Institut Universitaire Varenne

  • Soixante-dix ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, la question de la dialectique universalité/spécificité des droits de l'homme demeure un sujet crucial. Comment concilier en effet le dogme de l'universalité avec une approche pluraliste de la réalisation des droits de l'homme ? L'objet du présent ouvrage, issu d'un colloque qui s'est tenu à l'Université de Montpellier les 25 et 26 octobre 2018 sous l'égide de l'IDEDH (Institut de droit européen des droits de l'homme EA 3976), est de porter la réflexion sur cette tension à travers l'exemple particulier de l'islam en droit international des droits de l'homme. Partant d'une approche pluridisciplinaire et tentant de dépasser une approche manichéenne, l'ouvrage envisage d'un point de vue critique la compatibilité de « la loi islamique » avec le droit international des droits de l'homme. En trois temps, il examine la place des droits de l'homme en islam, le rôle de l'islam en droit international des droits de l'homme et l'islam dans le contentieux international des droits de l'homme. Peut-on parler d'un particularisme islamique en la matière ? Quelle est l'attitude des Etats arabo-musulmans face aux traités internationaux de protection des droits de l'homme ? Comment les juges, internes et internationaux, appréhendent les litiges dans lesquels sont en cause des mécanismes, des pratiques, issus de la Charia ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles les contributions, ici réunies, s'essayent de répondre. Réunissant des spécialistes éminents, universitaires, membres d'organes internationaux et régionaux de protection des droits de l'homme, l'ouvrage explore un sujet qui n'a pas encore fait l'objet en langue française d'une analyse d'ensemble.

  • Sous la direction de Jean-Pierre Massias, Xavier Philippe et Pascal Plas.

  • À la lumière du continuum des crises qui jalonnent les politiques d'asile occidentales depuis 30 ans, quelle est la singularité de la soi-disant « crise migratoire sans précédent » que l'Union européenne et ses États-membres ont traversé entre 2015 et 2017 ? Et de quelle(s) crise(s) s'agit-il exactement ? D'une crise des « migrants » ? D'une crise de la protection des réfugiés ? D'une crise des « politiques d'asile » des États-membres ? D'une crise du régime d'asile européen commun ?
    En sollicitant des compétences disciplinaires diverses (anthropologie, droit, philosophie, psychologie, sciences politiques), les analyses proposées dans cet ouvrage tentent d'apporter un éclairage sur les caractéristiques et la nature de cette(ces) crise(s) : ses causes, les solutions et les politiques publiques développées en Europe et en France pour y faire face, et ses conséquences sur l'effectivité des droits fondamentaux des demandeurs d'asile et des migrants.
    Plus globalement, cet ouvrage propose une réflexion sur l'effectivité et les enjeux actuels du droit d'asile en Europe et en France.

  • Deux décennies après la conclusion du Traité de Rome portant Statut de la Cour pénale internationale, le présent colloque se propose, d'une part, de dresser le bilan et de dégager les perspectives de cette juridiction pénale internationale qui a suscité tant d'espoir et dont le but est de lutter contre l'impunité des auteurs de crimes internationaux afin de restaurer la dignité de la personne humaine. D'autre part, il contribuera à une meilleure connaissance de cette institution qui suscite des réactions contrastées parmi les États africains.

  • La Shoah a longtemps été le seul crime contre l'humanité dont la négation était spécifiquement incriminée en droit français. Ces dernières années, la Cour européenne des droits de l'homme et le Conseil constitutionnel ont semblé s'opposer à la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens. Mais l'extension du délit de négationnisme a bien eu lieu. Au début de l'année 2017, une loi est intervenue pour incriminer la négation de très nombreux crimes, mais pas du génocide des Arméniens. Le droit français a depuis un aspect surprenant : parmi les autres négationnismes que celui qui vise la Shoah, le cas le plus répandu, le plus débattu, dont l'incrimination est réclamée avec le plus de vigueur, est à peu près le seul qui échappe aujourd'hui à l'incrimination. Le présent ouvrage, issu d'un colloque organisé à Troyes en 2017, s'efforce d'expliquer cette situation.

