Littérature traduite

  • La véritable tragédie de notre époque se déroule sous nos yeux, à l'échelle de la planète tout entière : la disparition de notre milieu naturel. Notre mode de vie actuel précipite la biodiversité vers un déclin certain, et cela s'est produit au cours de ma seule existence. De même qu'après Tchernobyl la ville ultramoderne de Prypiat est devenue inhabitable et fut désertée en l'espace de quarante-huit heures, il ne sera plus possible de vivre sur notre planète si nous épuisons ses écosystèmes.

    « Voici mon témoignage et ma vision de l'avenir. Comment nous en sommes arrivés là et comment, si l'on agit maintenant, il est encore temps de sauver la vie sur Terre. » D.A.

  • Comment pensons-nous ? Qu'est-ce qui guide nos préférences, nos jugements, nos décisions ? Quand faut-il ou non faire confiance à notre intuition ? Pourquoi agissons-nous souvent contre notre intérêt ? Telles sont quelques-unes des questions qui servent de fil rouge à cet ouvrage, dans lequel Daniel Kahneman nous emmène à la rencontre des deux « personnages » qui se partagent notre esprit.
    Le « Système 1 » est rapide, intuitif et émotionnel ; le « Système 2 » est plus lent, plus réfléchi, plus contrôlé et plus logique. Via de multiples expériences auxquelles le lecteur est invité à s'essayer lui-même, sont exposés les facultés extraordinaires de la pensée rapide, le rôle de l'émotion dans nos choix et nos jugements, mais aussi les ravages des partis pris et autres biais cognitifs dont nous sommes les jouets : illusion de familiarité, effet de halo, biais optimiste, illusion de causalité, effet d'ancrage, illusion rétrospective... ? autant d'exemples de notre tendance à interpréter les événements en fonction de ce que nous connaissons déjà, du sens que nous souhaitons qu'ils aient, et de notre incapacité, inversement, à raisonner statistiquement, en acceptant l'idée de hasard.
    Fruit de toute une vie de recherche aux confins de la psychologie et de l'économie, Système 1 / Système 2 dessine une théorie brillante, qui offre des prolongements pratiques immédiats dans la vie quotidienne et professionnelle.

    Création Studio Flammarion

  • Platon inaugure, par l'intermédiaire de Socrate, ce geste intellectuel primordial : s'interroger, sans préjugés, sur ce qui fait que la vie de l'homme et de la cité vaut d'être vécue. C'est pourquoi nous n'avons pas cessé d'être les contemporains de Socrate qui, dans les rues d'Athènes et sur la place publique, discutait avec ceux qui l'entouraient de ce qui fait la valeur d'une vie humaine, de ce qui motive telle ou telle action individuelle ou civique, des buts que poursuivent l'individu et la cité.

    Cette édition comprend la totalité des dialogues de Platon, ainsi que la traduction inédite des oeuvres douteuses et apocryphes. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque dialogue, des annexes, un index des noms propres et des notions, et un répertoire des citations, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Platon.

  • Esprit libre, scientifique de renom, curieux de philosophie et d'humanités, Carlo Rovelli est aussi un formidable conteur. Sa curiosité l'amène à s'interroger sur le monde qui nous entoure, sur la nature du temps qui passe, et jusqu'aux grandes questions philosophiques aux réponses incertaines.
    Il rassemble ses réflexions dans ces Écrits vagabonds, un recueil de textes accessibles, composés au long cours, qui va des trous noirs à la Lolita de Nabokov, du LSD au plaisir de voyager en Afrique, de l'athéisme à l'alchimie de Newton, de la philosophie analytique aux erreurs d'Einstein.
    Dans ce journal de bord d'une intelligence toujours en mouvement, le lecteur fera l'expérience d'une pensée qui s'intéresse à tout, subtile, profondément contemporaine. Il rencontrera un esprit en quête continuelle d'une cohérence où science, littérature et philosophie dialoguent harmonieusement.
    Un précipité de connaissance et d'inventivité.

