Golias

  • Le gouvernement français entend faire de 2011 l'année du premier Plan national d'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. Un troisième contre-Grenelle aura donc lieu le 2 avril 2011 à Lyon pour s'opposer à l'adaptation de la planète et de l'humanité aux besoins du productivisme (capitalisme vert).
    Cet ouvrage s'en prend ouvertement à la Ministre NKM. Cet ouvrage publié le jour même reproduit les interventions de l'ensemble des participants originaires de plusieurs pays. Ce livre fera date par la qualité de ses intervenants. Pour la première fois toutes les personnalités majeures de la décroissance seront réunies autour d'un thème : décroissance ou barbarie. Pour la première fois, tous les aspects de la crise systémique seront analysés : effondrement énergétique, environnemental, social, politique, culturel, etc.

  • Face aux atteintes portées à la démocratie par une oligarchie toujours plus agressive. Face aux remises en cause du pacte social et notamment des services publics. Face à la nécessité de renforcer le répertoire d'action des citoyens, des salariés, des chômeurs, des consommateurs, de tous les sans (logement, papier etc.), La question de la désobéissance est posée par des acteurs sociaux les plus divers et toujours plus nombreux. Ces actes de désobéissance ne sont en rien un retour au vieil illégalisme. Ils en appellent à la désobéissance au nomd'une conception plus haute du droit.
    Désobéissance individuelle pour échapper à l'idéologie du système et à ses engrenages : réseaux anti-pub, collectifs d'accueil des étrangers en situation irrégulière, RESF, faucheurs volontaires, bilinguisme régional, semences paysannes, lanceurs d'alerte, refus de la télévision, des JO, réquisition de locaux (DAL, Jeudi Noir), etc.
    Désobéissance professionnelle pour échapper à la casse des services publics, aux logiques de privatisation du vivant, avec les enseignants désobéisseurs, lesmédecins solidaires, les postiers qui refusent d'être transformés en VRP, les électriciens qui rétablissent le courant, les travailleurs sociaux qui refusent de devenir des auxiliaires de police, l'appel des cinéastes à désobéir, lesmouvements pour défendre les services publics (EGSP), le droit à l'avortement, le refus du travail dominical et des nocturnes commerciaux, etc.
    Désobéissance institutionnelle avec des collectivités territoriales qui refusent les expulsions, qui contournent les interdits en matière de services publics gratuits, qui se proclament territoires sans OGM, villes hors AGCS, qui pratiquent des semis désobéissants, admettent de l'habitat léger, refusent l'implantation de grandes surfaces, revendiquent la désobéissance européenne, etc.

    Paul Ariès (politologue) est l'un des principaux théoriciens de la décroissance. Il a publié plusieurs ouvrages sur la décroissance qui font autorité. Il est directeur du journal le « Sarkophage ».
    René Balme est lemaire de Grigny (69).

  • Le détenu cantine. La cantine est la somme des biens que le détenu acquiert, des aliments surtout, proposés sur une liste à cocher, apportée dans sa cellule, et qui lui seront fournis en contrepartie du débit de son compte nominatif. Ce compte même qu'il approvisionne par un travail rarement octroyé et chichement payé ou par le mandat que lui envoient ses proches. Ce petit ouvrage raconte la vie ordinaire de la prison, sa pauvreté et l'ingéniosité mise par des groupements privés pour en tirer encore profit. L'exploitation qui est faite de la condition de détenu n'est pas nouvelle. Elle appelle une révolution des mentalités. Et s'il est question de violence ici, c'est de la violence faite à l'homme prisonnier par ceux-là même qui l'invitent à s'amender. Ces récits montrent que si le service public n'a pas fait preuve de toutes les vertus, qu'il a souvent failli, une partie de sa mission, celle du service à la personne confiée à des sociétés anonymes et profitables, fait fi des solidarités et des attentions.
    Le profit appliqué à la précarité porte les germes de la violence, de l'automutilation, du suicide et demain d'aveugles révoltes, que chacun feindra de ne pas comprendre. Puisse cette réflexion contribuer à faire entrer en prison une économie à visage humain.

