Sciences humaines & sociales

  • Narcisse n'est pas égoïste. Il n'est pas amoureux de lui-même. Tout au contraire, Narcisse, dans toute l'histoire de l'Occident, d'Ovide à Freud, éclaire le sens le plus profond de notre humanité.
    Il est le mythe de la vie, de la joie, de l'innocence... Comment et pourquoi l'avons-nous perverti, détruit, souillé ?
    Une stupéfiante enquête qui, de Sophocle à Barthes, de Caravage à Poussin, de Mallarmé à Rilke, met au jour ce que le mythe signifie.
    Dans cet essai engagé, Fabrice Midal montre aussi qu'à l'heure de la défiguration du monde, d'une négation de notre humanité, d'une instrumentalisation fanatique de tout, Narcisse est le mythe qui peut nous ouvrir un chemin de libération...

  • A la une du New York Times habillés d'un gilet jaune, poursuivis par les journalistes britanniques à l'occasion du Brexit, fêtés comme des héros pendant la crise sanitaire, redevenus des sujets d'études pour les chercheurs, de nouvelles cibles du marketing électoral pour les partis, les gens ordinaires sont de retour. Les " classes populaires ", le " peuple ", les " petites gens " sont subitement passés de l'ombre à la lumière.
    Les " déplorables " sont devenus des " héros ". Cette renaissance déborde désormais des cadres du social et du politique pour atteindre le champ culturel. De Hollywood aux rayons des librairies, la culture populaire gagne du terrain. Ses valeurs traditionnelles, - l'attachement à un territoire et à la nation, la solidarité et la préservation d'un capital culturel - imprègnent tous les milieux populaires.
    Jack London usait d'une métaphore pour décrire la société de son temps : la cave et le rez-de-chaussée pour les plus modestes, le salon et les étages supérieurs pour les autres. Et si, aujourd'hui, plus personne ne voulait s'inviter au salon ? Sommes-nous entrés dans le temps des gens ordinaires ?

  • La norme est une fiction, une version lissée de nous-mêmes, un guide imaginaire qui nous rassure. Et si la norme d'aujourd'hui considérait nos fantaisies ? Aussi étrange que cela puisse paraître, être hors-norme, est-ce la nouvelle tendance ? L'incitation perpétuelle à nous définir nous fait trop souvent oublier nos ambivalences, nos angles morts, nos pulsions. Nous sommes divisés et multiples - déviants, parfois.
    En bousculant nos idées reçues, en nous livrant ses réflexions et son intimité, Mardi Noir nous invite à composer avec ce qui nous encombre : nos corps, nos peurs et nos désirs. Neuf portraits parcourent ce livre. Neuf incarnations des normes contemporaines. Et vous, que faites-vous de vos dérives ?

  • À quel âge se considère-t-on comme vieille ? 40 ans ? 50 ans ? 70 ans ? Les notions de jeunesse et de vieillesse ont-elles encore un sens de nos jours ?

    Ce livre dresse le portrait de femmes âgées de 50 à 100 ans, interrogées sur leur vie amoureuse, sociale et professionnelle. Certaines sont mariées, d'autres sont veuves ou célibataires sans enfant. Elles évoluent dans des domaines et des milieux différents.Leur point commun ? Elles nous donnent envie de rêver notre vie quel que soit l'âge. Découvrez les secrets de ces femmes libres qui inspirent les nouvelles générations, dont Roselyne Bachelot, Perla Servan-Schreiber, Sophie Fontanel et Marie-France Cohen sont d'illustres exemples. On les appelle les perennials.

    Cet essai met en lumière les femmes qui se réinventent à tous les âges de la vie. Une enquête drôle et bienveillante, qui pulvérise nos idées reçues et nous donne envie d'agir...sans attendre la fleur de l'âge !

