rêve : jouer dans un groupe. Hélas, de groupe il ne rencontre que ceux des SDF : James fait la manche dans la rue.
    Un jour, sur le palier de son minuscule studio en banlieue de Londres, il tombe sur un chat qui s'est battu, gravement blessé. James décide de le faire soigner et laisse une fortune au vétérinaire mais une seule chose compte : Bob semble tiré d'affaire. À Covent Garden, James emmène son nouveau compagnon félin, qui devient bientôt une attraction partout où il chante. Mais leur duo ne pourra pas continuer : James est arrêté par la police. On lui reproche d'avoir agressé verbalement un contrôleur dans le métro. Le seul point de repère de James lorsqu'il sort de prison, c'est son chat. James tente de se reconnecter socialement, il reprend contact avec sa mère en Australie. Vendeur de journaux à la criée devant les sorties de métro, il remporte un succès fou, surtout parmi les filles, qui s'arrêtent pour caresser Bob et acheter un journal. Et c'est la célébrité qui attend ce beau matou, filmé par tous les touristes qui traversent Piccadilly, star de You tube. Plus que tout, c'est le récit d'une véritable amitié que James nous livre ici.

  • L'HÉROÏNE DE JAMAIS SANS MA FILLE RACONTE ENFIN SA BOULEVERSANTE VÉRITÉ !
    5 février 1986 : hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille Mahtob voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont enfin libres après avoir vécu 18 mois de cauchemars en Iran, séquestrées et maltraitées par un mari et père devenu un fanatique religieux. Rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille, Betty n'aura dès lors de cesse de dénoncer les outrances archaïques d'un pays où la femme n'existe plus. Jamais sans ma fille, son livre devenu un best-seller et le film qui en est tiré, l'ont rendu célèbre à travers le monde entier. Agée de quatre ans à l'époque, Mathob est restée dans les consciences collectives comme la fameuse " fille " de l'histoire. Aujourd'hui âgée de trente-deux ans, elle a décidé de témoigner, pour la première fois.
    Dans Un si long chemin vers la liberté, la jeune femme revient sur son extraordinaire histoire. Elle raconte comment elle a vécu tous les événements (son kidnapping, la violence, la fuite...), comment elle surmonté cette enfance profondément traumatisante, comment des années durant elle a vécu sous la menace de la vengeance de son père, comment elle a réussi à dépasser ses traumatismes pour se construire une vie épanouissante. Ce livre haletant et bouleversant qui nous entraîne du Michigan à Téhéran nous rappelle la terrible réalité de la révolution iranienne, il nous fait partager le bonheur d'une jeune enfant puis sa terreur face à la perte de l'amour paternel. Mahtob Mahmoody réussit avec brio à nous conduire dans les méandres de son âme blessée et à raconter le processus par lequel elle s'est reconstruite et pour aujourd'hui accepter son héritage culturel persan et... pardonner.
    Un témoignage bouleversant sur la résilience .

  • J.-L. Mano revisite les mois précédant la campagne législative et la première année du mandat de F. Hollande. Il répertorie les écarts de langage des politiques, des lapsus aux langues qui fourchent, en passant par des dérapages verbaux.

  • Le 5 mars 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer pour toujours. Alors qu'il démonte l'antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche la ligne à haute tension. Il est électrocuté. Si la première décharge (20 000 volts) le tue sur le coup, la seconde le ramène à la vie. Jusqu'à l'arrivée des pompiers, sa femme et son fils assistent, impuissants, à sa combustion. Lorsque, deux mois après le choc, il se réveille, il est amputé des quatre membres et bardé de tuyaux dans une chambre stérile. Deux " solutions " s'offrent à lui : mourir ou décider de vivre. Il choisira de se reconstruire. Pour Jérémy, sept ans, et Grégory, né quelques mois après l'accident. Miracle de la volonté, au terme de cent heures d'anesthésie et d'opérations, Philippe Croizon réussira à marcher, à conduire, et même à refaire de la plongée - son sport favori. Rédigé à l'aide d'un logiciel de reconnaissance vocale, J'ai décidé de vivre revient sur l'incroyable parcours d'un homme qui, après douze ans de combat, n'a pas fini de nous étonner. Ce livre est une incroyable leçon de courage et d'optimisme, la preuve que rien n'est impossible.

