Hemispheres

  • Une femme algérienne : au fil de la résistance, j'écris ton nom... Nouv.

    Un livre qui est à la fois un parcours de vie, un témoignage et un appel à la résistance, signé par une opposante de la première heure à toutes les formes d'oppression qui s'opposent à la démocratie en Algérie.

    « Femme, journaliste, réalisatrice et militante, actrice et témoin privilégiée, je choisis désormais d'écrire et d'apporter ma contribution à une histoire vivante en puisant dans nos luttes, notre résistance », écrit Horria Saïhi. « Je dis et décris l'arbitraire du pouvoir avec ses lots d'enlèvements, de séquestrations, de tortures, d'assignations à résidence, d'emprisonnements, de révoltes d'étudiants, de lycéens ou de paysans, la censure et l'interdit, la contestation, la solidarité, la montée de l'islamisme politique, la riposte pacifique ou armée, l'engagement des femmes. J'évoque mon pays avec mes mots, mes connaissances et mon engagement. Je le raconte tel que je l'ai perçu, tel que je l'ai ressenti au travers de mes rencontres avec Kateb Yacine, les ouvrières de Sidi Bel Abbès, les paysannes de Zrizer, mes camarades du PAGS, d'Ettahadi-Taffat, du MDS, des Patriotes, des Groupes de légitime défense, des militaires, des artificiers, des familles de victimes du terrorisme, des militantes républicaines, mes collègues de la télévision... » Pour redonner vie à ce passé tragique qu'elle fait défiler sous nos yeux des années de l'après-Indépendance à nos jours, Horria Saïhi s'est attachée à recueillir la parole de femmes et d'hommes qui ont comme elle vécu, subi, résisté ou fui tout ce que l'Algérie n'a pu ou su offrir à son peuple. Enseignant, universitaire, journaliste, haut fonctionnaire, cadre d'une entreprise d'Etat, soldat ou haut gradé en service pendant la décennie noire, et encore ouvrier agricole ou simple militant : leurs récits entrecoupés de silences, de rires et de larmes esquissent le terrible tableau d'une souffrance multiforme, toujours aiguë et trop longtemps tue.

  • L'année 2022 sera celle du 250e anniversaire de la découverte des îles Crozet et Kerguelen, soit le début de l'aventure des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il se trouve que notre auteur a rédigé, au fil de ses lectures, un «Â dictionnaire du taafien », c'est-à-dire des termes pittoresques utilisés par les hivernants en mission dans ces territoires. Les TAAF lui ont volontiers prêté main-forte pour finaliser ce lexique, utilement complété d'une introduction sur la présence française dans ces territoires depuis 1772. De A comme Abribus, le surnom donné à la cabane qui surplombe la baie américaine à Crozet - celle-ci étant indiquée sur les cartes par la mention «Â B. US » -, à Z comme Zézette, radio VHF portable, parlez-vous taafien ?

  • En cinquante ans, le Moyen-Orient a connu de véritables mutations. Certaines positives, comme un développement économique et social insuffisant mais certain, l'émergence d'une véritable société civile, l'aspiration à des pratiques démocratiques révélée par les printemps arabes et plus récemment par le hirak algérien. En même temps, la région a connu de multiples guerres et violences, l'émergence de milices organisées, la montée en puissance d'une menace terroriste djihadiste persistante qui a contribué à la faillite de nombreux États. Affirmation de nouvelles puissances régionales, perte d'influence des États-Unis et de l'Europe, retour en force de la Russie et avancée discrète mais efficace de la ChineÂ: un véritable basculement géopolitique est à l'Å«uvre. Cette évolution était-elle inéluctable ? Quelle est la part des responsabilités des gouvernements en place et des interventions extérieures ? Quel avenir pour le Moyen-OrientÂ? Cet ouvrage se propose de répondre à ces questions.

