Gourcuff Gradenigo

  • Les enfants de l'ère Meiji

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 15 April 2022

    Au début de l'ère Meiji (1868-1912), quand, sous l'influence de l'Occident, le Japon met en place un enseignement scolaire, on voit apparaître dans les estampes traditionnelles, des écoliers vêtus à l'occidentale, en train de jouer ou d'étudier, représentant un enfant idéal. Ces estampes sont les reflets d'une nouvelle époque et d'une société transformée par la modernisation. Elles utilisent des mots en anglais ou illustrent la vie de célèbres occidentaux servant ainsi de matériel pédagogique destiné à éduquer filles et aux garçons qui ambitionnent de réussir dans la vie en s'ouvrant au monde Il subsiste encore un parfum de l'époque Edo (1603-1868) dans les ruelles des villes japonaises et à partir du milieu de l'ère Meiji, et on retrouve dans ces estampes une certaine nostalgie pour cette époque révolue, avec des enfants vêtus de ravissants kimonos au charme d'autrefois. Miyagawa Shuntei, Yamamoto Shôun et d'autres maîtres de l'estampe nés pendant l'ère Meiji rencontrent un certain succès avec leurs minutieuses représentations d'enfants perpétuant les jeux à la mode à l'époque Edo. Les anciennes estampes-jouets (omocha-e) continuent elles aussi d'être produites et sont toujours autant appréciées des enfants. Réunissant des estampes et des livres du Kumon Institute of Education et du Machida City Museum of Graphic Arts, cet ouvrage accompagne une exposition qui porte un regard inédit sur les représentations d'enfants s'amusant et étudiant à une époque où souffle le vent de la modernité, même si toutes les traces d'Edo n'ont pas été effacées. Il réunit plus de 150 estampes représentant des enfants, et d'autres destinées aux enfants : estampes pédagogiques , estampes-jouets ou encore estampes de récits. C'est une illustration inédite et originale de la période Meiji qui a tant intéressé le monde occidental.

  • Maillol (re)decouvert

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    • Gourcuff gradenigo
    • 3 December 2021

    Maillol (1861-1939) est mondialement connu pour ses grandes sculptures de l'Ile-de-France (années 1910), de l'Hommage à Cézanne (années 1920) ou de L'Air (années 1930). Pourtant, cet ouvrage va les passer sous silence et se concentrer sur les débuts de Maillol sculpteur, à la toute fi n du XIXe siècle et à l'aube du XXe siècle.
    À cette période, Maillol quitte progressivement la peinture et la tapisserie pour se tourner vers la sculpture, en créant des statuettes taillées dans le bois, puis modelées en terre. Pour son entrée dans le monde de la sculpture, Maillol va trouver deux alliés indéfectibles :
    Le marchand Ambroise Vollard et le fondeur Florentin Godard.
    Le galeriste Ambroise Vollard expose les Nabis et Van Gogh. En 1900, il prend Gauguin sous contrat ; en 1901, il expose des peintures de Picasso et à l'été 1902, il « lance » Maillol avec une exposition monographique de trente-trois oeuvres. Dès leur rencontre vers 1900, il avait encouragé Maillol à diffuser ses sculptures, qui sont alors encore de petit ou de moyen format. Grâce au succès remporté par l'exposition, les deux hommes s'accordent pour que le marchand devienne l'éditeur de certaines sculptures de l'artiste permettant à Maillol d'être remarquablement diffusé dans nombre de collections européennes et américaines aujourd'hui célèbres.
    Les bronzes de Maillol vont être fondus dès 1907 par un artisan encore inconnu, Florentin Godard, qui dès 1909 devient le fondeur exclusif d'Ambroise Vollard. Il utilise la fonte au sable et ses compétences techniques font qu'il honorera des commandes des sculpteurs Joseph Bernard, Constantin Brancusi, Jane Poupelet... ou du marchand Daniel-Henri Kahnweiler, pour l'oeuvre de Manolo entre autres. Il reste très discret, ne mettant presque jamais sa marque de fondeur C'est la première fois qu'un livre traite des débuts de Maillol en tant que sculpteur, en mettant en avant les deux hommes qui lui ont permis de diffuser son oeuvre.
    Ursel Berger détaille les liens qui unissent Maillol, Vollard et Godard dans les premières années du XXe siècle et Élisabeth Lebon livre une étude originale sur Florentin Godard, sur sa vie, ses méthodes de travail et ses relations avec Maillol. L'ouvrage présente ensuite une quinzaine de sculptures de l'artiste éditées par Ambroise Vollard et fondues par Florentin Godard. Les annexes comprennent un catalogue des sculptures de Maillol éditées par Vollard et des compléments d'information sur les autres fonderies utilisées pour ses éditions de bronzes, Maucuit (ancienne maison Kreber) et Bingen & Costenoble.

