Honore Champion

  • Liée au chant et à la danse, la ballade serait apparue au XIIIe siècle dans la littérature du Nord de la France et a joui d'un incontestable prestige dans la poésie de la fin du Moyen Âge. Proscrite par les poètes de la Pléiade, elle a cependant résisté au XVIIe et au XVIIIe siècles, pour renaître sous une forme complètement différente, non fixe, dont la thématique, empruntée notamment à la ballade anglaise, s'inspire de la légende, de l'histoire et de la complainte ; elle connaît un grand succès au XIXe siècle tant en France que dans la littérature européenne. De nos jours, la ballade a investi le domaine de la chanson, continuant une tradition populaire, d'extension européenne, sans lien apparent avec le genre aristocratique médiéval. Que peuvent avoir en commun, à part la dénomination, une ballade médiévale, une ballade romantique, une ballade en prose et une ballade chantée de nos jours ?

    Avec le souci d'allier une perspective comparatiste à l'étude de cette forme poétique, dix-huit spécialistes reconsidèrent cette question, et d'autres attenantes, permettant des découvertes insolites sur les surprenantes métamorphoses de la ballade.

  • Réimpression de l`édition de 2009.

    Née en terre celtique, la légende de Tristan et Iseut s'est particulièrement épanouie au XIIe siècle dans le domaine français, adoptant d'emblée, selon les auteurs, des tonalités très variées. Si tous les premiers textes sont écrits, comme il est d'usage alors, en vers octosyllabiques, la légende connaît, au milieu du XIIIe siècle, un développement extraordinaire avec la composition d'un très long roman en prose consacré à Tristan. Dans le passage du vers à la prose, le mythe subit des modifications remarquables, témoins de nouvelles orientations idéologiques, esthétiques et romanesques. Le rapprochement et la comparaison des versions en vers et de la version en prose met en lumière les enjeux des réécritures successives de la légende.
    Cet ouvrage rassemble les actes du colloque qui s'est tenu, en mars 2007, en hommage à Emmanuèle Baumgartner.

  • Cet ouvrage réunit des articles publiés par Laurence Harf- Lancner pendant une trentaine d'années dans des revues et des collectifs français et étrangers, de diffusion et d'accès variés. Dans ces enquêtes sur les façons qu'ont eues les hommes du Moyen Âge de se dire et de se peindre dans la littérature, l'imaginaire est le premier observatoire privilégié : les histoires de démons et de merveilles informent les rêves et les peurs des lecteurs médiévaux. Le jeu de la réécriture est une deuxième clé : les clercs traduisent le latin en français, les vers en prose, réinterprétant les valeurs et l'idéologie de leurs sources. La littérature a aussi sa place dans la compréhension historique du Moyen Âge, aidant à décoder la réalité du jeu social, façonnant l'historiographie. Enfin les images et les mots des manuscrits traduisent, dans leurs échos comme dans leurs oppositions, une même réalité dans deux langages différents.

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  • « Père de l'Occident », imité, adulé, parfois critiqué aussi par ses pairs, Virgile incarne la plénitude de l'idée d'auctor, ses infinis pouvoirs et ses nombreuses représentations possibles. À la fois pontifex, artifex et « preux de la clergie », il relie les univers antique et chrétien, le latin et les langues vernaculaires, et, parce qu'il est fondamentalement démiurge, il est toute la performativité inhérente au Verbe.

    Le présent volume, issu d'un colloque qui s'est tenu à l'Université de Reims Champagne-Ardenne en mars 2015, rassemble des travaux qui ne visent pas seulement une meilleure intelligence de cette figure fondatrice ; les « métamorphoses » de Virgile au fil des siècles sont également emblématiques des transformations des mentalités qui les véhiculent et les génèrent. Virgile devient en particulier, pendant la longue ère médiévale, une autorité invoquée pour étayer les grandes théories concernant les principales énigmes de la nature ; de poète, il se transforme en savant et en nécromancien. Virgile évolue ainsi à la frontière périlleuse séparant science et magie, à laquelle fait écho, aujourd'hui, celle, tout aussi périlleuse, qui sépare les lettres des autres sciences et techniques.

    Sous la direction de Jean-Louis Haquette et Karin Ueltschi.

