Gallimard

  • «C'est encore une fois les vacances. Encore une fois les routes d'été. Encore une fois des églises à visiter. Encore une fois dix heures et demie du soir en été. Des Goya à voir. Des orages. Des nuits sans sommeil. Et la chaleur.
    Un crime a lieu cependant qui aurait pu, peut-être, changer le cours de ces vacances-là.
    Mais au fond qu'est-ce qui peut faire changer le cours des vacances ?»

  • « Le rayonnement du Deuxième Sexe est international. Comme le signale Sylvie Le Bon de Beauvoir, il a été traduit "en une multitude de langues" : anglais, allemand, italien, espagnol, russe, lituanien, suédois, finlandais, japonais, chinois, malais, roumain. Bien plus, de nouvelles traductions remplacent des traductions plus anciennes, tronquées ou jugées fautives [...] ; des pays longtemps réticents s'y mettent à leur tour (la Russie en 1998 et la R.D.A. en 1989), signe d'un regain d'intérêt et d'une actualité toujours vivante.
    La reconnaissance, désormais universelle, de la valeur emblématique de l'oeuvre va de pair avec un développement des études qui en explorent le contenu, surtout aux États-Unis. Les Simone de Beauvoir Studies, où de nombreux articles concernent Le Deuxième Sexe, paraissent une fois par an. Des colloques se tiennent régulièrement, et prennent une ampleur particulière au moment de tel ou tel anniversaire. La France, longtemps en retrait par rapport aux États-Unis, contribue à son tour, depuis quelques années, au rayonnement de l'oeuvre beauvoirienne.
    Nous essaierons d'apporter notre pierre personnelle à cet édifice, notamment en accordant une large place à l'analyse même de l'essai. » Éliane Lecarme-Tabone.

  • «Le jeune auteur qui, en 1929 puis en 1933, remet à Jean Paulhan le manuscrit d'Ecuador et d'Un barbare en Asie n'est guère assimilable à ces "écrivains voyageurs" récupérés de nos jours par une société en mal d'appellations contrôlées, mais au contraire un lecteur aguerri, que les "récits de voyages" ont toujours laissé perplexe. Aussi n'est-il pas mauvais d'entrer dans l'oeuvre de Michaux par ce regard acéré sur le monde et sur soi-même, par cette colère qui jubile et qui décape.» Jérôme Roger.

  • « Le Roi se meurt n'est pas seulement l'une des pièces qui font la notoriété de leur auteur. Elle témoigne d'une évolution, amorcée avec Tueur sans gages (composé en 1957) et Rhinocéros (écrit en 1958), dans l'esthétique dramatique de Ionesco. En 1962, les fracas des années soixante et de l'avant-garde sont déjà loin. En 1956, lors de la reprise des Chaises au Studio des Champs-Élysées, Anouilh a publié en première page du Figaro un article où il comparait Ionesco à Molière. Voici l'auteur de La Cantatrice chauve promu au rang de classique, ce qu'il ne renie pas, au contraire, puisqu'il déclare en cette même année 1956 : "Finalement, je suis pour le classicisme."
    Le Roi se meurt s'inscrit dans cette continuité. Ionesco qualifie sa pièce de "petit exercice classique, sans désarticulation" et elle est saluée comme telle par la critique. C'est ce classicisme que nous allons tenter de comprendre et de définir. »
    Pascale Alexandre-Bergues.

  • Dans ce livre, paru en 1975 aux Éditions Denoël/Les Lettres Nouvelles, collection dirigée par Maurice Nadeau, le roman paru en feuilleton alterne, chapitre après chapitre, avec « une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre ». Nadeau, qui en dépit des réactions négatives de lecteurs continuait à faire confiance à Perec, témoigne : « Il fit [du feuilleton] un livre où l'histoire de son camp de concentration olympique s'enlaçait avec ses propres souvenirs d'enfance, ouvrage savant et émouvant, peut-être celui où il a mis le plus de lui-même ».
    Démêler des fils « inextricablement enchevêtrés » et dans le même temps renouer les fils rompus, tel est le défi que W ou Le souvenir d'enfance lance au lecteur.

  • « L'incendie du Pavillon d'Or survient deux ans avant la fin de l'Occupation. Si Mishima l'a choisi pour objet de roman, c'est que cet incident lui a paru cristalliser l'atmosphère de l'époque. Au début des années 1950, grâce aux États-Unis qui brisent les obstacles à la reconstruction de son industrie, le Japon se rebâtit. Mais l'incendie du joyau national actualise des réflexions d'avant-guerre qui inventent le "crime d'après-guerre", imaginent un nouveau type de héros, font table rase du patrimoine. La destruction du Temple n'est plus alors la surprise absolue. Et Mishima arrive sur la scène littéraire au moment où le Japon réagit contre l'emprise américaine. » Gérard Siary.