  • Lyonel Feininger, la ville et la mer

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 5 November 2021

    Une exposition au musée Jenisch de Vevey est consacrée à « Lyonel Feininger. La ville et la mer » à l'occasion du 150e anniversaire de cet artiste américain. Né à New-York, Feininger a fait carrière en Allemagne et est devenu une figure majeure de l'avant-garde européenne, surtout connu pour sa participation à la création du Bauhaus. Le catalogue repose sur le prêt d'une collection privée rassemblant 215 oeuvres de l'artiste : dessins, estampes et peintures.
    L'exposition, organisée du 15 octobre 2021 au 9 janvier 2022, prendra place au Pavillon de l'estampe du Musée Jenisch, espace dédié à la gravure et géré par le Cabinet cantonal des estampes. Elle montrera environ 60-70 oeuvres, principalement des gravures mais également quelques dessins et peintures en lien avec cette production. Le catalogue est composé de quatre essais et d'une présentation exhaustive de la collection.

  • Arbres morts, marécages, ronces et mauvaises herbes : voici ce que découvre Gérald Van der Kemp à son arrivée à Giverny en 1977. Suite au décès de Michel Monet, la propriété du peintre et la collection qu'elle abrite sont léguées à l'Académie des beaux- arts. La maison en triste état est confiée à Gérald Van der Kemp, ancien conservateur en chef du château de Versailles, qui trouve ici un nouveau défi à sa mesure. L'allocation budgétaire des pouvoirs publics étant limitée, le couple très mondain fait appel au mécénat -notamment américain- pour pouvoir faire renaître les jardins. Avec l'aide du chef jardinier Gilbert Vahé, les arbres morts sont remplacés, les parterres débarrassés des mauvaises herbes, le pont japonais est reconstitué et les allées élargies pour pouvoir accueillir visiteurs et curieux qui sont, encore aujourd'hui, si nombreux à venir découvrir le domaine de Monet, continuellement fleuri d'avril à novembre.
    L'ensemble des parterres est replanté à partir de documents d'archives et de la correspondance de Claude Monet avec ses fournisseurs.
    C'est l'histoire de cette seconde vie offerte aux jardins du peintre des Nymphéas que raconte ce livre écrit à quatre mains par Nicole Boschung et Gilbert Vahé et qui témoigne ainsi d'un travail magistral mené pendant plus de 40 ans pour reconstituer ces espaces clefs de l'inspiration de l'artiste, grâce à de nombreuses photographies, documents et archives.
    Un ouvrage qui séduira bien sûr les passionnés de jardin, mais également tous les admirateurs du père de la peinture moderne.