  • Elle fuit sa famille intégriste pour combattre les mollahs.

    Il y eut d'abord la dictature du chah, puis celle de Khomeiny et des mollahs. Depuis 4 décennies, l'Iran souffre. La théocratie totalitaire a fait plus de 120 000 victimes.
    Azam, jeune fille iranienne, grandit dans les quartiers pauvres du sud de Téhéran. Son père, en fanatique religieux, partisan pur et dur des mollahs, s'oppose à sa scolarisation. Soutenue par sa mère, femme lettrée et clairvoyante, elle obtient son bac. À 13 ans, elle échappe de peu à un mariage forcé avec un mollah. Refusant de rejoindre ses frères dans des associations fanatiques, s'opposant continuellement à son père, Azam reçoit des coups. De plus en plus souvent.
    En 1978, Azam a 20 ans. Privée d'amour, bâillonnée, opprimée et battue, elle s'échappe et rejoint le mouvement des Moudjahidines du peuple, partisans d'un islam séparant la religion de l'État. Elle s'engage activement, rencontre d'autres femmes opprimées, participe aux manifestations antiroyalistes. Un nouveau monde s'ouvre à elle. Pourchassée par les pasdarans (gardiens de la révolution islamique), matraqueurs de Khomeiny, elle se fait arrêter. Elle passe 7 ans en prison, dont 8 mois accroupie, les yeux bandés, dans une cage. Torturées physiquement et psychologiquement, Azam ne collaborera pas. 30 000 femmes seront exécutées dans ces prisons iraniennes.
    Dans un pays où s'opposer au gouvernement, c'est s'opposer à Dieu, Azam choisit de résister.
    Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l'Histoire, trouvant de troublants échos avec l'horreur des camps de concentration nazis.

  • L'amour toujours l'amour ! Alors que plusieurs roucoulent en inséparables, certains en rêvent et l'attendent avec impatience. Mais quand Cupidon tarde à lancer sa flèche en direction du bel inconnu croisé dans la rue ou la fille "complètement géniale" que votre soeur vous présente, nombreux célibataires se tournent vers les sites de rencontre. Rapidement, la machine se met en marche : photos regardées, profils scrutés...
    Mais au final, ce sont les histoires cachées entre les lignes les plus passionnantes. Qu'il s'agisse d'amitié, de partage, d'amour ou de tendresse, il y a parfois de merveilleuses trouvailles dans le discours de toutes ces personnalités errantes sur le web... elles nous attendent au détour d'une rencontre, d'une page, au coeur d'une phrase, d'une confidence, d'un coup de gueule... Cynisme, franchise, candeur, cri du coeur et désillusion teintent les mots de cet ouvrage le rendant indéniablement touchant et hilarant !

  • Le Rideau levé

    Mirabeau

    " Je t'envoie, cher chevalier, un manuscrit gaillard.
    Tu aurais de la peine à t'imaginer où je l'ai pris. C'est une bagatelle sortie d'une jolie main de mon sexe, et c'est un délassement badin adressé dans un cloître. Comment un tel bréviaire se put-il introduit parmi les guimpes d'une religieuse ? C'est ce que mes yeux eurent de la peine à me persuader : Rien n'est cependant plus vrai, cher chevalier, et c'était un présent digne de sa destination. L'amour n'est point étranger dans ces lieux : le sentiment constitue le naturel du beau sexe ; la sensibilité forme la principale partie de son essence ; la volupté exerce un empire vainqueur sur ces êtres délicats.
    A ces dispositions originaires, qu'on joigne les effets échauffants d'une imagination exaltée dans la retraite et l'oisiveté, on trouvera la raison de cette fureur intestine qui nous maîtrise dans les couvents. " Plus connu pour sa participation à la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme que pour ses textes de fiction, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, fut un débauché, un opportuniste et surtout, un orateur de génie.
    Son éloquence était telle qu'elle était saluée par Rivarol, pourtant féroce adversaire des idées nouvelles. Cette éloquence, on en retrouve la trace dans ce Rideau levé, qui va au-delà du simple exercice de style, passage obligé des écrivains inspirés par l'esprit des Lumières. Nous sommes au temps où la philosophie révolutionnaire naît dans le boudoir, croît dans les cafés et expire sur l'échafaud...
    Cet ouvrage, paru il y a plus de deux siècles, reste d'une étonnante actualité.