  • Nous nous croyons rationnels et informés. Ce n'est pas le cas. Nous nous trompons systématiquement, quel que soit notre niveau d'études, y compris - peut-être même plus - sur les sujets que nous croyons bien connaître.
    Mais, comme le met au jour Hans Rosling, statisticien de génie et star des conférences TED, les raisons pour lesquelles nous nous trompons sont toujours les mêmes! Hérité d'un ancestral instinct de survie, c'est le fonctionnement même de notre cerveau qui nous induit en erreur :
    - En nous incitant à chercher un coupable à tout phénomène - En résumant la plupart des problèmes en une stérile opposition binaire - En nous intimant de réagir dans l'urgence(confondant ainsi peur et danger) - En étant facilement ébloui par les gros chiffres - En dramatisant à l'excès (et en adorant ça)...

    Ce livre nous apprend à repérer les situations où nos biais de pensée déforment notre vision des choses. Indispensable pour comprendre le monde tel qu'il est, Factfulness permet de prendre, enfin, la saine habitude de ne fonder son opinion que sur des faits.

  • Les Bienveillantes de J. Littell, Un homme de P. Roth, Inglorious Basterds et Kill Bill de Q. Tarantino, Avatar de J. Cameron, Volver de P. Almodovar, Virginia Woolf adaptée à l'écran, Oscar Wilde porté sur les planches : Daniel Mendelsohn donne une lecture magistrale d'oeuvres et de héros contemporains ou mythiques, discernant la dimension artistique qui les fonde - ou qui leur manque. Pourquoi raconter la guerre de Troie de nos jours, quand le cinéma l'a déjà si souvent évoqué ? Qu'attendons-nous de Troie, ce film planétaire où jouaient Brad Pitt et Orlando Bloom, et qu'y trouvons-nous ? Que ce soit des oeuvres exigeantes ou des produits purement commerciaux, ils lient création et vie quotidienne, rappellent comme l'art peut influencer une société. Cet essai, qui réunit une vingtaine de critiques d'abord publiées dans la New York Review of Books et le New Yorker, où le point de vue peut devenir coup de poing, est avant tout le fruit d'un regard où l'érudition le mêle à la curiosité, et la finesse au brio.
    On retrouve ici dans toute sa densité le style de l'auteur des Disparus et de L'Etreinte fugitive : ses textes touchent des questions fondamentales avec un regard personnel et, en réunissant ces oeuvres, évoquent ce qui lui est le plus cher, le plus intime.

    Sur commande
  • Depuis quinze ans, la droite américaine propage des idées-zombies - des mensonges que la science économique et les faits contredisent, mais que les républicains continuent d'entretenir pour biaiser le débat public et privilégier une poignée d'intérêts privés au détriment du plus grand nombre.
    À l' heure où les inégalités explosent et où les politiques d'austérité aggravent encore la situation des plus démunis, Paul Krugman, célèbre éditorialiste du New York Times et prix Nobel d'économie, dénonce la dérive du Parti républicain, devenu caricatural et malhonnête. Un phénomène délétère auquel on doit l'élection de Donald Trump en 2016 et son éventuelle réélection en 2020.
    Paul Krugman révèle ainsi une série de manipulations politiques, tels le déni du changement climatique, les tentatives de baisser les impôts des plus riches, les attaques de mauvaise foi contre l'Obamacare - et plus généralement contre la protection sociale -, ou encore l'instrumentalisation du racisme des classes populaires blanches.
    Ces analyses particulièrement décapantes sur l'Amérique d'aujourd'hui sonnent comme un véritable appel au combat : « Il est encore temps de se battre pour la vérité et pour la justice en éradiquant toutes les idées-zombies. »

  • Histoire du cancer, de ses multiples formes et de ses traitements. Le cancérologue explique les découvertes médicales, les avancées scientifiques et les thérapies futures permettant de lutter contre cette maladie.

  • Les religions sont trop utiles, trop efficaces et trop intelligentes pour être abandonnées aux seuls croyants.
    Voilà le point de départ de l'exploration, par un athée, des religions catholique, juive et bouddhiste. Délogées de leurs structures transcendantes ou surnaturelles, envisagées comme des sagesses à l'usage de tous, ces religions aident à résoudre des problèmes concrets de la vie moderne: elles engendrent des sentiments de communauté humaine, encouragent la vertu, prônent des relations longues et durables, aident à contenir l'envie et le ressentiment, et luttent contre le matérialisme de la société de consommation.
    Leurs rituels et leurs lieux de culte enseignent l'importance de la beauté, du savoir et de la culture.
    Mais surtout, elles dévoilent notre vraie nature: ce besoin d'être aimés et consolés qui ne peut jamais être entièrement satisfait par le cours ordinaire de la vie. Au lieu de moquer les religions, athées et agnostiques feraient mieux de "piller" les bonnes idées dont elles regorgent. Ce livre leur ouvre la voie avec un humour, une finesse et une perspicacité remarquables.