  • Il faut attendre le milieu du 19e siècle pour voir des Français se rendre en nombre au Japon. Comment expliquer cette « découverte » si tardive alors que les Portugais ont été les premiers Européens à poser le pied sur le sol japonais... en 1543 ? Inquiet du développement du catholicisme, le gouvernement du shôgun interdit cette religion dans l'ensemble du territoire et expulse les étrangers en 1639. Pendant plus de 200 ans, le Japon reste fermé au reste du monde. Seuls les Hollandais et les Chinois, installés à Nagasaki, sont autorisés à continuer à commercer avec l'archipel. Cependant, les florissantes exportations vers l'Europe de porcelaines, laques, paravents et autres objets précieux attisent la fascination des Français pour ce pays lointain. En 1853 et 1854, le commodore Perry force le Japon, sous la menace de ses navires américains, à ouvrir des ports pour l'approvisionnement des bateaux occidentaux. Après les États-Unis, la Russie, la Hollande et l'Angleterre, la France signe en 1858 un traité de paix, d'amitié et de commerce. Dès lors, les Français seront de plus en plus nombreux à partir à la découverte de cet archipel si longtemps fantasmé. Alors que le Japon s'ouvre au monde, quelles sont les impressions de ces premiers voyageurs français ? Quelles villes et régions visitent-ils ? Par quoi sont-ils émerveillés, surpris, déçus ou choqués ? Ce sont à ces questions, et à bien d'autres, que ce livre tente de répondre en donnant directement la parole à ces « pionniers ». Il se compose en effet essentiellement d'extraits de récits de voyage publiés durant la seconde moitié du 19e siècle. Ces témoignages de diplomates, journalistes, aristocrates ou scientifiques, renommés ou inconnus, montrent la variété des sentiments que le Japon suscite, entre admiration, goût pour l'exotisme et racisme. S'ils nous plongent au coeur d'un pays qui a sensiblement changé depuis, ils résonnent parfois étrangement aujourd'hui : les ressentis et la manière de voyager de ces Français dans l'archipel de l'ère Meiji ne ressemblent-ils pas aux nôtres ? Le livre réunit ainsi des récits de voyageurs qui traitent de tous les sujets : les villes visitées :(Shimoda, Nagasaki, Yokohama, Edo/Tokyo et sa région, Kyoto et sa région, etc. Hokkaidô et Okinawa), les routes empruntées (Tôkaidô et Nakasendô), les moyens de locomotion (jinrikisha, kago, train, etc.), la vie quotidienne (architecture + meubles, décoration, hygiène, nourriture), la population (caractère, traditions) et bien sûr la culture. Les auteurs cités sont entre autres : Baron Charles de Chassiron (1858-1859), premier secrétaire de l'ambassade (Traité de Tokyo), Colonel Charles-Louis Du Pin (1814-1868), militaire, Alfred Roussin (1839-1919), officier de marine, Comte de Beauvoir (1846-1929), Théodore Duret (1838-1927), journaliste, historien de l'art, écrivain, Georges Bousquet (1846-1937), juriste, Comte Alexis de Gabriac (1811-1890), diplomate, grand voyageur, Philippe Sichel (1840-1899), collectionneur, Maurice Dubard, sous-commissaire de la Marine, Emile d'Audiffret, Edmond Cotteau (1833-1896), écrivain-journaliste, Hugues Krafft (1853-1935), voyageur, etc ....

  • Rebe, broderies haute couture

    Albertini Nadia

    • Gourcuff gradenigo
    • 22 October 2021
  • Hélène Henry, les tissus de la modernité

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 20 August 2021

    Cette carrière plusieurs fois distinguée au cours de quatre décennies a fait l'objet de quelques travaux universitaires, d'articles, mais d'aucune publication3. L'exposition puis la vente de son fonds d'atelier le 17 novembre 20004 à Drouot a attiré nombre d'amateurs, et ses créations atteignent aujourd'hui des cotes importantes. Alors que les galeries et les collectionneurs s'emparent des échantillons encore disponibles, elle est peu représentée dans les institutions publiques, si ce n'est au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Elle figure dans l'expositionconsacrée à l'UAM au Centre Pompidou en 2018, mais à nouveau au second plan. Et, si son nom apparaît dans de nombreux travaux récents sur la période de l'entre-deux-guerres, il manque encore une exploration critique de son oeuvre. Sans la couper de ses inspirations et des liens qui l'unissaient aux créateurs de son époque, il est désormais plus qu'urgent de mettre l'oeuvre d'Hélène Henry au premier plan. En pleine lumière.