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  • Études réunies par Danièle James-Raoul et Françoise Laurent.

    Le vers constitue le parent pauvre des études médiévales où aucun travail récent ne lui a été consacré. Aussi un état des recherches sur la versification s'avérait-il nécessaire à l'analyse et à la connaissance des textes avec, pour objet principal, l'étude d'un mètre particulier : l'octosyllabe. Dans la production littéraire médiévale, l'apparition du couplet d'octosyllabes, dits ou lus dans le cas du genre romanesque, a en effet constitué, en regard des décasyllabes chantés ou psalmodiés des chansons de geste, une véritable révolution de l'écriture poétique. Cette forme métrique sans césure fixe instaurait une transparence du langage permettant à l'écriture de se prêter à toutes sortes de contenus, fictionnels autant que didactiques ou scientifiques. En outre, l'écrivain médiéval se devait désormais d'exploiter les ressources du seul vers, puisqu'il ne bénéficiait plus d'un accompagnement musical externe. Ce nouveau mètre pouvait dès lors admettre des effets moins sonores, plus subtils que ceux de l'écriture épique. C'est dans cette perspective qu'ont été appréhendés dans ce recueil tous les changements que les historiens du vers constatent à partir du milieu du XIIe siècle.

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  • Dans l'espace européen médiéval, les hommes et les textes circulent, franchissent les frontières des royaumes et les barrières linguistiques. Les contributions réunies ici s'intéressent à la perception des limites entre les territoires, les langues ou les cultures et à la conscience de leur transgression dans les textes du Moyen Âge. Des spécialistes de différents domaines, allant du français médiéval aux langues scandinaves, en passant par l'allemand, l'espagnol, l'anglais ou le yiddish, analysent la façon dont les oeuvres représentent des frontières fictives, passent des frontières réelles, ou reflètent une conscience d'appartenance à un groupe culturel, politique ou linguistique. En rendant compte de la variété des expériences littéraires des frontières au Moyen Âge, l'ouvrage invite aussi à réfléchir au regard moderne que nous portons sur l'intense circulation qui fonde la culture européenne.

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  • Ce volume donne à entendre la voix de grands médiévistes autour de la figure de François Villon. Il est le témoignage de trois colloques organisés de 1989 à 2006 par Jean Dufournet, Michael Freeman et Jean Dérens, grands spécialistes du poète. Les articles retenus, corrigés et mis à jour éclairent la découverte de son oeuvre et l'histoire de sa publication, mettent en lumière sa silhouette contrastée, dégagent des thèmes (notamment celui, paradoxal et nostalgique, de la chevalerie) et des formes (celle de la ballade en particulier). Sont aussi étudiés ses rapports avec le théâtre et avec la musique. Par ces approches croisées, Villon y apparaît dans toute la richesse d'une oeuvre inépuisable. Réflexion sur la poésie, hier et à jamais.
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  • Chanter de geste est un art médiéval dont l'important rayonnement emprunte au moins quatre voies principales. La première d'entre elles, qui concerne la technique et l'esthétique épique, est étudiée au travers d'un vaste corpus (de la geste de Roland jusqu'aux chansons de merveilles et d'aventures, du cycle de Guillaume jusqu'aux tardives versions franco-italiennes en passant notamment par le cycle de la Croisade). D'autres travaux, qui portent le questionnement aux confins du genre, s'attachent aux phénomènes d'intertextualité, entre influence et réception. Qu'il s'agisse de la lyrique, du fabliau, du Roman de Renart, des Hauts Livres du Graal, de la chronique, de l'écriture allégorique ou bien encore des poèmes bibliques, l'ensemble de la littérature médiévale est concerné. Franchissant les frontières linguistiques, la diffusion de l'art épique étend encore son empire : l'épopée franco-italienne et les sagas norroises forment à cet égard deux domaines privilégiés. Un dernier secteur doit être mentionné, qui regroupe un certain nombre d'études, entre merveilleux et miraculosus.
    Destiné à rendre hommage à Jean-Claude Vallecalle, professeur émérite à l'Université Lumière-Lyon 2, ce recueil consacré à la chanson de geste réunit les contributions de vingt-neuf spécialistes français ou étrangers.