    Mêlant la plus grande impiété et le plus grand respect, Alain de Botton prend ainsi à revers le sempiternel débat qui oppose croyants et non-croyants, invitant les seconds à jouir de tous les outils de connaissance de soi que les religions ont élaborés au fil des siècles.

    Sur commande
  • La maison dont il est question dans ce livre existe vraiment. Elle se trouve dans la ville de Ramla, entre Jérusalem et Tel-Aviv.
    C'est la maison où a grandi le Palestinien Bachir Khairi. En 1967, au moment où s'ouvre ce récit, Bachir, âgé de vingt-cinq ans, retourne voir la maison de son enfance : lui et les siens l'ont quittée précipitamment en 1948, lors de la première guerre israélo-arabe. Il y est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne d'origine bulgare dont la famille s'est installée, dix-neuf ans auparavant, dans la demeure que les Khairi venaient d'abandonner.
    L'histoire de ces deux familles, unies dans leur attachement pour une même terre malgré tout ce qui les sépare, offre une fresque poignante des destins intriqués d'Israël et de la Palestine au XXe siècle. Dans l'amitié que nouent Bachir et Dalia sur le seuil de leur maison commune, au coeur du conflit le plus âpre du monde, se dessine l'espoir d'une réconciliation.

  • Voici un livre très personnel, l'histoire d'un homme qui se retrouve seul et perdu. Au cours de l'été 1975, mon patron - j'étais à cette époque correspondant d'une agence de presse - est venu me dire : « C'est ta dernière occasion de partir pour l'Angola.
    Qu'est-ce que tu en dis ? » Je réponds toujours oui dans de telle situations. (S'il m'avait posé la question, c'est que la guerre civile qui se poursuit aujourd'hui encore était déjà engagée. Bien des gens étaient persuadés que le pays allait devenir un véritable enfer - et un enfer inaccessible, qui plus est où tout le monde mourrait sans aide ni intervention extérieure.) La guerre avait commencé au printemps de cette année-là, lorsque le nouveau gouvernement du Portugal, après le renversement de la dictature de Salazar, avait accordé à l'Angola et aux autres anciennes colonies portugaises le droit à l'indépendance. En Angola, plusieurs partis politiques, armés jusqu'aux dents, se battaient l'un contre l'autre, chacun d'eux voulant prendre le pouvoir à tout prix (le plus souvent, au prix du sang de leurs frères). La guerre que se livraient ces partis était une guerre sale, opiniâtre et cruelle.
    Chacun était l'ennemi de chacun, et personne ne savait qui allait mourir. Entre les mains de qui, quand et où. Ni pourquoi. Et tous ceux qui le pouvaient quittaient l'Angola.
    Moi, j'avais envie d'y aller. À Lisbonne, j'ai réussi à persuader l'équipage d'un des derniers avions militaires portugais en partance pour l'Angola de m'y emmener. Plus précisément, je l'ai supplié de m'emmener.
    Le lendemain matin, j'apercevais par le hublot de notre avion qui s'apprêtait à atterrir une tache blanche immobile, enveloppée de soleil. C'était Luanda.
    Interrompant sa réflexion sur les mécanismes du pouvoir qui avait nourri Le Négus et Le Shah, Ryszard Kapuscinski nous livre ici son récit le plus personnel et le plus attachant, en témoin effaré d'un conflit absurde.

