Institut Recherche Developpement

  • Avec une préface de Francis Hallé.

    Écosystèmes majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique, hauts lieux de biodiversité, les forêts tropicales humides abritent en ce début de XXIe siècle plus de 700 millions de personnes.

    Considérées tantôt comme gardiennes de la forêt, tantôt comme responsables de la déforestation, ces populations forestières font l'objet de nombreuses idées reçues. Mais qui sont-elles véritablement, et comment vivent-elles dans le monde contemporain ?

    Des derniers peuples chasseurs-cueilleurs aux migrants sans terre, des cultivateurs aux planteurs de caoutchouc en passant par les exploitants de palmier à huile et les forestiers, cet ouvrage décrit la réalité de ces populations dans toute leur diversité. Il met en lumière la richesse de leurs rapports à la forêt, de leurs représentations, de leurs pratiques et de leurs usages. Il illustre la façon dont elles s'inscrivent dans la globalisation, et comment le marché mondial et les politiques publiques affectent leurs modes de vie. Enfin, il souligne l'impact du changement global et des mécanismes financiers qui en résultent sur les modes de gestion des forêts tropicales et sur le devenir des populations forestières.

    Panorama inédit des forêts tropicales d'Amazonie, d'Afrique centrale, d'Asie du Sud-Est et de Madagascar, cet ouvrage réunit les textes d'anthropologues, d'écologues, de géographes, d'économistes... Il s'appuie sur une iconographie riche et originale, au plus près des populations et du terrain.

  • Le lac Tchad et son avenir sont au coeur des préoccupations politiques régionales et internationales. Cet espace vital, à la charnière de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, a longtemps fasciné, depuis les géographes arabes au Moyen-Âge jusqu'aux explorateurs européens du xixe siècle. Il suscite aujourd'hui des interrogations fortes sur l'environnement, l'eau, le climat et le développement régional. Le lac Tchad va-t-il s'assécher ? Quelles seraient alors les conséquences pour les 13 millions d'hommes qui en dépendent, sur un rayon de 300 km ?
    Les discours publics qui traitent de l'avenir du lac Tchad, le plus souvent alarmistes, sont dans l'ensemble sources d'une grande confusion et entretiennent une image brouillée de la situation. Une connaissance précise des réalités est pourtant nécessaire pour construire une vision partagée de cet avenir et adopter une stratégie qui permette de relever les défis du développement durable du lac.
    La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) a commandé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) une expertise collégiale sur la préservation et le développement du lac Tchad. Cette expertise, réalisée par un collège d'experts pluridisciplinaire et paritaire Nord-Sud, recense les connaissances actuelles sur le lac et identifie les différents choix politiques susceptibles de stimuler son développement. Elle aboutit à une série de recommandations utiles aux décideurs politiques en matière de soutenabilité environnementale, de sécurité alimentaire et d'emploi.

  • Langue de France, l'arawak participe au patrimoine immatériel français.
    Il a donné son nom à la famille à laquelle il appartient : arawak désigne la langue et le peuple qui la parle et aussi l'ensemble de langues largement disséminées sur le continent américain qui lui sont apparentées. L'arawak est une langue transfrontalière. Aux quelque 1 500 Arawak établis en Guyane française, il convient d'ajouter les Arawak du Surinam mais surtout ceux du Guyana, ainsi qu'un nombre indéterminé de locuteurs en Guyane vénézuélienne, sans oublier la diaspora arawak en Europe, en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
    Parlé sur un territoire morcelé et dépourvu d'un programme d'enseignement adapté, l'arawak doit pouvoir être transmis aux nouvelles générations. Cet ouvrage livre ainsi pour la première fois l'ensemble des données lexicographiques existantes sur cette langue amérindienne de Guyane.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide, la première région exportatrice au monde de cette graine de très haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Plus qu'un simple cas de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, cet ouvrage abondamment illustré rend compte des transformations en cours et cherche à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • Des liens étroits rattachent depuis plus de deux siècles les droits français et égyptien, en particulier depuis l'adoption de codes d'inspiration française sous le règne d'Ismail (1863-1879). Le mode de raisonnement juridique et l'organisation des juridictions sont aujourd'hui encore très semblables dans les deux pays. Ils disposent que le pouvoir judiciaire est tenu, dans un Etat de droit, de garantir à ses citoyens le droit à un procès équitable et dans un délai raisonnable. Ce droit, reconnu par les instruments internationaux de protection des droits de l'homme, a été consacré par les constitutions égyptiennes successives.

