Institut Francais De La Mode

  • Au Japon, encore plus étroitement qu'ailleurs, l'esthétique se conjugue au quotidien. De l'espace au corps, de la gastronomie à la mode, de la cérémonie du thé aux jardins, le Japon est le lieu même où se manifeste un art de produire et de vivre parfaitement original. Au travers d'articles écrits par des spécialistes de la culture japonaise et ponctué d'un entretien avec l'architecte Tadao Ando, sont analysés dans cet ouvrage illustré par Nicolas de Crécy les fondements de l'esthétique japonaise, de la vie de cour à des pratiques contemporaines, en les situant au regard des grands principes culturels d'un pays à la fois emblématique et différent dans sa relation à l'esthétique, au raffinement et au luxe. En annexe de chaque chapitre, des articles spécifiques éclairent des points spécifiques tels le sens de l'artisanat, le rituel, le geste, et quelques concepts fondamentaux (wabi, sabi, iki...).

  • Le design comme discipline moderne a ses penseurs et ses historiens et puise dans les traditions des sciences humaines ou sociales.
    La discipline aime également la critique et son histoire est ainsi formée de ces effets de balanciers qui élargissent ses pratiques au cours du temps : du design de produit au design de papier, de la matérialité à la traçabilité digitale, de l'espace au projet de société.
    L'anthologie proposée fait ressortir aussi bien les écrits des designers eux-mêmes, que des grands textes historiques, littéraires ou philosophiques qui ont construit et irriguent toujours la réflexion sur la discipline en une trentaine de références. Une quinzaine de textes sont traduits pour la première fois.

  • La beauté des corps tient une place centrale, avec tant d'évidence qu'on la néglige au plan intellectuel. Au-delà de ses travers et d'une certaine superficialité, la beauté engage des pratiques et des rituels qui traversent les époques et les cultures. Longtemps marginalisés et méprisés, les soins d'embellissement n'ont que très récemment fait l'objet de travaux et d'analyses philosophiques, sociologiques, anthropologiques. Dès lors, il semblait nécessaire, à travers un choix de textes fondamentaux, de parcourir cette histoire des pratiques de beauté, en prouvant que, même sous des formes quotidiennes ou parfois mondaines, la mise en spectacle du corps humain s'impose comme une nécessité essentielle dans l'histoire comme à l'heure actuelle.

  • Arrivé dans la mode âgé d'à peine vingt ans au milieu des années 50, Didier Grumbach aura au long de sa carrière largement participé aux grandes évolutions de ce métier, de l'éclosion du prêt-à-porter des couturiers à l'internationalisation des marques ou à l'émergence des créateurs, et dont témoignent des succès aussi éclatants que ceux de Mendès, Saint Laurent rive gauche ou Thierry Mugler.

    En homme de projets, il a dans le même mouvement créé ou soutenu nombre de passerelles entre entrepreneuriat et création - Créateurs & Industriels dans les années 1970 ou Mode & Finance dans les années 2000 - et joué un rôle central dans des instances telles que l'Institut français de la mode, le festival international de mode et de photographie d'Hyères ou la Fédération de la haute couture et de la mode. Témoignage d'un homme de son siècle, d'une enfance bousculée par la guerre à la volonté de faire bouger les lignes et de transmettre, ce nouvel ouvrage publié par les éditions IFM-Regard dessine également le portrait d'un homme de culture, passionné par le talent et ses formes, de la mode à l'art contemporain.

  • L'idée selon laquelle la mode, objet de mépris des sphères académiques, demeure une terra incognita de recherches en sciences humaines, est aussi douteuse que ressassée. En réalité, le processus de renouvellement continu des conventions vestimentaires (la mode) constitue le phénomène qui a servi de modèle à l'invention et l'analyse de la modernité artistique, sociale et économique. L'anthologie proposée ici mêle des textes classiques de la critique littéraire et artistique, de sociologie, d'anthropologie, de philosophie et de sociologie, avec des références contemporaines, illustrant la richesse des analyses sur la mode. Retracer ainsi l'histoire de "l'exemple" de la mode permet d'expliquer la polysémie associée au mot, qui désigne à la fois l'industrie de la confection, l'état actuel des tendances vestimentaires, et plus largement l'état actuel du goût moyen des individus dans un groupe donné.

