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  • Carlos Taveira s'intéresse à l'histoire lusitanienne et aux empreintes que des personnes mal connues ont laissées, entre autres, en Nouvelle-France. L'auteur nous livre, comme un historien et un anthropologue, un texte bien senti et très fouillé portant sur les rapports entre les différentes classes sociales dans un pays jeune. Il s'attarde à la vie d'une femme vivant au plus bas de l'échelle sociale, une esclave noire d'origine portugaise. En 1734, Marie-Josèphe-Angélique est accusée et convaincue d'avoir mis le feu à la demeure montréalaise de ses maîtres, provoquant la destruction d'une quarantaine de maisons de la rue Saint-Paul. Crime qu'elle avoue sous la torture. Entre l'imaginaire et la réalité, Carlos Taveira donne la parole à plusieurs femmes habitant l'intérieur de celle qui sera pendue à Montréal.

    Mots et marées, tome 2 : Les maux de Marie-Josèphe-Angélique est un roman historique remarquable tant par la rigueur des faits rapportés que par la maîtrise de l'écriture, alors que l'écrivain utilise une langue collée à l'époque. Il s'agit d'un roman essentiel pour qui s'intéresse à l'histoire des mentalités et des petites gens. 

  • Pierre demenage

    Bisson Rodriguez Mar

    Pierre est triste, il vient d'entrer dans une nouvelle école après le déménagement de ses parents. Malheureusement pour lui, ses camarades de classe le taquinent dès la première journée de classe. De plus, ils persévèrent. Malgré tout, Pierre reste courageux. Le jour où son pire intimidateur se trouve en mauvaise posture, il n'hésite pas à l'aider au grand étonnement des autres élèves, qui n'ont pas eu le courage d'aller à son secours.Après ce coup d'éclat, Pierre disparaît pendant que Roger est transporté à l'hôpital. Affolés, la professeure et les élèves partent à sa recherche. Que lui est-il arrivé et va-t-on le retrouver ?

  • Si on parlait de ce recueil de nouvelles comme d'une personne, sans contredit elle serait une femme, portant sur ses épaules une tribu d'exilés du rêve qui s'enfuient avec une sphère dans les mains. Peut-être une boule de cristal que leurs paumes caressent et cachent comme le feraient des paupières pour les protéger des frissons et du feu de leur destin. Mais ces égarés n'échapperont pas aux mots de Cristina Montescu, elle les fera s'engouffrer tous nus dans des labyrinthes de plaisirs malsains. Il y aura bien des rencontres, des inclinaisons épidermiques, une quête de « je t'aime » que l'on consomme boulimiquement même s'ils sonnent faux, et l'espoir que procure le droit de choisir entre tous les livres comme l'on joue à cache-cache avec soi-même et son éternité.

    Ces hommes et ces femmes sont à bout de souffle bien que leur innocence soit bénie, mais il y a des rôdeurs autour d'eux qui les condamnent au mal-être ; ils voudraient bien désobéir, mais il y a le châtiment du vide, de la solitude qui consume toute l'enfance qui espérait encore, tapie dans un placard. Un geste pourtant demeure en leitmotiv : « jeter ». Jeter l'alliance dans la cuvette, jeter ses souliers à talons hauts dans l'escalier du musée, jeter le chat par la fenêtre, se jeter sous le métro. Moins abandon que prémices à une fêlure, une cassure dans le moi des personnages principaux, l'émotion à fleur de peau tourne mal ; on est toute colère dehors, toute rage que rien ni personne ne pourra apaiser. Ma maman était usagée est un cri de chair et de sang, un appel au secours qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Au contraire, ce livre le met face à un clic qui déclenche toutes les folies... les perverses surtout, en attendant avec espoir, les plus douces.

  • Qui dit messages codés dit mystère, suspense et le coeur qui bat à tout rompre... Des petits bouts de papier viennent rompre le quotidien d'une adolescente, et dans cette déchirure, tout peut se glisser, le bon comme le mauvais, le danger comme l'espoir.