    Or, depuis de nombreuses années, la Cour de cassation d'Egypte ne semble plus en mesure de respecter le droit à être jugé dans un délai raisonnable. Quelle est dès lors l'utilité d'une justice équitable et indépendante si le justiciable est contraint d'attendre près de dix ans avant de voir justice faite ? La juridiction suprême ayant la charge d'unifier la jurisprudence peut-elle supporter une situation à ce point dégradée ? L'amélioration des délais tient à des points de procédure, à des mécanismes de filtrage, mais également à des questions d'organisation du travail, de bonne diffusion de la jurisprudence, qui interrogent bien au-delà les capacités de régulation du système judiciaire.

    La présidence de la Cour de cassation d'Egypte a souhaité, via une expertise collégiale originale rassemblant magistrats et chercheurs, bénéficier des connaissances scientifiques et techniques disponibles et de recommandations qui éclairent sous un jour complet la situation difficile de cette instance.

  • Depuis les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) et après plus d'une décennie de transferts de compétences, la Nouvelle-Calédonie dispose d'une autonomie élargie. Le processus d'autodétermination dans lequel elle est lancée prend tout son sens à partir de 2014, avec l'organisation de référendums portant sur la question de l'indépendance. La période qui débute est donc capitale pour son avenir.
    En parallèle de cette dynamique institutionnelle et identitaire, singulière et émancipatrice, le contexte économique a également évolué. L'exploitation des énormes réserves de nickel a suscité récemment la construction et la mise en service de deux grandes usines métallurgiques, l'une dans le sud, l'autre dans le nord, en plus de celle de Nouméa. Une nouvelle ère économique et sociale débute-t-elle ?
    Ecrit à une époque charnière de l'histoire néo-calédonienne, ce livre est un outil pour comprendre un territoire en profonde mutation. Les principaux mécanismes socio-spatiaux à l'oeuvre aujourd'hui y sont analysés avec discernement et pédagogie. Les questions d'inégalités, de disparités ou d'aménagement sont les fils conducteurs de cette réflexion. Une attention toute particulière est portée au "rééquilibrage", à ses enjeux et ses conséquences.
    Richement illustré, cet ouvrage dévoile avec clarté le destin peu commun de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française. Il passionnera tous ceux qui s'intéressent aux évolutions de l'Océanie et de la France d'outre-mer.

  • Systématique des ophidiens de Guyane. L'ensemble des caractères confirmant l'identification est précisé. Clés en français et en anglais. Index et bibliographie.

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  • Le vaste monde des insectes couvre la quasi totalité des terres émergées de notre planète.
    Du plus profond des forêts jusque sur notre cuir chevelu, les insectes sont omniprésents. Tantôt délaissée, tantôt décimée, la Classe du Règne Animal la plus importante au monde est loin de bénéficier de l'attention qu'elle mérite. Ici, à 5° nord de l'équateur, sur des terres couvertes à 95 pour cent par une exubérante forêt tropicale humide, un scientifique consacre sa vie à l'étude des longicornes.
    Dans le chemin tracé par Henry Walter BATES, Gérard TAVAKILIAN travaille depuis quinze ans en Guyane sur l'une des plus extravagantes familles de coléoptères. Les 600 espèces qu'il décrit actuellement vont s'ajouter aux historiques travaux du célèbre naturaliste anglais. Au siècle dernier, après un séjour d'environ quinze ans sur le haut Amazone, BATES (quitotalise, à lui seul, plus de 1 500 descriptions d'espèces du continent américain) a décrit plus de 500 espèces de longicornes du Brésil, principalement du bassin amazonien, dont plus de 200 se recoupent avec la faune de Guyane.
    Mais, malgré ces années de recherche cumulées, le sujetest loin d'être épuisé et l'on pourrait presque dire que les études ne font que commencer... Cet ouvrage n'a pas la prétention de proposer un état exhaustif sur les longicornes de notre région. Ses objectifs sont de présenter le plus clairement et simplement possible cette famille et d'aider à la réalisation d'une collection. Illustré pour un dixième des espèces que l'on rencontre en Guyane, il est aussi à prendre comme un guide adressé aux entomologistes amateurs et à tous ceux qui voient en la Nature l'expression d'un univers riche et fabuleux.

