In Fine

  • Souvent qualifié de « fauve méditerranéen », Charles Camoin (1879-1965) s'est inscrit, par ses liens avec Paris et la bohème montmartroise, dans le cercle de l'avant-garde internationale. Affilié au fauvisme, lié à Matisse, Marquet et Manguin, il n'a pour autant jamais renoncé à son indépendance artistique : « En tant que coloriste, j'ai toujours été et suis encore un fauve en liberté ».
    Cet ouvrage permet de redécouvrir l'oeuvre du peintre en intégrant une centaine de tableaux et dessins, dont certains inédits. Il approfondit différents épisodes historiques et thématiques de la vie de l'artiste et analyse l'évolution de son langage pictural, fondé sur la sensation colorée.

    Often described as the 'Mediterranean Fauve', Charles Camoin (1879-1965)- through his links with Paris and the bohemian life of Montmartre-joined the circle of the international avant-garde. Despite his affiliation with Fauvism and his friendship with Matisse, Marquet and Manguin, he never abandoned his artistic independence: 'As a colourist, I have always been a free Fauve'.
    This catalogue will enable visitors to rediscover the painter's work, and will feature one hundred paintings and drawings, some of which have never before been exhibited. It takes a closer look at some of the main historical and thematic episodes in the artist's life, and analyses the developments in his pictorial language, based on the sensations of colour.

  • Comment devenir artiste lorsqu'on est née femme, à une époque où celles qui appartiennent au « deuxième sexe » ne peuvent accéder à l'École nationale des beaux-arts ? C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que les femmes peintres et sculptrices vont lutter pour être reconnues comme des artistes à part entière, passant comme Suzanne Valadon du statut de modèle à celui de peintre accomplie.
    Coréalisé par le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et le musée des Beaux-Arts de Limoges, cet ouvrage, Valadon et ses contemporaines, révèle le rôle méconnu des femmes dans les révolutions artistiques de la modernité naissante de 1880 à 1940, en réunissant près de 50 femmes artistes.
    Célèbres comme Camille Claudel, Marie Laurencin, Sonia Delaunay ou Séraphine de Senlis, et d'autres moins connues, elles démontrent que le talent artistique n'a pas de genre.

  • Sous l'apparence d'une extrême simplicité, la maison permet de développer de multiples images personnelles, des conceptions idéologiques et architecturales, des modes d'existence ou des choix de vie, des projections imaginaires ou des métaphores, des projets irréalistes ou des rêves d'une extrême concrétude, des souvenirs vrais ou faux portés par des perceptions sensorielles et corporelles d'une richesse infinie.
    Les oeuvres d'Absalon, Magnus Gramén, Wolfgang Laib, Maude Maris et Tatiana Trouvé apportent un contrepoint conceptuel et contemporain à l'approche d'apparence plus intimiste et spontanée proposée par les artistes de la collection Sainte-Anne, entre la fin du XIXe siècle et les années 2000.

  • Kupka

    ,

    • In fine
    • 16 March 2022

    Les multiples centres d'intérêts extra-artistiques de Kupka - anatomie, astronomie, chimie, histoire naturelle, philosophie, phénomène de synesthésie et ésotérisme - l'orientaient depuis longtemps vers l'abandon de la figuration. Ce passage, comme dans le cas de Kandinsky, se fait en lien direct avec la musique.
    Au début des années 1920, l'artiste s'intéresse particulièrement à la relation entre l'esthétique de la nature, les sciences, et l'art. Son oeuvre est dominée par des formes irrégulières et organiques, s'inspirant des phénomènes physiques incarnant les forces vitales.
    Vers la fin de la décennie, suite à une période de crise, l'artiste est à la recherche d'autres solutions stylistiques et s'engage dans la voie de la géométrisation et de l'épuration des formes. D'un côté, il réintroduit dans ses oeuvres des éléments tirés de la réalité, découvre l'esthétique des machines et l'univers de la musique jazz qui lui permettent de revenir sur les interrogations plus anciennes concernant le mouvement et le rythme.
    La profusion des couleurs, caractéristique pour l'oeuvre de Kupka, a sa contrepartie dans un recours distinctif au noir et blanc et dans la mise en valeur de leur antagonisme.

