Jean-claude Gawsewitch

  • Le bilan meurtrier des émeutes qui ont secoué la Tunisie depuis le 18 décembre est colossal.
    La France, tout au long du conflit, est restée silencieuse, ou maladroite.
    " On ne peut que déplorer les violences en Tunisie " a déclaré prudemment la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.
    L'extrême retenue de la France face à la répression en Tunisie traduit une attitude profondément ancrée dans l'histoire des relations entre les deux pays.
    Premier partenaire commercial, ancienne puissance coloniale, la France a toujours eu des liens très étroits avec le Maghreb. Le bilan des 23 années de présidence de Ben Ali a été souligné récemment par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui a loué un président " souvent mal jugé ", qui a " fait beaucoup de choses ". Pourquoi tant de prudence et de bienveillance ?

  • Le livre le plus lu cette année est une imposture signée par un imposteur ! En effet, en dépit de ses deux millions d'exemplaires vendus en librairie, de ses innombrables traductions de part le monde et du bombardement médiatique qui l'accompagne, Indignez-vous ! de Stéphane Hessel est un " non-livre " partial et creux. En outre, cet opuscule d'une trentaine de pages accumule petits et gros mensonges et enfile bons sentiments, raccourcis et contradictions au service d'une seule et unique indignation : la question palestinienne. Une fixation malsaine, pour ne pas dire suspecte, doublée d'une inconsistance générale qui mérite enfin d'être dénoncée. Tout comme les nombreux arrangements avec la vérité historique de son auteur.

    Dans Le Vieil homme m'indigne !, Gilles-William Goldnadel s'attaque non seulement à l'absence de contenu du best-seller mondial de Stéphane Hessel, à son indignation si " politiquement correct " qui absout les terroristes du Hamas et condamne l'Etat d'Israël, mais aussi à l'image trop parfaite pour être honnête du sémillant nonagénaire. Stéphane Hessel n'est pas " une grande figure de la Résistance " (il était en poste à Londres pendant toute la guerre) et il n'a jamais participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 (il était un simple témoin). En réalité, la " pensée " digest du faux rebelle Stéphane Hessel n'est ni indignée ni iconoclaste mais bel et bien moutonnière, sectaire et. dangereuse !
    Un pamphlet salutaire contre les impostures de Stéphane Hessel !

  • Le gouvernement actuel remet en cause, pour tous les salariés, la retraite à 60 ans, et penche vers une retraite à 62, 63 voire 65 ou 67 ans à terme, alors qu'il veut porter le nombre d'annuités de cotisations vers 42, voire 44 annuités et plus. Les paramètres qui servent de base au calcul des retraites se trouveraient profondément modifiés. Le risque ? Plonger des millions de retraités dans la misère. Tout cela étalé de façon masquée sur plusieurs décennies contre nous et nos enfants.
    10 questions, 10 réponses. Les auteurs, point par point, décortiquent le sujet et prouvent qu'il est possible de garder notre retraite à 60 ans. Rien n'impose de travailler plus, ni sur la semaine, ni sur la vie. Rien n'impose de faire travailler les " seniors " à la place des " juniors ". Il y a 4 millions de chômeurs. Priorité à l'emploi des jeunes. C'est une question de redistribution des richesses qui est en cause. Où vont les richesses créées par le salariat qui représente 93 % de la population active ? Elles doivent revenir à nos salaires, à nos cotisations sociales, à notre santé, à nos retraites.
    Chiffres à l'appui, les auteurs dénoncent cette immense propagande quotidienne mensongère lancée par Sarkozy-Fillon sur l'espérance de vie qui s'allongerait tellement qu'il ne serait plus possible d'avoir assez de main d'oeuvre pour payer nos retraites.
    Un texte coup de poing, richement documenté, écrit dans un style incisif, qui apporte une alternative à la réforme à venir, et des solutions pour demain.

  • Elle fuit sa famille intégriste pour combattre les mollahs.