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  • Le futur de l'Afrique de l'Ouest dépend de la capacité du secteur de l'agriculture à s'adapter pour garantir la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique et de croissance démographique. Pour faciliter cette adaptation, la recherche a déployé d'importants efforts pour améliorer les connaissances sur les mécanismes climatiques et leurs impacts sur les systèmes agropastoraux. Or, ces avancées issues de la recherche ne sont que rarement prises en compte dans la planification et la prise de décision.

    Partant de ce constat, un projet de recherche "Agriculture et gestion des risques climatiques : outils et recherches en Afrique", soutenu par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international est mené entre 2016 et 2018 dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Il a pour objectif d'élaborer des outils efficaces de gestion du risque climatique pour les agriculteurs, en co-construisant avec des réseaux de chercheurs et d'acteurs directement impliqués dans l'accompagnement de l'agriculture des stratégies innovantes basées sur les résultats de la recherche.

    Cet ouvrage restitue les principales avancées de cette recherche-action sur trois thématiques prioritaires : les services climatiques pour l'agriculture, la gestion des ressources en eau et l'intensification écologique. Il permet aux acteurs du secteur agricole (organisations paysannes, filières, secteur privé agricole, banques de développement agricole, fournisseurs d'intrants, services agricoles et de météorologie) de s'approprier de nouvelles connaissances et de nouveaux outils pour une meilleure prise en compte des risques climatiques dans la gestion des systèmes de production.

  • En 2005, le petit Prince n´aurait pas demandé au géographe de lui dessiner une carte, mais plutôt de lui découper un territoire ! Il lui aurait également demandé de définir le territoire mais le géographe eut été bien à la peine, tant ce mot recouvre des

  • La globalisation des politiques environnementales ne produit pas les mêmes effets dans tous les pays du Sud. Dans le même temps persiste la difficulté à penser de façon renouvelée les relations entre nature et société, entre conservation et développement, ce dont témoigne Rio + 20, la conférence des Nations unies pour le développement durable tenue en juin 2012.

    Dans ce contexte, Madagascar, pays fortement engagé dans une démarche de conservation de son patrimoine forestier, s'avère un cas d'école emblématique. Quels acteurs contrôlent les modalités de production et de mise en oeuvre des projets de valorisation de la forêt ? Par quelles institutions ces projets sont-ils financés ? Quelles retombées en termes de lutte contre la pauvreté peut-on en attendre ?

    A travers un regard géopolitique partagé, les auteurs de cet ouvrage, issus de disciplines et d'horizons divers, interrogent le processus de construction des politiques environnementales et analysent les relations entre science, politique et société, alors que s'est progressivement imposée une vision de plus en plus marchande de la nature.

    Cette publication s'adresse à tous ceux - chercheurs, étudiants, praticiens du développement et décideurs - qui explorent pistes et retours d'expériences sur les relations entre géopolitique et environnement.

  • A l'heure où le développement durable est désormais ancré dans de multiples sphères scientifiques, économiques et politiques, cet ouvrage interroge les spécificités avérées ou supposées de ce concept dans les petits espaces insulaires (PEI).
    Suite aux objectifs fixés lors du Sommet de la Terre de Rio (1992) renouvelés lors de la Conférence de Maurice (2005), les thèmes du tourisme durable, des ressources côtières et marines, de la biodiversité, de l'énergie et des changements climatiques en milieu insulaire s'inscrivent en effet parmi les préoccupations permanentes des gouvernements concernés et des organisations internationales. Loin de présenter un modèle générique ou une solution unique, cet ouvrage collectif analyse les possibilités de préserver ces espaces fragiles en fonction de leurs spécificités physiques, géographiques, politiques, socio-économiques, culturelles...
    Les entrées de l'ouvrage sont multiples, consacrées à des terrains et des problématiques variés et complémentaires. Des Açores à la Réunion, des Antilles aux Baléares, qu'elles soient riches ou pauvres, situées au Sud ou au Nord, indépendantes ou reliées à une lointaine métropole, les îles sont ici décrites dans toute leur variété, apportant des éléments concrets de réflexion sur les perspectives de mise en oeuvre du développement durable dans les PEI.