  • Comment pensons-nous ? Qu'est-ce qui guide nos préférences, nos jugements, nos décisions ? Quand faut-il ou non faire confiance à notre intuition ? Pourquoi agissons-nous souvent contre notre intérêt ? Telles sont quelques-unes des questions qui servent de fil rouge à cet ouvrage, dans lequel Daniel Kahneman nous emmène à la rencontre des deux « personnages » qui se partagent notre esprit.
    Le « Système 1 » est rapide, intuitif et émotionnel ; le « Système 2 » est plus lent, plus réfléchi, plus contrôlé et plus logique. Via de multiples expériences auxquelles le lecteur est invité à s'essayer lui-même, sont exposés les facultés extraordinaires de la pensée rapide, le rôle de l'émotion dans nos choix et nos jugements, mais aussi les ravages des partis pris et autres biais cognitifs dont nous sommes les jouets : illusion de familiarité, effet de halo, biais optimiste, illusion de causalité, effet d'ancrage, illusion rétrospective... ? autant d'exemples de notre tendance à interpréter les événements en fonction de ce que nous connaissons déjà, du sens que nous souhaitons qu'ils aient, et de notre incapacité, inversement, à raisonner statistiquement, en acceptant l'idée de hasard.
    Fruit de toute une vie de recherche aux confins de la psychologie et de l'économie, Système 1 / Système 2 dessine une théorie brillante, qui offre des prolongements pratiques immédiats dans la vie quotidienne et professionnelle.

    Création Studio Flammarion

  • Profs, parents, élèves, ce livre s'adresse à vous. Si un jour, un professeur inoubliable vous a révélé des perspectives nouvelles, si à l'inverse l'école, le collège, le lycée, déplaisent à vos enfants ou à vous-mêmes, vous trouverez ici de quoi mettre à l'épreuve votre propre expérience. Depuis deux siècles, la conviction s'est imposée que l'esprit ne travaille que lorsque le corps est contraint, immobile et silencieux.
    Au contraire, Maxime Rovere montre que les savoirs sont les fruits de corps avides d'interactions, animés de blessures et de difficultés qu'il appelle des "brèches" . Ce sont elles qui les poussent vers l'art d'apprendre que, depuis Le Banquet de Platon, les philosophes appellent une érotique. A cette lumière, on s'aperçoit que les institutions d'enseignement ne fournissent ni la clé de la réussite, ni un tremplin pour l'avenir, encore moins la pierre de touche du mérite ou de la valeur d'un individu.
    La réussite sociale dépend du tissu relationnel où chacun évolue. L'école, elle, enseigne l'art d'interagir. Conjurant la tentation démiurgique cachée dans l'idéal de "transmission" , ce livre redonne à l'enseignement comme à l'apprentissage leur profondeur et leur noblesse. Sans cesse, dans l'écoute comme dans les conflits, le dialogue des générations y réinvente la liberté.

  • Platon inaugure, par l'intermédiaire de Socrate, ce geste intellectuel primordial : s'interroger, sans préjugés, sur ce qui fait que la vie de l'homme et de la cité vaut d'être vécue. C'est pourquoi nous n'avons pas cessé d'être les contemporains de Socrate qui, dans les rues d'Athènes et sur la place publique, discutait avec ceux qui l'entouraient de ce qui fait la valeur d'une vie humaine, de ce qui motive telle ou telle action individuelle ou civique, des buts que poursuivent l'individu et la cité.

    Cette édition comprend la totalité des dialogues de Platon, ainsi que la traduction inédite des oeuvres douteuses et apocryphes. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque dialogue, des annexes, un index des noms propres et des notions, et un répertoire des citations, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Platon.

  • Comment vivre lorsqu'on ne croit en rien ? Ni aux voies bien réglées de la religion ou de la morale, ni aux marchands de rêve qui nous vendent du bonheur en tranches prédécoupées. Telle est la question qu'Alexandre Lacroix pose avec une honnêteté radicale. Comment la philosophie morale peut-elle nous aider à conduire notre vie ? Le peut-elle d'ailleurs ? Si le bonheur n'est pas un but que l'on peut se donner pour objectif mais un accident qui tire le plus souvent sa saveur de sa faculté d'être incessamment remémoré, est-elle à même de nous aider à l'atteindre ?
    Alexandre Lacroix dévoile brillamment les ficelles des différents dynamismes existentiels, et élabore une puissante morale sceptique.