  • Le meilleur des dérapages verbaux ! La communication est affaire de tous. Dans les cours d'école, les médias, entre voisins ou avec un fonctionnaire de l'Etat ; que ce soit dans un cadre public, professionnel ou privé, quand ils ont quelque chose à dire, les Français sauront toujours trouver le moyen de le faire. Comme cet agent du fisc rappelant que "Les animaux domestiques ne sont pas des enfants à charge" ou Milan (4 ans) demandant naïvement "Est-ce que je peux me connecter avec l'ordinateur pour parler à Dieu ?".
    Dans cette version inédite de notre collection, découvrez la crème de la crème de nos perles ! De l'innocence des enfants à l'éloquence des adultes, humour, lapsus, franchises, maladresse, candeur, zèle ou bêtises voleront sourires et rires au plus grognon d'entre nous. Anecdotes insolites, réclamations incongrues, affirmation hilarante ou coup de gueule sont à offrir et à dévorer.

  • « Voilà ! Tu ne me connais peut-être pas de vue, mais sûrement de réputation. Je suis Jacques Mesrine [...] mon complice est chez Jean-Claude Martigny et il détient sa femme et sa fille en otages. Si ça tourne mal ici, ça tournera mal là-bas aussi. » Ce récit est celui de Jeanine Martigny, otage, avec sa famille, de Jacques Mesrine lors de l'attaque qu'il a perpétrée avec son complice François Besse, contre l'agence de la Société générale du Raincy en 1978.
    Pour la première fois, une des victimes de celui qu'on surnommait « l'anguille » parle. Elle révèle au grand public le traumatisme de ces évènements pour elle et sa famille.
    Otages à perpétuité, construit comme un roman policier, présente un point de vue inédit sur l'affaire Mesrine : celui d'une de ses victimes, loin de l'image du gangster « au grand coeur » que les médias ont bien voulu lui donner.

  • Bien sûr que j'aime la mode, mais - Elle vide mon porte monnaie - Fâche mon banquier - Agace mon homme - Epuise mes copines - Menace mon espace vital - Me prive de chocolat - Me rend hystérique - Me transforme en mouton - Complique sérieusement mon quotidien - Se gausse de mon intégrité physique Bref je l'aime et elle me hait. Si vous aussi vous êtes victime des tortures de la mode, ce livre qui les décortique vous fera le plus grand bien.

  • Quand les professeurs rivalisent d'imagination. !

    Les bulletins scolaires peuvent devenir de véritables espaces de création poétique ! Plus de 200 appréciations de professeurs, des plus lapidaires aux plus extravagantes. Le bulletin de notes est un espace où les professeurs laissent sortir leur colère, leur ironie, mais aussi leur humour !

    Quand les bulletins de notes deviennent des billets d'humeur. Un ouvrage hilarant qui nous fait regretter les frayeurs trimestrielles et les joies des bancs de l'école.

    Un bon touriste aurait au moins pris des photos.
    La plupart du temps dans les nuages, n'en redescend que sous forme de perturbation.
    Ne connaît pas l'élève.
    Vous étiez au bord du gouffre. Vous avez fait un grand pas en avant.
    Participe au bavardage, tente de progresser... vers la porte quand ça sonne.
    Contrairement aux étoiles filantes, n'a pas brillé lors de ses rares apparitions.
    A touché le fond et pourtant creuse toujours.