  • Depuis 3 000 ans, les hommes installés sur l'île de Maré en Nouvelle-Calédonie ont su tirer profit au mieux de leur environnement végétal pour se nourrir, se loger et se soigner.
    A travers divers mythes et représentations, leur univers social et spirituel est ainsi émaillé de références au monde végétal. La langue des habitants de Maré, les si Nengone, est riche de nombreux termes qui renvoient aux plantes et à leurs usages. Or aujourd'hui, l'influence de la société de consommation et de la mondialisation semble avoir sonné le glas de ces savoirs ancestraux, pourtant si précieux.
    Si certaines de ces "plantes utiles" sont encore employées quotidiennement, beaucoup sont déjà tombées en désuétude. Pour remédier à la perte de ces savoirs traditionnels, cet ouvrage recense et décrit les principaux usages du patrimoine végétal de Maré. Fruit d'un méticuleux travail de terrain et de l'exploitation de données botaniques et anthropologiques vérifiées et réactualisées, il présente plus de 300 espèces de plantes.
    Chacune fait l'objet d'une fiche illustrée décrivant son habitat, sa répartition, ses usages ainsi que ses caractéristiques chimiques et ses propriétés pharmacologiques. Avec l'aide de nombreux informateurs maréens, les auteurs ont porté une attention particulière aux usages des plantes dans la médecine traditionnelle. Rédigé dans la perspective d'une réappropriation par la communauté si Nengone de son patrimoine culturel, cet ouvrage s'adresse également aux médecins, ethnopharmacologues, botanistes et à tout public intéressé par l'environnement végétal de la Nouvelle-Calédonie et de l'Océanie.

  • Ses étés chauds et secs et ses hivers humides, le milieu méditerranéen marque la transition entre domaine tempéré et tropical. Il trouve son expression la plus emblématique autour de la Méditerranée mais on le rencontre également en Californie, au Chili, en Afrique du Sud et en Australie méridionale.
    Pour rendre compte de toute la diversité des paysages méditerranéens en fonction de l'altitude, de l'exposition, de la proximité maritime, l'ouvrage présente les caractéristiques du milieu méditerranéen dans ces cinq régions : composition de la couverture végétale, structure, étagement altitudinal, associations dominantes, relations avec les autres éléments du cadre physique et humain. Alors que la déprise rurale sur la rive nord du bassin méditerranéen vide les campagnes et qu'une intense surexploitation menace la rive sud et le Chili central, à l'heure où se développent au contraire en Californie, en Australie du Sud et dans la région du Cap des aires protégées abritant une exceptionnelle biodiversité, la gestion de ce milieu fragile s'impose désormais comme un enjeu environnemental majeur.
    Dans une perspective d'amélioration de la gestion de l'espace méditerranéen, cet ouvrage propose ainsi une synthèse biogéographique remarquablement documentée et richement illustrée. Enseignants, étudiants, géographes, naturalistes, chercheurs, décideurs, responsables en charge de la gestion de l'environnement y trouveront à la fois un ouvrage de référence et une invitation à la découverte approfondie du milieu naturel méditerranéen.

  • L'essor de la culture de la quinoa en Bolivie survient dans une société apparemment isolée et ancestrale, enracinée au sud des hauts plateaux andins mais, en réalité, mobile et ouverte sur le monde. Cet ouvrage explore les transformations sociales et territoriales induites par le passage d'une agriculture de subsistance, essentiellement locale, à une production commerciale mondialisée. Mondialisée... mais toujours aux mains des petits producteurs et de leurs organisations.

    C'est au prisme de la géographie sociale que les permanences et les évolutions sont observées, en s'appuyant sur une connaissance fine des communautés locales. Dépassant les constats hâtifs et parfois alarmistes, cet ouvrage met en lumière les ressources et les capacités adaptives d'une société rurale en mutation. Il nous plonge dans l'intimité des trajectoires de vie de ces producteurs de quinoa, ancrés dans leur communauté et, en même temps, mobiles et mondialisés. Il met en lumière le génie de cette société rurale qui, par la migration, combine les lieux, les activités et les identités, articule villes et campagnes, gère l'ici et l'ailleurs. Cultiver tout en partant, partir tout en cultivant, tel est le tour de force opéré par les producteurs de quinoa. La durabilité agricole, socio-économique et environnementale de ces territoires est au coeur du propos : ne doit-elle pas, en effet, s'envisager dans le mouvement ?