    Reproduction du portfolio des Quatre histoires de blanc et noir de 1926.

  • Accompagnant la première exposition d'envergure consacrée à Boris Taslitzky (1911-2005), ce catalogue retrace son parcours exemplaire dans le récit du XXe siècle, des années trente aux heures de la décolonisation. Marqué dès l'enfance par la guerre, profondément antifasciste, adhérent de l'Association des écrivains et Artistes Révolutionnaires puis du Parti communiste dès 1935, Taslitzky s'engage dans la Résistance avant d'être incarcéré dans les prisons françaises puis déporté en 1944 au camp de Buchenwald.

    Témoin et acteur des grands bouleversements de son siècle, «seul sur [son] chemin, mais solidaire de ceux qui font l'Histoire», conscient de sa responsabilité d'homme et d'artiste, Taslitzky veut «croquer dans la vie, fixer l'instant, nier l'indifférence». Il assume l'ambition d'une peinture d'histoire revivifiée par l'héritage romantique. Attentif à «la réalité dans son devenir», Taslitzky évite le risque de l'imagerie politique et défend un « réalisme à contenu social » qui vise moins à témoigner qu'à « raconter la vie des hommes de [son] temps ». C'est cet humaniste qu'il s'agit de redécouvrir, et son oeuvre prolifique qui oscille entre «la joie et l'outrage» et interroge les notions de mémoire et de résilience, de résistance et de création.

  • Exposition monographique organisée par le musée de Grenoble du 30 octobre 2021 au 30 janvier 2022 en partenariat avec le musée d'Orsay.
    Le musée de Grenoble s'est distingué très tôt par l'audace de sa politique d'acquisition d'oeuvres modernes et contemporaines et par une programmation mettant en avant les avant-gardes et les artistes novateurs. Dès 1920, le musée obtint le dépôt d'un tableau de Bonnard, La Femme au chien,. Les premières acquisitions du musée eurent lieu en 1933 avec deux chefs-d'oeuvre des années de la maturité du peintre, Intérieur blanc de 1932 et Nature morte jaune et rouge de 1931.
    Aucune exposition cependant n'avait encore été consacrée au musée de Grenoble à cet artiste considéré comme l'un des maîtres français de la modernité. Pierre Bonnard, les couleurs de la lumière viendra combler cette lacune.
    C'est la première fois qu'une exposition Bonnard sera construite sur ce concept essentiel chez ce peintre.
    Bonnard ne cherchait pas à reproduire la réalité du monde mais à traduire les éléments fugitifs qui la traversent. C'est la raison pour laquelle il ne peignait pas directement sur le motif comme le firent les impressionnistes, mais de mémoire dans son atelier, en se fondant sur des notes et des esquisses.
    Cette approche permettra de montrer les variations et les constantes de sa peinture à travers des thèmes représentatifs des différentes périodes de sa création.

  • Nicolas Floc'h : invisible Parallèle ; îles de Lérins Nouv.

    Les installations, photographies, films, sculptures ou encore performances de Nicolas Floc'h questionnent une époque de transition où les flux, la disparition et la régénération tiennent une place essentielle. Depuis une dizaine d'années, un travail centré sur la représentation des habitats et du milieu sous-marin a donné lieu à une production photographique documentaire liée aux changements globaux et à la définition de la notion de paysage sous-marin. À partir de projets au long cours, nourris d'expériences, de recherches scientifiques et de rencontres, naissent des oeuvres ouvertes, ancrées dans le réel, où les processus évolutifs tiennent la première place.