  • Les bêtisiers télévisés de fin d'année recueillent à chaque fois un immense succès. Pourtant, il faut bien le reconnaître, ils reposent tous sur le même genre de séquences : crises de fous rires, chutes, grimaces, mimiques et autres effets visuels façon " vidéos gag ". Rien de tout cela dans ces Perles de la télé sélectionnées par Philippe Risoli. A travers ces traits d'humour, lapsus, réparties et autres bêtises prononcées à la télévision, le célèbre animateur nous offre un voyage hilarant à travers les bons mots du petit écran. Saillies d'anthologie ou réparties oubliées, ces perles vont vous permettre de retrouver le " meilleur " des plus grands animateurs et des émissions cultes. Et en guise d'interlude, Philippe Risoli vous propose une sélection des plus belles sorties sur la télévision !
    Quelques perles en guise de générique :

    Top chef ? " La spécialité à Montélimar, c'est du nougat et Montcuq, c'est du poulet ? " (Daniel Prévost, Le Petit rapporteur) Master chef ? " En première mi-temps ça sentait le pâté et maintenant, ça sent le boudin ! " (Thierry Roland, euro 2008 sur TF1) Thalassa ? : " Je suis têtue comme une moule. " (Daniela, Secret Story 3) On ne peut pas plaire. ? " Marx est à Jésus, ce que Fogiel est à Ardisson. " (T. Ardisson) Apostrophes ? " La nuit porte sommeil " (Julien, L'Amour est aveugle)

  • " Je suis l'homme de ma vie. " Brigitte Bardot.
    " Il n'y a pas de femmes dures, il n'y a que des hommes mous. " Raquel Welsh, actrice américaine.
    " Coucher pour réussir c'est déjà un bon moyen de coucher. " Internaute anonyme.
    " Une femme sans parfum est une femme sans avenir. " Coco Chanel.
    " Faites comme moi, épousez un archéologue. C'est le seul homme qui vous regardera avec de plus en plus d'intérêt à mesure que passeront les années. " Agatha Christie.

    Le livre qui célèbre l'intelligence des femmes !
    Longtemps la brève de comptoir fut essentiellement masculine. Ce monopole mâle du trait d'esprit est une injustice mais il est le résultat de représentations collectives fondant une société patriarcale aujourd'hui contestée. Il aura fallu attendre le XIXe siècle et ses salons pour que le beau sexe puisse faire valoir son sens de la répartie. Si le XXe siècle a peu à peu laissé les femmes intégrer tous les secteurs de la société, la parole est restée un magister jalousement surveillé par ces Messieurs.
    Il est temps de rendre justice aux femmes qui par leur trait d'esprit mais également par leur culot ont eu le cran d'interrompre un monologue masculin qui n'a que trop duré. A travers 250 perles de femmes sur l'amour, les hommes, le sexe, les enfants, le pouvoir, la politique, la vieillesse, etc., David Abiker nous invite à rire et à jeter un regard lucide sur l'invraisemblable potentiel linguistique du sexe pas vraiment faible...

    Par l'auteur du Musée de l'homme (40.000 ex., Michalon) et Zizi the Kid (10.000 ex., R. Laffont).
    En librairie pour la " Journée de la femme ".

  • La publicité des années quatre-vingt a marqué à jamais nos vies et celles de générations de téléspectateurs.
    Elle nous a accompagnés sous la douche quand nous chantions : "Tu baguenaudes dans les pâturages, tu t'en vas te promener, Belle des Champs !" Elle a ponctué nos soirées agitées d'un raisonnable "Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts !" Elle nous a offert un intérieur "Jextraordinaire" grâce à l'inénarrable Alice Sapritch. Elle nous a fait siroter du Banga, du Nesquik ou du Tang, grignoter des Petits Coeurs et des Treets, mâchouiller des Spring Gum et des Hollywood, attendre "l'Ami Ricoré", fantasmer sur les chipies de Kookaï, les jambes des filles Dim ou le corps des hommes en Mariner...
    Dans cet album de référence, Anne Saint Dreux, directrice de la Maison de la Pub, nous invite à (re)découvrir les petits secrets et les meilleurs moments de ces spots télé qui nous ont tant marqués. Offrez-vous un fabuleux voyage dans le temps à l'intérieur du petit écran. Une histoire pleine de surprises drôles et colorées à consommer sans modération. Des centaines d'anecdotes et des images inoubliables à partager en famille.
    Un délicieux cocktail de nostalgie et d'humour !