  • Comment un papillon qui vole dans la tête, un chien nommé Dick et le rêve de l'Amérique peuvent-ils servir de baume à une enfance couverte d'ecchymoses, trouée comme une passoire par où la violence passe et laisse des traces de sang? On ne sait pas. Pou

  • Le convoi des nuages

    Jean Perron

    La famille Laflamme est réunie au village pour enterrer David, le fils qui s'est donné la mort ; il était pourtant le seul enfant investi dans l'avenir de la ferme familiale. Autour des parents éplorés et des voisins avides de ragots, la fratrie se retrouve : la belle Louisianne, bergère romantique ; Gaspard, rasta blanc idéaliste ; et Reggie, l'aîné devenu nomade et délinquant, que l'on n'avait pas revu depuis des années. Sous la course immuable des nuages printaniers, les souvenirs doux-amers refont surface, et la disparition de David soulève bien des questions. Dans un langage simple et poétique, les personnages prennent à tour de rôle la parole, comme autant de voix intérieures qui dévoilent leur vision du tableau de famille. Jean Perron nous offre une histoire intemporelle, universelle, où le sens de la terre et de la transmission des valeurs se heurte à l'inévitable conflit des générations et des visions du monde. Au-delà des différends, l'auteur nous montre avec subtilité la force des sentiments qui lient cette famille malmenée par la vie.

  • Billy rêve d'être un pirate, mais pour réaliser son rêve, il lui faut trouver un nom, un habit, un perroquet et même un vaisseau de pirate.
    Rien de plus facile, car c'est un garçon plein de ressources. Billy, dorénavant dit pirate Labille, rivalisera d'audace, d'initiative et d'enthousiasme pour réaliser son souhait. La garde-robe de son père lui offrira un habit tout fait à sa taille et sa chatte Ciboulette, qui ne le quitte pas d'un pas, lui servira de perroquet.
    Ô surprise ! Un beau matin, en se réveillant, il découvre dans la cour de sa maison, un vaisseau plus magnifique encore qu'il ne pouvait se l'imaginer. Ses amis sont de la partie, fier équipage de durs à cuire, avec qui il part à la recherche d'un fabuleux trésor.
    Arrivera-t-il à bon port ? Trouvera-t-il le trésor ? Que lui réservent les vents contraires de la navigation et certains ennemis jaloux ? Mais attention, pirate Labille n'a pas dit son dernier mot...

  • Les pantoufles de ma mère sont tout usées, recousues et déchirées...mais ce sont ses préférées ! Toute la famille tente de trouver la nouvelle paire de ses rêves : pompons, rubans, poils et plumes... Ses vieilles pantoufles seraient-elles irremplaçables ? Avec des mots multicolores et des rimes qui chatouillent l'oreille, Anne-Marie Fournier emmène les jeunes lecteurs dans une belle histoire de pantoufles !

  • Carnet de bord

    Hélène Koscielniak

    La vie de Jocelyne Pelletier bascule lorsqu'elle reçoit un appel d'un ancien étudiant. Pourquoi Steve Peterson tient-il absolument à la rencontrer après tant d'années? Pourquoi sent-elle que son fragile bonheur est si menacé? La réponse réside-t-elle dans le carnet de bord de l'adolescent?

    L'auteure de Marraine, qui a séduit un nombre impressionnant de lecteurs, revient en force avec un nouveau roman où elle réaffirme son sens inné de l'intrigue bien ficelée et des personnages bien campés. Le résultat : un de ces romans qu'il est si difficile de mettre de côté tant qu'on n'en a pas lu le dernier mot.

  • La piste sanglante

    Gilles Dubois

    Hiver 1883, à Grand-Bouleau, aux portes de l'Arctique.
    Les villageois isolés dans les montagnes doivent faire face à une menace terrifiante. C'est le moment pour Akuna, le jeune meneur de chiens, de montrer son courage. L'adolescent téméraire souhaite prouver qu'il est l'un des meilleurs parmi les hommes du village, et défier aussi son mentor, le vieil Amarok, légende vivante du Nord, son ami autant que son rival.
    Dans un décor aussi rude que grandiose, Gilles Dubois emmène avec passion son lecteur à l'aventure, sur les pistes enneigées du Grand Nord, où hommes et bêtes luttent pour leur survie. L'auteur nous livre aussi le récit poignant d'une histoire de filiation, empreinte de la pudeur qui caractérise les personnages forts tels qu'Anuka et Amarok.

  • Incisions

    De Belleval Eric

    Hanté par une erreur médicale fatale, le docteur Thomas Schwartz a d'autres problèmes à résoudre : une paralysie nerveuse foudroyante le prive de l'usage de ses mains et un robot semble avoir l'ascendant sur ses doigts moins précis, il s'oppose à des avancées techniques qui déshumanisent sa profession, un collègue de l'hôpital McGill lorgne son poste, tandis que sa femme ne l'aime plus. La volonté hors du commun de Thomas Schwartz sera-t-elle suffisante pour résister aux vacillements de sa vie et de l'institution hospitalière tout entière ?