  • A travers un choix de textes, actuels ou historiques, l'objet de cet ouvrage vise à mettre en lumière et en perspective la notion de luxe en soulignant ses enjeux, ses sources de tensions économiques et politiques, ses ressorts sociaux et esthétiques, tout en rappelant l'importance que le luxe revêt au sein d'une civilisation comme si le seul geste de couvrir nos besoins était insuffisant à l'homme. Voici quelques exemples de critiques du luxe :
    Platon, La dépravation du luxe.
    Aristote, La frontière naturelle des besoins.
    Rousseau, Luxe et inégalité.
    Flaubert, Lettre à Louise Colet.
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  • Aujourd'hui, la domination de la mode n'aura jamais autant influencé les goûts des individus et, par là, des choix économiques qui l'érigent en force matricielle de la société de consommation. Mais la mode a-t-elle toujours existé ? Ou bien s'agit-il d'un phénomène inédit dans l'histoire ? À partir de quelle époque les hommes se sont-ils pliés aux caprices des nouveautés ? L'Histoire culturelle de la mode souligne tout l'intérêt d'une réflexion sur ses origines, entreprise tantôt considérée comme superflue et marginale, tantôt comme achevée avec l'identification de la naissance de la mode au XIVe siècle.
    Cet ouvrage dévoile les ressorts de la mode qui s'affirme comme l'une des institutions majeures de l'Europe moderne et du capitalisme, solidaire du processus de civilisation et du culte des bonnes manières. Se confronter à la généalogie culturelle de la mode, c'est remettre en perspective son apparition, à terme son industrialisation, ainsi que son évolution récente, tout en dessinant les contours de son avenir.

  • La " bande-son de l'art contemporain ", selon Bernard Lamarche-Vadel, c'est la critique d'art. Cet ouvrage retranscrit l'essentiel des conférences sur l'art moderne et contemporain données par Bernard Lamarche-Vadel à l'Institut Français de la Mode entre 1991 et 1999. Un parcours esthétique de grande ampleur qui va de l'impressionnisme à la trans-avant-garde en passant par des figures de la modernité aussi marquantes que Malevitch, Mondrian, Pollock ou Opalka. Au-delà de la compréhension de trajectoires artistiques, Bernard Lamarche-Vadel se saisit surtout des enjeux philosophiques et esthétiques de la modernité. Parce qu'il cherchait à communiquer, de son propre aveu, le goût de s'approcher " non seulement des oeuvres elles-mêmes, mais aussi des discours qui se sont tenus à propos de ces oeuvres et qui les éclairent ", cet ouvrage offre un accès inattendu et percutant à la pensée d'un des plus importants critiques d'art de sa génération.

  • Cet ouvrage collectif, qui reprend pour la compléter la première édition, propose une approche renouvelée du luxe, à la fois internationale et pluridisciplinaire, sur divers plans, historique, social, politique, linguistique, idéologique, philosophique, anthropologique, économique et financier. Rassemblant les analyses des meilleurs spécialistes français et étrangers, l'ouvrage comprend près d'une quarantaine de contributions traitant notamment des origines du luxe en France sous l'Ancien Régime, de ses composantes symboliques et idéologiques, de ses variantes culturelles et nationales à l'instar de la Chine, des USA, du Japon ou de l'Inde, des artifices destinés à doper sa consommation, et de sa mise en scène marchande, mais encore de ses spécificités économiques et de ses perspectives commerciales.

  • Depuis 100 ans, le textile ne cesse d'innover, accompagnant la démocratisation du prêt-à-porter comme l'évolution de nos habitudes vestimentaires. Mais de l'invention à l'innovation, le pas est quelquefois hésitant, et la progressive entrée en scènede ce que l'on appelle aujourd'hui les « nouveaux matériaux » s'accompagne d'un feuilleton à rebondissements multiples entre inventeurs et groupes, marques et labels, de la « soie Chardonnet » aux élasthannes et microfibres en passant par les grands ancêtres que sont le Tergal, le nylon ou la Courtelle. Entre génie industriel et apprentissage de l'utilisateur, cet ouvrage retrace le cheminement de la modernité au coeur des fibres et la manière dont celle-ci s'est progressivement installée dans nos vêtements comme dans la vie quotidienne.

  • Les passages de Balzac concernant le vêtement sont regroupés en 4 thèmes : les espèces sociales, physionomies, les élégances et le corps magnifié.

  • Une remarquable anthologie qui explore l'ensemble des textes et aphorismes consacrés à la mode, de la Renaissance à nos jours. Organisée de manière thématique, cette somme de citations explore les différentes lectures - morales, politiques, ironiques - de la mode, et contribue surtout à mettre au jour des textes rares et méconnus - pamphlets, poèmes, satires, réflexions et digressions auxquels les plus grands écrivains se sont essayés : La Bruyère, Baudelaire, Proust, Mallarmé ou Cocteau bien sûr, mais aussi Montaigne, Shakespeare, Giacomo Leopardi, Anatole France ou Georges Perec.

  • Au plan historique, l'évolution de la mode et des étoffes est loin de dépendre uniquement des créations des artisans et des autres prescripteurs. En effet, on oublie trop souvent que les styles résultent des désirs des clients. C'est la raison pour laquelle l'appétit pour certaines toilettes et produits teintures, matières rares, coton, laine, lin, toiles indiennes n'a jamais cessé de conditionner l'appareil de production et le champ de la consommation.
    Par contagion, les désirs des consommateurs entraînent dans leur sillage toute une économie nécessitant une main d'oeuvre toujours plus importante et spécialisée. Si l'industrialisation refond la donne artisanale, cette histoire des désirs semble se prolonger aujourd'hui sous des formes inédites et originales.