  • Ce qui s'est passé en Calabre, à Rosarno, dans les journées d'émeutes de janvier 2010, n'est pas un simple bégaiement de l'histoire à ranger dans les oubliettes de la mémoire où finissent les faits divers.
    A travers les trois jours de violences racistes et de lynchages qui ont ensanglanté cette bourgade rurale de 15 000 habitants, c'est tout un processus de dégradation des rapports socio-économiques qui se démasque et se banalise. Il faut y voir l'une des résurgences chroniques du traitement que l'on réserve systématiquement aux immigrés dans tous les pays membres de l'Union européenne, partout où les impératifs de la croissance et du profit drainent une main-d'oeuvre bon marché.
    Certes, le scénario catastrophe mis en scène dans cette région de la péninsule a pris une tournure spectaculaire ; l'ampleur de la "chasse au nègre" dans ce "progrom" anti-africain a mobilisé les médias et l'opinion nationale et internationale pour ou contre les protagonistes du conflit. Bien que le bilan ne dénombre pas de morts d'hommes- un miracle dû à la promptitude relative des forces de l'ordre et peut-être même à une tactique ponctuelle de la 'ndrangheta - l'affaire a acquis très vite une dimension renvoyant en amont à toute une chaîne de causes et de responsabilités.
    A peine amorcé le reflux de l'émotion effervescente des quotidiens et des journaux télévisuels, le Forum Civique Européen a jugé nécessaire de diligenter une enquête qui s'efforcerait de mettre à plat les rouages de ce drame exemplaire.

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  • Ce livre marque une innovation majeure dans le champ politique français.
    Il est le fruit d'une rencontre entre l'équipe du Sarkophage, nouveau journal d'analyse politique dirigé par Paul Aries et co-organisateur des Contre-Grenelle de l'environnement, et la Mairie de Vaulx-en-Velin (ville la plus pauvre du département du Rhône). Pendant presque un an, les meilleurs spécialistes des enjeux urbains, des élus (maires, députés, sénateurs), des militants (Sloow Food, villes lentes, Emmaus, etc) ont pris au sérieux le discours sur les catastrophes environnementales qui menacent (réchauffement, épuisement des ressources).
    Premier défi : apprendre à parler d'écologie aux populations les plus pauvres (les chômeurs, les Smicards, les " sans " papier, domicile, etc). Deuxième défi : refuser d'en faire une affaire de bobos avec des pseudos solutions technoscientistes qui promettent des maisons écolos à 4000 euros le mètre carré. Troisième défi : inventer une alternative qui ne fasse pas payer la crise environnementale aux plus pauvres comme ils paient déjà les crises financières, économiques, sociales, etc.
    Contre les fausses solutions du capitalisme vert et du développement durable (comme la taxe carbone), cet ouvrage ouvre une piste politique fondamentale : la nécessité de ralentir la ville afin de la rendre aux milieux populaires. Une société partagée ne peut qu'être une société lente. Mais comment organiser cette lenteur ? Comment la rendre désirable ?

  • Un espace-temps : l'Allemagne des années 1960-1970, coincée entre un présent lourd du nazisme et une vague de contestation qui explosera en mai 1968. Après l'essoufflement des révoltes estudiantines, l'insurrection se scinde en deux camps : le camp de ceux qui continuent de croire à la mobilisation par les mots, à l'affrontement non-violent et le clan de ceux qui, déçus par l'impuissance des soulèvements pacifiques, en appellent à la lutte armée. La tentative d'assassinat de Rudi Dutschke, l'impasse de l'Opposition extra-parlementaire, la RFA servant de base aux opérations de l'armée américaine menées contre le Nord-Vietnam, la maintenance d'anciens nazis aux postes-clés de l'État sont autant de catalyseurs d'un passage à la guérilla pour ceux qui créeront la Fraction armée rouge, au nombre desquels Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Ulrike Meinhof. Centré sur la voix d'Ulrike Meinhof, ce récit retrace le combat pacifique qu'elle mena plus de dix ans en tant que journaliste avant de délaisser l'arme du langage pour le langage des armes. La trajectoire d'Ulrike Meinhof dressée ici entend mettre en lumière ce point de bascule : l'abandon de la résistance par la plume, par le verbe au profit d'une logique de la clandestinité.
    Dévoiler le fascisme latent de la société allemande pour le renverser : le but que s'impartit la RAF et les moyens qu'elle mit en oeuvre à cette fin enclencha une chasse à l'homme sans précédent qui aboutit à l'arrestation de la quasi-totalité des membres de la première génération et à leur mort suspecte en prison. À l'escalade répressive du côté de l'État répondra une spirale de la violence du côté de la nouvelle génération des militants. Sous la forme d'un journal d'Ulrike Meinhof, ce texte interroge les acteurs des années de plomb, leurs faits et gestes, leurs espoirs, leurs limites, leurs errances. Et, dans la bouche d'Ulrike, il fera comparaître d'autres voix révolutionnaires radicalement dissemblables dans leur manière de résister à l'oppression : Rosa Luxemburg, Netchaïev, Thomas Münzer et Antigone.