  • La question des langues tant à la CPI que dans les autres tribunaux pénaux internationaux n'est pas anodine, loin sans faut. À la vision institutionnelle de l'utilisation des langues s'opposent les desiderata des parties, lesquels relèvent des droits fondamentaux.
    Par ailleurs, au-delà des langues se dissimulent des questions fondamentales de cultures juridiques, en particulier l'opposition entre la common law et le droit romano-germanique. Pour ce qui est de la France, l'enjeu est important dans la mesure où si le procès pénal reste par essence multilingue, les évolutions se font de plus en plus fréquemment au détriment de la langue française.
    La langue n'est pas seulement celle des parties et des juges, c'est aussi celle d'une société dans laquelle des exactions ont eu lieu et qui devra pourtant se reconstruire sur la base d'un nouveau « vivre-ensemble ». Les questions de langue touchent aussi cette période du post-procès dans la mesure où le verdict d'une juridiction pénale internationale devra être expliqué et compris dans les États concernés.

  • La reconnaissance accrue des droits de l'Homme s'accompagne d'une effectivité très variable. Les prétentions formulées ne produisent pas toujours les conséquences que l'on pourrait en attendre. Les raisons peuvent être extrinsèques au droit : facteurs d'ordre économique, social, culturel? Mais elles sont aussi liées au fonctionnement et à la structure des ordres juridiques, en particulier les modes de rédaction des droits et libertés. Les contributions proposées dans cet ouvrage adoptent des points de vue divers qui ont vocation à éclairer, en mettant en avant la diversité et la complexité des postures de certains interprètes ou la polysémie de certaines notions, la question des enjeux qui résultent de la formulation des droits de l'Homme, et plus largement des relations entre les notions de précision et de droits de l'Homme.

    Sous la direction de Véronique Champeil-Desplats.

  • Le Statut de Rome du 17 juillet 1998, bien que portant création de la Cour pénale internationale (CPI), ne concerne pas le seul ordre juridique international mais aussi les ordres juridiques nationaux. En effet, outre qu'il consacre le principe selon lequel la CPI est complémentaire des juridictions pénales nationales, le Statut impose aux États parties une obligation générale de coopération. Les droits nationaux ont ainsi dû s'adapter à l'institution de la CPI. En France, deux lois ont été spécialement votées à cette fin : la loi no 2002-268 du 26 février 2002 relative à la coopération avec la CPI et, plus importante et plus connue, la loi no 2010-930 du 10 août 2010 portant adaptation du droit pénal français à l'institution de la CPI.
    Cet ouvrage a précisément pour objet de faire un bilan de cette adaptation, en forme de « rapport d'étape », en s'attachant essentiellement aux conditions de mise en oeuvre de la compétence universelle - induite par le principe de complémentarité - et à la compatibilité du droit pénal (général et spécial) français avec les dispositions du Statut de Rome.
    Des diverses communications présentées et des échanges intervenus lors de ces journées, il ressort que le processus d'adaptation, s'il est bien avancé, n'est pas achevé. Outre de probables interventions du législateur, la chambre criminelle de la Cour de cassation sera vraisemblablement, demain, amenée à apporter sa contribution, le tout sous le regard critique d'une doctrine plus que jamais utile dans l'exploration de ce nouveau continent que constitue le système de justice pénale internationale.

  • La transition constitutionnelle est une thématique apparemment classique, beaucoup étudiée et discutée en France depuis la chute du Mur de Berlin.
    Cependant, suite aux révolutions qui ont affecté les pays d'Afrique du Nord et leur volonté de reconstruire et rétablir un État de droit, ce sujet interpelle à nouveau les constitutionnalistes. Quelle méthodologie doit être adoptée pour construire un nouveau système constitutionnel ? Quels sont les défis auxquels les États en situation de reconstruction constitutionnelle sont confrontés ? Quel peut être l'apport des expériences comparées ayant été confrontées à cette étape de reconstruction ? Peut-on transposer les modèles existants ? Existe-t-il des données contextuelles spécifiques à chaque État ? Peut-on tenir compte des erreurs d'autres États afin d'éviter de nouveaux échecs ? Toutes ces questions constituent une source importante de réflexion et ont guidé les études réunies dans le présent ouvrage.
    La réflexion sur les transitions constitutionnelles ne peut pas être conçue d'un point de vue purement normativiste. Elle doit également être appréhendée dans sa confrontation avec les réalités politiques et sociales. Les analyses menées à la fois sur les plans juridique et socio-politique ont donc permis d'étudier cette étape importante, considérée comme « le moteur de l'évolution historique d'un peuple », dans toutes ses dimensions, apportant souvent des réponses originales et innovantes.