  • C'est un cri lancé à ceux qui nous gouvernent. « Sortez-nous de cette crise ! » tonne Paul Krugman, l'éditorialiste du New York Times et Prix Nobel d'économie 2008. « Et sortez-nous en maintenant ! » tant il est clair, selon lui, que les gouvernements occidentaux n'apportent toujours pas les réponses efficaces à la dépression historique qui s'est déclenchée à l'automne 2008.
    « L'orgueil et les préjugés rendent les dirigeants incapables de voir ce qui devrait pourtant être limpide... » À savoir qu'il faut abandonner la politique d'austérité, « dépenser maintenant et payer plus tard », taxer les hauts revenus, lutter prioritairement contre le chômage et les inégalités, soutenir les populations endettées. En un mot, renouer avec une stratégie keynésienne qui suppose davantage d'inflation.
    Dans son style accessible, non dénué d'humour, Paul Krugman signe ici un essai important ? d'abord parce qu'il retrace toute l'histoire de la crise, expliquant la montée de la dérégulation financière, la façon dont les élites politiques et les économistes néo-classiques se sont épaulés pour juguler toute approche hétérodoxe de l'économie ; ensuite parce qu'il formule, tant à destination des États-Unis que de l'Europe, des propositions concrètes pour sortir du marasme économique et social.
    Lutter contre la trappe à liquidité, éviter le credit crunch, ne pas oublier qu'une politique de sortie de crise doit plus viser à baisser la valeur de la dette qu'à la rembourser... Une analyse pragmatique et résolument engagée.

    En couverture : Photomontage d'après une photo © Mark Harmel / Taxi / Getty Images

    Sur commande

  • Livre personnel centré sur la connaissance de la personne de Jésus, dans sa relation trinitaire, où l'actuel pape rend compte de ses recherches personnelles sur le sujet.


  • Ceci n'est pas un manuel de traduction, mais un guide de voyage.
    Il n'y est pas question de méthode ni de techniques, mais des bananes qui ont poussé dans l'Evangile selon saint Matthieu, ou encore du poisson Babel, merveilleuse créature extraterrestre qu'il suffit de s'enfoncer dans l'oreille pour comprendre aussitôt toutes les langues de l'univers. Autrement dit, de ce que peut et de ce que fait la traduction dans tous les domaines où elle intervient, du jeu littéraire à la diplomatie en passant par le tourisme, la science-fiction ou le sous-titrage.

    Qu'est-ce qu'une "belle infidèle" ? Pourquoi existe-t-il plusieurs traductions valables d'un même énoncé ? A quoi servaient les premiers dictionnaires ? Comment savoir si vous lisez une traduction ou un texte original ? Pourquoi l'adjectif "ble" n'a-t-il pas d'équivalent en russe ? Par quel truchement nous est parvenu le mot "truchement" ? Y a-t-il de l'intraduisible ? Combien cette phrase compte-t-elle de mots ?
    En quoi le procès de Nuremberg a-t-il marqué une étape décisive dans l'histoire de l'interprétation ? Comment traduire le mot américain jazzercise en araméen ? L'hégémonie de la langue anglaise est-elle un danger pour la diversité linguistique ? Telles sont, parmi bien d'autres, les questions que le lecteur se pose dans ce livre, guidé de plume de maître par David Bellos, lui-même traducteur chevronné et biographe reconnu.
    Un périple érudit et humoristique au merveilleux pays des mots, où l'on croise le comédien Chaplin et le philosophe Austin, Christophe Colomb et saint Jérôme, mais aussi Marot, Kafka, Perec ou Makine. Un livre malin et savoureux pour tous les amoureux de la langue et tous ceux qui aiment qu'on leur raconte des histoires.


  • Le coeur subversif de l'héritage chrétien est bien trop précieux
    pour être abandonné aux intégrismes et à la multitude des spiritualismes
    New Age. Christianisme et marxisme doivent combattre main dans
    la main, agripper le principe de charité, et défendre cette Altérité
    utopique dont toute position révolutionnaire devrait s'inspirer.
    Zizek met en place une discussion théologique qui confronte
    le Décalogue avec les droits de l'homme. Il retrace la genèse de
    l'Absolu, tant sur le plan philosophique (Schelling, Hegel, ou Heidegger)
    que théologique (saint Paul) et psychanalytique (Freud), à la lumière
    du paganisme, du néopaganisme, du judaïsme et du christianisme.
    Puis il démontre la vocation révolutionnaire de l'agapè paulinien qui
    tend moins à suspendre la Loi que son cercle vicieux, induit par le
    désir de transgression. Et si le pari chrétien n'était pas la rédemption,
    mais cette forme de «haine» prescrite par le Christ quand il appelle
    l'homme à se «débrancher» de la communauté ? Et si le dépassement
    de cette Loi même plaidait pour son abandon oe
    Un essai qui relance, dans une perspective passionnante, les enjeux
    ontologiques et anthropologiques de la religion.