  • « Figure incontournable du féminisme, d'Eugénie Niboyet a traversé la turbulente histoire du xixe siècle, côtoyant Flora Tristan, George Sand, Marceline Desbordes-Valmore, Lamartine, Victor Hugo, Nadar. Militante infatigable, elle revendique pour la femme les droits de l'homme, chérissant néanmoins la dissemblance. À Paris, Saint-simonienne, elle côtoie la misère effrayante des faubourgs ; quarante-huitarde, elle est à l'avant-garde des combats du siècle : pour l'éducation et le droit de vote des femmes, pour la réforme des prisons, pour l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage. Face aux inégalités sociales, elle invective : « Riches, ouvrez vos coffres-fort ! » Sans fortune, elle vit de sa plume. Première traductrice de Dickens en France, elle publie de nombreux essais et romans et fonde pas moins de cinq journaux tels « Le Conseiller des femmes » et « La Voix des femmes ».

    Elle meurt à Paris en janvier 1883, à l'âge de 86 ans. Ses combats sont toujours d'actualité. »

  • Ghazals : suivis de aphorismes

    Nizami Gandjavi

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    • 16 November 2021

    Le savant et poète Nizâmî Gandjavî (vers 1141-vers 1209) est né à Gandje, dans l'actuel Azerbaïdjan - son nom signifie littéralement «Nizami de Gandje». Reconnu pour sa force d'invention poétique, profondément influencé par le mysticisme, il est surtout connu en France pour être l'auteur du «Khamsé», composé de cinq oeuvres : «Le Trésor des mystères», «Khosrow et Chirine», «Leïli et Madjnoun», «Les Sept Beautés», «Les Sept Idoles» et «Le Livre d'Alexandre».

    Moins connues que ses épopées romanesques, ses Ghazals, poèmes d'amour, nous plongent dans un monde de sensations, d'émotions, de sentiments et de rêves. Ils sont ici traduits par Ali Moussaev (1941-2005), alors professeur de l'Université des langues d'Azerbaïdjan.

    L'ouvrage, richement illustré de miniatures anciennes et d'oeuvres contemporaines de la miniaturiste Parnisa Asgarova, est enrichi d'une biographie de Nîzâmî, et de textes introductifs aux ghazals et aux aphorismes.

  • Jérusalem : un essai photographique

    Altair Alcantara

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    • 7 September 2021

    Entre carnet de route et récit de voyage, déambulation dans la Jérusalem d'aujourd'hui. L'objet de cet ouvrage étant un entrelacs de passions, d'histoire, de sacré, de symbolique, de mythes, de traditions, de mémoires, de culture, de politique, d'identités, de citoyenneté, il est en réalité impossible de répondre à tous les imaginaires et à toutes les projections. Aussi son auteur a-t-il choisi de ne pas avoir recours à un guide, encore moins à un "fixeur" pour journalistes, mais uniquement à la grâce des amitiés nouées au cours du voyage et à quelques bonnes lectures. Au résultat, plusieurs dizaines de photographies qui se proposent de refléter chacune l'esprit d'un lieu, et des hommes et des femmes qui s'y trouvent.

  • Il existe une abondante historiographie sur les missions religieuses, souvent considérées comme partie intégrante des projets impériaux et coloniaux ; quant aux missionnaires, ils sont souvent cantonnés à leur rôle d'agents convertisseurs.

    Renversant la perspective, cet ouvrage restitue la complexité des rôles joués par les missionnaires sur le terrain, et s'éloigne de l'image monolithique des empires. Car loin de se préoccuper uniquement des questions de conversion et de pastorale, les missionnaires établissent de nombreuses connexions commerciales, politiques et diplomatiques entre les empires, tout en interrogeant le paradigme impérial à l'aune des autres modèles politiques auxquels ils sont confrontés.

    Par différentes études de cas, portant aussi bien sur les terrains asiatiques et africains qu'américains, les auteurs décloisonnent l'analyse, aux plans géographique et chronologique, mais aussi entre les différents ordres religieux, élargissant d'autant la perspective.