  • Vues de Paris

    Thierry Duval

    • Gourcuff gradenigo
    • 8 January 2015

    C'est en préparant le concours des Arts décoratifs que Thierry Duval découvre l'oeuvre de Delacroix, d'où lui vient sa passion pour l'aquarelle.
    Dès lors, il n'aura de cesse de travailler sa technique, jusqu'à obtenir un rendu peu commun, une force inhabituelle dans les couleurs et les lumières, et un dessin d'une grande précision, ce qui confère à son oeuvre un réalisme peu courant.
    Pour la première fois, Vues de Paris à l'aquarelle regroupe une collection d'une soixantaine de ses aquarelles parisiennes.
    On admire au fil des pages la beauté des quais de Seine au petit matin, les toits luisants sous la pluie, la lumière qui filtre sous les ponts, les marchés, les cafés, les bouquinistes, comme autant de parenthèses enchantées, douces et oniriques.
    Sous le pinceau de Thierry Duval, Paris la belle fait honneur à son statut de ville la plus romantique du monde.

  • Les piscines de Suzanne Hay

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    • Gourcuff gradenigo
    • 3 December 2021

    À l'automne 2021 le musée La Piscine - Musée d'art et d'industrie André Diligent à Roubaix, présente une exposition réunissant des peintures à huile sur toile et des dessins de Susanne Hay (1962-2004) provenant de la succession de l'artiste et de collections privées, pour la plupart parisiennes. Trois toiles proviennent de Berlin et de Stuttgart.
    Le catalogue présente 20 peintures et dessins sélectionnés parmi une oeuvre globale de l'artiste d'environ 230 toiles et 200 dessins. Il se concentre sur les séries consacrées directement par l'artiste au thème du rapport à l'eau, soit :
    - « Les Piscines » - « Les Salles de bains » et les « Douches »

  • Les couleurs de Nadia

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 20 August 2021

    En consacrant une exposition . Nadia Léger (1904-1982), le musée de l'Annonciade souhaite mettre en lumière une artiste accomplie, restée jusqu' à ce jour dans l'ombre. Son immense talent a longtemps été occulté par la célébrité de son mari, le peintre Fernand Léger à qui elle a consacré sa vie. Pourtant Nadia Léger est à l'origine d'une oeuvre riche et variée, d'une extraordinaire Modernité. Ses oeuvres traversent les plus grands courants picturaux du XX.me siècle, du suprématisme au cubisme, en passant par le surréalisme jusqu'à un réalisme socialiste aux tonalités chromatiques annonciatrices du Pop art. Les dessins, gouaches, tableaux, qui seront exposés au Musée de l'Annonciade témoignent de cette diversité. Les oeuvres présentées proviennent principalement du fonds Nadia Léger précieusement conservées par ses ayants-droit. Nombre d'entre elles, inconnues des spécialistes sont reproduites pour la première fois. Les couleurs de Nadia replace Nadia dans sa contribution novatrice et sa participation singulière aux courants artistiques majeurs du XX.me siècle. Dessins préparatoires, oeuvres de jeunesse, natures mortes cubistes, compositions et sculptures suprématistes, toiles surréalistes, grands formats teintés de réalisme soviétique, c'est ce foisonnement qui transparait dans toute l'oeuvre de l'artiste. Nadia sublime le contraste des couleurs si cher à Fernand. Mais elle s'émancipe du maitre et forge son propre style avec sa propre identité et sa propre fulgurance. Sa palette irradie, les rouges s'enflamment, ses bleus s'éclairent et son vert se réjouit. Passée maître dans l'art du portrait et de l'autoportrait à la manière d'une Frida Kahlo, ses toiles s'illuminent par l'affirmation de couleurs franches traitées en larges aplats. Toute sa vie Nadia crée et produit sans relâche une oeuvre forte en couleurs. C'est dans les lumières du sud que Fernand et Nadia Léger, comme bien d'autres artistes avant eux, y ancrent leur destin. La jeune russe aux origines très modestes vivra près de trente ans sur la Côte d'Azur faisant même ériger le Musée national Fernand Léger à Biot, en mémoire de son mari. C'est sur les terres du Var où elle réside jusqu'en 1982, qu'elle repose pour l'éternité dans la commune de Callian. L'exposition Les couleurs de Nadia se tiendra durant l'été et jusqu'au 14 novembre 2021 au musée de l'Annonciade de Saint-Tropez.