    Sur commande
  • S'il est connu pour ses interviews, notamment avec François Truffaut, on sait moins qu'Hitchcock a écrit sur le cinéma tout au long de sa vie.
    Cet ouvrage réunit pour la première fois ses réflexions sur sa vie et son travail, à travers une large sélection d'interviews et d'essais devenus introuvables ;
    Hitchcock commente avec entrain une carrière, longue de plusieurs décennies, qui a transformé l'histoire du septième art. Profonde, spirituelle et drôle, cette sélection révèle une autre facette de l'un des plus grands réalisateurs de notre temps.
    Il y évoque l'importance de la comédie, y explique sa méthode de travail, raconte la vie des stars, les souvenirs de plateau de films mythiques, mais aussi l'histoire du cinéma en général et son rôle dans la société. La curiosité et l'enthousiasme d'Hitchcock sont pour le moins communicatifs. Ces textes ont été rassemblés avec passion et minutie par Sidney Gottlieb, professeur d'anglais à la Sacred Heart University de Fairfield, Connecticut.

    Sur commande
  • Né allemand, je suis devenu français puis américain ; rêveur, je me suis fait homme d'action ; mélancolique, le marathon m'a converti à la joie...
    Je n'ai jamais été là où l'on m'attendait. Et pourtant, jamais je n'ai eu l'impression de me perdre. L'identité, au contraire de la virginité, ne se perd pas : elle s'acquiert. Quelles qu'en aient été les formes successives, je n'ai jamais cessé de sentir en moi quelque chose d'inchangé, voire d'incorrigible. Un souffle, un je-ne-sais-quoi qui veut vivre et qui m'anime. Peut-être est-ce l'âme, cette vieille lune...
    Ou le coeur qui va, tambour battant ? Au bout de trente films, je pensais avoir tout dit, mais en exhumant mes journaux, mes carnets et des photos, j'ai découvert ce qui s'était joué entre les scènes. Ma vie et mes films : tel est donc ce livre. Cinquante ans de cinéma - où l'on croisera Ernst Lubitsch, Fritz Lang, Jeanne Moreau, Alain Delon, Quentin Tarantino et bien d'autres - mais aussi flash-back intime sur des amis et des livres, des femmes et des pays, des doutes et des joies.
    Le goût de mon enfance et l'empreinte des premières lectures, mes années lycée en France, mon entrée en cinéma par la petite porte, à l'école de Louis Malle et de Jean-Pierre Melville, le succès du Tambour après des débuts chaotiques, les galères de tournage, les rencontres inoubliables de Bertrand Tavernier, de Günter Grass, d'Arthur Miller..., les petits béguins et les grands amours - tout cela, comme dans les salles obscures, en un fondu d'ombre et de lumière...

  • Connaissiez-vous l'importance du DSM ? Né aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, il est devenu dans les années 1980, avec plus de trois cents maladies mentales répertoriées, le Manuel diagnostique de référence de la psychiatrie mondiale, y compris en France. Pourquoi un tel succès ? Qu'a-t-il révolutionné dans la pratique clinique ? Et d'où vient que les psychiatres américains l'ont imposé en dépit de partis pris contestables ? L'enquête magistrale menée par Christopher Lane - profitant des archives inédites de l'Association américaine de psychiatrie - nous ouvre les coulisses de cette vaste et ubuesque entreprise de classification des « troubles » mentaux, subventionnée par les géants de la pharmacie, appuyée par la surpuissante FDA (Food and Drug Administration), bénéficiant du concours des universités, de la complicité des médias, et du redoutable savoir-faire des agences de publicité. Car avant de vendre un médicament, il faut vendre la maladie. Et cela n'a jamais été aussi vrai que pour le « Trouble de l'anxiété sociale », pathologie vedette aux États-Unis, qui, à en croire le DSM, caractérise indifféremment la timidité, ou bien la peur d'uriner dans des toilettes publiques, ou tout simplement celle de faire une gaffe... Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles stratégies ont été mises en place pour imposer la priorité de la recherche diagnostique sur la pratique clinique ? Comment l'histoire de la psychiatrie a-t-elle pu être aussi radicalement réécrite comme si Freud et la psychanalyse n'avaient jamais existé ? Un livre percutant qui vient à point nommé éclairer un débat d'actualité bien connu des Français, premiers consommateurs européens de psychotropes.