  • Cet ouvrage propose une actualisation de la monographie hydrologique du fleuve Sénégal éditée en 1974 par l'Orstom et exploite quarante-cinq années d'observations supplémentaires (période 1966-2011) pendant lesquelles les écoulements sur le bassin versant ont subi d'importantes modifications, essentiellement dues aux fluctuations du climat et à l'implantation de grands barrages (Diama entre la Mauritanie et le Sénégal et Manantali au Mali). Il s'adresse à tous ceux (étudiants, chercheurs, aménageurs, décideurs etc.) qui s'intéressent aux écoulements de surface dans le bassin du fleuve Sénégal.
    La première partie décrit les facteurs qui conditionnent les écoulements. La deuxième est consacrée à l'inventaire, la critique et l'homogénéisation des données hydrométriques, ainsi qu'aux étalonnages traduisant les cotes en débits. La troisième partie présente des modélisations numériques décrivant la propagation des écoulements et leur tarissement, utilisées ensuite pour compléter les données observées. Une analyse des régimes d'écoulement et des impacts des barrages est enfin proposée, accompagnée de nombreux tableaux de valeurs numériques directement exploitables pour de futures études d'aménagement.

  • Les domaines de la santé et de l´environnement ont longtemps été considérés, tant par les décideurs que par les scientifiques, comme des réalités disjointes. Il a fallu attendre les dernières décennies pour que soit reconnu et que se concrétise le lien entre environnements et santé avec la création d´agences spécialisées. Qu´il s´agisse de foyers de maladies parasitaires ou de pollution atmosphérique, les situations d´exposition à un risque sanitaire lié à l´environnement relèvent de facteurs particuliers : épidémiologiques, géographiques, politiques, et bien évidemment sociaux. À partir de zones géographiques situées tant au Sud qu´au Nord, les auteurs de cet ouvrage présentent un large éventail de configurations dans lesquelles s´exprime la complexité des relations entre santé et environnements dans leur rapport avec les groupes humains. Ils mettent l´accent sur l´importance de la perception et de la pratique des acteurs (des décideurs aux bénéficiaires des mesures, en passant par les médecins) pour penser le risque sanitaire selon les milieux. Ils soulignent tout l´intérêt de l´apport des sciences sociales et des pratiques interdisciplinaires dès lors qu´il s´agit d´envisager les relations entre un pathogène et l´homme. Chacune des approches s´attache ainsi à éclairer les différentes facettes du risque environnemental, depuis le comportement des individus jusqu´aux politiques nationales, en invitant le lecteur à se départir de toute vision déterministe et simplificatrice.

  • C'est après la Seconde Guerre mondiale que la recherche française sur les pays tropicaux se structure selon un nouveau dispositif institutionnel. Dès 1946, Madagascar fait partie des pays précurseurs disposant d'un centre de recherche (l'IRSM, Institut de recherche scientifique de Madagascar), de moyens logistiques et humains pour mener à bien ses objectifs scientifiques et de développement. Depuis, l'IRSM a été intégré à l'Orstom (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer), devenu IRD (Institut de recherche pour le développement) en 1998, et le partenariat avec les chercheurs et universitaires nationaux s'est considérablement élargi.


    À travers différents parcours de recherche, cet ouvrage dresse, soixante-cinq ans plus tard, un bilan du chemin parcouru et dessine un panorama de l'évolution des connaissances dans les principaux domaines investis par l'IRD et ses partenaires : géographie, anthropologie, économie, démographie, santé, hydrologie, pédologie, minéralogie, océanographie, botanique et travaux sur les substances naturelles. Ainsi, des acteurs malgaches et français de la recherche nous livrent leur vision de l'évolution de leurs disciplines et nous présentent les modalités scientifiques et institutionnelles de leur collaboration.