  • Paul Aries est l'un des principaux théoriciens de la décroissance.
    Il a publié plusieurs ouvrages sur la décroissance qui font autorité. Ce nouvel ouvrage fait la synthèse entre ces divers travaux. Paul Aries explique en quoi la décroissance est indispensable. Alors que 20 % des humains s'approprient 86 % des ressources planétaires, on ne peut espérer faire grossir encore le gâteau (PIB). La solution ne consiste cependant pas à culpabiliser les consommateurs du Nord, ni ceux du Sud.
    La seule solution pour en finir avec la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète, consiste à inventer un nouveau principe de fonctionnement aussi séduisant que le " toujours plus " et le " encore plus ". Paul Aries propose de faire de la gratuité du bon usage face au renchérissement du mésusage le principe de base de la nouvelle société. Pourquoi payer son eau potable le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine ? L'eau potable va devenir rare, raison de plus de rendre son bon usage gratuit et d'interdire son gaspillage.
    Le même raisonnement vaut pour l'ensemble des biens communs. Cet ouvrage présente sous une forme très pédagogique vingt ans de travaux et de combats du chercheur politologue et militant lyonnais. Il est destiné avant tout aux lecteurs novices et à l'honnête homme.

  • La tarte à la crème à éviter absolument : s'engluer dans ce qui a été déjà ditmille fois dans les années 1990 puis 2000 et que tous les journalistes fainéants répètent sans jamais mener d'investigation. Le passé ne représente que les fondations du panorama de l'extrême-droite qui a beaucoup évolué en dix ans

  • Personne n'a rien vu venir. Personne. Absolument personne. Cemot d'ordre, repris en choeur par tous les intellectuels médiatiques, repris en boucle sur les ondes, dans toutes les déclinaisons des réseaux hertziens et numériques, a servi de justificatif à la cécité politique occidentale lors du « printemps arabe » de l'hiver 2011.
    Personne n'a rien vu venir, malgré quatorze tentatives d'attentat ourdis contre le président égyptien Hosni Moubarak en 32 ans de pouvoir, malgré les deuxmille quatre vingt dix (2090) émeutes dénombrées à travers le Monde, en trois ans (2008-2011), dont plusieurs centaines en Egypte et en Tunisie, premières émeutes de lamondialisation, le terreau contestataire sur lequel germera la révolte des peuples arabes de l'hiver 2011.
    L'argument est court. Il masquemal la déroute de la stratégie occidentale et de la pensée européocentriste au seuil du XXI me siècle. Personne vraiment ? Personne alors que leMonde arabe représente la plus forte concentrationmilitaire occidentale, hors Otan, quadrillé par un chapelet d'une quinzaine de bases aéronavales et terrestres du Golfe arabo-persique à la Mauritanie.