  • L'auteur démontre que l'attitude productiviste moderne et l'exploitation technologique ne constituent pas la réalisation du potentiel profond de la subjectivité cartésienne. Il s'appuie sur les thèses d'auteurs actifs (Laclau, Balibar, Rancière, Butler...), sur des références philosophiques (Heidegger, Kant, Hegel...) et sur des références à la psychanalyse.


  • Les quatre « cavaliers de l'apocalypse » sont en marche. Ils ont pour nom : crise écologique, révolution biogénétique, déséquilibres structurels du système capitaliste, explosion des divisions et des exclusions sociales. Vingt années de réflexions sur la déconstruction du capitalisme se trouvent ici condensées, restructurées selon une logique implacable. Et, depuis 2007, Slavoj Zizek leur associe la crise écologique, à l'origine de son « optimisme » apocalyptique.
    Le champ de bataille idéologique, Hollywood, la fiction, le théologique et le politique, le quadrige Kant-Hegel-Marx-Lacan face au postmodernisme, le maintien de l'« hypothèse » communiste après les totalitarismes du XXe siècle, la question de la subjectivité révolutionnaire restent ses thèmes de prédilection. Ils n'ont pas leur pareil pour éclairer les problèmes liés à la propriété intellectuelle, les conflits futurs concernant les matières premières, la nourriture et l'eau, les nouveaux apartheids au Moyen-Orient, les favelas brésiliennes, les banlieues occidentales. Autant de fléaux annonciateurs de la prolétarisation totale du sujet contemporain et de sa chute. L'issue fatale que Zizek annonce renvoie au schéma des « cinq phases du mourir » de la psychologue Elizabeth Kübler-Ross (déni, colère, marchandage, dépression puis acceptation). On comprend alors comment la conscience sociale tente aujourd'hui de composer avec la maladie qui la ronge et comment, après être passé par le point zéro (l'acceptation), le sujet pourra cesser de percevoir la situation comme une menace et y discerner l'occasion d'un nouveau commencement. Car pour que se produise le tournant vers un enthousiasme émancipateur, il faut non seulement que la vérité traumatique fasse l'objet d'une acceptation neutre, mais aussi qu'elle soit vécue dans la lutte, quitte à ce que notre survie se paie au prix de notre vie. Vivre la fin des temps, c'est préférer courir ce risque et s'engager dans la fidélité à un Événement-Vérité - même si cela doit finir en catastrophe - plutôt que de végéter dans le mode utilitaro-hédoniste de ce que Nietzsche a appelé « le dernier homme ».

  • Depuis quelques jours, vous veillez tard, dormez très peu, êtes sur mille fronts, et vous vous acquittez de toutes vos tâches. Vous pouvez même danser jusqu'à l'aube et arriver le premier au travail. Intrépide, persuasif, intuitif, charismatique, créatif, vous avez des ailes. Puis, brusquement, vous chutez : irritabilité, voire arrogance, et pour certains alcoolisme, addiction au jeu ou aux drogues, hypersexualité... ; vous sombrez dans la dépression et mettez votre vie familiale, sociale et professionnelle en danger. Une consultation s'impose : ne seriez-vous pas bipolaire ? Des millions de personnes dans le monde profitent de tels moments d'exaltation, ou d'" hypomanie", sans pour autant traiter les troubles de l'humeur et les graves périodes de déprime. Pourquoi ? Bien souvent, parce qu'ils ont peur que cela nuise à leur réussite. Or la bipolarité, même modérée, est l'une des maladies mentales associées à l'un des plus hauts taux de dépression et de suicide lorsqu'elle n'est pas correctement traitée. Il est donc vital de la diagnostiquer et de la soigner. Dans ce livre, le Dr Fieve vous propose : des encadrés récapitulatifs pour conseiller les bipolaires et les membres de leur famille, ainsi que des tests d'évaluation ; des informations sur les médications de pointe (thymorégulateurs, anticonvulsivants, neuroleptiques, antidépresseurs...) et les thérapies non médicamenteuses (psychothérapie, luminothérapie, diététique...); des moyens pour tirer profit durablement de l'énergie des phases hypomaniaques (surveillance et stabilisation des troubles thymiques sans altération de la créativité). Destiné aux personnalités bipolaires, à leurs proches et aux professionnels de la santé, ce livre est aussi un recueil d'histoires saisissantes qui invitent à déceler en soi et autour de soi les symptômes d'une pathologie qui, bien traitée, peut se révéler particulièrement bénéfique.