    Il y eut d'abord la dictature du chah, puis celle de Khomeiny et des mollahs. Depuis 4 décennies, l'Iran souffre. La théocratie totalitaire a fait plus de 120 000 victimes.
    Azam, jeune fille iranienne, grandit dans les quartiers pauvres du sud de Téhéran. Son père, en fanatique religieux, partisan pur et dur des mollahs, s'oppose à sa scolarisation. Soutenue par sa mère, femme lettrée et clairvoyante, elle obtient son bac. À 13 ans, elle échappe de peu à un mariage forcé avec un mollah. Refusant de rejoindre ses frères dans des associations fanatiques, s'opposant continuellement à son père, Azam reçoit des coups. De plus en plus souvent.
    En 1978, Azam a 20 ans. Privée d'amour, bâillonnée, opprimée et battue, elle s'échappe et rejoint le mouvement des Moudjahidines du peuple, partisans d'un islam séparant la religion de l'État. Elle s'engage activement, rencontre d'autres femmes opprimées, participe aux manifestations antiroyalistes. Un nouveau monde s'ouvre à elle. Pourchassée par les pasdarans (gardiens de la révolution islamique), matraqueurs de Khomeiny, elle se fait arrêter. Elle passe 7 ans en prison, dont 8 mois accroupie, les yeux bandés, dans une cage. Torturées physiquement et psychologiquement, Azam ne collaborera pas. 30 000 femmes seront exécutées dans ces prisons iraniennes.
    Dans un pays où s'opposer au gouvernement, c'est s'opposer à Dieu, Azam choisit de résister.
    Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l'Histoire, trouvant de troublants échos avec l'horreur des camps de concentration nazis.

  • Né le 1er juillet 1955 à Nice, de grands-parents italiens, Christian Estrosi est député-maire de Nice. Ami de longue date de Jean-Claude Gaudin et Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi est un autodidacte qui s'est hissé, petit à petit, en haut de son parti.

    Ancien champion de moto, sa carrière politique débute en 1983 comme conseiller municipal RPR à la mairie de Nice, puis comme adjoint aux sports. Élu député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes à 33 ans, il obtient en 1992 un poste de vice-conseiller régional de la région PACA. Il est auteur d'un amendement sur la lutte anti-terroriste alors qu'il est rapporteur à l'Assemblée nationale, en 2002-2003. Nommé ministre délégué à l'aménagement du territoire au sein du gouvernement Villepin, il s'engage notamment pour que toutes les communes de France aient accès à Internet haut débit, à la téléphonie mobile et à la télévision numérique. Sous le gouvernement Fillon, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer.

    La biographie choc d'un homme qui est récemment devenu l'un des piliers de l'équipe Sarkozy, en entrant au gouvernement comme ministre de l'Industrie.

  • Septembre 2012 : à la suite d'une discussion animée lors d'un cours sur le fait religieux en France, Christophe Varagnac, professeur dans un lycée de la région bordelaise, est violemment agressé par l'un de ses élèves. Pour l'enseignant, ce " coup de folie " est un choc brutal, l'incident de trop. Alors que les médias s'emballent et que certains politiques tentent de récupérer l'affaire, il décide d'interpeller l'opinion publique. Dans Peurs sur l'école, Christophe Varagnac dénonce la déliquescence de notre système scolaire dans lequel les enseignants sont lâchés comme des fantassins démunis sur un champ de bataille. Il égrène toutes ces choses qui ne se racontent pas : les élèves qui insultent, les parents qui menacent, le bruit de fond permanent en classe, la salle des profs qui ressemble à un mur des lamentations, la laïcité bafouée... Ni pédagogiste ni conservateur, il considère que le problème principal de l'Éducation nationale réside dans la crise de l'autorité et il propose plusieurs pistes pour sauver l'école de la République. Un témoignage édifi ant sur la violence ordinaire dans les lycées Une réfl exion sans concession sur la crise de l'autorité à l'école Christophe Varagnac est professeur de lettres et d'histoire depuis dix ans. Il a notamment enseigné au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie et dans la banlieue bordelaise.