  • Paru en 1979 sous le titre The World of Goods, pour la première fois disponible en français, cet ouvrage d'une des plus grandes anthropologues du XXe siècle, disparue en 2007, et co-écrit avec un économiste, fonde le champ de l'anthropologie de la consommation par le regard original qu'il pose sur nos conduites de consommation et les échanges marchands. En s'interrogeant sur les motifs qui nous poussent à désirer des objets, à les acquérir, à dépenser ou épargner, et plus largement sur notre rapport à la consommation, il propose une approche résolument inédite de la façon dont les individus et les communautés forgent et projettent des significations, de la valeur, voire une éthique, sur les " biens " de consommation. En ce sens, l'achat apparaît comme une modalité permettant aux individus de déployer des rituels de consommation qui donnent sens tant à ce qu'ils sont qu'à ce qu'ils font. Avec pour fonction essentielle d'établir des systèmes complexes de relations sociales, les biens de consommation répondent à des logiques et des catégories qui dessinent des flux alors représentatifs de la société dans laquelle ils prennent formes. Loin d'être juste une façon de se comporter qui se grefferait à un modèle social existant, l'acte de consommer appelle un modèle de vie enserré dans un ensemble de pratiques fortement socialisées.

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  • La consommation délaisse les propriétés fonctionnelles des marchandises au profit de motivations dites culturelles, symboliques, ludiques et hédonistes. En témoigne la place croissante des industries culturelles, du tourisme, des loisirs, de la mode ou du design ; autant de leviers esthétiques indispensables pour doper la consommation. Le capitalisme vise moins à produire des objets qu'à capter des appétits esthétiques. Dans quelle mesure l'industrialisation du goût se conjugue-t-elle avec la multiplicité individuelle des goûts ?
    C'est à ces questions esthétiques et sociales, politiques et économiques, que s'attache cet ouvrage en rassemblant une vingtaine de spécialistes en économie, sociologie, philosophie et anthropologie.

  • Amoureux de certains objets - oeuvres d'art, musique, vin, informatique, mode, gastronomie, antiquités -, l'amateur déploie des expériences et des compétences, s'attachant à exercer et perfectionner son jugement comme sa jouissance.
    La puissance actuelle de la figure de l'amateur - qui désignait au xviie siècle un membre de l'Académie de peinture oeuvrant à la promotion des peintres en s'exerçant lui-même à cette pratique - repose notamment sur l'essor des technologies qui facilitent l'accès aux oeuvres, tout comme leur production et leur reproduction. Ces médiations, tout particulièrement Internet, sont propices à une transformation de l'équilibre entre les producteurs et les consommateurs, c'est-à-dire à une redéfinition des techniques de suggestion du marketing et à l'autorité des experts.
    Issu des travaux de plu-sieurs auteurs, cet ouvrage évalue un nouveau type de production économique et de participation sociale. Impliquant de prendre part - sous des formes variables et hétérogènes - à la production, l'amateur désigne-t-il une espèce sophistiquée de la consommation ou porte-t-il plus radicalement l'émergence d'un modèle inédit ?

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  • How brands use the contemporary cultural collective unconscious) distances itself from both a type of «strategic» accompaniment approach and from brands with a virulent diatribe to supply instead a detailed analysis and decoding of the brand issue.The book examines the nature of the links between brands and culture while at the same time examining the consequences of the grow- ing hegemony of the brand over the object, of the image over the product and the grow- ing dis-incarnation of the object to be consumed.

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  • Un livre qui regroupe l?ensemble des articles et interviews consacrés à la mode, entre 1955 et 1983. Pour tout ceux qui auront trouvé difficile d?accès le Système de la Mode, cet ensemble d?articles éclaire et simplifie singulièrement la pensée de Barthes sur le statut et le rôle de la mode et du vêtement dans nos sociétés. Une analyse qui n?a rien perdu de son actualité et qui au contraire, 30 ans après, permet de mesurer la cohérence d?un phénomène qui n?a fait, depuis, que s?amplifier. Qu?il parle du dandysme, des bijoux ou bien du bleu, la finesse d?analyse de Barthes met en lumière particulièrement actuelle nos tics et manies de mode contemporains. Une remarquable postface d?Olivier Burgelin, autre grand spécialiste de la mode, précise les constantes et les variations du regard de Barthes tout au long de son évolution.

  • Technique récente, le merchandising visuel est devenu ces dernières années, particulièrement sous l'impulsion de la distribution organisée (grands magasins, chaînes et réseaux).
    Une question centrale dans la stratégie des entreprises de mode. premier du genre à être consacré, en france, aux spécificités du merchandising et de la distribution des produits de mode, cet ouvrage déjà paru en 2003. demandait à être réimprimé. cette deuxième édition actualisée prolonge l'analyse du paysage de la distribution et les réflexions sur l'évolution d'un des métiers les plus en développement et en mutation du secteur de la mode.
    Y sont présentés les outils et techniques du merchandising visuel, en même temps que l'évolution de la distribution d'architecture et de concept magasin

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