  • Louis Benech, douze jardins ailleurs

    Eric Jansen

    • Gourcuff gradenigo
    • 20 August 2020

    Louis Benech est venu au jardin par amour des plantes. Après des études de droit, il part travailler en Angleterre comme ouvrier horticole dans les célèbres pépinières Hillier. Passionné par ce qu'il y apprend, il rentre en France et devient jardinier dans une propriété privée de Normandie. En 1985, il entame sa carrière de paysagiste. Cinq ans plus tard, il est chargé, avec Pascal Cribier et François Roubaud, du réaménagement de la partie ancienne du jardin des Tuileries.
    Il est lancé. Depuis, il a conçu et réalisé plus de 400 projets, publics et privés. De la Corée au Panama, au Canada, aux Etats-Unis, en Grèce ou au Maroc. Travaillant essentiellement pour des particuliers, il a également eu comme commanditaires de grandes entreprises telles qu'Axa, Hermès ou Suez. Il a aussi travaillé sur de nombreux jardins établis comme les jardins de l'Elysée, du Quai d'Orsay, le Palais d'Achilleion à Corfou, le domaine de Chaumont-sur-Loire.
    On lui a aussi récemment confié la promenade paysagère du quadrilatère des Archives Nationales à Paris et a réalisé pour le Château de Versailles l'aménagement paysager du Bosquet du Théâtre d'Eau. Pour chacune de ses réalisations Louis Benech s'attache à créer une véritable harmonie entre le projet paysager et l'environnement architectural ou naturel du site. Idéalement, il souhaiterait qu'on ne devine pas qu'il y est intervenu...
    Une attention particulière est portée sur la façon la plus économique de garantir la pérennité de ses jardins. L'éditeur et le journaliste Eric Jansen ont imaginé un ouvrage élégant et accessible afin de rendre compte de ce travail tout en délicatesse.

  • à table! le repas tout un art

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    • Gourcuff gradenigo
    • 4 December 2020

    Il y a dix ans, l'UNESCO classait au patrimoine culturel immatériel de l'humanité "le repas gastronomique des Français". En effet, la France symbolise aux yeux du mande entier ce pays où les habitants aiment se réunir tout au long de leur vie autour de tables joliment dressées pour pratiquer l'art de la conversation et de la bonne chère. L'exposition "A Table ! le repas, tout un art" est une invitation à découvrir l'histoire de cette pratique devenue emblématique de la culture française.
    Richement illustré, l'ouvrage qui accompagne cette exposition montre comment l'opulence et l'élégance des diners de l'Ancien Régime se sont diffusées et transmises jusqu'à nos jours, au point de constituer un idéal de bonheur et un majeur de notre pays. De l'assiette aux couverts, de l'utile au futile, la diversité des ustensiles raconte l'histoire parfois surprenante des pratiques alimentaires et des manières de table.
    C'est également l'occasion de souligner le rôle majeur joué par la manufacture de Sèvres dans l'évolution des arts de la table, alors qu'elle célèbre ses 280 ans d'existence.