    La production scientifique analysée permet par ailleurs de redonner vie à des travaux anciens peu accessibles. Outre les bibliographies propres à chaque chapitre, l'ouvrage est accompagné d'un DVD comprenant plus de 3 000 références issues de la base documentaire Horizon Pleins Textes de l'IRD, dont 1 800 disponibles en version intégrale (fichiers PDF) couvrant la majeure partie des travaux réalisés à Madagascar par l'IRD et ses partenaires malgaches.

  • L'initiative de la Grande Muraille Verte (GMV), projet transcontinental, est une réponse de l'Afrique à la désertification, à la pauvreté et au changement climatique. Elle repose sur une approche concertée, multisectorielle, mettant en synergie des actions de lutte contre ces trois fléaux majeurs pour le continent africain. La particularité de la GMV est, tout en créant et consolidant une ligne de défense par des activités de reboisement et d'aménagement, de contribuer efficacement au développement intégré des zones rurales et d'aider à la lutte contre la pauvreté dans le cadre d'un développement durable.


    Il s'agit de l'installation et de la mise en valeur intégrée d'espèces végétales à valeur économique adaptées aux terres arides et aux particularités locales, de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices de revenus. La GMV intègre ainsi plusieurs systèmes d'utilisation des terres, notamment des formations naturelles, des plantations artificielles anciennes ou nouvelles, des unités agro-sylvo-pastorales, des zones de parcours villageoises ou intercommunautaires, des parcs animaliers, des réserves communautaires et des couloirs de migration de faune.


    Cet édifice transcontinental est une référence de modèle d'intégration sous-régional mettant en exergue une initiative originale initiée par des pays fortement assujettis aux phénomènes de désertification et de changement climatique. Il constitue un Modèle Multisectoriel de Développement Intégré des Zones Arides (MDI/ZA), dédié à la lutte contre les effets et l'avancée de la désertification, à la restauration et la mise en valeur des zones dégradées et au mécanisme de développement propre dû à sa forte capacité de séquestration de carbone.


    L'ouvrage vise un large public, notamment les scientifiques, enseignants, décideurs, techniciens chargés de la mise en oeuvre de la GMV, et permet d'apprécier l'originalité du projet dans son approche concertée et multisectorielle et ses résultats dans le développement intégré des zones arides à semi-arides.

  • Au Cameroun et au Nigeria, les taurins - petits bovins sans bosse - sont très minoritaires par rapport aux zébus.
    Ils présentent pourtant l'avantage D'être mieux adaptés au milieu : résistants à la mouche tsé-tsé, ils pourraient aider à la mise en valeur des zones infestées et ils apparaissent dans certaines régions humides comme les seuls bovins aptes à favoriser l'inter-pénétration de l'agriculture et de l'élevage. Mais la relance de ces élevages, tant au Cameroun qu'au Nigeria, a toujours posé problème : l'imbrication du social, du religieux et du politique dont ils sont porteurs en fait des élevages archaïques.
    Difficilement récupérables par les Sociétés villaGeoises contemporaines, et donc en voie d'extinction. La " laïcisation " du taurin et son introduction dans une économie de marché restent à faire. Cet ouvrage réunit des géographes, ethnologues, anthropologues, vétérinaires-zootechniciens. Il contribue à une meilleure compréhension du fonctionnement social des élevages, et apporte une description précise de ces animaux et de leur comportement : deux préalables nécessaires à l'identification de " nouveaux types d'éleveurs " et à la mise en oeuvre de nouvelles pratiques zootechniques et sociales.
    In Cameroon and Nigerina, taurines - small humpless cattle -form a minority in comparison with zebu. Nevertheless, they are better suited to the environment. Taurines (Bos taurus) are resistant to tsetse fly and could help in the farming of infested zones and are the only cattle that can be reared it in combination with arable farming in certain wet regions However, relaunching taurine rearing in both Cameroon and Nigeria has always been a problem.
    The overlapping of the social religious and political spheres in which they are involved means that rearing is archaic, difficult to adopt by contemporary village societies and is therefore disappearing, The taurine remains to be rendered "secular" and incorporated in a market economy. Geographers, ethnologies, anthropologists and veterinary/zootechny specialists have contributed to this book. It provides better understanding of the social functioning of taurine rearing and a precise description of the cattle and their behaviour.
    The latter features are prerequisites for the identification of new types of animal farmers and the implementation of new zootechnical and social practices.

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