  • L'homme de Corée : Choson Man

    Kyeong Il Jeon

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    • 24 March 2022

    L'auteur de ce copieux roman historique a consacré un temps considérable en recherches pour narrer les aventures extraordinaires - et imaginaires - du Coréen qui aurait servi de modèle à Pierre Paul Rubens pour son dessin «ÂL'homme en vêtements coréens», conservé au Paul Getty Museum de Los Angeles. Jeon Kyeong Il saisit cette occasion pour imaginer toutes sortes d'aventures, au fil d'un trajet tumultueux qui mène son héros de la Corée aux Pays-Bas en passant par la Chine et l'Indonésie. Ce voyage est motivé par l'invasion de la Corée par le Japon, sept années de ravages qui demeurent un traumatisme quatre siècles plus tard. Le héros part vers l'Ouest, à la recherche d'une arme qui permettrait enfin à son pays de se défendre efficacement. La suite est une succession très vivante de romances - un grand amour en Hollande -, de coups d'épée, de trahisons, pièges et autres rencontres avec des peuples inattendus, d'Histoire et d'histoiresÂ: le roman historique dans toute sa splendeurÂ!

  • Il était une fois la production

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    • Hemispheres
    • 7 October 2021

    Il était une fois la production... est une plongée au plus près du métier de producteur de cinéma, de cinéma du monde en particulier. Fil conducteur du livre : le long-métrage Yalda, la nuit du pardon du cinéaste iranien Massoud Bakhshi, produit par JBA Production, la société fondée par Jacques Bidou en 1987, de la naissance du film à sa consécration au festival de Sundance. La plume du producteur peint avec suspens et humour les incroyables péripéties et aléas de la production de films du bout du monde, leurs parcours cabossés, chaotiques et à bien des moments épiques. Toujours au plus près de ces oeuvres de l'impossible financées par une multitude de fonds et en coproduction : un casse-tête sans fin qui demande non seulement de la détermination et mais aussi du courage et une sacrée imagination. Jacques Bidou prend sa plume après cette sidérante plongée iranienne. Il est temps de transmettre.

  • Voici le premier ouvrage en langue française consacré au cinéma d´Ang Lee. Né (en 1954) sur une petite île de la mer de Chine, le réalisateur taïwanais a investi la forteresse hollywoodienne après une longue traversée du désert. Inclassable, à l´aise dans tous les genres, le cinéaste a multiplié les grands écarts, de sa première trilogie entre l´Orient et l´Occident aux adaptations de chefs-d´oeuvre de la littérature (Raison et Sentiments), jusqu´à l´explosion internationale avec Tigre et Dragon, date-clé dans l´histoire du film d´arts martiaux. Brokeback Mountain, à la fois western mélancolique et romance homosexuelle, lui vaut l´Oscar du meilleur réalisateur. Depuis sa bouleversante Odyssée de Pi en 2012, il s´est lancé à corps perdu dans les innovations technologiques. Mais derrière cette plasticité se cache un fil conducteur : le combat de personnages en marge, désireux de briser les carcans et d´affirmer leur humanité.

  • « Dans la tête d'un diplomate » : tel aurait pu être le sous- titre de ce récit, qui nous fait toucher du doigt le travail diplomatique au coeur d'un Orient sous haute tension sécuritaire, celui de « l'après-11 septembre » : à Jérusalem où Régis Koetschet a été consul général de 2002 à 2005 et en Afghanistan où il a représenté la France de 2005 à 2008. Deux avant-postes exposés, où le diplomate est à la croisée d'un double cheminement, difficile, parfois baroque, souvent douloureux : l'abord d'histoires millénaires, de spiritualités ardentes, de brillantes civilisations dans l'écrin de leurs paysages. Mais aussi une histoire qui s'écrit au jour le jour, entre guerre et paix, droit et faits accomplis, développement et corruption. Ce passionnant récit renoue avec le terrain et les acteurs de cet Orient en crise. C'est aussi une façon vivante de découvrir la fonction diplomatique dans son quotidien et son savoir- faire. « La diplomatie par la peau » comme la revendique l'auteur.