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  • Il y a des moments, des circonstances, où tout débat est inutile, où seul un bon vieux sabotage peut faire comprendre aux pouvoirs qu'ils ne prendront pas le contrôle de nos têtes.
    Pendant trop longtemps, les gens en révolte ou en rébellion se sont crus impuissants quand les grands partis des travailleurs n'étaient pas là.
    Nous avons fait la démonstration concrète qu'il est possible de se battre à 5, 30, ou 200 ... sans attendre quoi que ce soit de ceux dont le fonds de commerce est de prêcher la résignation et le respect de l'ordre républicain.
    Nous savons qu'il existe des centaines de petits groupes qui à leur façon partagent ce point de vue. Les procès dans toute la France se multiplient attestant de cette résistance. C'est en marche.

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  • Schizophrénie. Tandis que les révolutions arabes témoignent d'une soif de démocratie de la part des musulmans, la peur de l'islam empoisonne l'atmosphère en France et, à l'approche des élections, l'épouvantail est agité plus que jamais. Sarkozy n'a-t-il pas voulu un débat sur la place de l'islam dans la République ? Il reprend ainsi un des thèmes favoris du Front national.

  • L'association DDD diététiciens et diététiciennes diplômés organise sa 2ème conférence annuelle : « le diététicien en 2011, nouvelles pistes de travail ». Cette conférence qui se veut innovante abordera deux thèmes principaux. La matinée sera consacrée à la « peur du gras » ; cette problématique sera traitée sous différent angle : la sociologue Valérie Adt abordera la représentation du gras en 2011 ; Le docteur Michel De Lorgeril, cardiologue, chercheur et auteur « de cholestérol, mensonges et propagande » nous présentera une synthèse de son travail visant à débiaboliser le cholestérol.
    L'après-midi sera consacrée à la problématique de l'alimentation et de l'écologie. Des pistes d'évolution permettant de réduire l'impact environnementale de notre alimentation seront présentées par Paul Ariès, politologue et auteurs de nombreux ouvrages sur la consommation et l'alimentation. Cette intervention sera complétée par l'exposé de Philippe Galley, diététicien et qualiticien travaillant depuis de nombreuses années sur ces problématiques. 3 ateliers pratiques seront également animés par des diététiciens et experts dans leur domaine : prise en charge nutritionnelle des patients by-pass, prébiotiques, probiotiques ; intérêts en consultation diététique ; prise en charge nutritionnelle et comportementale des sportifs. Le programme complet est disponible au format pdf sur ddd.asso.st

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  • Né en 1921, Edgar Morin est un penseur connu, mais heureusement pas toujours reconnu dans lesmilieux scientifiques. Sa ronflante Méthode - qui établit que les effets d'une action échappent souvent à son auteur en provoquant des conséquences méconnues - comble surtout des médias trop heureux d'avoir sous la main un théoricien tout-terrain aux analyses grandiloquentes. D'ailleurs, la femme, l'entreprise, le football, la France, l'Europe, les pays de l'est, les pays arabes, lemonde.sont, pour Edgar Morin, complexes. En quelques années, Edgar Morin a ainsi réussi à amener la gauche à jeter Marx et ses analyses tranchées aux poubelles de l'Histoire. Car avec Edgar Morin, c'est beaucoup plus complexe et parfois même un tantinet ésotérique (« La Voie »). Il est donc insensé de faire preuve de volontarisme politique.

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  • Plus de cinquante ans après la première explosion atomique réalisée par la France, et alors même que l'État ne cesse de perfectionner son arsenal meurtrier, il appartient à toutes les familles spirituelles de s'interroger sur les raisons de leur démission, de leur soumission et de leur défaite.
    Toutes sont concernées. La famille chrétienne ne l'est-elle pas tout particulièrement ? Probablement. Certes, elle ne saurait se prévaloir d'une morale supérieure aux autres. À cet égard, l'histoire du christianisme ne lui permet certainement pas une telle présomption. Mais les chrétiens continuent de se référer à la sagesse d'un homme de Galilée nommé Jésus dont la morale évangélique offre des principes particulièrement clairs. Je pense ici à la réflexion de Théodore Monod : « Je n'ai jamais prétendu que le christianisme ait échoué, mais j'ai toujours dit qu'il n'avait pas encore essayé. » Cette réflexion me semble particulièrement bien s'applique à la question de l'arme nucléaire : si, sur ce sujet, les chrétiens décidaient d'essayer le christianisme ?

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