  • Cet ouvrage est le produit des réflexions tenues lors d'un colloque international qui a eu lieu à Limoges du 23 au 25 octobre 2014 et consacré à « La fermeture du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie ».
    Ce thème prend place dans les recherches de la Chaire d'excellence Gestion du conflit et de l'après-conflit et de l'IIRCO (Institut international de recherche sur la conflictualité) dans le domaine, entendu largement, de la justice pénale internationale. Il a été choisi en raison de son actualité, le Mécanisme de fermeture du Tribunal ayant été mis en place moins d'une année auparavant, en application de la résolution 1966 du Conseil de sécurité en date du 22 décembre 2010.
    Le programme de ce colloque, en ce qu'il a fait une large place au retour d'expériences des praticiens du Tribunal pénal international, avait pour ambition de confronter cette approche pragmatique à la contribution du monde universitaire. Au-delà du bilan qui peut maintenant être tiré de l'expérience de la résurgence de la justice pénale internationale qu'a constitué le TPIY, les contributions débouchent aussi sur une prospective de la fermeture en cherchant à approfondir la question des legs du Tribunal en matière juridique et politique et, bien entendu, en s'intéressant particulièrement au devenir des archives de cette institution.

  • La justice transitionnelle vise à tirer les conséquences de violations graves des droits de l'homme commises durant un régime répressif ou un conflit armé, sans remettre en cause l'équilibre instable de la société au moment de la transition, afin de restaurer la confiance dans le droit et les institutions et promouvoir la transformation vers un État de droit démocratique à même de prévenir la récurrence de ces violations. Tandis que la pression (normative et sociétale) est particulièrement forte durant la transition pour que les responsables soient amenés à rendre des comptes, ces États ne sont souvent pas en mesure de remplir leurs obligations liées à la commission de crimes de droit international et de respecter les standards internationaux pertinents. Les paramètres transitionnels sont en effet particulièrement contraignants et dictent la physionomie des stratégies de justice susceptibles d'être déployées.

    - Quelle est alors la place du droit international dans la justice transitionnelle ?
    - L'équilibre recherché entre la pression normative internationale et les contraintes caractéristiques de cette période a-t-il trouvé une forme de reconnaissance en droit international ?

    L'étude de la résolution progressive des problématiques de cette justice révèle la mise en oeuvre d'un régime juridique spécifique, reflet d'une approche intérimaire de mise en conformité avec les règles pertinentes du droit international. Elle se concrétise par le recours à des mesures variées (pénales ou alternatives) déployées dans une démarche globale et inclusive, caractéristique d'une méthodologie propre à la justice transitionnelle.

    À travers l'analyse des éléments clés de la justice transitionnelle et de ses interactions avec le droit international, l'ouvrage fournit une analyse globale des problématiques de la justice transitionnelle et des difficultés principales rencontrées par les protagonistes de la transition dans la mise en place d'une stratégie de justice destinée à tirer les conséquences du passé.

  • 1. Articles.
    . Le lien entre les actes incriminés en tant que crimes contre l'humanité et l'attaque généralisée ou systématique : qui trop embrasse peut mal étreindre - William ST-MICHEL.
    . La légitimation des juridictions pénales internationales par la consécration dans leurs Statuts d'un droit commun du procès équitable autour de l'article 14 du PIDCP - Olivia MARTELLY.
    . Le pardon dans la justice transitionnelle : utilité et utilisation - Clémence ALBRECHT.
    . Mémoire traumatique et mobilisation de victimes, l'enjeu des processus de justice transitionnelle sur le traitement du passé. L'exemple de l'Ouganda - Antoine STOMBOLI.
    2. Entretien avec Louis Joinet.
    3. Chroniques de Justice pénale internationale.
    . Chroniques TPIY-TPIR-MTPI - Aurélie ROCHE-MAIR.
    . La Cour pénale internationale - Chronique d'une Cour internationale confrontée à la réalité - Gilbert BITTI.
    . Chroniques Cambodge - Les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) - Jeanne SULZER et David BOYLE.
    . Les normes applicables au Tribunal spécial pour le Liban et sa jurisprudence - Héleyn UÑAC et Michel RAFFRAY.
    . L'affaire Hissène Habré. Chronologie d'un procès souhaité - Annick ADOPO-KOFFI.
    4. Chroniques de Justice transitionnelle.
    Les processus de transition, justice, vérité et réconciliation dans l'espace francophone.
    . L'approche francophone - Christophe GUILHOU.
    . Mise en situation - Fabrice HOURQUEBIE.
    . Panorama des expériences : Commissions vérité - Commissions d'enquête - Commission d'établissement des faits - Justice coutumière / traditionnelle - Mécanismes juridictionnels internationaux ou internationalisés - Fabrice HOURQUEBIE.
    . Conclusions - Fabrice HOURQUEBIE.
    Chronique de Justice transitionnelle - Afrique australe - Xavier PHILIPPE.
    5. Bibliographie 2014.