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  • Pendant la deuxième partie du XIVe siècle - et singulièrement sous le règne de Charles V - un certain nombre de lexiques scientifiques et techniques ont vu le jour essentiellement à la faveur de traductions. Le recueil intitulé Sciences et savoirs sous Charles V regroupe dix-huit contributions qui font suite au colloque international organisé à l'ATILF de Nancy en décembre 2010. Elles sont regroupées en quatre parties : (1) « Dire et traduire à la fin du Moyen Âge », (2) « Autour des traducteurs Raoul de Presles et Nicole Oresme », (3) « Economie, argent, finances » et (4) « Entre histoire, politique et littérature ».

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  • Les travaux de Peter von Moos et ceux plus récents de Carmen Cardelle de Hartmann et Corinne Denoyelle ont attiré l'attention sur l'importance des formes dialoguées dans les processus didactiques durant la période médiévale. Or, la littérature didactique médiévale dans toute sa diversité recourt volontiers aux anecdotes exemplaires, appelées exempla. Ces dernières ont été regroupées dans des recueils dont l'organisation elle-même a pu prendre une forme dialoguée, tandis que les dialogues animent ces récits hauts en couleur, assurant une circulation de la parole entre les héros pour aboutir à l'expression (explicite ou implicite) d'une " leçon salutaire " pour reprendre l'expression de Jacques Le Goff. C'est donc à la jonction de l'exemplum et du dialogue que des historiens et des spécialistes de la littérature médiévale (Occident et Islam) ont focalisé leurs études présentées lors de deux colloques rassemblés dans ce volume.

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  • Dès qu'on lit Villon, éclate son originalité irréductible : il est différent de ses mythes et de ses légendes qui le réduisent à un simple dévoyé ou le compliquent à l'excès, différent de lui-même et de ses compagnons de ribote par l'éclair et l'éclat du génie et par la contraction poignante de la facétie, différent des rimeurs de cour, en dehors de toutes les catégories littéraires et mondaines dans des oeuvres qui semblent dépouillées de toute convention.

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  • Lire aujourd'hui à l'université des textes vieux de plusieurs siècles pose des problèmes qui nécessitent une variété d'approches et de méthodes. Cet ouvrage intitulé Lire les textes médiévaux aujourd'hui : historicité, actualisation, hypertextualité (actes du colloque de Montpellier III, 25 et 26 janvier 2010, dir. P. Victorin) se propose de faire un état des lieux de la critique médiévistique en France et ailleurs, autour notamment des questions de la réception des textes (l'ironie, la censure) et de leur actualisation, du double apport de l'interdisciplinarité et de l'anthropologie, et des nouvelles pratiques éditoriales liées au support informatique.

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  • La réception aristotélicienne est une longue histoire du savoir universitaire, et spécialement des fondements de la philosophie naturelle élaborés au Moyen Âge et à la Renaissance. Le traité Sur la génération et la corruption y occupe une place originale car, entre savoir commun et source d'une réflexion épistémologique, il est fondateur d'une approche du changement matériel et d'un cadre qui permet de comprendre comment une matière évolue, entre naissance et mort, altération et corruption, thématiques centrales au sein d'une étude de la matière animée, que ce soit celle du monde corruptible ou de la biologie. Le De generatione est oeuvre de commentaire ou d'enseignement, mais fonde aussi la physique, la biologie et la médecine en explicitant, pour la plupart des hommes lettrés, leur présence au monde.
    Le présent livre, issu des réflexions menées au cours de deux journées d'études, veut proposer des jalons nouveaux dans la compréhension de la lecture philosophique du texte et mettre en évidence la diffusion médiévale et renaissante des théories aristotéliciennes dans et hors des universités, et les diverses réfractions des commentaires aristotéliciens à la littérature en passant par les encyclopédies ou les textes politiques.