  • Sosies de la terre ; le vivant face à lui-meê

    Alain Ernoult

    • Gourcuff gradenigo
    • 17 September 2021

    S'émerveiller, aller à la rencontre du mystère, découvrir les différentes configurations du vivant et les splendeurs éphémères de notre monde... tel est l'objectif du photographe Alain Ernoult, créateur d'images, avec son travail sur les « sosies de la terre ».
    Très attaché à la préservation et à la protection de notre environnement, il nous raconte en images avec la passion du naturaliste, la beauté de notre héritage naturel. La période d'heureuse cécité où l'on croyait la biodiversité immuable s'est transformée en état d'urgence afin de sauver ce sanctuaire qu'est la variété sur notre planète. Telle une sentinelle, Alain Ernoult est le gardien de ce trésor.
    Depuis des millions d'années, il existe une connexion profonde entre le monde végétal et le monde animal.
    Témoin de cette relation, cet ouvrage nous présente un portrait photographique de la singularité et de l'éternel miracle de la vie sur notre planète. A la frontière entre deux mondes - végétal et animal - cette mosaïque d'images nous permet d'aiguiser notre regard afin de nous sensibiliser à l'environnement et nous inviter à la réflexion.
    Comme toujours en photographie les images peuvent être trompeuses: en jumelant d'improbables ressemblances, elles nous dévoilent l'incroyable diversité du monde. Ces photos d'animaux et de végétaux -maîtres du déguisement quelquefois, adeptes de l'exhibitionnisme d'autres fois - expriment l'ambiguïté et la sophistication de la nature.

  • Makhila

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    • Gourcuff gradenigo
    • 14 January 2022

    Aucun livre n'existe sur la fabrication de makhilas. Ce bâton mystérieux, bâton ferré de marche indissociable du pays basque. Un livre va désormais conserver la trace de ce savoir-faire mais surtout rendre hommage à ceux qui en furent ou en sont aujourd'hui les fabricants, et saluer le parcours du Maître d'art Xavier Retegui qui s'est engagé à transmettre son savoir et INMA -Makh ila - V2 dont la grande générosité est un exemple à suivre pour tous les prétendants au titre de Maître d'art.
    Liza Bergara nous livre le récit du makhila et des artisans qui lui donnent vie. Elle représente la septième génération de sa famille à se consacrer aux makhilas dans son bel atelier de Larressore, non loin de Bayonne.

  • Le togo des rois

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 3 December 2021
  • Dunoyer de Segonzac

    Michel Charzat

    • Gourcuff gradenigo
    • 11 June 2021

    Dans les années 60, André Dunoyer de Segonzac (1884-1974) était sans doute l'un des peintres français les plus connus et les plus admirés du vingtième siècle. Soixante ans plus tard, son nom est presque oublié, retenu seulement par une génération d'amateurs de gravures et de livres illustrés. Son oeuvre est ainsi déconsidérée, ses tableaux sont relégués dans les réserves des musées et sa cote ne cesse de s'effriter.

    Pourtant, connu dés 1914, célèbre dans les années 1920-25, Dunoyer de Segonzac reste une figure incontournable de la peinture française. Associé à Derain et Matisse avec lesquels il forme le trio des maîtres de la peinture française contemporaine, figure «?contraire?» de Picasso, comme se plaisait à le définir Claude Roger-Marx, il en a été le parfait contemporain et ami. Son art ne s'est intéressé que furtivement au cubisme et à l'abstraction et reste marqué par le goût de la figuration commun à toute une génération d'artistes européen de l'entre-deux-guerres. Sa peinture s'impose comme l'une des plus représentatives du xxe siècle, par la somme des éloges reçus et par sa diffusion dans le monde entier, même si l'homme reste peu connu.

    L'ouvrage de Michel Charzat suit pas à pas le fil de la vie de Dunoyer de Segonzac. En rétablissant les liens entre son oeuvre et son existence, en faisant redécouvrir les différentes facettes de son art, il remet ce peintre insigne à la place qu'il mérite.

    Homme politique et collectionneur, Michel Charzat se passionne pour l'art figuratif français de l'entre-deux guerres dont il est un des plus grands spécialistes.

    Ses précédents ouvrages consacrés à La Jeune peinture française, à André Derain ou à Robert de La Fresnaye ont contribué à une meilleure compréhension de la peinture de cette époque, qui reste encore mal connue.