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  • Il y a trente ans, Elisabeth Badinter signait son premier livre L'Amour en plus, une histoire de l'amour maternel du XVIIIe siècle aux années 1970. Le livre avait alors causé de l'émoi car l'auteur y défendait la thèse qu'il n'y a pas d'instinct maternel au sens où la femme serait supposée naturellement plus capable que l'homme d'amour envers son enfant. Ce faisant, elle a tracé un chemin de déculpabilisation des mères dont certaines lui sont encore reconnaissantes.
    Pourquoi reprend-elle la plume aujourd'hui ? Parce qu'elle constate un repli inquiétant sur le terrain des droits des femmes, lequel se manifeste, par exemple, par la forte baisse de la natalité dans tous les pays développés (bien moins nettement en France comme on sait), la hausse conjointe du nombre de femmes qui ne veulent pas avoir d'enfant (en dix ans, la proportion a doublé), le regain des discours naturalistes visant à river les femmes à leur rôle de mère, et plus spécifiquement par le biais d'un diktat concernant l'allaitement.
    Sur ce sujet précis, elle enquête pour comprendre comment l'on est passé d'un système relativement libéral à une pression de plus en plus marquée du corps médical et de l'entourage familial. Elle dénonce le rôle de la Leche League, née aux Etats- Unis dans les milieux du fondamentalisme chrétien, et qui s'est peu à peu infiltrée partout, chez les féministes et les écologistes notamment.
    Le tableau qu'elle dresse est inquiétant - surtout dans les pays de tradition matriarcale (l'Allemagne et l'Italie), mais aussi dans les pays scandinaves. La barque de la maternité est aujourd'hui chargée de trop d'attentes, de contraintes, d'obligations.
    Il y a péril tant pour la femme et le couple que pour le lien social : quelle perspective offre une société où le fait d'avoir un enfant serait le lieu d'un clivage fatidique ?

  • Pourquoi dit-on "faire" l'amour alors que cet événement nous fait plutôt que nous le faisons? Un peu, beaucoup, passionnément...
    Ou pas du tout, nous y sommes poussés par une force plus grande que nous. Ce livre explore les puissances qui animent ce moment, des plus pulsionnelles aux plus culturelles. Il montre comment le choix du genre - se sentir femme ou homme - est loin d'être conforme à l'anatomie et s'appuie sur une bisexualité psychique souvent méconnue. Chacun se choisit un genre en refoulant l'autre qui devient le lieu d'une attirance et d'un conflit, d'une "guerre des sexes" dont les péripéties animent le désir.
    Cette guerre se retrouve dans toutes les formes de sexualité, y compris - curieusement - dans les homosexualités. Les mêmes corps savent ou ne savent pas jouir ensemble selon des circonstances qui provoquent l'excitation sexuelle comme sa conclusion. Mais d'où tiennent-ils un tel savoir? Sans les fantasmes dans lesquels un corps est pris, la jouissance s'interrompt. Comment la puissance du désir s'oriente-t-elle, marquée par la répétition, bien au-delà du vouloir et de la conscience? Comment, enfin, existe-t-il une dimension de perversité latente dans la normalité du désir et de l'érotisme? Car ce sont les perversions qui donnent une clef, le mot de passe oublié d'une apparente normalité.
    Dans ce rapport des sexes, la question du "devenir femme" prend une importance de premier plan, tant la féminité est l'occasion d'un refoulement puissant, y compris pour les femmes elles-mêmes. Après avoir démonté les rouages de la "machinerie sexuelle", ce livre aborde sa partie la plus importante et la plus novatrice, celle qui concerne l'orgasme. Ce moment si fascinant, au point d'aveugler, est resté de ce fait largement méconnu.
    Si la recherche de ce Souverain Bien commande beaucoup plus que le rapport entre les hommes et les femmes, on mesure qu'il y a dans cet essai un enjeu politique, centré sur un ressort secret qui anime la Cité.

  • Histoire du cancer, de ses multiples formes et de ses traitements. Le cancérologue explique les découvertes médicales, les avancées scientifiques et les thérapies futures permettant de lutter contre cette maladie.