  • ERRO

    Collectif

    • In fine
    • 30 March 2022

    Erro, artiste islandais, est considéré comme un des pionniers du mouvement de la Figuration Narrative. Mais son oeuvre extrêmement prolifique est à la fois pop et baroque. Par une technique (très) académique il mélange des images de sources diverses. Il élabore ainsi une narration infiniment complexe et laisse au spectateur une liberté d'interprétation.
    Les collages qui sont l'étape préparatoire de ses peintures associent des personnages de BD à des hommes politiques des hommages aux grands peintres à des fresques antiques des photos d'actualité à des symboles sociologiques... Erro dépasse les frontières du Pop Art. Son style ne peut être considéré comme appartenant au Surréalisme à l'Hyperréalisme ou même au Réalisme Social... mais son travail réunit des éléments de chacun de ces mouvements artistiques.

  • Ador : olibrius

    Gerard Lemarie

    • In fine
    • 16 March 2022

    « Ador peint depuis 2003. Il adore raconter des histoires, des contes, rigoler, rebondir et tourner les choses en dérision. Ses peintures envahissent les pages de cette monographie comme il recouvre les murs. ».

    « Ador has been painting since 2003. He loves to tell stories and tales, to laugh, to bounce and to make fun of things. His paintings invading the pages as he covers the walls. ».

    Léo Bioret.

  • Philippe Crochet et Annie Guiraud, spéléologues avertis, sont des autorités incontestées dans le domaine de la photographie souterraine. Leurs images, souvent récompensées en France et à l'étranger, ont déjà illustré de très nombreuses publications.
    Philippe pratique la photographie depuis son plus jeune âge et a mené une carrière d'hydrogéologue, ce qui l'a sensibilisé à la protection des eaux souterraines et de la nature en général. Annie, son épouse, est enseignante d'anglais de profession. elle partage la même passion pour le monde des grottes et prend part à toutes les séances photographiques en tant que modèle et assistante. Depuis toujours, ils explorent les plus belles cavités de France et de la planète, dont certaines très protégées et à l'accès limité, constituent un spectacle rare que très peu de personnes ont la chance de voir. Ils ramènent de ce monde méconnu des images qui en révèlent les beautés cachées. Donner à voir et faire rêver, voilà le but recherché !
    Ce livre regroupe dans huit chapitres thématiques un grand nombre de photographies que viennent enrichir des textes explicatifs. Il est le fruit d'une collaboration permanente entre les deux auteurs qui nous livrent ici leur interprétation personnelle de la symphonie naturelle qu'offre l'immense diversité du monde souterrain.

    Philippe Crochet and Annie Guiraud, experienced cavers, are undisputed authorities in the field of underground photography. Their images, often awarded in France and abroad, have already illustrated numerous publications.
    Philippe has been practising photography since he was a child. He has had a career as a hydrogeologist, which has made him aware of the need to protect nature and groundwater in particular. Annie, his wife, is a teacher of English by profession. She shares the same passion for the world of caves and takes part in all the photographic sessions as a model and assistant. They have been exploring the most beautiful caves in France and around the world for years, some of which - highly protected and with limited access - offer a rare spectacle that very few people have the chance to see. Their goal is to reveal the hidden beauties of this obscure world thanks to images that make people dream.
    This book brings together in eight thematic chapters a large number of photographs supplemented by explanatory texts. It is the result of an ongoing collaboration between the two authors who give us here their personal interpretation of the natural symphony offered by the immense diversity of the underground world.

  • Il y a un siècle, Le Boeuf sur le toit entrait dans la légende des années folles. Avec Jean Cocteau et ses amis musiciens du groupe des Six pour parrains, avec Wiéner et Doucet au piano, le bar-restaurant-cabaret de Louis Moysès fut, selon le peintre Jean Hugo, « le carrefour des destinées, le berceau des amours, le foyer des discordes, le nombril de Paris ». Musiciens et jazzmen s'y donnaient rendez-vous pour jouer des nuits entières des concerts improvisés. De ces concerts improvisés est née l'expression « faire un boeuf ».
    À l'occasion du centenaire de ce lieu emblématique, venez pousser les portes du mythique cabaret pour revivre, en compagnie de l'auteur Jean Pierre Pastori, ses plus grandes heures de gloire.

  • Pablo Reinoso : débordements Nouv.