  • Les films me regardent

    Noël Herpe

    • Hemispheres
    • 7 September 2021

    « Douze ans après Journal d'un cinéphile, où je réunissais un certain nombre de mes textes critiques, j'ai voulu, aujourd'hui, retracer une évolution. Dans ce nouveau volume, on retrouvera des écrits de cinéphilie pure et dure. La mienne s'enracine dans un amour persistant pour le cinéma français, au-delà des querelles de chapelle et des clivages Cahiers-Positif (même si c'est dans cette revue que j'ai publié pour l'essentiel). De Bresson à Becker, de Rohmer à Assayas, j'essaie de faire dialoguer les films entre eux, de créer des liens. Ces liens, je les explore de plus en plus par le biais de l'autobiographie. La partie centrale de ce livre s'intitule "Avant les images", et elle remonte à la source de mon désir de cinéma. Qu'est-ce qui fait qu'une image cristallise ou retombe dans les ténèbres ? Que nous dit la cinéphilie du travail de la mémoire ? Que regardent les films en nous, en moi ? Ce sont quelques-unes des questions que je soulève, sans vouloir trop élucider leur mystère. »

  • Le Colloque d'un juif avec Mahomet est la traduction française, par l'humaniste Blaise de Vigenère (1523-1596), d'un récit court et plaisant dont la première version connue fut composée en latin au XIIe siècle : une conversation entre le prophète Muhammad et un rabbin très savant, Abdias, venu vérifier la mission de Muhammad en lui posant des questions difficiles. D'abord condescendant, Abdias est finalement convaincu par les réponses obtenues : le voici converti à l'islam.

    L'intérêt du Colloque tient au sel du récit lui-même. Mais il s'agit aussi d'un document historique, cité jusqu'à l'âge classique par les plus célèbres intellectuels européens comme faisant autorité en islam. Et sans y avoir la même valeur théologique, le texte circule parallèlement en terres musulmanes jusqu'aux limbes de l'époque contemporaine. Aussi est-ce à un grand voyage que nous convie ce petit texte : un voyage autour du monde comme au coeur de notre propre culture et de son rapport à l'islam.

  • La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Si les événements politiques ont pu séparer la Chine continentale des îles de Hong Kong et de Taiwan, leurs cinémas n'ont jamais cessé de dialoguer sur un plan à la fois formel, thématique ou philosophique.
    Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.

    Avec des articles de Ghislain Benhessa, Nathalie Bittinger, Sylvain Chavarybeyre, Antoine Coppola, Roger Darrobers, Christophe Falin, Jean-Michel Frodon, Wafa Ghermani, Chih-ching Gesse, Lee Heeseung, Anne Kerlan, Angel Leung, Flora Lichaa, Liu Yunzhou, Luisa Prudentino, Raphaël Szöllösy.

  • Philippe Beaujard avait souligné le lien entre mythes (et contes), rituels et structure sociale dans son Mythe et société à Madagascar (1991), que le présent ouvrage vient compléter par la présentation et l'analyse d'autres textes recueillis par l'auteur en pays tanala, dans le sud-est de Madagascar. Enracinés dans l'espace social des «Âgens de la forêt» (Tanala) et son environnement, ces récits révèlent également des universaux. La parole du mythe ou du conte, expression de la pensée et de l'inconscient du conteur, reflète en même temps un système de représentations propre à la culture tanala et l'«Âinconscient collectif» de la société. L'analyse combine ainsi une approche psychanalytique et structuraliste avec une recherche de sens ancrée dans une connaissance intime de la société tanala et de son histoire. Elle révèle la complexité des héritages malgaches, résultant d'une histoire inscrite dans le cadre des échanges de l'océan Indien et marquée par l'influence de l'Europe.

  • À la suite de la campagne de Bonaparte en Égypte, un membre du contingent de volontaires ottomans venus de Kavala réoccuper le pays prend le pouvoir en 1805 et obtient le pachalik d'Égypte : Méhémet Ali. Il fonde une dynastie héréditaire qui règnera jusqu'en 1952, affirmant des liens d'amitié indéfectible avec la France et se voulant le continuateur en Égypte de l'oeuvre de Bonaparte. En évoquant les temps forts du règne du Méhémet Ali chef de guerre et réformateur, mais aussi en apportant des éclairages plus intimes sur sa vie familiale et sa vie quotidienne, c'est ce lien privilégié noué avec la France que revisite ce livre, au travers des relations qu'il entretint, durant son long règne (1805-1848), avec Napoléon Ier et avec les rois Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. On y trouvera aussi les portraits de Français célèbres venus oeuvrer à la modernisation du pays et la narration de l'accueil fait à ceux qui, comme Champollion, s'y rendirent en chercheurs et en scientifiques.