  • «There is no society» : la société, ça n'existe pas. C'est en octobre 1987 que Margaret Thatcher prononce ces mots. Depuis, son message a été entendu par l'ensemble des classes dominantes occidentales. Il a pour conséquence la grande sécession du monde d'en haut qui, en abandonnant le bien commun, plonge les pays occidentaux dans le chaos de la société relative. La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous fait basculer dans l'a-société. Désormais, no more society. La crise de la représentation politique, l'atomisation des mouvements sociaux, la citadellisation des bourgeoisies, le marronnage des classes populaires et la communautarisation sont autant de signes de l'épuisement d'un modèle qui ne fait plus société. La vague populiste qui traverse le monde occidental n'est que la partie visible d'un soft power des classes populaires qui contraindra le monde d'en haut à rejoindre le mouvement réel de la société ou bien à disparaître.

  • L´impossible d´hier est-il devenu le possible d´aujourd´hui ? Produire des cellules artificielles, recomposer l´ADN, transformer nos cerveaux en machines artificielles, voir directement nos pensées sur un écran, réparer notre corps à l´infini grâce aux nanotechnologies jusqu´à repousser la maladie, la vieillesse, puis la mort... s´agit-il de science ou de fiction ? Comment penser ces mutations scientifiques associées à la révolution numérique, à la mondialisation, à l´écologie triomphante, à notre responsabilité planétaire ? Sommes-nous face à une prospective caricaturale ou à une étape nouvelle dans l´histoire de l´humanité ?
    Pour répondre à ces questions, Monique Atlan et Roger-Pol Droit ont entrepris un tour du monde scientifique dans les laboratoires des chercheurs les plus réputés. Du MIT au Collège de France, de Stanford à Saclay, de Harvard à l´École normale supérieure, à New York, Londres ou Hambourg, leur enquête sans équivalent fournit une boussole irremplaçable et accessible à tous pour identifier les carrefours de pensée et les choix qui nous attendent.
    Dans ce grand chantier du XXIe siècle, ils font dialoguer les disciplines et confrontent les points de vue pour renouveler cette question philosophique centrale : qu´est-ce que l´humain ?

    Couverture : © Studio Flammarion

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  • Voici un livre très personnel, l'histoire d'un homme qui se retrouve seul et perdu. Au cours de l'été 1975, mon patron - j'étais à cette époque correspondant d'une agence de presse - est venu me dire : « C'est ta dernière occasion de partir pour l'Angola.
    Qu'est-ce que tu en dis ? » Je réponds toujours oui dans de telle situations. (S'il m'avait posé la question, c'est que la guerre civile qui se poursuit aujourd'hui encore était déjà engagée. Bien des gens étaient persuadés que le pays allait devenir un véritable enfer - et un enfer inaccessible, qui plus est où tout le monde mourrait sans aide ni intervention extérieure.) La guerre avait commencé au printemps de cette année-là, lorsque le nouveau gouvernement du Portugal, après le renversement de la dictature de Salazar, avait accordé à l'Angola et aux autres anciennes colonies portugaises le droit à l'indépendance. En Angola, plusieurs partis politiques, armés jusqu'aux dents, se battaient l'un contre l'autre, chacun d'eux voulant prendre le pouvoir à tout prix (le plus souvent, au prix du sang de leurs frères). La guerre que se livraient ces partis était une guerre sale, opiniâtre et cruelle.
    Chacun était l'ennemi de chacun, et personne ne savait qui allait mourir. Entre les mains de qui, quand et où. Ni pourquoi. Et tous ceux qui le pouvaient quittaient l'Angola.
    Moi, j'avais envie d'y aller. À Lisbonne, j'ai réussi à persuader l'équipage d'un des derniers avions militaires portugais en partance pour l'Angola de m'y emmener. Plus précisément, je l'ai supplié de m'emmener.
    Le lendemain matin, j'apercevais par le hublot de notre avion qui s'apprêtait à atterrir une tache blanche immobile, enveloppée de soleil. C'était Luanda.
    Interrompant sa réflexion sur les mécanismes du pouvoir qui avait nourri Le Négus et Le Shah, Ryszard Kapuscinski nous livre ici son récit le plus personnel et le plus attachant, en témoin effaré d'un conflit absurde.