  • Egia eta Oroimena adiskidetze prozesuetan.
    Liburu honetan 2014ko urriak 13an Donostiako Bakearen Etxean mintegian parte hartu zuten adituen hitzaldiak jasotzen dira. Nazioarte mailan adituak diren hizlariek berradiskidetzea helburu duen gizarte batentzat Egia eta Memoriaren beharra azpimarratu zuten, bakoitzak bere lan esparrutik. Liburu honetan jasotzen diren ikuspegi eta iritzi ezberdinak bizikidetza lortzearren egiten ari garen bidean, irakurlearentzat lagungarri izatea espero dugu.

    Vérité et Mémoire dans les processus de réconciliation.
    Ce livre recueille les conférences présentées au séminaire organisé à la Maison de la Paix de Saint-Sébastien le 13 octobre 2014. Les experts, reconnus au plan international dans leurs domaines respectifs, ont tous souligné que toute société qui souhaite la réconciliation a besoin d'aborder la Vérité et la Mémoire. Nous souhaitons que les divers points de vue et opinions recueillis dans le présent livre accompagnent le lecteur ou la lectrice engagé sur le chemin vers la réconciliation.

    Verdad y Memoria en los procesos de reconciliación.
    Este libro recoge las conferencias impartidas en el seminario celebrado en la Casa de la Paz de San Sebastián el 13 de octubre de 2014. Los expertos, reconocidos a nivel internacional en sus respectivos ámbitos, coincidieron en remarcar que cualquier sociedad que desee la reconciliación necesita abordar la Verdad y la Memoria. Esperamos que las diferentes perspectivas y opiniones recogidas en el presente libro ayuden al lector o lectora en el camino en busca de la reconciliación.

    Truth and Memory in Reconciliation Processes.
    This book contains the lectures given by the experts who took part in the seminar held at the House of Peace in San Sebastian on October 13, 2014. The speakers, renowned experts in the international arena in their respective fields, all remarked that any society that wants reconciliation needs to address Truth and Memory. We would like the different perspectives and opinions included in this book to help the reader on the journey in search of reconciliation.

  • Il y a quelques années encore, s'interroger sur les rapports entre les droits de l'Homme et le concept de révolution aurait pu être jugé désuet, voire trahir un vieux fonds nostalgique. Pourtant, depuis la chute du mur de Berlin, des observateurs avisés s'accordent pour qualifier un nombre significatif de phénomènes politiques, technologiques, économiques ou sociaux de transformations majeures ou de révolutions. Le mot « révolution » est dorénavant rapidement brandi pour désigner un événement dont il est pressenti ou voulu qu'il bouleverse un ordre ou des certitudes établis. Parallèlement, la période se caractérise par un fort tropisme, tant de la part des juristes que des nouvelles formes de revendications politiques et sociales, pour le vocabulaire des droits et libertés. Les interactions qui se dessinent alors entre ce qui est identifié comme une révolution et les droits de l'Homme adoptent des formes complexes et ambivalentes. C'est ce propose de montrer ce volume.

  • Le monde arabe, depuis 2011, fait l'objet de multiples mutations constitutionnelles. Ces nouveaux mouvements constitutionnels, même s'ils tendent à aller vers l'édification d'un État de droit possèdent, pour chaque pays, leurs propres spécificités. En effet, ces « révolutions arabes » ont, ou ont eu, un impact plus ou moins important sur les systèmes politiques en place. Cette table ronde s'est donnée comme objectifs non seulement de mettre en avant les transformations qui se déroulent actuellement mais également de mettre en lumière leurs limites. Les conférenciers se sont également efforcés d'étudier ces mouvements constitutionnels tout en ayant une démarche prospective. Il s'agissait non seulement de faire des constats, d'analyser la portée des évolutions constitutionnelles mais également de proposer des pistes éventuelles d'évolution dans le futur face aux enjeux qui se posent.