    Né à Buenos Aires en 1955 et installé en France depuis 1978, Pablo Reinoso est un artiste mondialement reconnu pour ses détournements d'objets et ses créations à la frontière de la sculpture, de l'installation, du design, de l'architecture et de la peinture.
    Ses oeuvres, souvent remplies d'humour, s'inscrivent dans une logique d'émancipation de l'objet, à l'instar de ses fameux Bancs Spaghetti, qui sont un véritable hommage à l'intelligence végétale. Sensible aux enjeux marquants de notre époque, et notamment à la crise climatique, Reinoso explore ces questions dans ses travaux récents, interrogeant les équilibres qui régissent les écosystèmes. À Chambord, où nature et culture communiquent de manière particulièrement prégnante, l'artiste a choisi de mener une réflexion autour de l'harmonie possible entre l'humain et le naturel, en saisissant l'architecture elle-même comme un élément du vivant. À travers des textes richement illustrés, ce catalogue éclaire cet hymne à l'hybridation, à la beauté et à la force du flux, ainsi qu'à tous ses débordements, à la faveur d'une exposition qui est la plus importante jamais consacrée à l'artiste.

    Born in Buenos Aires in 1955 and based in France since 1978, Pablo Reinoso is a world-renowned artist, known for his subversions of objects and his creations at the frontier between sculpture, installation, design, architecture and painting. His often humorous works seek to emancipate the object: his famous Spaghetti Benches are a tribute to plant intelligence. Sensitive to the challenges that mark our era, the climate crisis in particular, Reinoso explores these questions in his recent works, considering the delicate balances that govern ecosystems.
    At Chambord, where nature and culture communicate in a particularly vibrant way, he has chosen to reflect on the possible harmony between the human and the natural, by understanding the architecture itself as a living element. Through richly illustrated texts, this catalogue brings to life this hymn to hybridisation, beauty and flux, for an exhibition which represents the largest yet devoted to Reinoso's work.

  • Après leur mariage en novembre 1844, le duc et la duchesse d'Aumale commandent au décorateur Eugène Lami l'aménagement, au coeur du château de Chantilly, d'appartements privés au goût du jour. Ce sont aujourd'hui les seuls appartements princiers de la monarchie de Juillet à être aussi bien conservés. Ils figurent parmi les ensembles historicistes les plus précoces à nous être parvenus et permettent d'entrer dans l'intimité des derniers maîtres de Chantilly, qui y rendent hommage à leurs prédécesseurs. Au terme de leur restauration complète et grâce au réexamen des documents à disposition, c'est une nouvelle histoire de lieux aussi enchanteurs qu'uniques qui est ici proposée.

  • À la Renaissance, les somptueuses fêtes des rois Valois marquèrent les esprits par leur magnificence. Elles avaient pour théâtre les palais du Louvre, des Tuileries, de Chenonceau ou encore de Fontainebleau.
    Imaginées pour le divertissement de la cour, pour l'éblouissement de ses invités et à des fins diplomatiques subtiles, ces festivités exaltaient une dynastie brillante à travers tournois, spectacles, mascarades, bals et festins.
    Les artistes les plus célèbres de l'époque étaient impliqués dans leurs préparatifs : Léonard de Vinci, Primatice, Jean Goujon mais aussi Ronsard et les poètes de la Pléiade ainsi que les musiciens, les acteurs et les danseurs les plus talentueux.
    Cet ouvrage propose de découvrir les coulisses des fêtes de la Renaissance en France, les dessins des costumes fantasques qui habillèrent la cour, les cadeaux de prix o?erts aux noces, les nefs de table et les décors éphémères ou pérennes qui présidèrent à leur tenue. Il invite à revivre l'étourdissement des ambassadeurs et des convives. Luxueux souvenirs d'or ou de papier, les objets ici réunis constituent le catalogue d'une exposition idéale sur un art qui conjugue tous les autres : l'art de la fête.