  • Par une ordonnance du roi Charles X du 17 avril 1825, la France reconnaît l'indépendance de sa colonie de Saint-Domingue. Cette reconnaissance est soumise au paiement, par la république d'Haïti, d'une somme de 150 millions de francs-or destinée à indemniser les colons français qui ont perdu les propriétés qu'ils détenaient dans la colonie. En juillet 1825, accompagné d'une escadre, le baron de Mackau est chargé de remettre cette ordonnance au président d'Haïti, Jean-Pierre Boyer. A son retour de mission, il rédige un rapport : c'est ce document exceptionnel, largement inédit, qui est au coeur de l'ouvrage.

    Cette publication apporte un éclairage de première importance sur la « dette de l'indépendance » imposée à Haïti par l'ancienne métropole. Les chaînes qui l'accompagnent sont ici abordées dans une mise en perspective de longue durée, grâce à un appareil critique et aux articles que signent les quatre coauteurs.

  • La musique est un élément majeur du cinéma, elle participe de la réussite ou de l'échec d'un film et concerne tous les postes, du scénario au montage en passant par la mise en scène.
    Elle contribue à susciter des émotions, à créer des ponts avec l'image ou à instaurer un chemin parallèle. Le compositeur est au service du réalisateur pour créer le meilleur film possible.
    La musique de film refuse le dogmatisme et se nourrit de doutes et de discussions. Si une partition parvient à toucher le spectateur, le cinéaste y a sa part, les propos recueillis dans cet ouvrage en témoignent. En somme, il s'agit d'apprendre à communiquer, à transmettre ses émotions, à interpréter les idées d'autrui, à se méfier de convictions trop rigides.
    Aussi cet ouvrage peut-il être considéré comme un guide qui donne des clefs pour une collaboration efficace et pour la compréhension des besoins musicaux d'un film. Fruit de l'interview de dizaines de compositeurs et réalisateurs (avec leur court portrait en annexe), on y lira les propos de Vladimir Cosma, Warren Ellis, Maurice Jarre, Michel Legrand, Jacques Perrin, Cédric Klapisch, Michel Portal...
    Parmi les questions abordées : pour un réalisateur, quel compositeur choisir, et comment ? Un compositeur de cinéma est-il un caméléon ? Un choix instrumental doit-il toujours être justifié par l'image ? La musique est-elle toujours nécessaire ? Comment la musique contribue-t-elle à raconter l'histoire du film ? Le compositeur doit-il assister au mixage...

  • L'histoire des relations entre l'Afrique et les partis communistes occidentaux - ceux-là mêmes qui étaient nés sur les territoires des (ex-)puissances coloniales -, restait un domaine largement ignoré. Tel est l'objet de cet ouvrage, consacré aux rapports, discours, imaginaires politiques et évolutions des partis communistes européens à l'égard de l'Afrique, des mouvements de libération, des décolonisations, et des États africains devenus indépendants. Il couvre un champ chronologique large, des années 30 aux années 90, qui a vu de multiples bouleversements et évolutions dans le monde communiste, des 21 conditions à la chute du mur en passant par les Fronts populaires, la lutte antifasciste, la déstalinisation et la rupture sino-soviétiqueÂ; et s'intéresse à divers partis communistes d'Europe ou d'Afrique qui ont, à un moment ou un autre, pris leur indépendance par rapport à la maison mère. Il apporte ainsi une pierre indispensable à l'historiographie des communismes.