  • La Russie est-elle européenne ? A la tête d'un véritable Etat continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la question des relations qu'il convenait de nouer avec l'Europe occidentale, tour à tour perçue comme un modèle de modernité et d'efficacité et comme une source de danger et de subversion. Fallait-il l'imiter pour mieux la dépasser ? Ou bien céder au désir de s'en protéger ? Durant quatre siècles, les décideurs russes ont été confrontés à un véritable «dilemme» qui a lourdement pesé sur leurs pratiques diplomatiques et influencé leurs perceptions des réalités européennes. C'est l'histoire de ce dilemme que cet ouvrage, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations, a choisi d'explorer en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire et des archives accessibles depuis peu.

  • "Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse, la France.
    Je couche avec elle." On ne saurait être plus explicite que Napoléon... Pour faire carrière en politique, il faut aimer séduire. L'opinion est une femme à conquérir, sinon à soumettre, et toutes les ruses sont bonnes pour arriver à ses fins: c'est le grand Pompée offrant au peuple des jeux grandioses; c'est Hitler déployant à la tribune sa rhétorique envoûtante et vénéneuse; c'est le jeune Kennedy affichant un sourire télégénique, Giscard d'Estaing dissimulant sa calvitie, Poutine gonflant ses biceps, Berlusconi multipliant les séjours en clinique d'esthétique...
    La politique a toujours été un art du paraître et ce phénomène s'est accru avec l'avènement du suffrage universel et de la société du spectacle. Alors que tout un chacun, en effet, prétend à son quart d'heure de célébrité, il est impératif de savoir se distinguer, sortir du lot, attirer la sympathie, bref "se vendre " comme un produit de marque. Ce livre est un voyage au pays des séducteurs. On y découvre les stratégies qu'ils déploient pour satisfaire leurs ambitions; on y croise des héros adulés, de César à Jaurès, des dictateurs hypnotiques, des foules versatiles, des magiciens de la com', des as du marketing, et aussi: des bimbos, des "first ladies", des traîtrises, des mensonges, des "petites phrases"...
    C'est en quelque sorte une autre histoire de la politique, qui nous enseigne qu'il n'y a pas deux façons de faire de la politique, l'une qui serait la bonne et qui consisterait à s'adresser à la raison des électeurs, à dire ce qui est, à leur faire partager des convictions... et l'autre -la "mauvaise"- qui viserait leurs imaginaires, leurs émotions, leurs pulsions irrationnelles. A l'heure où se profile un scrutin présidentiel, ce livre vient à propos nous éclairer sur le fonctionnement de nos sociétés et sur ce rapport si particulier que les électeurs entretiennent avec celui (ou celle) qu'ils choisissent de porter au pouvoir.

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  • Le coeur subversif de l'héritage chrétien est bien trop précieux
    pour être abandonné aux intégrismes et à la multitude des spiritualismes
    New Age. Christianisme et marxisme doivent combattre main dans
    la main, agripper le principe de charité, et défendre cette Altérité
    utopique dont toute position révolutionnaire devrait s'inspirer.
    Zizek met en place une discussion théologique qui confronte
    le Décalogue avec les droits de l'homme. Il retrace la genèse de
    l'Absolu, tant sur le plan philosophique (Schelling, Hegel, ou Heidegger)
    que théologique (saint Paul) et psychanalytique (Freud), à la lumière
    du paganisme, du néopaganisme, du judaïsme et du christianisme.
    Puis il démontre la vocation révolutionnaire de l'agapè paulinien qui
    tend moins à suspendre la Loi que son cercle vicieux, induit par le
    désir de transgression. Et si le pari chrétien n'était pas la rédemption,
    mais cette forme de «haine» prescrite par le Christ quand il appelle
    l'homme à se «débrancher» de la communauté ? Et si le dépassement
    de cette Loi même plaidait pour son abandon oe
    Un essai qui relance, dans une perspective passionnante, les enjeux
    ontologiques et anthropologiques de la religion.