  • « En 1863, les travaux d'élargissement du Bon Marché - qui sert amplement de modèle à la création du Bonheur des Dames - furent confiés à l'architecte Louis-Charles Boileau puis au célèbre ingénieur Gustave Eiffel, tous deux spécialistes d'architecture ferronière. Ce nouveau système architectural marie audacieusement le fer et le verre ; dès lors le solide, la force et la puissance s'unissent à la légèreté, la grâce et la transparence. Cette combinaison des contrastes devait plaire au romancier si l'on en juge par la nature profondément antinomique du grand magasin zolien, à la fois lieu public et espace privé : la clientèle s'y promène et s'y perd, parfois y tient salon, les employés y peinent et y dorment, plus rarement s'y chérissent. Ce dualisme se déploiera, nous le verrons, de différentes manières dans toutes les sinuosités du récit. [...] Mais au-delà du modernisme flamboyant du Second Empire, au-delà des audacieuses techniques de vente, au-delà de ce matérialisme conquérant, le grand magasin offre surtout à l'écrivain naturaliste les moyens de traiter en même temps du "physique et du moral" de l'individu du XIXe siècle. » Véronique Cnockaert.

  • Un essai etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.

    Un dossier bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse.
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    Une iconographie des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale.

    Un ouvrage efficace, élégant. une nouvelle manière de lire.

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  • « La Cousine Bette est singulière dans la carrière littéraire de Balzac. Sa publication a été accueillie par un succès comme le romancier en avait peu connu. Certes, nombre de ses romans avaient reçu un accueil chaleureux (La Peau de chagrin, Eugénie Grandet), mais il s'agissait en 1846 d'un public nouveau, élargi, celui du feuilleton-roman qu'il n'avait pu encore vraiment conquérir. Le succès de ce roman se poursuit dans la seconde moitié du siècle, et il sera souvent réédité de manière séparée. La question de la manière dont il a été lu, dont il peut l'être encore, est donc centrale et nous servira de guide. Il n'est pas vraiment conforme à l'image que le lecteur actuel se fait du roman "balzacien", image faite de traits stéréotypés mais attestés : longues descriptions, digressions didactiques nombreuses, rythme statique puis dénouement rapide. Un rythme tendu s'impose d'emblée, les mécanismes du drame se mettent en marche implacablement, tout en générant sans cesse des retournements de situation, des accroissements de noirceur et de malheur, en même temps que des situations comiques ou grotesques. » Joëlle Gleize.

  • « Mme Smith : Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l'eau anglaise. Nous avons bien mangé ce soir. C'est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith... »

    Indisponible
  • Un essai.
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    Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. le texte intégral de résidence sur la terre de pablo neruda est disponible dans la collection " poésie/gallimard ", nâ° 83.

  • «Ce roman entrelace préoccupations personnelles et orientations globales du champ littéraire français à l'orée des années 1890. Il occupe par ailleurs une place privilégiée dans la vie et l'oeuvre de son auteur puisqu'il précède immédiatement sa conversion. Les aspirations encore mal définies de Durtal deviendront en effet réalité chez le romancier dès 1892, année où il effectue une retraite et communie à la trappe de Notre-Dame d'Igny. Huysmans dédicaça d'ailleurs en des termes peu ambigus un exemplaire de Là-bas à l'abbé Mugnier, appelé à jouer un rôle de premier plan dans son évolution spirituelle : "Au miséricordieux et bon prêtre j'offre ce livre où je le supplie de trouver un désir désespéré de croire." La plongée dans le satanisme aura fait fonction d'efficace allopathie : "C'est par la vision du surnaturel du mal, confie ainsi Huysmans au baron Bosch, que j'ai eu d'abord la perception du surnaturel du bien. Ceci dérivait de cela. De sa patte crochue, le démon m'a conduit vers Dieu." Cette vision du mal fournit l'opportunité au romancier de mener une réflexion novatrice sur les pouvoirs et les failles de la représentation, lorsqu'elle doit affronter ce qui excède le cadre de l'expérience commune.»

  • « [...] la question pour Césaire n'est pas de dénoncer le sort fait aux Noirs mais, à un autre niveau, d'écrire une poésie nègre, avec les implications politiques, historiques et culturelles que peut avoir une telle entreprise, alors que depuis des siècles la poésie est par essence blanche. D'un autre côté, il serait tout à fait absurde, pour échapper à de semblables lectures réductrices, d'essayer de dénégrifier Césaire et de dénoircir sa poésie, ou d'en traiter la négritude comme une caractéristique somme toute secondaire, au nom d'une transcendance poétique échappant aux clivages idéologiques et philosophiques, que Césaire justement n'arrête pas de mettre en évidence dans Les Armes miraculeuses, ou d'en appeler à l'inusable humanisme. Nègre elle est, nègre elle restera.
    /> Dans ces conditions, notre propos sera de lire Les Armes miraculeuses non pas comme l'oeuvre d'"un grand poète noir", mais comme l'oeuvre d'un grand poète nègre et d'un grand poète français - d'un poète. » Pierre Laforgue.

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