  • C'est une histoire sans précédent pour la gauche qui a commencé avec l'alternance de 2012. Par le passé, une fois arrivés au pouvoir, les socialistes ont toujours tenté, dans un premier temps, d'honorer leurs engagements avant de renoncer, voire de se renier. Ce fut le cas en 1936 avec le Front populaire, en 1981 quand la gauche chercha à " changer la vie " et même en 1997 lorsque Lionel Jospin fut nommé Premier ministre. François Hollande, lui, n'a pas cherché un seul instant à modifier la politique de son prédécesseur. C'est cette sidérante volte-face que cet ouvrage veut raconter et décrypter. " Le pis est que leurs adversaires y furent pour peu de chose " : voilà le cruel constat que dressait le grand historien Marc Bloch dans son essai L'Étrange Défaite, après la débâcle de juin 1940, estimant qu'elle était imputable aux errements de l'état-major et des élites françaises. L'histoire présente est un peu la même : c'est celle d'une étrange capitulation. En effet, tout se passe comme si les socialistes, résignés ou complices face à la finance, n'avaient plus ni âme ni volonté.

    COMPRENDRE POURQUOI LA GAUCHE EST À UN TOURNANT HISTORIQUE DE SON HISTOIRE

  • Depuis quelques années, le « mentir vrai » est devenu la marque de fabrique de nombreux intellectuels ayant acquis une certaine crédibilité dans notre pays. Ces faussaires qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Véritables docteurs es malhonnêteté intellectuelle, ils ne sont jamais inquiétés même lorsqu'ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Quoiqu'ils racontent, on les respecte et ils peuvent donc distiller leurs boniments en toute impunité dans les médias. Le triomphe des faussaires constitue une menace pour l'information du public. L'honnêteté intellectuelle est devenue un handicap et non un atout. Pourquoi les intello baratineurs ne sont-ils pas démasqués ? Comment procèdent-ils ? Quelle est la responsabilité des médias dans ce triomphe du mensonge ? Dans cet essai corrosif, Pascal Boniface décrypte les ressorts et méthodes qui permettent à des intellectuels serial-menteurs d'occuper avec un culot inouï l'espace médiatique. Comment ils brandissent « la morale » pour nous faire avaler leurs couleuvres ou encore quels sont leurs terrains de jeu idéologique préférés (Islamisme, Israël, défense de l'Occident.). Mais, l'auteur pousse sa réflexion plus loin en dénonçant les boniments de « grands » Intellectuels faussaires français. Dans une série de portraits incisifs documentés et croustillants, l'auteur lève le voile sur les pratiques des menteurs en série.

  • Juin 2011 : après qu'une cascade de fraudes et de fuites ait entachée les épreuves du bac mais aussi celles de plusieurs examens universitaires, Luc Chatel, alors ministre de l'Education nationale, commande un rapport sur la triche à l'école, de la primaire à l'Université. Juin 2012 : le fameux rapport se fait toujours attendre, mais les autorités promettent que, désormais, « la tolérance zéro » sera strictement appliquée aux fraudeurs. Le hic, c'est qu'aucune nouvelle mesure n'est à ce jour envisagée pour prévenir et lutter efficacement contre un fléau qui s'est généralisé depuis une dizaine d'années.
    Dans cet ouvrage, l'auteur, professeur de mathématiques à l'Université et examinateur pour les concours de grandes écoles, détaille plus d'une soixantaine de techniques de fraudes employées par les lycéens et étudiants. Détournement de sujet, plagiat, antisèche, utilisation de complice, falsification de notes, usages de faux ou encore utilisation des Smartphone et autres outils technologiques... François Guénard dresse un état des lieux ébouriffant du phénomène et de son évolution. Refusant de jouer les Cassandre, il propose aussi de multiples solutions concrètes, souvent faciles à mettre en place, afin de lutter contre toutes les formes de triche.

    Un document choc qui décrypte toutes les techniques de fraude à travers des exemples concrets.
    Un anti-manuel du tricheur à destination de la communauté éducative.