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  • "Ce livre est le résultat de vingt-deux mille cinq centes kilomètres à vélo et quatre années en bibliothèque. Il décrit la vie des habitants de la France de la fin du XVIIe au début du XXe siècle. C'est le guide historique que j'aurais voulu lire lorsque je me suis lancé à la découverte de la France".
    Chaque été depuis vingt ans, Graham Robb, spécialiste de littérature et cycliste chevronné, parcourt avec son épouse les routes de France. De leurs pérégrinations est né ce livre extraordinaire, qui emmène le lecteur en promenade dans les chemins buissonniers de notre histoire : où l'on découvre le sort tragique de l'homme qui cartographia le premier, en 1740, le mont Gerbier-de-Jonc ; où l'on apprend l'issue cocasse de la bataille de Roquecézière, qui déchira en 1884 deux villages voisins de l'Aveyron ; où l'on s'étonne des déboires linguistiques de Racine, lequel eut toutes les peines du monde, lors d'un voyage en Provence en 1661, à se faire comprendre d'une servante valentinoise...
    Au lecteur de se laisser guider par la plume savoureuse de cet explorateur venu d'outre-Manche : en remontant le cours de l'Histoire pour plonger au coeur de la France d'avant la centralisation, encore sauvage et indomptée, il découvrira un pays dont il ne soupçonnait pas l'existence...

  • Plongée dans le quotidien d'un président de la République : ce livre est une chronique des dernières années de la vie de François Mitterrand à l'Elysée.
    Le premier des palais de la République demeure aussi le plus secret. C'est ce qui a incité la journaliste Laure Adler à y mener une enquête quasi ethnologique.
    Dans le ballet des courtisans, parmi le cercle toujours plus restreint des intimes, de cérémonies officielles en entretiens privés, elle a pu suivre le président tout au long de l' « année de ses adieux ».
    Elle nous en rapporte un document inédit, à la fois récit et journal de bord, qui dessine un autre portrait de François Mitterrand. Ici, il commente l'actualité politique et les petites tensions de la cohabitation ; là, il parle de ses rapports à l'argent, de sa maladie qui ne désarme pas. Il revient aussi sur la période de Vichy et s'explique sur ses amitiés controversées : Bousquet, Pelat, le suicide de François de Grossouvre.
    Histoire de vie, d'amitié, de combat, Mitterrand esquisse en somme le premier bilan de ses quatorze années à l'Elysée.

  • Certains conteurs ont le pouvoir, en quelques phrases, de brosser un portrait ou de camper une situation. Comme s'ils avaient vécu les événements qu'ils racontent, ils savent les ressusciter.
    Franck Ferrand est de ceux-là. À la radio, son don inné du rythme et de l'image lui permet de captiver les auditeurs, et de leur faire pleinement partager les espoirs, les peurs, les peines ou les joies d'un autre temps. Un don qu'il possède aussi (les succès de ses romans et livres l'attestent) à l'écrit.
    Ce recueil reprend les meilleurs récits de l'émission « Au coeur de l'Histoire », diffusée chaque jour sur Europe 1. et nous livre un florilège d'une vigueur et d'une variété incomparables.

    Franck Ferrand s'amuse à nous faire toucher du doigt la douceur de telle époque, la splendeur de tel lieu, la noirceur de tel personnage ; et s'il nous offre quelques analyses poussées des événements, la réflexion, chez lui, n'empiète jamais sur l'imaginaire.
    Voici donc une occasion rêvée de plonger - ou replonger - tranquillement, voluptueusement, « au coeur de l'histoire ».
    Parmi les sujets traités dans ce volume :
    Le plus beau portrait de Mozart ;
    L'irrésistible ascension du pâtissier Carême ; la folie du roi Charles VI ; la vérité sur Jack l'Éventreur ; Buffon, un génie oublié ; la saga de la guillotine, etc.

  • Ce livre est une contre-enquête doublée d'une autobiographie. Le journaliste Denis Robert est aux prises avec une grande puissance financière quasi occulte mais pourtant bien réelle. Retour sur l'itinéraire de cet écrivain et ancien journaliste qui s'est particulièrement intéressé aux scandales politico-financiers, notamment aux financements des partis politiques et à l'affaire Clearstream.

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