  • 10 ans pour ça !

    Wiaz

    Cocasses, amers, et cruellement humoristiques, les dessins de Wiaz tournent l'actualité mondiale en dérision : heurs et malheurs, coups bas et mots durs devenus légendes. Dessinateur au Nouvel Observateur, Wiaz retrace, avec près de 200 dessins politiques, dix ans d'Histoire : les élections présidentielles, la guerre en Afghanistan, l'ascension de Sarkozy, le conflit israélo-palestinien, Papon, la Géorgie, Obama, autant d'événements marquants croqués sous un trait corrosif, net et cassant. Les planches incontournables d'un observateur acerbe.

  • Depuis près d'un demi-siècle, nous vivons en Occident sous la dictature de la " belle jeune fille ", filiforme, lisse et toujours fraîche, supposée être le sommet de nos valeurs en termes de désir et d'admiration.
    Ce canon s'impose très tôt dans le mental de la petite fille et aboutit à l'adolescence à une véritable tyrannie psychologique : elle cherche à tout prix à ressembler à l'image déclinée à l'infini dans les médias. Cette tyrannie trouve son accomplissement chez le " top model ", longue tige décharnée (néanmoins pourvue de seins et de fesses) déambulant le visage fermé, à la manière d'un flamant rose, sur les podiums des défilés.
    Olivier Bardolle propose dans " Éloge de la graisse " d'autres critères esthétiques comme la " rondeur ", et tord le cou à cette icône frelatée, facteur de tant de souffrances pour des générations de jeunes filles qui multiplient les régimes les plus extravagants. Certaines vont jusqu'à utiliser des méthodes radicales pour ne plus avoir à s'alimenter. Ce texte agit comme une oeuvre de santé publique.
    Il favorise le retour à une joie de vivre cruellement absente de notre société post-moderne, qui transforme, par le biais d'une entreprise de réification, la " jeune fille " en " bien de consommation ", catégorie " produit de luxe ". Après avoir fait un sort à la paranoïa ambiante et à la fausseté (dans une trilogie bientôt complétée par " De la prolifération des homoncules sur le devenir de l'espèce ", consacré à la résignation), Olivier Bardolle s'attaque à l'un des thèmes les plus lancinants de l'époque : la dictature de la beauté associée à la maigreur, avec pour but ultime de faire céder les faux-semblants sous la plume acérée du moraliste.
    A mettre entre toutes les mains... féminines.

  • Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose.
    Les sources officielles multiplient les messages rassurants. Pourtant, Youri Bandazhevsky, médecin biélorusse, constate dans cette région la présence de pathologies graves et de maladies cancéreuses dans des proportions anormales. Ses recherches apportent pour la première fois la preuve scientifique de la contamination radioactive de Tchernobyl. Il est immédiatement perçu comme dangereux: son honnêteté, sa soif de vérité font de lui un personnage gênant.
    Accusé à tort de corruption, il est condamné à huit ans d'emprisonnement en 2001. Bandazhevsky n'est pas homme à se résoudre au silence. C'est dans la solitude de sa cellule qu'il écrira le document exceptionnel présenté aujourd'hui en exclusivité mondiale. Ce témoignage n'est pas celui d'un homme en colère mais celui d'un scientifique qui nous fait partager avec passion son engagement et sa foi dans la recherche pour qu'advienne la vérité.

  • Spermatofolie

    Cochin G

    " Mon univers était plus proche d'un Walt Disney érotique que d'un film pornographique ! Peluches et Kleenex, posters de filles nues et photos de famille, ma chambre de jeune homme était aussi disparate que mes pensées.
    " Guillaume Bodin, le personnage principal de ce roman, masturbateur chronique, se sent irrémédiablement inadapté pour vivre en société. Reclus dans son appartement, il mène une existence oisive jusqu'au jour où il découvre une petite annonce : une banque de sperme cherche des donneurs. Sa vie va dès lors basculer. Il devient le donneur D.A.1922.M. Drôle, piquant, ce roman au style vif et au dénouement surprenant est rondement mené.