  • « Voilà ! Tu ne me connais peut-être pas de vue, mais sûrement de réputation. Je suis Jacques Mesrine [...] mon complice est chez Jean-Claude Martigny et il détient sa femme et sa fille en otages. Si ça tourne mal ici, ça tournera mal là-bas aussi. » Ce récit est celui de Jeanine Martigny, otage, avec sa famille, de Jacques Mesrine lors de l'attaque qu'il a perpétrée avec son complice François Besse, contre l'agence de la Société générale du Raincy en 1978.
    Pour la première fois, une des victimes de celui qu'on surnommait « l'anguille » parle. Elle révèle au grand public le traumatisme de ces évènements pour elle et sa famille.
    Otages à perpétuité, construit comme un roman policier, présente un point de vue inédit sur l'affaire Mesrine : celui d'une de ses victimes, loin de l'image du gangster « au grand coeur » que les médias ont bien voulu lui donner.

  • Dans la tourmente de la crise économique grave qui secoue la planète, les économistes exercent un formidable magistère. Journaux, télévisions, gouvernements : oracles respectés d'un univers au bord du chaos, tout le monde les consulte. Pour comprendre les causes de la catastrophe. Pour trouver des remèdes. En France, ils sont ainsi une petite vingtaine à disposer d'un quasi monopole d'expression dans le débat public. Et à la veille de l'élection présidentielle de 2012, gauche et droite se les disputent pour donner du crédit à leurs projets.
    Mais qui a eu l'idée d'expertiser... ces experts ? Car en vérité, le petit microcosme des économistes français, s'il recèle de grands talents, souvent modestes et peu connus du grand public, comprend aussi des charlatans ou des imposteurs. C'est ce qu'établit ce livre, qui recense les invraisemblables bourdes commises par quelques uns de ces économistes de renom. Et aussi les formidables conflits d'intérêt dont certains d'entre eux se rendent coupables et qui jettent la suspicion sur l'honnêteté ou l'indépendance de leurs diagnostics et recommandations.
    Ils prétendent détenir les clefs d'une science qui explique la misère du monde. Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est que trop souvent, ils en vivent, de ce système qui est devenu fou. Et ils en vivent même très bien. C'est aussi l'objet de cette enquête : lever le voile sur le petit business, pas toujours glorieux, des grands économistes.

  • Vous êtes mordu d'actu ? Accro aux médias ? Politiquement incorrect ? Incorrigiblement sceptique ? Résolument indépendant ? Ceci est fait pour vous : un recueil des chroniques quotidiennes "A première vue" de Patrice Bertin.

    La politique, les "affaires", la justice, le sport, le cinéma, la télévision, les "pipoles", tout passe dans le viseur de l'ancien patron de la rédaction de France Inter, reconverti depuis trois saisons sur France Info dans les "billets d'humeur" où il égratigne ses bêtes noires de toujours : "le soi-disant, le mieux-disant, le trop-disant". Une image vue à la télé, une photo à la une des journaux, un lapsus, de gros mensonges ou de petites polémiques font le miel de ce passionné de radio.

    Peut-on donner à réfléchir sans complaisance ni parti pris et en toute indépendance ? "A première vue"... oui ! Découvrez les 200 meilleures chroniques, savoureuses, mordantes et finement écrites !

  • Hiver 54 : Jean-Claude Amara, alors enfant, assiste au premier campement d'urgence érigé par l'Abbé Pierre pour abriter les plus démunis face à un hiver particulièrement glacial.
    Est-ce de cette première rencontre que la vocation d'altruiste et de militant naît chez Jean-Claude Amara ? Quelques années plus tard, il sera un irréductible pourfendeur des inégalités sociales. En 1990, il cofonde le Droit au Logement (D.A.L.) ainsi que l'association Droits Devant 'Y qui lui permet de lutter plus efficacement contre les exclusions abusives et la précarité. Ce livre raconte le parcours d'un homme animé d'une foi inébranlable en la solidarité humaine.
    Il rappelle que la misère est présente bien plus proche qu'on ne le pense : au coin de nos rues et au bas de nos immeubles. Ce texte a le mérite de transmettre le désir de changer ces inégalités.