  • Cet ouvrage est le résultat d'un workshop lancé par l'Institut international de recherche sur la conflictualité (IiRCO) et la Chaire d'excellence Gestion du conflit et de l'après-conflit de l'Université de Limoges. Dès le début des travaux de l'IiRCO en matière de justice pénale internationale, il est apparu que l'une des questions importantes devait être celle du champ d'application du traitement des conflits par les juridictions. En ce sens, la notion d'immunité, dans la mesure où elle circonscrit les poursuites, permet non seulement de comprendre où sont les limites de l'action juridique mais aussi les raisons qui ont poussé à son édiction ; elle a donc été retenue comme thème d'une étude approfondie.
    Le produit de la réflexion des correspondants de l'IiRCO, à qui il a été demandé de laisser libre cours à leurs analyses à partir du simple mot « immunité » met en lumière, notamment les évolutions sémantiques du terme ou les diverses fonctions mobilisant ce concept, dans le passé comme dans un contexte contemporain et mondialisé. Il permet de s'interroger sur les moyens d'affirmer et de garantir l'immunité ou, au contraire, l'absence d'immunité.
    Les contributions rassemblées éclairent, par leur éclectisme la pertinence qu'il y a à conserver ou à combattre cette institution qui plonge ses racines dans une histoire politique et institutionnelle très ancienne.

  • Les transitions que le droit va être chargé de porter sont inclusivement alimentaire, agricole, culturelle, environnementale, politique, constitutionnelle, économique, sociale, citoyenne... Le rôle du droit dans leur réalisation est à la fois institutionnel, processuel et substantiel. En outre, elles interrogent pour le moins ces piliers du droit que sont le contrat, la propriété, la concurrence comme moyens de mettre en cohérence une société humaine et l'environnement naturel dont cette société fait partie. Sans oublier que les transitions couvrent tout l'espace que le droit recouvre, depuis le plus petit des territoires jusqu'à la dimension mondiale. La perspective juridique, qui fait l'originalité de cet ouvrage, se conjugue ainsi avec le souci de faire bénéficier le droit de l'éclairage des autres disciplines. Il s'agit aussi bien des sciences de la nature, permettant d'établir les faits qui entrent dans le présupposé des règles de droit, que des autres sciences sociales qui poussent et accompagnent les transitions en imaginant des concepts innovants qui restent à traduire en termes juridiques.

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  • Que peut faire la justice face aux réparations des préjudices de l'histoire ?
    Cet ouvrage est destiné à ouvrir le débat sur la question - souvent controversée - des réparations liées à des faits historiques, lorsque ces demandes sont présentées dans un cadre judiciaire mais également para- ou extra-judiciaire.
    Il s'agit d'analyser les décisions rendues face aux demandes de réparation formulées par les victimes ou le plus souvent leurs ayants droit, pour les violations de leurs droits fondamentaux, à la suite de décisions ou d'actes pris par les autorités politiques - ou de personnes privées agissant sous leur contrôle - pendant une période de conflit ou de crise. Cette étude s'est opérée dans un cadre national et comparé et a cherché à évaluer les différences d'approche de ces questions entre les États ainsi que sa dimension pluridisciplinaire.
    Les contributions ici réunies s'interrogent notamment sur la « justiciabilité » dans le temps de préjudices nés d'actes politiques condamnables et condamnés. Elles examinent également la signification de la réparation pour les victimes dans un cadre judiciaire et extra-judiciaire ainsi que sur une éventuelle autonomie des réparations issues de tels préjudices.
    L'analyse menée étudie les principes qui gouvernent cette question mais explore également leur mise en oeuvre concrète en s'appuyant sur une série d'exemples ayant combiné les différents aspects de la réparation.

  • Les violations des droits de 'Homme d'une particulière gravité (génocide, disparitions et déplacements forcés, torture, viol, eugénisme, pillages, spoliations.,,) commises pendant les périodes de conflits nationaux ou internationaux posent aux juristes la double question du type de justice qui peut y répondre et du rôle du droit dans l'entretien de la mémoire des violences commises.
    Ces questions ne sont pas seulement affaire de juristes : elles sont éclairées par d'importantes réflexions et d'abondants travaux d'historiens, de philosophes, de politistes sur la forme, la place et les fonctions du droit pour rendre justice et entretenir la mémoire sur les violations des droits de 'Homme en période de guerre, de conflit ou de dictature. L'ouvrage propose de confronter les regards tant disciplinaires que géographiques et historiques à partir de trois terrains : celui de la France face aux actes antisémites commis par le régime de Vichy, puis aux violations des droits et libertés pendant la guerre d'Algérie, celui de pays d'Amérique latine ayant subi des dictatures et, enfin, celui du traitement des demandes des parties par la Cour pénale internationale.