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  • Sens, Rhétorique et Musique : guides de la poésie de Guillaume de Machaut, ils sont ceux de l'écriture de Jacqueline Cerquiglini- Toulet. Son oeuvre critique a entièrement renouvelé la lecture des textes des XIVe et XVe siècles, par sa qualité d'écoute, par sa manière précise d'en marquer les harmoniques, par son art d'en exposer l'essentiel et le détail en phrases courtes. À côté de ses grands livres sur Guillaume de Machaut et sur la couleur de la mélancolie, tant d'articles, brefs et parfaits, constituent une somme en devenir. Ce livre, recueil des contributions que ses élèves et collègues parmi les plus proches ont voulu lui offrir, est tout entier porté par son exemple. Les sujets et les auteurs sont les siens : lyrisme et poètes lyriques, postérité du Roman de la Rose, Eustache Deschamps et Christine de Pizan, rythme, rime et raison, formes et vers, mélancolie, automne et passe-temps, Alain Chartier et Charles d'Orléans, couleurs et enluminures du livre vrai ou imaginé, Othon de Grandson, Martin Le Franc et Froissart, jusqu'à Montaigne, Wagner ou Flaubert, puisque « tout l'intéresse ». Un inventaire en trois lignes n'épuisera pas la matière de ce volume d'hommage. Né d'une parole et destiné d'abord à une seule, son ordre est celui du poème et de l'acrostiche offerts par Jacques Roubaud : Guillaume à Jacqueline: Ma fin est mon commencement.

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  • Villon a toujours eu des lecteurs passionnés qui ont tenté de percer son mystère.
    Clément Marot et Théodore de Banville ont admiré l'habile poète de ballades et de rondeaux émouvants. Théophile Gautier trouvait dans son oeuvre des types singuliers. Rimbaud chanta le pur poète et Jean Richepin le marlou de génie. Ce qui le caractérise selon André Suarès, c'est la clairvoyance. Francis Carco et Pierre Mac Orlan furent hantés par le mauvais garçon un peu lâche, que dévorait la passion de la liberté.
    Pour Antonin Artaud, il fait partie des affamés, des malades, des parias, des emprisonnés dont il aime les poèmes. Tous ces visages de Villon comportent une part de vérité : il faut les garder tous pour tenter de recomposer la personnalité de ce poète toujours différent de lui-même et des autres. Comme le colloque de décembre 2002 l'a montré, Villon est partout. Sa poésie ne cesse de nous faire rêver et de nous interroger, comme le cristal qui restitue différemment la lumière selon la facette qui la reçoit, comme une parcelle de notre être en mouvement et en transformation.

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  • Il est des concepts difficiles à cerner, ne serait-ce qu'à cause des abus dont ils ont été victimes. Les études réunies dans leprésent volume sont le résultat de vifs débats autour de l'(auto-) parodie et des notions, corollaires, de la satire et du rire, de l'intertextualité et de l'interdiscursivité. Entre accords et désaccords, elles contribuent à une redéfinition du "chant à c ôté" et permettent, par son application à des exemples tirés aussi bien des domaines d'oïl que d'oc, de l'italien que du latin,de mieux comprendre les formes que prend la critique, du XIe au XVe siècle. En posant les jalons d'une histoire de la parodie encore à écrire, l'ouvrage place sous un nouvel éclairage des textes que la critique a rarement songé à rapprocher ; en filigrane se dessine le caractère fondamentalement européen de la littérature médiévale

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  • Les contributions rassemblées dans le présent volume s'intéressent toutes, à travers des oeuvres différentes appartenant à des genres divers - romans, arthuriens ou non, chansons de geste, poésie lyrique, théâtre, mais aussi compilation historique ou traduction -, à la même question, à savoir la façon dont la littérature française de la fin du Moyen Âge a reçu, relu, réécrit les textes médiévaux antérieurs, et spécialement ceux du Moyen Âge central. Se dévoilent ainsi des postérités plus (Chrétien de Troyes, toujours lui) ou moins attendues (qui se souvient de la mise en prose de Guillaume de Palerne par Pierre Duran ?) ; des phénomènes subtils ou massifs de rajeunissement linguistique, de réécriture - entre le vers et la prose, la " prose en dévers " - ou d'échos, évidemment lyriques ; d'autres de croisement et d'hybridation des matières, des genres, théâtre et allégorie, compilation historique et roman arthurien - sans oublier la légende de Barlaam et Josaphat, qui traverse plus d'un genre. De tous ces textes nouveaux greffés sur d'anciens textes, il peut ainsi ressortir l'image d'une littérature qui ne se construit pas tant dans le recul ou la distanciation vis-à-vis d'elle-même que dans " un toujours jeune recommencement ".