    Sur commande
  • Si vous ne vous êtes jamais trompé, n'ouvrez pas ce livre !
    Vous seriez déçu d'apprendre que vous avez manqué l'expérience la plus fondamentale de votre vie.
    "Si je me trompe, c'est bien parce que je suis persuadé d'avoir raison" :
    Kathryn Schulz part de ce paradoxe pour traquer avec humour l'erreur dans toutes les circonstances de la vie - illusions, croyances, théories, passions... Elle démontre que la propension à se tromper est une condition de la pensée, indispensable à l'avancée des connaissances. Contre toute attente, l'erreur est même indissociable de nos qualités les plus précieuses: l'empathie, l'optimisme, l'imagination, la confiance, le courage.
    En bref, l'erreur nous rend meilleur.
    Mais comment se fait-il que nous ayons tant de mal à admettre nos erreurs ? Jusqu'où pouvons-nous considérer nos certitudes comme fiables ? Quel bénéfice y a-t-il à reconnaître que nous avons eu tort ? Pourquoi est-il inévitable et profitable de se tromper ? Kathryn Schulz nous entraîne dans une enquête au long cours, où les relations humaines et les faits divers ont autant leur place que les événements historiques.
    On y rencontre aussi Platon, saint Augustin, Descartes, Shakespeare, Freud, Wittgenstein, ou encore Molière, Proust, Coetzee, Philip Roth... Une analyse décapante de la nature de nos erreurs et de toutes leurs implications. Au mieux, avoir tort vous irritait; au pire, c'était un cauchemar. Désormais, vous saurez qu'il est bon d'être faillible, que c'est même votre génie !

    Sur commande
  • C'est un fait : la très grande majorité de l'humanité vit aujourd'hui dans les villes ;
    L'espèce humaine est devenue une espèce urbaine. La ville a triomphé, pour le meilleur et pour le pire : pour chaque 5e Avenue, il y a un bidonville à Mumbai.
    Pourtant, la ville reste un incomparable moteur d'innovation et de création, un accélérateur de civilisation, qui attire la pauvreté davantage qu'elle ne la crée.
    C'est là la conviction profonde de l'auteur de ce livre, fasciné depuis toujours par l'univers urbain et les mille questions qu'il pose : pourquoi riches et pauvres vivent-ils si souvent côte à côte ? Pourquoi des villes autrefois puissantes tombent-elles en ruine ?
    Pourquoi tant de mouvements artistiques éclosent-ils à tel endroit à tel moment ? Est-il vrai que la vie en ville rend plus malheureux ? Pourquoi les formes urbaines sont-elles avant tout déterminées par les modes de transport ? Est-on plus écolo en vivant en banlieue ou en centre-ville ?
    Guidant son lecteur de New York à Bangalore, de Singapour à Vancouver, de Detroit à Rio, de Londres ou Paris à Tokyo, sans s'interdire des incursions dans la vieille Jérusalem ou la Florence de la Renaissance, de jardins en bitume et de gratte-ciel en bidonvilles, Ed Glaeser appelle surtout à en finir avec des mythes nocifs : non, l'écologie n'est pas synonyme de vie au milieu des arbres, la préservation de l'ancien n'est pas toujours une bonne idée, l'accès à la propriété n'est pas la panacée universelle. Souvenons-nous, surtout, que le vraie cité est faite de chair, et non de béton.

empty