Littérature traduite

  • Défier le récit des puissants

    Ken Loach

    • Indigene
    • 19 June 2014

    Rebondissant sur le message final de Stéphane Hessel dans Indignez-vous !
    (« Créer, c'est résister ; résister, c'est créer »), Ken Loach défendra dans ce livre sa vision engagée de l'art, à travers évidemment le choix de ses sujets - des films populaires à thème social ou historique acclamés par la critique. Il montrera aussi comment aujourd'hui, en Europe, les gouvernements étranglent le cinéma d'auteur par des logiques économiques meurtrières qui augmente les coûts, vide les salles de leur public et les films de leur potentiel artistique. Mais il défendra aussi une pratique de l'esthétisme comme engagement, au sens où Flaubert déjà affirmait : « Là où la forme fait défaut, l'idée manque » et où Picasso déclarait : « L'art est un mensonge qui nous fait réaliser la vérité. » INEDIT

  • Podemos, sur que nous pouvons !

    Collectif

    • Indigene
    • 4 June 2015

    C'est un manifeste où les fondateurs espagnols de Podemos, le premier parti politique né du mouvement des indignés, expliquent aux Français que le glissement vers un populisme d'extrême-droite n'est pas inévitable en Europe et qu'une nouvelle génération peut advenir en politique : résister, mettre un terme à la dictature des 1%, et refonder la démocratie sur des bases de représentation réelle.

  • La liberté d'errer avec Heidegger

    Peter Trawny

    • Indigene
    • 18 September 2014

    Ce sera le premier livre en français de ce jeune et brillant philosophe allemand. Et au coeur d'une actualité brûlante : Heidegger fut-il vraiment antisémite ? Mais plus précisément le thème qu'abordera ce texte est celui de « l'errance » dans la pensée. Heidegger aurait pu, après coup, e acer les passages antijuifs de son journal, actuellement en cours d'édition sous la direction de Peter Trawny lui-même. Il ne l'a pas fait. Pourquoi ? Souhaitait-il laisser voir combien même un philosophe de son envergure peut errer, voire même se fourvoyer ? Mais cette décision tout à la fois requérait de sa part une « remarquable liberté de pensée », jusqu'à la liberté, suggère encore Peter Trawny, « de se laisser e rayer ».

  • L'argent danse pour toi

    Karl Marx

    • Indigene
    • 18 November 2010

    C'est un extrait d'un ouvrage posthume du philosophe, Manuscrits de 1844 , publié seulement en 1932. C'est une dénonciation sans précédent du rôle que peut tenir l'argent dans nos sociétés, jusqu'à devenir comme l'écrit Marx, " le vrai et unique besoin ", à se substituer au propre de la condition humaine. " L'argent peut manger, boire, aller au bal. " Mais, note Marx, c'est un jeu pervers car alors, faute d'être sollicités, nos sens et l'être de nos sens s'éteignent. Seul demeure l'avoir. Nous sommes rendus " sots et bornés ".

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  • Immolations au Tibet ; la honte du monde

    Tsering Woeser

    • Indigene
    • 17 October 2013

    « Voici un livre dense et tragique », écrit dans sa préface Robert Badinter. Il poursuit : « Ce que les flammes qui les brûlent proclament, c'est qu'ils ne peuvent plus supporter l'agression commise contre leur peuple, l'éradication de ses coutumes et de sa langue, le génocide culturel auxquels, dans le lâche silence des États, les autorités chinoises se livrent au Tibet. »  Ce texte, où la rigueur glaçante des « détails » tient souvent lieu d'émotion, rappelle La Question d'Henri Alleg, rédigée en 1958, en pleine guerre d'Algérie, pour dénoncer la torture perpétrée par l'armée française. Depuis 1959, le Tibet, annexé par la Chine au mépris du droit international, a vu une répression féroce s'abattre sur lui, sa capitale Lhassa devenant « un ghetto sous occupation nazie ». Entravés dans toutes leurs manifestations collectives, ces résistants de l'esprit n'ont plus que ce moyen de protestation : l'auto-immolation, la seule violence qui leur paraisse concevable, celle dirigée contre soi-même. Ni attentats ni terrorisme, mais en vérité la non-violence portée à son paroxysme, son incandescence.

  • Indien, mon frère

    Jim Harrison

    • Indigene

    Dans cette allocution mémorable, prononcée le 8 septembre 2004 à la Médiathèque de Montpellier, Harrison évoque comment ses " frères indiens " perçoivent notre société : ainsi ces Sioux dansant avec de gros réveils accrochés à leur cou, car nous, les Blancs, nous sommes victimes du temps. Il démystifie aussi une idée faussement romantique de l'écriture qui serait soutenue par l'alcool et les stupéfiants et rappelle combien son rythme d'écrivain est cadencé sur le rythme profond et ample de la nature. Du Harrison à la manière d'un conteur indien, saisi dans le génie de l'oralité.

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