  • Pierres de couleur

    Tommy Dessine

    • Gourcuff gradenigo
    • 14 January 2022

    Manuel est lapidaire. C'est le héros de cette histoire et il raconte souvent que le sens de l'humour et de l'autodérision, sont le ciment de son atelier. Sans eux, on ne peut pas faire son métier sans y laisser toutes ses plumes.
    Pour parler de son savoirfaire, il a choisi la bande dessinée, une forme d'expression idéale pour décrire, plus que la technique, plus qu'un parcours de vie : un état d'esprit.

  • Kossi aguessy

    Agbessi Sandra

    • Gourcuff gradenigo
    • 15 January 2021
  • Waku waku - a la decouverte de l'art japonais

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 20 August 2020

    En japonais, les nombreuses onomatopées formées de syllabes redoublées (une, deux, parfois même trois) sont utilisées pour décrire de façon imagée et sonore un sentiment ou une situation précise. Ainsi « Waku, Waku » est une façon évocatrice d'exprimer l'impatience, l'excitation, le fait qu'on a hâte d'agir, de faire quelque chose : une expression qui est une jolie invitation « à la découverte de l'art japonais ». Abondamment illustré, cet album s'adresse à un jeune public d'enfants et d'adolescents et les invite à s'émerveiller devant la variété et la richesse thématique de la culture japonaise. Quel rapport entre un chasseur japonais de la préhistoire et un Gaulois ? Quelles créatures surnaturelles du Japon ressemblent à des personnages de Manga ? De quoi est capable Kintarô, l'enfant à la force exceptionnelle ? Quel instrument de musique japonaise pèse jusqu'à 150 kilos ? Autant de questions auxquelles ce livre répond de façon ludique et séduisante avec une abondante sélection représentative de Samourais, de guerriers, héros et monstres, yôkai et démons, animaux et fleurs, kabukis ... qui font revivre histoire et tradition. Un livre qui enchantera petits et grands, tous les curieux qui ont envie de s'initier à la sophistication et au raffinement d'une culture qui a séduit le monde entier.

  • Capri, l'eternelle

    Jean-Pascal Hesse

    • Gourcuff gradenigo
    • 19 June 2020
  • Foujita

    Collectif

    • Gourcuff gradenigo
    • 31 January 2019

    Cinquante ans après sa mort en janvier 1968, la Maison de la culture du Japon à Paris s'intéresse au plus parisien de ses artistes : Tsuguharu Foujita et réunit un ensemble exceptionnel d'oeuvres qui ponctuent sa carrière, de son arrivée à Paris pen- dant la 1ère guerre mondiale jusqu'à sa mort. L'ouvrage illustre le parcours singulier d'un artiste évoluant entre son éducation au Japon, et son amour de la culture européenne.
    Né au Japon, Foujita (1886-1968) a quitté jeune son pays pour se rendre en France où il est devenu un artiste majeur de l'« École de Paris ». Ses trois séjours parisiens (de 1913 à 1931, de 1939 à 1940, puis de 1950 à 1968) ont été marqués par des événements déterminants dans sa vie : sa réussite artistique, sa naturalisation française et sa conversion au catholicisme.
    L'exposition constitue la première grande rétrospective de l'inté- gralité de son oeuvre : des toiles de son premier long séjour à Paris entre 1913 et 1931 jusqu'à ses oeuvres d'après-guerre en hommage à la France, son pays d'adoption dans lequel il fi nira sa vie, en passant par ses oeuvres de voyages dans les années 1930-40 : en Amérique latine, au Japon, mais aussi en Chine et en Asie du Sud-Est.
    Si la production de sa première période à Paris, période des années folles, est très connue en France, celle des années 1930- 40, rarement exposée, reste quasi ignorée du public. On retrouve des thèmes récurrents - femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits - spécifiques du foisonnement de sa produc- tion artistique. Mais on perçoit également comment l'artiste n'a jamais dévié de son orientation première, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.
    En présentant 60 ans de création de Foujita, ce catalogue donne accès à un ensemble d'oeuvres inédites provenant des grandes col- lections japonaises.
    Exposition à la Maison de la Culture du Japon à Paris du 16 janvier au 16 mars 2019, en participation avec le Musée national d'art moderne de Kyoto