  • Nicolas Sarkozy est-il le parrain d'un clan, d'une sorte de mafia de l'audiovisuel ? Ce feuilleton pour tous publics n'est pas une fiction. La France est mise en coupe réglée par un petit groupe d'hommes qui trustent les positions clefs de l'armement, de l'audiovisuel, du BTP, de l'industrie du luxe et du divertissement. Ce groupe constitue une famille, avec son "capo", ses frères, ses oncles, ses amis et ses sbires. Des années 80 au dîner du Fouquet's, les Bouygues,Bolloré and Co. ont tissé leur toile et scellé un pacte d'acier ; ils sont aujourd'hui les maîtres du Paysage Audiovisuel Français, au détriment de la télévision publique, victime d'un véritable hold-up et soumise à la botte du pouvoir.
    Petits arrangements entre amis restitue dans le détail les étapes de cette machination et revient sur la bataille parlementaire qui a tenté de retenir la main des exécuteurs au service d'une clique et de son chef. Et pose une question : devons-nous les laisser brader une certaine idée de la démocratie ?
    Dans ce livre réquisitoire, Noël Mamère et Patrick Farbiaz mettent à nu, avec virulence et ironie, le pouvoir de Nicolas 1er.


    Noël Mamère, ancien journaliste, est député vert de Gironde, maire de Bègles, avocat et membre de la commission des lois de l'Assemblée nationale.
    Patrick Farbiaz, militant alter mondialiste, collaborateur à l'Assemblée nationale et membre du collège exécutif des verts, est coauteur de plusieus livres avec Noël Mamère.

  • Entre les confidences des médecins médiatiques et les propos alarmistes des professeurs, les infirmières se taisent.
    De ce monde clos et hiérarchisé qu'est l'hôpital, une infirmière décide aujourd'hui de parler et de briser la loi du silence. Etre infirmière, c'est accepter le contact avec le malade, c'est manier compresses, seringues et tubes avec précision et humanité. Administration des soins, gestion du dossier du malade, relation avec sa famille, ces défis du quotidien sont de plus en plus durs à relever. Ce texte est un cri de révolte contre un monde hospitalier bouleversé en profondeur, qui reproduit un modèle à la fois sexiste et dépassé.
    En rendant hommage au personnel soignant et aux malades, Anne-Marie David, infirmière puis cadre de santé à la Pitié-Salpêtrière, s'adresse aujourd'hui à " Messieurs les professeurs " et les place devant leurs responsabilités et leurs contradictions. Celle qui a vécu la valse des réformes, la révolution des 35 heures, la canicule de 2003, parle après 40 ans de réserve professionnelle dans un style percutant, avec force et sincérité.

  • Au XXIe siècle, le plaisir féminin reste un sujet tabou. Véritable "continent noir" de la médecine, la sexualité des femmes est très peu étudiée, notamment en France. Comme si le sujet n'était pas digne d'intérêt. Comme si l'accès au septième ciel dépendait toujours de la seule qualité d'un amant. Interdits religieux et sociétaux, difficultés technologiques et financières, réticences des milieux scientifiques, les raisons qui expliquent ce manque de savoir sont multiples. Mais elles dissimulent toutes une vérité simple : les hommes, y compris les chercheurs, sont encore terrorisés par la jouissance féminine. Réquisitoire mordant contre une " excision intellectuelle " qui pénalise les femmes, "Qui a peur du Point G ?" est aussi un plaidoyer jubilatoire en faveur d'un épanouissement sexuel égalitaire. A travers son témoignage, le docteur Odile Buisson révèle ainsi certains mystères du point G, la fabuleuse anatomie du clitoris ou encore l'incroyable complexité de l'orgasme.

  • Septembre 2008 : un fait divers, banal. Un collégien accuse son enseignant de lui avoir donné un coup de poing. Le professeur se suicide le lendemain de sa garde à vue.

    Victimes quotidiennement d'agressions physiques et verbales de la part d'élèves, traînés devant les tribunaux par certains parents, lâchés par leur hiérarchie, écrasés par un carcan administratif tout puissant qui va jusqu'à fliquer sur Internet les profs dissidents, les profs vont mal, très mal.