  • Comme la plupart des artistes de la modernité de la première moitié du XXe siècle qui s'installent dans la capitale, Raoul Dufy n'est pas, de naissance, un « Parisien de Paris ». Originaire du Havre, il quitte sa Normandie à l'âge de vingt-trois ans. Ses explorations le conduisent très vite à Montmartre, où il installe son atelier. Depuis le sommet de la Butte, il découvre le panorama parisien dont il transcrit, dès une première peinture de 1902, le moutonnement de la ligne des toitures et des cheminées, hérissé par les silhouettes des grands bâtiments et des célèbres monuments qui signent et signalent la spécificité de ce paysage urbain. Depuis des points de vue élevés, réels ou imaginaires, et jusqu'à la fin de sa vie, il déclinera sur tous les supports, pour tous les usages et destinations, et dans tous les formats, les infinies variations du Paris des années 1930, vu d'en haut.

    Like most of the modern artists in the first half of the twentieth century who settled in the capital, Raoul Dufy was not a 'Parisian of Paris' by birth. A native of Le Havre, he left Normandy at the age of twenty-three. His creative explorations soon led him to Montmartre where he set up his studio. From the heights of the Butte he discovered the panoramic views of Paris, and in an initial painting in 1902 he depicted the undulating outlines of the roofs and chimneys, broken up by the silhouettes of the major buildings and famous monuments that mark and characterise this urban landscape. From real or imagined elevated vantage points and until the end of his life, Dufy represented infinite variations of 1930s Paris seen from above on every type of support, for different purposes, and in every format.

  • Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de « Picasso-Méditerranée ». Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée.
    Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains.
    Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste.
    « Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso.
    À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Antoine Schneck

    Pierre Wat

    • In fine
    • 4 November 2021

    Photographe plasticien français, Antoine Schneck adopte très tôt les outils de prises de vues numériques dont il apprécie l'extrême qualité et le potentiel créatif. Son oeuvre se développe dès lors par séries, au fil des voyages, des envies, des projets, toujours sous le signe de la rencontre.
    Pour ses portraits sur fond noir, il adopte à chaque fois la même démarche. Loin de tout exotisme, son but est d'approcher un visage de la manière la plus directe. Ses modèles sont invités à prendre place dans une tente translucide. Assis dans ce décor totalement neutre, protégé des sollicitations extérieures le sujet se détache sur un fond noir tandis qu'Antoine Schneck, invisible, opère de l'extérieur.
    Outre ses portraits aux quatre coins du monde, ses photographies sur fond noir comptent aussi une série de chiens célèbres pour le Musée de la chasse et de la nature, d'oliviers millénaires, de soldats de la première guerre mondiale au sommet de l'Arc de triomphe à Paris et des gisants de la Basilique Saint- Denis pour le Centre des monuments nationaux.
    Ces dernières années il a exploré d'autres techniques, notamment le collodion humide avec lequel il a fait une série sur les fleurs et les carburateurs. Il travaille en ce moment sur une nouvelle série de photographies d'artistes français dans leur studio en recomposant l'image et en démultipliant le sujet à travers l'espace.
    Son travail d'artiste plasticien doit également beaucoup à des techniques glanées à travers l'histoire de la peinture classique, pour la lumière et les retouches à la palette graphique.

  • écarts et correspondances : le musée Barbier-Mueller & Jacques Kaufmann, céramiste Nouv.

    Sanctuaire d'objets d'origines diverses, tous plus remarquables les uns que les autres, le musée Barbier-Mueller rassemble une collection reconnue internationalement comme un haut lieu des arts dits « primitifs », ou « arts lointains », selon la variation des terminologies dans le temps.

    La céramique, qui s'inscrit dans le champ de l'art contemporain et de ses pratiques contextuelles, cherche également à rencontrer ce qui fait permanences et écarts au sein des expressions humaines, à travers le temps et l'espace. Dans le domaine des arts, le passé ne passe pas vraiment. Les formes se réactivent, re-émergent, se réapproprient les unes et les autres, se retrouvent.