  • Depuis les années soixante-dix, la littérature hagiographique de l'Antiquité tardive et médiévale suscite un intérêt croissant et tend à être réhabilitée. Loin d'être rejetée du côté de la légende, elle se définit par sa relation avec la forme historiographique et entretient des affinités profondes avec l'Histoire, avec laquelle elle a pu être confondue. Les études réunies dans ce volume s'emploient à montrer dans quelles circonstances et selon quelles modalités se réalise l'alliance entre les deux formes de discours, hagiographique et historiographique, autour de deux grands axes de réflexion : les enjeux politiques de l'hagiographie d'une part, la relation entre figures de saints et figures de rois d'autre part.

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  • L'accès à l'univers du livre médiéval est devenu aujourd'hui, paradoxalement, très difficile. Alors qu'il n'a jamais suscité autant d'intérêt, les avancées prodigieuses de ces quinze dernières années ont fait éclater en autant de spécialisations les recherches et analyses, décourageant d'emblée toute tentative d'exploration si l'on se situe en marge de ces disciplines ultra-pointues. Cet ouvrage se propose de regrouper différentes compétences, réunies en une mosaïque originale dont la cohésion interne voudrait reproduire comme en miniature les grandes problématiques, en apporter des clefs d'accès et toucher, par le biais de cas particuliers, les enjeux généraux, en leur donnant un éclairage spécifique et original.

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  • Les contributions rassemblées dans le présent volume s'intéressent toutes, à travers des oeuvres différentes appartenant à des genres divers - romans, arthuriens ou non, chansons de geste, poésie lyrique, théâtre, mais aussi compilation historique ou traduction -, à la même question, à savoir la façon dont la littérature française de la fin du Moyen Âge a reçu, relu, réécrit les textes médiévaux antérieurs, et spécialement ceux du Moyen Âge central. Se dévoilent ainsi des postérités plus (Chrétien de Troyes, toujours lui) ou moins attendues (qui se souvient de la mise en prose de Guillaume de Palerne par Pierre Durand ?) ; des phénomènes subtils ou massifs de rajeunissement linguistique, de réécriture - entre le vers et la prose, la « prose en dévers » - ou d'échos, évidemment lyriques ; d'autres de croisement et d'hybridation des matières, des genres, théâtre et allégorie, compilation historique et roman arthurien - sans oublier la légende de Barlaam et Josaphat, qui traverse plus d'un genre. De tous ces textes nouveaux greffés sur d'anciens textes, il peut ainsi ressortir l'image d'une littérature qui ne se construit pas tant dans le recul ou la distanciation vis-à-vis d'elle-même que dans «un toujours jeune recommencement ».

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  • Qui parle des raisons du livre évoque (au prix d'un jeu de mots) son importance aussi bien que le discours qu'on y cherche. Au titre du contenu, les problèmes de l'édition, de l'intertextualité, le nom même que, d'après son sujet, porte l'ouvrage ont leur intérêt. Quant à l'objet codicologique, il est attesté chez l'auteur (artisan autant qu'artiste) et dans le tableau du peintre. Aussi, valait d'être explorée, précisée, la signification qu'on prête au livre élément culturel, objet de collection, produit fini, tandis qu'aujourd'hui, la lecture passant éventuellement par l'écran, sorte de tablette magique, on prédit une expansion du numérique où le livre, à terme, aurait à disparaître.

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  • Rêve, vision, cauchemar, extase, somnambulisme, rêverie, délire : qu'ont en commun ces divers états de l'inconscience qui emportent l'homme dans un territoire au-delà de la raison et du sens ? Quelle est leur origine ? Quels rapports entretiennent-ils avec la pensée et avec la représentation artistique ? C'est à ces questions que se proposent de répondre les contributions rassemblées dans cet ouvrage. De multiples documents ont été interrogés : des créations littéraires de genres variés, des oeuvres picturales, ainsi que des traités philosophiques, des décrets fondateurs du droit, des clés des songes et des dictionnaires d'Ancien Régime. La variété des sources considérées répond au souci d'apporter un éclairage pluridisciplinaire sur un sujet qui concerne, dans la longue durée, autant la production esthétique que l'histoire des idées ou des mentalités à travers toute l'Europe occidentale.

    Sous la direction de Mireille Demaules.

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