    Preuve du malaise enseignant, l'Éducation nationale est la seule administration avec la Défense à disposer de son propre centre de réadaptation psychiatrique, La Verrière, qu'elle réserve à ses enseignants défaillants, affaiblis par la dépression ou atteints de névroses, parfois très graves. Ces profs qu'on assassine est le fruit d'une enquête rigoureuse, menée sur le terrain, auprès des enseignants, de leur entourage et des médecins spécialisés, sans concessions, sur le parcours semé d'embûches du métier de prof : démission, prison, folie ou suicide...

    Le malaise des profs reste encore de nos jours un sujet tabou. Véronique Bouzou, elle-même prof, a eu le courage d'aborder ce sujet douloureux.

  • Après le succès de Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus (plus de 10 000 exemplaires), Omar Ba nous livre un texte percutant sur l'immigration, un sujet brûlant.
    Omar Ba affirme que les Africains qui quittent tout pour venir en Europe perdent au change. Leur avenir est sur le continent noir. L'immigration contribue à maintenir les populations africaines en position d'assistanat. De plus, les populations immigrées sont plus touchées par le chômage : l'Europe a-t-elle besoin de l'immigration ? Les immigrés sont " conviés à la misère ".
    Omar Ba est contre les régularisations massives des sans-papiers, qui vont pousser de nombreux autres Africains à quitter leurs pays d'origine pour l'Europe en leur donnant de l'espoir, mais qui vont aussi priver les pays d'Afrique de leurs ressortissants.
    Au sujet des expulsions, il s'agit d'une sanction juridiquement approuvée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, cela ne devrait pas provoquer autant de remous. Pour Omar Ba, l'opinion publique choisit l'émotion (cas du renvoi des Afghans en décembre 2009). " Parfois il est salutaire de raccompagner l'étranger dans son pays ", selon lui.
    Les conditions socio-économiques se dégradent dans les pays du Nord, qui ne peuvent donc plus accueillir. Mais selon Omar Ba, l'immigration ne doit pas être associée au racisme, c'est un problème socio-économique, à ne pas " racialiser " (ex : la chasse aux Camerounais exercée en Guinée Equatoriale en mars 2004, où on a vu " des Noirs s'en prendre à d'autres ")...
    Un texte à contre-courant des idées " bien-pensantes " sur l'immigration, le point de vue surprenant d'un immigré africain de 27 ans.

  • Juteuse carcasse, c'est ce que l'on dit d'une volaille sur laquelle tout est bon à prendre, à manger. C'est par cette image que Rosemonde Pujol nous fait entrer dans l'univers du quatrième âge.
    Elle montre que les vieux, que l'on accuse si facilement d'être responsables du trou de la Sécurité sociale et d'autres méfaits économiques, sont au contraire un source de richesse pour le pays.
    Après avoir disséqué par le menu (maisons de retraite, chaises roulantes, monte escaliers, etc.) la manière dont ils consomment - beaucoup -, elle nous emmène faire le tour de ses amis et connaissances. Voyage dans l'intimité du quotidien de personnes très âgées - des « vrais » vieux.

    Après le succès d'Un petit bout de bonheur (10 000 exemplaires vendus) et du Vingtième Sexe Rosemonde Pujol pousse un vrai coup de gueule contre toutes les idées reçues sur le poids des vieux pour notre société.

  • Après trois défaites successives à l'élection présidentielle, le PS tangue.
    Déchirés, les socialistes ont perdu le sens du collectif. Qui sera le prochain candidat et, qui sait, le prochain président? La rose aiguise les ambitions personnelles comme jamais. La gauche se perd en divisions et querelles d'ego. Lucides et sans complaisance, Guillaume Bachelay et Nicolas Mayer-Rossignol démontrent que, malgré l'épuisement de la social-démocratie traditionnelle, le socialisme reste une idée vivante et le socle d'un nouveau modèle de développement.
    Ce texte tranche dans le vif les sujets qui fâchent et redessine les contours d'un socialisme offensif et neuf, qui tourne la page du néolibéralisme et dépasse les batailles internes. Jeune responsable politique pour l'un, jeune haut-fonctionnaire engagé pour l'autre, les auteurs incarnent cette nouvelle génération socialiste qui n'a renoncé ni à la révolte, ni à la victoire en 2012. Un livre étendard, sans langue de bois, pour une gauche de reconquête.