    Les écarts, correspondances, conjonctions, analogies, intervalles entre des oeuvres permettent de percevoir tout ce qui peut contribuer à rendre effectif cet effort collectif de l'humanité dans la durée pour répondre à ses besoins fondamentaux d'ordre spirituel. Les permanences et les mouvements des formes contredisent la notion de progrès en art.

    Le projet s'est construit autour de rapprochements entre des pièces sélectionnées dans les collections Barbier-Mueller et des oeuvres que Jacques Kaufmann a réalisées dans son atelier et dans le monde, sur des temps longs, tentant d'en cerner les points de rencontre comme les écarts.

  • Premier consul de la République puis empereur des Français, Napoléon Bonaparte a fait siennes les « maisons royales » de l'Ancien Régime. Entre 1800 et 1815, architecture, beaux-arts et arts décoratifs ont été convoqués pour offrir à un nouveau maître résolu à « finir la Révolution » un cadre tout à la fois luxueux et porteur d'un message d'ordre et de grandeur. Au désir de créer un écrin prestigieux pour Napoléon et son entourage s'est ajouté un dessein politique et économique : occuper artistes, artisans et ouvriers des manufactures, c'était pacifier une société à peine sortie de la tourmente révolutionnaire tout en promouvant l'industrie française face à ses concurrentes européennes.
    Trois des principaux palais ainsi réinventés - les Tuileries, Saint-Cloud et Meudon - ont brûlé en 1870 et 1871, durant la guerre franco-allemande et la Commune. De nombreux meubles et éléments de leurs décors mis à l'abri avant le conflit sont parvenus jusqu'à nous. Leur réunion, dans la galerie des Gobelins, ressuscite pour la première fois ces palais disparus et révèle l'inventivité des créateurs du premier XIXe siècle : de nouveaux types de meubles apparaissent, les arts du métal atteignent une sorte d'apogée, les murs des salons et les garnitures des sièges se parent de coloris acidulés d'une fantaisie absolue ; reconstitutions in situ et restitutions virtuelles évoquent les ensembles décoratifs surprenants conçus sous l'égide des architectes et des administrateurs du Garde-meuble.
    Palais disparus de Napoléon nous ramène ainsi deux siècles en arrière, dans le grand théâtre d'un Empire entre deux mondes, étonnante synthèse de l'ancienne monarchie et de la France nouvelle.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, du 27 mars au 27 juin 2021.
    Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène artistique à Lyon au XIXe siècle. Des trois frères, Hippolyte est le plus célèbre.
    Élève préféré de Jean Auguste Dominique Ingres, il se distingue en tant que peintre d'histoire et par de grands décors. Il compte également parmi les portraitistes les plus recherchés de son temps. Son frère cadet, Paul, se consacre lui aussi à ce genre mais son domaine de prédilection est le paysage. Le plus âgé, Auguste, demeure le moins connu, en raison d'un décès prématuré.
    Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve dans ses collections un ensemble de près de deux-cent oeuvres des trois artistes, peintures, dessins, photographies, qui constitue une source de référence pour la connaissance de leur travail.
    Complété de nombreuses oeuvres provenant d'autres institutions et de collections privées, cet ouvrage s'attache à présenter ces trois artistes sous un jour inédit, à la lumière de récentes découvertes. Il s'articule en grandes thématiques - les autoportraits et portraits croisés, l'étude du modèle, l'histoire, le paysage, le portrait, le grand décor - qui chacune mettront en lumière un aspect du travail des trois artistes, en insistant sur la dimension essentielle de leur mutuelle et constante collaboration, qui constitue un aspect original de leurs créations.