  • La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies. Un manuscrit enfoui de plus qui a quitté la poussière d'un grenier pour apporter sa lumière à la quête d'un groupe blessé qui n'a jamais renoncé à son exigence de vérité. Si ces mémoires sont un élément central de l'identité de la famille Bédrossian, elles n'en documentent pas moins un pan de l'histoire du génocide. Ces souvenirs d'enfance nous font pénétrer une fois de plus dans l'enfer jeune-turc, et tout particulièrement dans cette usine à turciser des enfants arméniens que fut l'orphelinat d'Aïntoura, créé par Ahmed Djémal ; Melkon Bédrossian y fut interné après sa déportation en 1915. Écrits dans un style direct, avec beaucoup de pudeur, ce texte nous plonge dans ces violences de masse que les plus solides, comme Melkon, subissent avec une seule et unique ambition : survivre.

  • Franc-maconnerie et education (xviiie-xxe siecle)

    Eric Saunier

    • Hemispheres
    • 7 October 2021

    La IIIe République fut, en France, une période pendant laquelle la question scolaire a été un enjeu politique et un moyen privilégié pour enraciner les idéaux républicains dans la société ; et un temps où la franc-maçonnerie, à partir d'une sensibilité apparue au siècle des Lumières, contribua très activement à ce projet. Son en faveur d'une éducation émancipée des influences religieuses et politiques toucha aussi fortement des pays comme la Belgique, l'Italie et l'Espagne. À partir d'enjeux différents et selon des rythmes divers, le rôle joué par «Âla franc-maçonnerie libérale» dans ces territoires en faveur de principes éducatifs centrés sur l'autonomie de l'individu et sur le rejet de tout déterminisme résonne, au moment où la place de l'école dans la société est particulièrement bouleversée, comme une invitation faite aux francs-maçons à penser, dans le champ de l'éducation, de nouvelles formes d'action susceptibles de répondre à son projet d'amélioration de l'humanité.

  • Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l´une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d´Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d´un Front algérien dès 1947, artisan d´une alliance durable entre l´UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d´Evian I et de Lugrin. L´étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d´Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d´une idée reçue de l´historiographie de l´Algérie.

  • A partir du milieu du xvie siècle, la piraterie sino-japonais ferme les portes du marché chinois aux marchands japonais. Ces derniers se tournent alors de plus en plus vers le commerce avec l'Asie du Sud-Est. Ils peuvent y échanger leur argent et leur cuivre contre de la soie et des produits tropicaux. Cette proximité entre Japon et Đaº¡i Via»‡t en fait des partenaires privilégiés. Leurs relations jouent un rôle majeur dans le renforcement politique des États en présence et conduit à l'émergence, dans les ports vietnamiens, de communautés japonaises occupant une fonction centraleÂd'intermédiation entre Européens et autorités vietnamiennes. Cet ouvrage explicite les fondements sur lesquels cette entente s'est nouée et analyse les réseaux multiethniques autour desquelles elle s'est construite. A partir d'une analyse minutieuse des mouvements en mer de Chine, il restitue une connexion régionale de grande importance, au cÅ«ur de la première mondialisation des échanges.

  • « De six à quatre-vingt-six ans, j'ai vu des gens bailler, tricoter, lire le journal, s'évanouir, s'énerver, entrer en dépression ou en sortir grâce à l'écriture. Et j'ai compris très tôt que les raconteurs d'histoire certifiés, les scénaristes professionnels, n'étaient pas - et de loin - ceux qui avaient les plus belles ni les plus passionnantes histoires à raconter, qu'ils étaient simplement les seuls à posséder les outils pour les raconter. (...) Je vais essayer de m'adresser à vous (...) avec l'espoir fou qu'il en sorte quelques films qui me feront rire ou pleurer. Et quelques scénaristes qui rejetteront en bloc ma méthode pour en créer une qui leur sera propre. Et qu'ils auront envie eux aussi plus tard de transmettre, dans une grange, dans un amphi ou dans quelques pages comme celles qui suivent ».
    Alain Layrac nous offre ici un cours d'écriture qui s'adresse à tous ceux qui veulent écrire et n'ont pas accès à des formations souvent trop chères ou sélectives. Avec des exemples simples et accessibles à tous, pour la plupart tirés de la vie, il nous guide à travers toutes les étapes de construction d'un scénario et plus largement d'une histoire écrite, de comment trouver une idée originale à comment construire un personnage, et comment structurer et dialoguer une bonne histoire.

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