  • Francis Lalanne. Nous connaissons l'auteur-compositeur-interprète, chanteur et acteur. Moins connu est le citoyen du monde, engagé au sein du Mouvement écologiste indépendant, candidat aux législatives de 2007 et aux municipales de 2008.
    Celui qui écrivait un courrier à Nicolas Sarkozy, le premier jour de son investiture, afin de lui rappeler ses engagements, lui adresse aujourd'hui officiellement le texte qu'il a préalablement adressé par courrier simple à son cabinet et celui de ses ministres. Resté sans réponse, il décide aujourd'hui de rendre sa demande officielle.
    Francis Lalanne adresse une mise en demeure, en vers, au Président de la République, dont l'objet est de réclamer par la voix citoyenne le retour à l'application stricte du contrat social, et de faire valoir en particulier l'ineffectivité des décrets modifiant la Constitution et le résultat du référendum sur l'Europe, allant à l'encontre, dans la lettre et dans l'esprit, des principes fondateurs de la République. Faute d'une réponse favorable, Francis Lalanne poursuivra sa demande devant les tribunaux compétents. Par ce pamplet poétique, Francis Lalanne exprime sa révolte, ses incompréhensions et sa colère envers l'ordre établi, le désaveu du peuple que représente le Traité de Lisbonne, les décisions anticonstitutionnelles, etc.

  • 20 février 2013 : coup de tonnerre à l'hôpital de Roubaix. Marie-Anne Babé, chef de service des urgences du centre hospitalier depuis 30 ans, démissionne de ses fonctions. "Ecoeurée", celle que son équipe surnomme "Maman", abandonne après avoir bataillé pendant des mois avec sa direction pour obtenir des postes de gardes supplémentaires la nuit. Alors qu'une page de sa vie se tourne, cette anesthésiste, devenue urgentiste par humanité, revient sur ses trente années passées au service des patients.
    Au nom d'une certaine idée de l'urgence. Médecin urgentiste, chef de service, réanimatrice : Marie-Anne Babé a travaillé 70 heures par semaine pendant toutes ces années. Autant de souvenirs de SMUR, de gardes avec ses collègues médecins, infirmiers, aides-soignants dans ce service qui accueille 86000 personnes par an. Des anecdotes qui l'amènent à évoquer le rôle primordial de l'urgentiste face aux cas de maltraitance envers les enfants et les femmes, aux problèmes posés par l'augmentation du nombre de personnes âgées, mais aussi des cas psychiatriques.
    L'occasion également d'une réflexion sur l'évolution des urgences depuis les années 70, les rivalités entre ce service et d'autres plus spécialisés de l'hôpital, l'épuisement, les conditions de travail qui se dégradent, la violence... Un constat sans concession. Une analyse brute de décoffrage que tout citoyen ou décideur se devrait de lire pour comprendre l'hôpital de demain.

  • Confessions d'un flic à la dérive au coeur de l'actualité brûlante marseillaise !

    Marc La Mola est flic de terrain depuis plus de vingt ans. De la brigade anti-criminalité de nuit (BAC) à la Crim', en passant par la police du métro parisien, il a travaillé dans de nombreuses affaires où se côtoient la misère, la violence, la haine et l'ignorance. Il n'a jamais oublié les regards qu'il a croisés, les cris qu'il a entendus, les larmes qu'il a essuyées. Il n'a jamais accepté les carences de son institution et l'hypocrisie de sa hiérarchie. Un jour, il a fini par craquer, il a tenté de se suicider.

    Dans le Sale Boulot, Marc La Mola entraîne le lecteur dans des endroits sordides, des cités sensibles et des commissariats miteux. Loin, très loin des clichés de flics de cinéma ou des séries télé, il nous plonge dans le quotidien de flic de base. Un voyage dont personne ne sortira indemne. Car toutes les histoires qu'il nous raconte sont fidèles à la réalité...

    Le témoignage exceptionnel d'un flic marseillais.
    Une plongée dans les coulisses les plus sombres de la société.

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