  • Si le nom de Vatel est bien connu, c'est grâce à Mme de Sévigné, qui en deux lettres à sa fille Mme de Grignan raconte l'épisode tragique de son suicide le 24 avril 1671 à Chantilly lors du séjour de Louis XIV chez son cousin le Grand Condé. Bien des points restent à éclaircir sur les origines de François Vatel ou Wattel.
    Fils de laboureur, demeurant à Allaine proche de Péronne dans la Somme, il devient maître d'h tel de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, puis du Grand Condé, prince du sang.
    D'un indéniable talent talent dans l'organisation des réceptions de la cour., sa réputation est telle que Colbert et Mazarin l'empruntent quand ils reçoivent quelque hôte d'importance.
    En 1667, il entre au service du Grand Condé comme contrôleur général avec la responsabilité de tout l'approvisionnement de la maison du prince, de la bouche aux écuries. Une période de fêtes brillantes s'ouvre alors à Chantilly, qui s'achèvera tragiquement pour François Vatel le 24 avril 1671.
    Maître d'hôtel portant l'épée, responsable de la maison des plus grands personnages de son temps, Vatel fut victime de sa conscience professionnelle et du sens de l'honneur tel qu'on le vivait au XVIIe siècle.
    En ce 350ème anniversaire de la disparition de François Vatel, Nicole Garnier nous entraine à la découverte de l'homme et de son mythe, des fêtes et réceptions au temps de Louis XIV, de la naissance de l'art de la table et du service à la française .

  • Exposition organisée par le Centre d'art-Hôtel de Caumont, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 7 mai au 10 octobre 2021 - en collaboration avec la Fondation Zao Wou-ki.
    L'Hôtel de Caumont-Centre d'Art présente une exposition des oeuvres de l'artiste français d'origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la FondationZao Wou-Ki.
    L'exposition regroupe 90 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées, avec pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l'artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son oeuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l'habite, « l'espace du dedans ».
    Guidé à ses débuts et jusqu'à la fin de sa vie par le génie de Paul Cezanne (Paysage Hangzhou, 1946 ;
    Hommage à Cézanne, 2005), Zao Wou-Ki a lui aussi été sensible à la lumière spécifique du soleil du midi de la France. A partir de 2004, Zao Wou-Ki fait de nombreux séjours dans le Lubéron Zao Wou-Ki y travaille « sur le motif », fait nouveau pour lui, et peint une série d'aquarelles qui seront présentées pour la première fois à l'Hôtel de Caumont. Elles rendent compte de la luminosité et des couleurs tantôt flamboyantes tantôt assourdies des paysages du Luberon. Ces oeuvres expriment à l'ultime moment de sa vie son bonheur de peindre immuable.

  • Ce livre est le résultat d'une enquête d'histoire de l'art, un véritable travail de limier qui permet de faire revivre l'univers pictural foisonnant dans lequel évoluent, entre Dijon et Avignon, les plus grands artistes du xve siècle.
    Cette effervescence picturale a pour point de départ Avignon et un atelier, celui de de Jean Changenet, peintre favori d'une l'élite locale exigeante. Bientôt sa boutique devient un creuset européen dans lequel gravitent des artistes venus d'Espagne, d'Italie ou de Flandres.
    Sophie Caron, conservateur au département des Peintures du musée du Louvre et Elliot Adam, historien de l'art, se livrent à un véritable jeu de piste pour reconstituer la trajectoire des peintres de cette constellation artistique et pour mieux comprendre les oeuvres parvenues jusqu'à nos jours - en évitant de les figer dans une « école » locale.
    Livres enluminés, peintures murales et les vitraux, ici pour la première fois mis en relation, se révèlent au lecteur sans pour autant perdre de leur mystère.

  • Ce livre - accessible à tous ceux qui s'intéressent à cet accessoire de mode mais qui ne prétend pas être un ouvrage de spécialiste - retrace l'histoire d'une Maison fondée en 1827, dont les éventails couture en plumes, paillettes, sequins, dentelles précieuses ou organza, qui ont fait sa réputation dans le monde entier, ont pu, admirablement conservés, parvenir jusqu'à nous.
    Il témoigne aussi de la renaissance de la marque Duvelleroy au XXIe siècle, grâce à des passionnées qui ont su réveiller, réinventer et rendre de nouveau désirable cette belle endormie, dont les plis renferment tant d'imaginaires et de beauté, au moment précis où l'éventail s'invite de nouveau sur la planète mode, aussi bien comme marqueur de l'esthétique de la singularité qu'en sa qualité de petit air conditionné portatif.

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