  • Si un flic dénonce les siens, il n'est plus rien. Pour le commandant Pichon, ce fut la révocation.
    Le 5 octobre 2008, le site Bakchich publie dans un article intitulé " Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy ", deux fiches issues du logiciel informatique STIC (Système de traitement des infractions constatées), utilisé par la police française pour répertorier les mis en cause et les victimes de délits légers. La publication des fiches STIC de Johnny Hallyday et de Jamel Debbouze délivrées par le commandant Pichon fait scandale.
    Son but : non pas tuer le fichier, mais mettre un terme à son utilisation douteuse et injuste par ceux qui le manipulent. Les signalements approximatifs et la non-mise à jour des informations (en termes de correction et de suppression) menacent sans raison la vie privée et professionnelle des citoyens français. En dénonçant ce système, Philippe Pichon a perdu son poste.
    Après une présentation complète du statut juridique et des mécanismes de ce fichier par le sociologue Frédéric Ocqueteau, Philippe Pichon revient sur les raisons de son geste, liées à la nature du fichier et, de façon plus générale, à sa perception du monde de la police. Il livre sa propre défense dans le procès d'intention qu'on lui inflige.
    Après le Journal d'un flic, essai paru chez Flammarion en 2007, et L'Enfance violée (Flammarion 2008), roman autobiographique qui a rencontré un certain succès littéraire, l'ancien commandant consacre un nouvel essai à l'affaire STIC et les dysfonctionnements dans la sphère policière. Philippe Pichon complète sa vision personnelle des choses par un point de vue critique, technique et spécialiste d'un sociologue.
    Quand un flic balance sur l'univers de la police et notamment l'utilisation d'un fichier qui a fait scandale et dont le champ d'investigation va bien au-delà du fichier Edvige.

  • " Il y a vingt ans, ma mère a eu les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Il y a vingt ans, j'ai commencé à perdre ma voix. Elle perdait la tête, et je restais sans voix. Elle devenait folle, je devenais muette. " Françoise Laborde révèle aujourd'hui son traumatisme secret : sa phobie vocale. Une pathologie jamais avouée et si handicapante lorsqu'on présente le journal télévisé.
    Revisitant ses souvenirs à la recherche d'une cohérence, elle réécrit son histoire familiale pour comprendre ce que la maladie de sa mère, mais aussi la naissance de ses enfants, a pu déclencher chez elle. À travers portraits et anecdotes, elle retisse la trame de sa mémoire avec humour et férocité. Folie, exaspération, colère, impuissance et fous rires s'enchaînent entre les trois soeurs, Geneviève, Catherine et Françoise. Mais elles se retrouvent réunies par l'émotion quand leur mère ne les reconnaît plus, quand vient la fin inéluctable.

    De la démence de la mère à sa propre névrose, l'auteur revient sur les étapes de la maladie d'Alzheimer, et les ravages que cela provoque. Elle établit un parallèle entre la maladie de sa mère et ses propres troubles. Atteinte de crises d'angoisse dès qu'elle doit s'exprimer en public, elle en vient à perdre le contrôle de sa voix, à devenir " muette ".

  • Eric Naulleau revient sur la scène littéraire avec un livre hybride, un roman consacré à un artiste qu'il vénère : le rockeur anglais Graham Parker. On dit de lui qu'il est le Bruce Springsteen anglais et surtout, l'un des plus grands compositeurs de l'histoire du rock.
    Eric Naulleau a découvert Graham Parker sur scène en 1977, au Bataclan. Il est depuis devenu un fan inconditionnel : tous les ans, en juillet, il va voir son idole en concert aux Etats-Unis. Comment expliquer sa relation exclusive avec Graham Parker ? Cette question à élucider est prétexte à une enquête littéraire passionnante, au gré des anecdotes, des textes de l'auteur-compositeur éclairés par Graham Parker lui-même, des références littéraires. On retrouve certes la verve caustique d'Eric Naulleau, mais celui que les médias détestent se livre ici dans un texte sensible et pudique.

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