  • Marguerite Gérard

    Carole Blumenfeld

    • Gourcuff gradenigo
    • 7 February 2019

    Jamais aucun ouvrage n'a été consacré à Marguerite Gérard.
    Souvent réduite à son statut de belle-soeur de Fragonard, elle est pourtant une artiste majeure de la toute fin du xviii e siècle. Élève, puis assistante et enfin collaboratrice de Fragonard, elle finit par s'accomplir seule, s'imposant dans la réalisation de portraits et de scènes de genre parfois voluptueuses. Unique femme peintre de genre de son époque, elle excelle dans le traitement des reflets sur les surfaces, la caractérisation des chairs et même dans la composition de scènes de la vie quotidienne, talent qui nous pousse aujourd'hui à reconsidérer à lui attribuer le célèbre Baiser à la dérobée (Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage) que l'on a longtemps attribué à son beau-frère.
    Hubert Robert, Charles de Wailly, Fragonard lui-même, ou encore Claude-Nicolas Ledoux - dont le portrait est conservé à Paris, au musée Cognacq-Jay - tous se sont laissés scruter par le pinceau intimiste de ce nouveau maître qui offre souvent ses toiles à ses modèles. Mais Marguerite Gérard ne peut renier l'héritage de son professeur, que l'on retrouve dans ses scènes d'intérieur représentant des instants d'amour maternel aussi bien que des scènes de séduction ou de marivaudage.
    Indépendante, éprise de liberté, Marguerite Gérard ne se maria jamais afin de se dédier à son art et ne chercha jamais à intégrer l'Académie, utilisant son intelligence et son intuition d'artiste pour obtenir le succès commercial qui fut le sien.
    Après Élisabeth Vigée Le Brun ou Adélaïde Labille-Guiard, Marguerite Gérard fait partie de ces femmes peintres entre xviii e et xix e siècle dont nous redécouvrons la personnalité et le grand talent artistique.

  • L'opéra de Paris ; 350 ans d'histoire

    Mathias Auclair

    • Gourcuff gradenigo
    • 8 November 2019

    En 2019 l'Opéra National de Paris fêtera son 350 e anniversaire.
    C'est l'occasion de marquer cet événement en assurant la publication d'une histoire de l'Opéra de Paris qui raconte et célébre cette histoire exceptionnelle depuis la fondation de l'Académie royale de Musique par Colbert, en 1669, jusqu'à l'Opéra National de Paris, au xxi e siècle.
    Il s'agit d'un ouvrage simple mais élégant, en version bilingue (français / anglais), très accessible et organisé de façon rigoureuse. Il raconte l'histoire de l'institution sur un mode chronologique, rythmé par des encadrés qui mettent l'accent sur des moments ou des sujets forts.
    Il remonte bien sûr jusqu'à la création par Louis XIV des différentes académies de danse d'opéra et de musique jusqu'à l'opéra moderne et mondialisé en racontant le fonctionnement de l'institution tout au long du xix e siècle, sous l'empire, la restauration et le second empire et pendant tout le xx e siècle.
    Des encarts thématiques abondamment illustrés donnent à cette histoire un prolongement visuel et séduisant qui permet de mettre en valeur tel ou tel aspect de cette histoire : l'esthétique royale, Mozart à Paris, la construction du palais Garnier, la création de Guillaume Tell de Rossini, l'entrée de Carmen au répertoire, Degas à l'opéra, les Ballets russes, les couturiers à l'Opéra, l'Opéra au cinéma, etc...
    L'ouvrage préfacé par Stéphane Lissner, est écrit par Mathias Auclair. L'ensemble étant illustré par des documents d'archives provenant de la BMO et des grandes institutions françaises, et enrichi par des annexes traitées de façon rigoureuse et détaillée afin d'apporter au lecteur un maximum d'informations tangibles, avec une table des illustrations et une bibliographie.

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