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  • Le monde arabe fait l'objet depuis quelques années de toutes les attentions. Depuis 2011, on assiste, dans plusieurs pays, à une transition démocratique plus ou moins lente, On parle de « printemps arabes », de « révolution arabe », de « soulèvements populaires ». Les manifestations qui ont commencé en Tunisie le 17 décembre 2010 se sont propagées à d'autres pays (l'Egypte, la Libye, le Maroc, le Bahreïn, la Syrie, la Jordanie) avec des conséquences diverses, dont un renouveau constitutionnel.
    Les mutations constitutionnelles à l'oeuvre suscitent plusieurs interrogations : quels sont le contenu et la portée de ces réformes constitutionnelles ? Assiste-t-on à un renouveau des droits fondamentaux ? Quels seront le rôle et le statut de la religion ? Quelle sera la place du pouvoir judiciaire ou de la justice constitutionnelle dans leur protection ? La séparation des pouvoirs sera-t-elle effective ? Ne doit-on pas aller vers de nouvelles réformes constitutionnelles ? Quelle sera la place de la société civile dans ces pays post-révolutionnaires ? La transition démocratique est-elle aboutie ? Cet ouvrage propose d'apporter quelques éclairages en se gardant de toute réponse définitive.

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  • L'ouvrage que nous avons le plaisir de présenter au lecteur s'inscrit dans la continuité des travaux réalisés dans le cadre du programme de recherche portant sur Identités nationales et nouvelles constitutions : quels défis après le « Printemps arabe » ? financé par le Labex-Med (géré par l'Agence Nationale de la Recherche au titre du projet Investissement d'avenir A*MIDEX). Respectant la même approche d'ouverture, cette publication réunit les travaux de chercheurs venant d'horizons divers (juristes, sociologues, historiens) et de zones géographiques différentes afin de mieux cerner et comprendre le rôle joué par la religion musulmane durant les processus de transition dans les pays du Maghreb.
    La question centrale de la réflexion engagée consistait à s'interroger sur la nécessité d'intégrer la référence à l'Islam dans les textes constitutionnels. Dans l'affirmative, quels doivent être les degrés de référence à l'Islam et au droit islamique dans une Constitution ? Quelle est la signification exacte de la reconnaissance de la religion par la Constitution ? S'agit-il d'un aspect formel ou d'un aspect substantiel ? Comment réussir à conserver l'ancrage de l'Islam et de la Charia, tout en consacrant les valeurs constitutionnelles libérales ? La religion est elle le seul facteur de légitimation des nouveaux textes constitutionnels ? Enfin, peut-on parler de l'émergence d'une normativité constitutionnelle spécifique dans cette partie du monde ?
    Tous ces questionnements ont donné lieu à des études originales et innovantes qui ont été complétées par un deuxième axe de recherche dédié au rôle des religions dans le cadre des processus de justice transitionnelle.
    En effet, par-delà les questions juridiques qui se posent durant ces périodes charnières de l'histoire des peuples, les problèmes éthiques - et notamment les valeurs morales prônées par les religions, telles que le pardon, l'apaisement, la réconciliation - peuvent revêtir une portée symbolique forte et fondamentale dans la quête de la paix sociale.

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  • Un témoignage de plus sur les camps de la Retirada ? Cet ouvrage est bien plus que cela : une « étude de cas » emblématique. Comment, et quand, et surtout à qui transmettre la mémoire du drame vécu ? Écrit en un catalan d'émigré par un ancien combattant républicain, le Journal/Díari de Juan Moreu Estrada est ici publié en édition bilingue français-catalan. Texte brut mis en forme par son auteur, prise de parole d'un ex-combattant incapable d'en rien dire même à sa femme, ce Journal/Díari est l'exemple-type de document d'archive que l'Institut international de Recherche sur la Conflictualité (IiRCO) collecte et met à la disposition du plus grand nombre.

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