    Avec l'erreur de diagnostic et le développement de la robotique en chirurgie comme toiles de fond, ce récit romanesque s'appuie sur des faits réels et sur un contexte existant. L'auteur a lui-même travaillé pendant plusieurs années dans le milieu chirurgical. Il a longtemps dirigé une fondation de recherche médicale spécialisée dans la chirurgie, et notamment dans la robotique chirurgicale. Il a aussi enseigné le français en Amérique du Sud. Il a enregistré plusieurs entretiens avec de nombreux chirurgiens afin de constituer une documentation utile à l'écriture de ce livre. Il a décidé de présenter, au moyen d'une fiction romanesque, une vision et une description des systèmes de pouvoir, des problèmes de conscience et des contraintes techniques auxquels sont exposés les praticiens, et qui sont rarement rendus publics.

  • Une rencontre... Il ne faut guère plus que deux personnes qui frottent ensemble leur vie comme des bâtons pour que le feu prenne et que l'imaginaire démarre sur les chapeaux de roues. Mais cette rencontre a lieu à deux époques différentes: la Nouvelle-F

  • Dans ce court recueil tout en délicatesse, Jacques Poirier nous entraîne dans un monde où glisse, furtive, l'ombre du grand Fernando Pessoa. Entre la Lisbonne des poètes, l'infini de la mer et les forêts boréales, il s'interroge. Il glisse sur les décors, les prend à bras le corps, puis les abandonne pour chercher ailleurs. Exilé en lui-même, il se laisse envahir par la saudade, cet état de manque, cette étrange nostalgie de soi. Il oscille entre la lente tristesse qui gruge et les joies fugitives : parfait cet amour imaginé, parfaite cette lumière du couchant. Pour un instant. Un court instant. Parfois...

  • Nouvelle noirceur

    Gasparini Len

    «Je sens un démon derrière moi», confie Randy Richardson à son ami. C'est peut-être ce que pourraient avouer plusieurs personnages tirés des nouvelles rédigées par Len Gasparini, un auteur qui explore comme nul autre les côtés sombres de l'âme humaine. Des quatorze récits qui composent Nouvelle noirceur se dégage une atmosphère trouble où se mêlent humour, cynisme, sensualité, violence, obsessions, rêves, fantasmes et angoisses. De l'âge tendre à l'âge mûr, en passant par les tourments de l'adolescence, Gasparini nous entraîne dans un univers peuplé de personnages complexes. Des personnages au langage parfois cru, dont les motivations et les gestes amènent le lecteur à s'interroger sur la morale établie, la vérité et le mensonge, l'innocence et la corruption. Traduit de l'anglais par le romancier Daniel Poliquin, le recueil nous invite à faire la traversée de cette Nouvelle noirceur... en jetant un coup d'oeil derrière nous de temps à autre.

  • Marraine

    Hélène Koscielniak

    À l'insu de son mari Gilles, Normande, qui vit à Kapuskasing, s'inscrit à Secours aux Démunis, un organisme de charité qui parraine des enfants à travers le monde, et devient marraine de Jolino, un Dominico-Haïtien de dix ans.
    Travaillant dans le domaine de la construction, Gilles doit se rendre, quelques mois après le début du projet secret de Normande, en République dominicaine, à titre d'invité d'un riche entrepreneur avec qui il fait affaire. Cette nouvelle suscite de l'excitation pour Normande qui y voit l'opportunité de rencontrer l'enfant qu'elle soutient et sa mère, Gabriella, avec qui elle entretient une correspondance assidue. Mais, ce qui peut sembler chose acquise pour le Nord-Américain peut vite prendre le chemin du cauchemar ailleurs. Bien qu'étant un personnage résolu à affronter tout obstacle, Normande réussira-t-elle à concrétiser son rêve ? Comment faire et où trouver l'aide dont elle a besoin pour mener à bien son grand projet, à l'insu de son mari ?
    Dans ce premier roman, Hélène Koscielniak nous fait découvrir les conditions de vie dans un batey, une agglomération pour travailleurs agricoles, ces braceros forcés d'y vivre encore aujourd'hui comme les esclaves d'antan. Marraine est aussi un roman qui sonde le coeur de deux femmes, si différentes par leur culture et si semblables par leur condition féminine.

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